Ce sujet a été résolu
Merci du up
(J'ai innocemment pensé que avais un peu lu la fic
)
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Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
Ce week-end je ne serais pas chez moi, donc peut-être que je ne pourrais pas écrire autant qu'un week-end normal. Il y aura sûrement une ou deux sortie tout de même, j'ai prévu de prendre des notes et écrire sur un carnet pour les prochains chapitres.
On peut espérer que l'Acte 1 soit terminé en début de semaine prochaine
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Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
groschibrax
10 mois
Les auteurs ont besoin d'être soutenus par le service public
Desépingler le topic c'est être d'extrême droite, si je bide, c'est la faute des trolls fascistes
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Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
"Elle avait les doigts qui tremblaient légèrement sur la manette. Sa <Munition Rôdeuse> survolait le champ de bataille à toute allure en direction d'un tank "tortue". Le char d'assaut, surmonté d'une carapace faite de plaque de blindage, avançait parmi les cratères, faisant exploser les mines anti-char devant lui à l'aide de chaînes qui fouettait le sol grâce à un bras de moissonneuse-batteuse. Sous la carapace, son canon tirait sur les positions de l'armée française.
[Ruby], elle, esquivait les poteaux électriques et autres arbres nus et arrivait droit devant la "Tortue". Son drone percuta le mince espace situé entre la tourelle et le chassis, faisant exploser le monstre d'acier en un seul coup. Ce fait d'arme lui valait 10 000 points à elle toute seule et elle était passée <Team-Leader>. Quand elle l'annonça à ses parents, ils ouvrirent une bouteille de vin que son père avait reservé, il était si fier de sa fille. Ils la partagèrent entre eux quand son petit-frère entra dans la maison.
-Merci, Ambre, tu m'as sauvé la vie là-bas
La jeune femme se réveilla lorsque la lumière du soleil frappa directement sur ses paupières closes par le velux, qu'elle vint protéger de sa main
Elle se trouvait dans sa chambre. Baignée dans la lumière du jour, elle ressemblait à n'importe quelle autre chambre, des tiroirs ouverts, une penderie en désordre, des souvenirs accrochés au mur, des peluches datant de l'enfance était disposée à côtés de celles gagnées à la fête foraine, une boite à bijoux était posée sur une armoire basse...
Mais si l'on tournait la tête vers le lit, on comprenait pourquoi cette chambre était en fait celle d'une jeune femme reclue. Un imposant bureau supportait la charge d'un ordinateur énorme. Lorsqu'on était assis derrière, on pouvait surveiller l'entrée de la chambre derrière les deux écrans. Des enceintes, un casque audio, une souris constellée de touches diverses et un clavier mécanique était posée sur un tapis de souris XXL
Cette partie de la chambre était occupée par quelques tasses sales, un rouleau de sopalin, quelques emballages de sucreries trainaient par-ci par-là et des bouteilles d'eaux étaient posées à même le sol. Les murs de cet endroit, décorés de posters de mangas et de jeux-vidéos, juraient avec le reste. Même la lumière naturelle y était moins forte, idéal pour éviter les reflets sur les écrans. C'était bel et bien l'antre d'une weeb
Elle vérifia l'heure sur son téléphone : il était 10h48. Si la tendance se poursuivait demain, elle se lèverait sans doute vers midi. Elle sortit de son lit, enfila un short, un débardeur ainsi qu'une paire de claquette et arrangea brièvement ses cheveux avant de sortir pour prendre son petit-déjeuner. Elle se servit un bol de Golden Grahams avec un grand verre de jus de fruit et mangea sur la table de la cuisine. Elle profita un instant du calme absolu qui régnait dans la maison...
Brrr Brrr !
Son téléphone vibra brièvement, elle le déverrouilla et s'aperçu avec agacement qu'il s'agissait d'un énième message de publicité. Pub, pub, pub, c'était les seuls messages qu'elle recevait. À part Célestin, personne ne lui adressait la parole si ce n'étaient ses parents.
"Ah... Quand est plus à l'école, on a plus beaucoup d'amis hein... "
Quelle déception, quel sentiment de retour en arrière, quand on devenait une solitaire pour la seconde fois de sa vie ! Elle avait pourtant réussi à conjurer le sort en entrant à l'université, elle avait passé ses études à jouir des soirées étudiantes et de son cercle social, elle avait découvert qu'elle avait du charme pour peu qu'elle s'en souciât. Elle s'était lancée avec frénésie dans une vie de Yes-Life insouciante aux mœurs débridées, comme pour rattraper le temps perdu.
Mais après la fin de ses études, elle avait dû affronter le marché de l'emploi et ses lois impitoyables. Tout le monde se foutait bien d'une ingénieure sur-qualifiée et elle avait dû travailler en freelance depuis chez elle pour avoir un peu de revenu. Ses amis, eux, avaient eu les mêmes problèmes et ceux qui aujourd'hui avait un salaire mensuel confortable se comptaient sur les doigts d'une main. Le reste, s'était expatriée ou isolé, comme Ambre
Elle était redevenue une solitaire vivant chez ses parents et avec le temps, tout le monde l'avait laissée dans son coin. Tous, sauf Célestin
Célestin... Une sorte de frère venant d'une autre vie. Jamais il ne l'avait abandonnée, c'était une safe space humaine dans le bordel qu'était sa vie. Il ne la jugeait pas, l'acceptait telle qu'elle était, ne lui refusait jamais son écoute. S'il était une autre personne, elle serait sortie avec lui et ils se seraient mariés il y a des années. Mais Célestin était Célestin
"Tiens... Pas de bonjour, encore une fois."
Depuis qu'il l'avait vu intervenir en urgence pendant le bombardement de Metz, il se comportait très étrangement, et semblait prendre ses distances avec elle. Si on avait remplacé son meilleur-ami par Chat GPT, il aurait un meilleur répondant !
Ambre avait été à la fois horrifiée de voir que son secret avait été découvert et à la fois profondément soulagée de pouvoir en parler à quelqu'un. Auparavant, elle n'avait personne à qui discuter de tout ce qu'elle voyait, vivait depuis quelques mois. Aujourd'hui, elle pouvait tout raconter à Célestin, laisser couler un peu de ce trop-plein qui finissait parfois par la noyer quand elle tentait de rationaliser toute seule
Mais Célestin se renfermait. Il répondait à ses tentatives par des phrases toute-faites, la ghostait ou changeait complètement de sujet de discutions. Ambre s'était bien rendu compte qu'il avait beaucoup de mal à réaliser et à accepter le fait qu'elle participe au programme H.O.M.E, mais elle ne comprenait pas vraiment pourquoi. Ce n'était qu'une étape de plus dans sa vie, de laquelle elle souhaitait discuter et se confier auprès de son meilleur ami.
Elle avait besoin de retrouver ce garçon, qui malgré ses faiblesses (et Dieu sait qu'elles sont nombreuses !), avait été la seule lumière quand elle avait traversé les ténèbres. Il avait été une main tendue, quand tout les autres lui crachait au visage. Elle savait bien que cela n'avait pas toujours été sans arrière-pensée et il sentait parfois ses regards ardents derrière son dos, mais elle était prête à lui pardonner, elle savait que jamais il ne mettrait en péril lui non plus, la relation qu'ils entretenaient.
Parfois, elle se demandait si elle se jouait de lui, si elle était cruelle. Elle aurait dû le refouler depuis longtemps et le laisser vivre sa vie avec d'autres femmes, mais elle avait aussi eu besoin de lui. Quand elle était plus jeune, elle avait naïvement cru que les sentiments d'un homme pouvaient changer avec le temps. Elle savait aujourd'hui que le temps seul n'y pouvait rien.
L'éloignement des yeux entraînait celui du coeur n'est-ce pas ? N'était-ce pas ce que disait le dicton ? Loin des yeux, loin du cœur ? Était-ce le cas présent ? Célestin avait-il été si bouleversé que ses sentiments avaient été anéantis ? Était-il finalement en train de l'abandonner, comme tous les autres ? C'était bien un des pires moments pour ça
"Il ne pouvait pas être gay comme tous les meilleurs amis, au lieu de se prendre pour un personnage de shōjo ?"
Un cliquetis se fit entendre à la porte d'entrée. Sa mère, affublée de 4 sacs de courses entra péniblement
- Bonjour ma fille, enfin réveillée ? Tu peut donner un coup de main à ta mère ?
"Meeeeeerde je devais aller aux courses avec elle !"
- O-Oui Maman, excuse-moi ! J'arrive !
La jeune femme se précipita vers sa mère pour l'aider et elles rangèrent les courses.
- Ambre, je sais que tu travailles très tard mais tu sais, j'aimerais que tu vives avec moi et ton père, d'accord ?
- Je n'ai pas toujours le choix Maman, je dois travailler avec des boites à l'étranger et je ne peux pas me permettre de rater mes rendez-vous. Tu te rends pas compte du travail que c'est !
- Ce dont je me rends compte, c'est que j'ai plus de discutions avec ton frère quand il peut nous appeler qu'avec toi qui vit sous le même toit ! Et quand on parle, tu ne nous écoutes même pas, c'est invivable sérieux !
- Bon, si c'est encore cette discution... Je préfère encore retourner dans ma chambre
La fille reposa la conserve qu'elle tenait dans sa main, la posa d'un geste sec sur la table et quitta la pièce. Derrière elle, sa mère lui lança :
- Ton père n'est pas aussi patient que moi Ambre ! Tu as 27 ans ! Et tu me feras le plaisir de ramener les bouteilles d'eau que tu gardes dans ta chambre !
VLAN !
Ambre claqua la porte en revenant dans sa chambre. Si elle avait pu emménager autre part, elle l'aurait fait depuis longtemps ! Mais jamais elle ne gagnerait assez d'argent pour être indépendante. Au fur et à mesure du temps, ses parents étaient plus devenus des colocataires qu'autre chose. Depuis que Jonathan était parti, la présence d'Ambre était devenue aussi discrète que pesante dans la maison et son père lui reprochait souvent de ne rien faire de sa vie
Dans ces moments-là, elle se retrouvait comme une enfant dans sa chambre. Dans son cocon personnel, son univers à elle où personne ne pouvait l'atteindre
Son téléphone vibra alors
Elle soupira...C'était encore une pub
CHAPITRE SIXIÈME
-ACTE 1-
-ACTE 1-
Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
il y a 10 mois
il y a 10 mois
Merci clef tu régales et tu fais un travail salutaire pour le forum
il y a 10 mois
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Merci kheyou
Si vous souhaitez être inscrit aux alertes de sorties, réagissez avec un smiley ou répondez (c'est mieux) en postant sur le topic
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Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
Merci de ton aide bienvenue
Je vais écrire un chapitre ce soir
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Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
En ecrivant je soigne les maladies et je fait revenir l'être aimé, argent et chance garantie
Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
Le train arrivait en gare de Dijon avec 5 minutes de retard. Célestin était déjà devant la porte, prêt à bondir. C'était à son tour de rejoindre Ambre chez elle pour un week-end
Il avait bien sûr une pointe d'appréhension après ce qu'il s'était passé la dernière fois, mais il devait passer outre. C'était Ambre bon sang et il comptait bien profiter de ces prochains jours pour relancer leur amitié, pour montrer que toute cette histoire ne comptait pas pour lui. Oui, il devait oublier l'image de ce maudit casque et retrouver celle qu'il connaissait depuis toujours. La porte du train s'ouvrit et d'un pas décidé, il sauta sur le quai.
Il huma l'air de sa "ville natale" comme il l'aimait l'appeler, bien qu'il soit né en région parisienne. C'était ici qu'il avait habité le plus longtemps, ici qu'il avait le plus de vécu. Il connaissait la région comme sa poche et aimait sincèrement la ville, ses rues, ses toits décorés, son arc de triomphe, ses jardins... Il lui sembla que cela faisait une éternité qu'il était parti et il revenait comme un exilé qui retrouvait finalement le sol de sa patrie
Il quitta le quai, marcha dans un couloir et vit le hall en contrebas depuis une vitre. Ambre était là et l'attendais !
Célestin descendit les marches de l'escalier avec empressement, son coeur tambourinait dans sa poitrine. Puis, avant d'entrer dans le hall, il essaya de se calmer et d'afficher une attitude sereine. Redressement du dos, respiration lente par le nez, regard faussement désintéressé... Contrôle de ses émotions
- Célestin !
- Ambre !
Ils se prirent d'affection dans les bras, Célestin senti instantanément son odeur, la sensation de ses cheveux contre sa joue et son oreille... Bon Dieu qu'il avait de la chance
Ils relâchèrent leur étreinte avec un bref moment de gêne partagé.
- Tu as fait bon voyage ?
- Oui ça à été, je suis vraiment content de revenir
- Pareil, ça me fait trop du bien de te revoir ! Viens, mon père nous attend au parking
Célestin et Ambre sortirent alors de la gare et marchèrent vers le parking. Elle était habillée comme à son habitude, un jean slim qui mettait en valeur ses formes, un débardeur au décolleté plongeant et une veste courte aux manches longue sur laquelle courrait ses cheveux. Comme à chaque fois, il retombait sous le charme.
Ils arrivèrent à la voiture.
- Bonjour Célestin, installe ta valise. Ca va le travail à l'usine ?
- Ho Papa, tu vas pas lui parler de son travail il vient d'arriver
- Bonjour monsieur ! Non non c'est bon t'inquiètes Ambre, il n'y a pas de mal ! Ca se passe bien, c'est pas le rêve mais on s'y fait, c'est une question d'habitude, puis j'ai de bons collègues au final
- C'est bien, il en faut des ouvriers
Le trajet dura une quinzaine de minute durant lesquelles Yves, le père d'Ambre, racontait comment il avait aussi fait l'usine et monté les échelons durant des années jusqu'à devenir cadre. Pendant ce presque-monologue, les deux amis se lançaient des regards furtifs du coin des yeux ou par les rétroviseurs, une discussion silencieuse dont eux seuls connaissaient la teneur.
"Papa rabâche, désolé il ne peut pas s'en empêcher" "C'est pas grave, il a bien le droit à son âge" "Vivement qu'on rentre, on va passer un super week-end" "Ho, j'ai envie d'un restau" "Vendu !"
Arrivé à la maison, Célestin alla saluer la mère d'Ambre puis monta à l'étage pour poser ses affaires dans la chambre d'ami qu'il connaissait bien. Il y avait une odeur particulière dans cette chambre, une odeur qui lui rappelait beaucoup de souvenir.
Quand il revînt au rez-de-chaussée, Ambre était déjà entrain de préparer du café et l'invita à s'asseoir sur la terrasse qui bordait la piscine. Elle revînt avec un petit plateau, avec deux tasses qu'ils s'étaient achetés ensemble il y a plusieurs années. Ils s'assirent chacun sur une chaise et profitèrent du soleil estival en sirotant leur boisson
- Ca faisait longtemps qu'on avait pas fait ça...
- Oui... Je me sens comme si je n'étais jamais parti...
- Ca te dirais qu'on aille au verger après ? Il fait beau ce serais bien de se promener
- Ah ouais carrément !
Après avoir finis leurs cafés, Ambre pris un sac dans lequel elle mis une fine couverture, puis ils partirent de la maison. Ils achetèrent un petit pack de bière dans une supérette et se mirent en route. Après avoir marcher une dizaine de minute dans les quartiers résidentiels en discutant de vieux souvenirs, ils finirent par arriver sur un chemin de terre bordés d'arbres. C'était la limite entre les maisons et les champs qui environnaient le quartier.
A un moment, ils finirent par tomber sur un croisement et prirent à droite. Devant eux s'étendait un verger en pente douce d'où l'on pouvait voir la campagne. Ils passèrent sous les frondaisons des arbres fruitiers, choisirent leur endroit habituel, et s'installèrent. Ambre sorti la couverture et l'étendis sur le sol pendant que Célestin ouvrait le pack pour y dénicher deux bouteilles. Puis, ils s'assirent confortablement et trinquèrent
Ce verger, c'était l'endroit des retrouvailles privées. L'endroit où ils s'étaient dit beaucoup de secrets, où ils se cachaient en rentrant de soirée le temps de décuver avant de rentrer, où ils s'étaient disputés et réconciliés un paquet de fois, où ils avaient fumés quelques joints en riant sur la forme des nuages ou sur les passants qu'ils voyaient au loin... Depuis plus de 10 ans, ce rituel avait cours.
Ambre bu à sa bouteille.
- Aaah ! Tu ne sais pas à quel point je suis heureuse que tu sois là, ça fait si longtemps que je n'était pas sortie, juste pour me détendre, discuter avec quelqu'un...
- Moi aussi tu sais, à part pour faire les courses et travailler je ne sors pas non plus
- Heureusement qu'on est tout les deux en fait, sinon on serait vraiment tout seul...
- Tu n'exagères pas un peu ? Tu as tes parents toi, moi si je veut voir les miens je dois traverser tout le pays
- Ho non je n'exagère pas, ils sourissent parce que tu es là, mais derrière ils me reprochent tout et n'importe quoi, j'en ai marre, je voudrais me barrer
- Mais non t'en fais pas, ils se font du soucis pour ton frère, voilà tout. C'est l'époque qui veut ça. Puis au pire, je te ferais remarquer que j'ai un appartement spacieux et confortable...
- Avec tes ronflements ? C'est m-o-r-t
- J'aurais proposé au moins
- Puis... Vu comment tu te comportes depuis l'autre jour, tu n'aimerais pas me voir travailler
- De quoi ?!
"J'étais pas prêt à ce changement de sujet là"
- Ben... (Elle regarda autour d'elle), "HOME", tout ça tout ça...
"Elle en parle avec tant de négligence..."
- Tu... Tu veux pas qu'on en parle plus tard ? On est bien là
- Nan, je veut qu'on en parle maintenant... Depuis ce jour-là tu es bizarre
"Je crois qu'on y couperas pas"
Célestin avait déjà imaginé ce qu'il dirait en une pareille circonstance. Des mots soigneusement choisie, comme ceux d'un film ou d'un roman, au sens clair et profond, le genre de phrase qui s'impose comme vérité. Mais comme à chaque fois qu'il s'imaginait grand orateur, il n'avait jamais su trouver les fameux mots, et il ne put dire qu'un idiot :
- Euh... Ben c'est à dire que c'est pas facile à avaler quoi
- Et pour moi tu crois que c'est "facile à avaler" ?
- Mais... Ahem, c'est toi qui l'a voulu, moi j'ai appris ça du jour au lendemain, il faut me comprendre ! Donc OUI, je réagis peut-être bizarrement pour toi mais c'est normal en fait, je sais pas quoi te dire moi
- Ho.. Tu l'as "appris", mais c'est MOI qui le vis enfin ! C'est pas toi qui passe tes nuits avec un casque sur la gueule, c'est MOI ! Donc quand je peut enfin en parler, quand je peut enfin dire ce que je vis, je voudrais bien que tu n'arrêtes pas de changer de sujet ou de ne rien dire, j'ai l'impression de parler à un mur parfois !
- Mais tu veux que je dise QUOI ?! "Oui salut Ambre, dis moi, combien de bombe t'as balancé dans la gueule d'un type aujourd'hui ? 14 ? Bien jouééééé "
- Parce que c'est comme ça que tu me vois ? Je suis une espèce de psychopathe pour toi ?
- Ah non, commence pas avec ce genre d'accusation, je dis juste que je suis pas à l'aise avec le fait que ma meilleure amie aille tuer des gens, voilà, le fait que ce soit des ennemis ne change rien, on dirais que tu prend ça pour un jeu
- Je t'ai sauvé le cul à Metz ! Si je m'étais pas connectée tu serais mort à l'heure qu'il est !
Soudain, le téléphone d'Ambre se mis à émettre une sonnerie très forte. La jeune femme s'arrêta dans sa diatribe avec un juron et examina son écran puis commença à ranger ses affaires.
- Tu vois ? J'ai du travail. Et si tu penses que c'est un jeu pour moi, sache que c'est juste une astuce qu'ils ont trouvé pour pas qu'on pète un câble, parce que ça travaille tu sais, mais ça tu t'en fout
Ambre s'éloigna à pas rapide tout en pianotant sur son écran, laissant Célestin avec une désagréable sensation d'impuissance et de tort.
FIN DU CHAPITRE SEPTIÈME
-ACTE 1-
-ACTE 1-
Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
TourteAuFoutre
10 mois
Suite
Je comptais sortir la suite dans la foulée mais j'étais crevé
La suite à déjà commencé à être écrite, je vais voir à l'écriture s'il faudras un ou deux chapitres. Il faudrais vraiment doubler la limite de caractère pour faire un truc propre en format stickerisé
La suite à déjà commencé à être écrite, je vais voir à l'écriture s'il faudras un ou deux chapitres. Il faudrais vraiment doubler la limite de caractère pour faire un truc propre en format stickerisé
Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
- Mais c'est pas vrai ça !
Célestin avait rangé la couverture et les bières dans le sac qu'Ambre avait laissé et essayais maintenant de rattraper son amie qui s'était mise à courir pour rentrer. Il arrivait à voir Ambre devant lui mais ne parvenait pas à la rattraper, ainsi ils rentrèrent à la maison avec quelques secondes d'écart, transpirants.
Ambre était déjà dans sa chambre. Il essaya de l'ouvrir, mais ne parvint à rien, elle était fermée à clef. Au regard interrogatifs des parents de la jeune femme, Célestin dit en essayant de reprendre son souffle :
- Elle m'a dit qu'elle avait du travail et... Et elle a foncée jusqu'ici... Je crois qu'elle... Veut être seule...
Etrangement, ses parents ne semblaient ni surpris ni inquiet, comme si ils étaient presque content de voir que le comportement de leur fille était le même avec Célestin qu'avec eux.
- Ah ça, son travail... Elle ne jure que par ça
- Ca a du te faire tout drôle, moi elle m'a fait le coup pendant qu'on était dans la voiture, d'une seconde à l'autre il fallait absolument revenir ici parce qu'elle avait oubliée un rendez-vous très important...
- Je veut bien que son travail ai des horaires décalés, mais tout de même, elle exagère
- Elle t'as dit, toi, sur quoi elle travaillait ? Elle ne nous dis rien à nous... En plus ça paie pas beaucoup
- Euh... Je...
-...Je sais pas vraiment non plus... Elle dit que c'est du secret industriel... Elle en parle très peu
- Bon, désolé pour ça, tu as fait du voyage... Maintenant prépare toi, ça peut durer des heures comme ça...
Les parents d'Ambre étaient visiblement démunis face au comportement de leur fille. En essayant de mentir, Célestin compris un petit peu pourquoi elle avait envie de lui parler de tout ça.
"Pas facile de mentir, surtout à ses parents..."
Célestin passa donc le reste de la journée à regarder la télévision ou a aider Yves dans son jardin. De temps en temps, Ambre sortait en coup de vent pour aller aux toilettes, puis revenait aussitôt dans sa chambre en évitant de croiser le regard de quiquonque, y compris Célestin.
- Merci du coup de main... D'habitude c'est Jonathan qui m'aide mais bon... Il est a la guerre lui
- Oui, Ambre m'as dit... J'espère qu'il va bien
- Je sais juste qu'il est dans les Carpates et qu'il va bien... C'est vache la vie quand même, la Troisième c'est nous qui aurions dû l'avoir, mais finalement c'est vous... Heureusement quand même qu'on est dans l'Union Européenne maintenant, plus besoin de grande mobilisation générale comme avant... Bon, allons diner
Célestin dina donc en tête à tête avec les parents d'Ambre, regarda une émission de télé avec eux et au bout d'un moment, alla se coucher. Il envoya juste un message à sa meilleure amie.
Dans son lit, il ne put s'empêcher de penser que dans la chambre en dessous de lui, se jouait une guerre dont il ne savait pas grand-chose...
"Comment en était-on arrivée à une extrémité telle qu'il faille utiliser des civils comme kamikaze ?"
***
[CHOUF1] - Dans le bâtiment à 3 étages, au deuxième tout à droite !
[FDV] - Je le vois !
Ambre vit dans son casque l'image de la <munition rodeuse> de FouduVillage en dessous de son drone. Le pilote envoya son engin à toute vitesse vers un ancien hôtel du champ de bataille, une des premières ville roumaine après les Carpates, dont les défenses avaient cédées. Le drone kamikaze entra par une fenêtre et sa charge explosa, faisant s'effondrer une partie de l'aile droite du bâtiment.
[CHOUF1] - Bien joué tu l'as eu
[FDV] - La gueule qu'il a tiré avant de crever bordel
Ambre quand à elle, tournoyait au dessus d'un ancien fast-food à proximité du pont, qui enjambait la rivière qui séparait les parties Russe et Alliés. L'ennemi était bien caché et tout porte à croire qu'il se déplaçait dans le complexe égoutier pour éviter leurs drones.
- Chouf, est-ce que tu as une autre cible ? Je tourne mais je ne vois rien
[CHOUF1] - Ecoute Rubis, je vois rien non plus avant qu'ils tirent, essaie la cathédrale pour voir
Pour une fois, Ambre n'avait pas de <munition rodeuse> mais un <Drone-bombardier>. Au lieu d'être équipé d'une charge pour foncer sur sa cible, son drone possédait un système capable de larguer 6 bombinettes composées de grenades de 40mm modifiées, dans le sens où on leur avait accolé un empennage en plastique augmentant la précision lors du largage.
Elle se dirigea vers la cathédrale, tourna autour et vit un homme entrer depuis la rue par la sacristie. Elle placa son drone au dessus de l'entrée et largua une bombe pour tester la solidité de la porte. Pendant que la bombe oscillait d'avant en arrière et se stabilisait pendant sa chute, le serveur lui envoya le message :
Bombe larguée.
_
L'explosion souleva un nuage de poussière et envoya une volée de gravas tout autour, mais ne parvint pas à enfoncer la porte.
- OK, j'ai un ennemi qui est entré par le côté, j'ai pas réussi à entrer derrière lui alors je vais essayer de trouver une entrée quelque part et voir si il n'y a pas du monde à l'intérieur
[CHOUF1] - Ca marche Rubis, bonne chasse
Ambre chercha alors une entrée. Le toit était en bon état, malgré un impact dont la charpente à moitié effondrée empêchait toute infiltration. Les portes principales étaient fermée, les vitraux barricadés. Ambre commençait à perdre patience et songeait à demander à un de ses <teammates> de lui ouvrir une brèche quand elle vit un vitrail détruit par lequel elle pouvait passer
La jeune femme changea de position dans son lit et but une gorgée d'eau tiède. Elle remis son oreiller dans l'axe de son dos et repoussa sa couverture avec ses pieds. Elle avait besoin de se concentrer lorsqu'elle entrais dans un bâtiment, perdre un drone par accident lui couterais plus d'un millier de points
- Allez, on y va doucement...
Le drone entra dans la cathédrale. Elle était vide, mise à part les rangée de bancs, les tas de gravats et les statues qui l'occupait. Avec de légers coups de doigts sur ses manettes, Ambre fit descendre et pivoter son engin à 360 degrés. Derrière l'autel, là où devait se trouver la sacristie, une trappe était ouverte, menant à un escalier raide menant à une pièce souterraine éclairée.
- Je les tiens ces bâtards... Chouf ! Je les ai trouvés, ils sont dans un souterrain à l'intérieur, je m'en occupe
La pilote ajusta la position de son <Drone Bombardier>.
Bombe larguée.
_
Pendant la descente de la bombe, un homme s'était précipité pour fermer la trappe, mais trop tard. La bombinette le toucha au niveau des clavicules et il se transforma dans un éclair en une masse informe de chair et de tissu, sur laquelle était accrochée une paire de jambe.
- Merde, va falloir relancer.
Bombe larguée.
_
Celle-ci frappa dans les escaliers et provoqua une colonne de fumée semblable à celle d'un volcan. Après quelques secondes, la fumée s'estompa, et Ambre relança une, puis deux bombes. Au vu de la fumée qui revenait et ne s'arrêtait pas, un feu avait pris dans la pièce souterraine.
- Chouf, je te confirme la destruction d'une position souterraine dans la cathédrale et au moins un mort
[CHOUF1] - C'est bien compris bien joué
Ambre fit alors doucement remonter son drone, quand elle vit un mouvement dans l'escalier du souterrain. Elle s'arrêtas pour observer, prêt à relâcher une de ses deux dernières bombes
Une, puis deux, puis trois silhouettes en flammes, véritables torches humaines, était remontés de l'escalier. Ces créatures se tenaient par la main. La plus grande allait vite et tirait la suivante par la main qui tenait elle-même la plus petite d'entre elle qui devait faire moins d'1m30 de haut. La tête de ce curieux cortège atteigna les dernières marches puis s'effondra soudainement en piétinant le corps explosé, faisant tomber les autres. Prises de convulsions, elles finirent par se rouler en boule ensemble et ne bougèrent plus, unis dans les flammes.
- Je... Bordel... C'est...
Elle resta pendant quelques instant au dessus des corps, cherchant à réaliser ce qu'elle voyait.
-Putain, merde !
Sous l'émotion, Ambre donna un grand coup de pouce sur son joystick gauche et écrasa son drone dans la cathédrale en tentant de le remonter.
Vous avez perdu le signal
_
Ambre ressenti alors un grand vide, elle retira son casque, le coeur tambourinant dans sa poitrine, et regarda le plafond. L'image de ces trois silhouettes grotesques, recroquevillées les unes sur les autres comme s'ils dormaient ensemble, était imprimé sur ses rétines et bientôt sur le plafond blanc aussi.
Le casque était toujours allumé, elle entendait toujours les communications audio. Là-bas, dans une ville lointaine, elle venait de tuer une famille complète en incendiant une cathédrale. Pendant ce temps-là l'ennemi avait finalement réussi à traverser la rivière et repoussait encore une fois les soldats alliés.
FIN DU CHAPITRE HUITIÈME
-ACTE 1-
-ACTE 1-
Khey certifié depuis 2017
il y a 10 mois
TourteAuFoutre
9 mois
Suite
Suite et fin de l'arc 1 ce soir, en dépit du retard
Khey certifié depuis 2017
il y a 9 mois
Célestin et Ambre étaient dans un parc ensoleillé, la fin de l'été approchait.
Assis sur un banc placé au pied d'un mur de végétation, les visages étaient tendus, l'air grave. Les deux adolescents avaient des choses à se dire.
- Tu veux me dire ton secret d'abord ?
- Nan, dis le tien en premier.
- Arf... Non toi d'abord.
- Sûr ? Peut-être que tu voudras plus après.
- J'en suis sûr, tu as ma parole.
La jeune fille de 16 ans baissa la tête et se recroquevilla sur elle-même. Le combat intérieur qui faisait rage dans sa tête était visible depuis l'extérieur. Dire ? Ou se taire ?
- Alors... Ca remonte au collège... Un gars me draguait et je l'ai suivie jusque chez lui... Je savais qu'il voulait qu'on couche mais en fait ben... Il m'a emmené dans un local avec un matelas, il avait un copain avec lui, je ne voulais plus mais il m'a obligé à me déshabiller et il m'a violée... Son copain a tout filmé.
Célestin senti une gigantesque boule traverser sa gorge, descendre en lui brisant le coeur, et se loger dans ses intestins en les tordants affreusement.
- Et ensuite ils se sont barrés en me laissant là. Quelques semaines après il m'a menacé de montrer la vidéo si je ne revenais pas et ça a recommencé.
-... Combien de fois ?...
- Juste la première et celle-là. 2 fois. Et ça à repris une dernière fois cet été.
- Quand ?
- Euh... En juillet.
- Quand en juillet ? Quand j'était pas là ?
- Je te l'ai pas dit, je voulais pas gâcher tes vacances...
- C'est qui ?
- Je te le dirais pas...
- Si putain c'est qui ?! Répond moi !
- Non je te le dirais pas et de toute façon il n'a plus de numéro, il est parti vivre à l'étranger.
- Justement si il est plus là tu peut me le dire !
- Non ! Tu vas empirer les choses !
- Comment on peut empirer les choses ?! Tu...
L'adolescent bouillonnait de rage, de colère. Il n'était pas là, il n'avait rien pu faire pour l'en empêcher. Il ne la connaissait pas assez, il n'avais rien vu, il n'avais rien pu. Il n'avait plus qu'à accepter, mais comment accepter ça ? Comment accepter que l'on fasse tant de mal à une fille qu'il aimait tant ? Quand il la regardait, il ne voyait plus Ambre, il voyait une scène de crime.
- J'aurais pas dû te dire ça. Désolé.
- Nan... T'as pas à être désolé, c'est moi qui m'excuse, j'aurais dû empêcher ça.
- Tu ne pouvais rien faire... C'est pas grave...
- Bien sûr que si que c'est grave ! Il faut porter plainte !
- Il n'y a que toi qui est au courant, je veut pas que mes parents sachent ça. Je ne veux pas que leur fille soit une pute.
Célestin se leva, rester assis lui était insupportable. Quand il fut redressé, le décor changea et il se trouvait en ville. Il se retourna, chercha Ambre autour de lui mais elle avait disparue. La panique le pris, il devait la retrouver ! Il allait lui arriver quelque chose ! Il n'aurais jamais dû la lâcher du regard !
Soudain, un cri démentiel s'éleva, sans qu'il puisse en trouver la provenance.
***
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!
Célestin se réveilla en sursaut et se redressa sur le qui-vive, le sang glacé par le cri sur-humain qu'il entendait
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!
Le coeur battant, l'esprit encore embrumé, il dut s'y reprendre à quelques secondes avant d'identifier que le cri était humain et venait du rez-de-chaussé. Il n'avait jamais entendu quelque chose comme ça auparavant. Puis, il eu une illumination soudaine :
"Ca vient du rez-de-chaussé ! Ambre !"
Il s'habilla en vitesse et descendit les marches quatre à quatre. Au fur et à mesure qu'il se rapprochait, il pu se rendre compte que la source du cri se trouvait dans la chambre d'Ambre.
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! NAAAAAAAAAAAAAAAN !!! NAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!
On aurait dit le mélange d'un animal blessé et d'un bébé qui braillait. Il n'aurait jamais cru Ambre pouvoir produire un son comme celui-ci.
Arrivé en bas des marches, il bifurqua dans le couloir où se trouvait la chambre de sa meilleure amie et vit les parents de cette dernière rebrousser chemin vers le salon. Quand ils le virent, ils firent des gestes d'impuissances.
- Ca lui arrive parfois, on peut pas rentrer dans sa chambre elle refuse
- Elle nous dégage quand on veut entrer... Je sais plus quoi faire, je comprend pas ce qu'elle a...
Derrière eux, Ambre avait fini de hurler et des sanglots terribles passaient désormais à travers la porte.
- Nous on peut rien faire, elle refuse les psys, elle veut pas nous parler, essaie toi
- Euh... Ouais... Ouais.
- S'il te plaît, aide là parce que nous, on y arrive pas...
Le jeune homme se campa devant la porte. Son coeur battait très fort, il avait peur. Peur de l'état dans lequel il verrais Ambre, peur qu'elle refuse de le voir, peur d'être impuissant. Il toqua doucement et attendis un peu. Les sanglots continuaient. En l'absence de réponse, il entrouvrit la porte juste assez pour laisser sa voix pénétrer dans la chambre.
- Ambre, c'est Célestin, c'est juste moi t'inquiète pas... Est-ce que je peut entrer ?
Le bruit des pleurs baissa, et entre deux sanglots il entendit le "Oui" d'une gorge nouée.
Il entra.
Ambre était assise sur le bord de son lit. Elle portait un short de nuit et un débardeur. Ses yeux étaient rougies par les larmes, sa respiration sifflante. Son visage avait pris une teinte rougeâtre, ses cheveux était ébouriffés et des mèches collait à sa peau trempée de sueur
Célestin était intimidé, il ne l'avais jamais vu ainsi. Elle avait l'air extrêmement fragile, mais imprévisible, dangereuse, presque. Puis, ses yeux croisèrent les siens. Il plongea à l'intérieur et tout ses doutes, toutes ses craintes furent balayés. Il s'approcha d'elle, s'accroupi et dégagea son visage des cheveux qui la gênait. Sa main était devenu moite.
- Chuuuut... Ca va aller je suis là... C'est bon...
Il ne reçu en guise de réponse qu'un acquiescement de tête suivi de quelques pleurs
- Je vais ouvrir la fenêtre. Tiens, bois de l'eau ça va te faire du bien, prend ton temps... T'en fais pas ça ira
Ambre pris la bouteille d'eau et bu la moitié de son contenu d'une traite. L'air frais faisant son office, elle repris sa respiration.
- Merci...
Il lui tendis le rouleau de sopalin qui trainait sur son bureau, et elle s'essuya le visage tout en hoquetant un peu.
- Dé...Désolé... Je... Je t'ai réveillé...
- C'est pas grave, je préfère encore ça et être là pour toi
- C'est gentil...
Les deux amis était côte à côte, assis sur le lit, regardant le sol.
- Qu'est ce qu'il s'est passé ? Tu veux me le dire ?
- C'est... Tu vas pas aimer entendre ça, ça va mieux déjà
- Si, je veux savoir, tu sais que tu peut tout me dire
- Vu comment tu me regardes depuis l'autre jour, je ne sais pas.
Célestin se senti repoussé. Il se retrouvait face à une façade qu'il ne connaissait pas, se justifier, tenter une nouvelle approche, s'excuser n'aboutirais à rien si il ne savait pas à qui il parlait. Et quitte à parler à celle qu'il connaissait, autant jouer carte sur table.
- Ambre, regarde moi.
Il se regardèrent droit dans les yeux en silence. Pour le jeune homme, ce fut comme une éternité en accéléré, dans ses yeux marrons aux quelques reflets bleutés, il reconnue l'adolescente, l'amour, la présence qui brisait sa solitude, l'amie qui écoutait, l'amie qui riait, celle qui avait besoin de parler, celle qu'il voulait protéger et à qui sa vie était dédiée qu'il le veuille ou non, celle où la savoir en proie à quelconque mal le faisait souffrir aussi. Dans ses yeux, se trouvait son salut.
"Ambre, je te l'ai toujours dis comme ça, mais je ne te l'ai jamais dit avec autant d'honnêteté. Tu es ma meilleure amie. Et la vie à voulu que sans toi je ne soit plus rien. Alors oui, c'est pas toujours simple et tu m'en a fait voir de toute les couleurs, mais c'est mon rôle, c'est mon devoir de t'aider parce que je ne supporte pas de te voir malheureuse.
Et si parfois je suis distant, si parfois je ne suis pas comme d'habitude c'est parce que tu changes sans moi. Que je me sens impuissant et que je m'en veut de ne pas être là pour toi quand il le faut. C'est comme ça depuis toujours. Alors quand je peut agir, quand je peut t'aider, ne me tourne pas le dos."
- Aujourd'hui j'ai compris, alors tu n'es plus seule, on est deux maintenant, d'accord ?
...
- Tu me le promet ?!
- Tu as ma parole.
***
Il est de ces amitiés qui arrivent à durer par le biais de ces ententes, de ces alliances successives qui renouvellent la confiance et la fidélité. Pour Célestin et Ambre, ils faisaient partie de ces amitiés-là.
Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que cette nouvelle alliance étaient de celles qui mettaient à l'épreuve.
A l'épreuve du temps, à l'épreuve du coeur, à l'épreuve du courage et à l'épreuve de la mort.
FIN DU CHAPITRE NEUVIÈME
-FIN DE L'ACTE 1-
-FIN DE L'ACTE 1-
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il y a 9 mois













