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L'agent secret Isaac Andrews en 1854, disait quand il faisait rapport au département d'état : "J'ai empêché tout débat " On voit clairement la volonté de domination américaine sur l'Europe. Mitterrand avait parlé de guerre inconnue et permanente avant de mourir. Le livre " c'était le dernier Mitterrand " le raconte très bien. Nous sommes justement dans cette situation où il est quasiment impossible d'avoir débats.


Pour revenir à Robert Schuman, il est parfois considéré comme un très grand homme. Néanmoins, on oublie une face un peu moins glorieuse le concernant. Notamment le fait qu'il ait voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en 1940 ainsi qu'à la fin de la IIIème République. Cela ne fait pourtant jamais partie de l'historiographie officielle que l'on présente dans les écoles. Ensuite, il a été membre du deuxième gouvernement de Pétain à Vichy. A la libération, les gens lui ont demandé des comptes. Il a fait savoir qu'il n'était pas au courant qu'il était membre du gouvernement. Ensuite il a été le premier membre d'un gouvernement à aller rencontrer les autorités nazies à Metz. Il est vrai qu'il fut un certain temps emprisonné par les nazis. Après cela cependant, il s'est échappé. Il a passé le reste de la Seconde guerre mondiale dans des couvents. A la libération il a été menacé d'indignité nationale. A l'époque, il avait la réputation d'un collabo. Sauf qu'à l'époque c'était l'épuration. De Gaulle voulait ramener une atmosphère plus apaisée. Il ne voulait pas d'une ambiance de guerre civile en France. Et ce d'autant plus que le Vatican et Pie XII étaient intervenus en faveur de Schuman qui était proches des partis politiques démocrates chrétiens. Et donc De Gaulle lui a évité cette in dignité nationale. Une indignité nationale lui aurait empêcher de poursuivre une carrière politique. Robert Schuman a d'ailleurs profité de cette aubaine. Il a été 14 ministres dont 10 des Affaires étrangères.



Et le tout sous la IVème République ce qui montrait déjà une certaine capacité à jouer les anguilles. Et c'est lui qui parait il a eu cette idée de la déclaration Schuman du 9 mai 1950. Sauf que ce n'est pas lui qui a eu cette idée. On sait depuis le 19 septembre 2000 qu'il était traité comme un employé par ses agents américains. Donc en fait soutenu et financé par la CIA.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Donc pas grand chose avoir avec le Schuman qu'on a tendance à nous présenter à tord comme un homme de paix unificateur ou je ne sais quoi.

D'ailleurs ce dossier détaille parfaitement la chose. www.upr.fr https://www.upr.fr/wp-con[...]SCHUMAN-octobre-20131.pdf
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il y a 3 ans
C'est très interressant clef continue
:oui:
Wonkiausorent
il y a 3 ans
Pour ce qui est de Jean Monnet, il a passé toute la Seconde guerre mondiale aux Etats Unis. Il a été le délégué de Roosevelt auprès du général Giraud à Alger pour tenter de barrer la route à De Gaulle et favoriser les anciens vichystes ralliés aux Alliés. Il faut savoir qu'il fut un temps où Roosevelt et les Américains voulaient maintenir Pétain ainsi que Laval à la tête de la France à la Libération. Ils ont été obligés par la suite de changer de pied progressivement.

Après Pétain et Laval, ils se sont rabattus sur Darland. La résistance française a abattu Darland à Alger. Ensuite ils se sont rabattus sur Giraud qui était un ancien pétainiste. En tout cas, ils voulaient tout sauf De Gaulle car De Gaulle incarnait l'indépendance nationale alors que les Etats Unis voulait faire main basse sur la France à la Libération. Je rappelle que les Américains ont maintenu une ambassade à Vichy jusqu'en novembre 1942. Soit un an après qu'ils furent entrés en guerre contre le Japon le 7 décembre 1941 après Pearl Harbor puis contre l'Allemagne et les puissances de l'Axe en Europe. Cela veut dire que les USA ont refusé de reconnaître la France libre jusqu'en 1944.

D'ailleurs De Gaulle disait de Monnet qu'il était un malade avant tout soucieux de servir les intérêts américains. C'est dans le tome 2 de "C'était De Gaulle " écrit par Alain Peyrefitte à la page 214. On sait aussi que Paul Henri Spaak, ancien premier minsitre belge, était financé par la CIA, tout comme le Mouvement Européen et ce jusqu'au 31 décembre 1969. Le Mouvement Européen continue d'ailleurs d'exister. Ce mouvement a appelé à voter oui à Maastricht, à la Construction européenne en général. De même que l'adoption du traité de Lisbonne était considéré comme une bonne nouvelle pour ce mouvement. De plus, ce Mouvement Européen dans sa filiale française si on peut utiliser ce terme, par un certain Daniel Cohn Bendit pendant plusieurs années.


Non seulement les événements anciens expliquent très bien ce qu'il en est vraiment de la Construction européenne mais en plus de cela les déclarations et événements récents le confirment.
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il y a 3 ans
«Les nations souveraines du passé ne sont plus le cadre où peuvent se résoudre les problèmes du présent. Et la Communauté (européenne, NDLR) n’est qu’une étape vers les formes d’organisation du monde de demain»


Sources : Les mémoires de Jean Monnet : www.amazon.fr https://www.amazon.fr/M%C[...]Jean-Monnet/dp/221302278X



France info a d'ailleurs fait un article sur Jean Monnet.

Sans jamais dire ce que De Gaulle pensait réellement de Jean Monnet d'ailleurs.
www.francetvinfo.fr https://www.francetvinfo.fr[...]rope-meconnu_3068537.html
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il y a 3 ans
Ca c'est uniquement les personnalités controversées qu'on associe à la fondation de la construction européenne.

A savoir Schuman et Monnet.

Il faut également avoir une analyse plus technique et économique concernant l'euro.
:chat_lunettes:
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il y a 3 ans
Il existe plusieurs origines de l'euro. Certains ont vu une réponse aux crises que le Marché commun puis l'UE avaient connus. D'autres ont vu le résultat d'une simple théorie. Le problème c'est que l'euro a toujours été quelque chose d'intrinsèquement incomplet. La monnaie commune est venue s'ajouter aux monnaies nationales, leur servir d'instrument pour les échanges à l'international pour une zone géographique donné. Il y a quelques avantages pour ce qui est de l'euro certes, au niveau d'une certaine forme de stabilité de la monnaie mais aussi au niveau de la flexibilité des taux de changes lui faisant défaut. Personne n'est obligé de fixer les rapports des taux de change entre monnaies des pays membres. Ces rapports peuvent être réaujustés pour des dates données pour tenir compte des problèmes économiques particuliers de chaque pays. Cela peut être des problèmes conjoncturels comme structurels. La conjoncture concerne des événements extérieurs difficilement voire impossible à contrôler tandis que le problème structurel lui, désigne des problèmes plus contrôlables, comme l'évolution des gains de productivité. Entre ces moments de réajustement, les parités sont fixes. Cela réduit naturellement le coût des transactions liés au change pour les entreprises.

La choix de la libéralisation financière quasi totale a été une erreur. Paradoxalement, ce sont les socialistes français qui ont fait cette connerie, ou du moins qui ont inspiré ces mauvais choix. Il faut se tourner vers les premières crises du système monétaire européen.


Ceux qui sont favorables à l'euro ont tendance à oublier qu'ils avaient que les pays parties prenantes du SME avaient tout fait pour laisser le champ libre à la spéculation. Avant le SME il y avait le Serpent Monétaire européen qui découle du rapport Werner de 1970. Mais les Etats Unis mirent fin à la convertibilité du dollar en or aux taux de 35 dollars l'once. Du coup, les pays européens se tournèrent vers le serpent monétaire. Il fixait des marges de fluctuations aux monnaies européens et a mis fin à la "zone sterling". Les marges de fluctuations étaient de + ou 2,5%. La base de ce serpent monétaire a été évidemment le deutschmark. Mais la politique américaine se refusant à soutenir le dollar et l'impact des crises internationales comme le premier choc pétrolier ont conduit à des fluctuations brutales. Cela menaçait d'une part le deutschmark à la hausse et d'autre part le franc français, le livre sterling et la lire italienne à la baisse. Finalement, le serpent monétaire se transforme en une sorte de zone mark. La création d'une monnaie unique avait déjà été proposé par Roy Jenkins, un britannique. Il l'a proposé pour 9 pays en tout. Il parlait de budget communautaire allant à 10% du PIB des pays membres. Il s'agissait que cela soit la garantie d'une monnaie unique. Les pays refusèrent dans leur totalité. En 1979, le SME fut crée. Le système encadrait les fluctuations de monnaie autour d'un cours pivot de référence calculé à partir d'un panier de monnaies des pays membres, à savoir l'European Currency Unit. Les cours de monnaie européennes furent stabilités avec légère réévaluation du deutschmark le 23 septembre 1979. Sous Mitterrand, le franc fut dévalué à 3 reprises. Mais le tournant de la rigueur en grande partie motivé par l'européisme stabilise le franc jusqu'en 1992. Mais la peseta espagnole et la lire italiennes furent dévaluées en 1992 suite à une spéculation provoquée par l'échec du référendum au Danemark sur l'Europe.
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il y a 3 ans
La livre sterling quitte le SMR ensuite. En 1993, les réserves de la Banque de France sont épuisées par les spéculations. Les marges de fluctuations ont été portées de 2,5 à 15% et le SME disparut de fait à l"été 1933. Certains se sont demandés si pour supprime la spéculation, il ne fallait pas avoir une seule monnaie. Cela raménerait plus de stabilité. Du moins c'est ce que certains pensaient à ce moment là. On sait que ce n'est pas le cas étant donné que la spéculation s'est déplacée des taux de change au taux d'intérêt de la dette souveraine entre chaque pays membre. Mais au début des années 1990, on se doutait que les libertés trop importantes laissées aux marchés financiers pour la détermination du taux de change des monnaies était problématique. Un certain George Soros, qui est un spéculateur professionnel a réussit à l'emporter contre les banques centrales. Les capacités de ces banques centrales ont été saturées par les montants financiers mobilisées par les spéculateurs. Car ils avaient une liberté totale. Aujourd'hui également, sur les marchés de changes concernant les devises européennes. D'autres pays ont été épargné comme la Chine et sa monnaie, le Yuan. Le système de contrôle chinois s'est révélé plutôt efficace jusque là. Même le FMI a admis qu'il était nécessaire de contrôler les mouvements de capitaux en 2010. La crise financières de 1997 1998 avait déjà montré que c'était nécessaire. Cette libéralisation des mouvements des capitaux a pénalisé la croissance. Ce n'est pas pour rien que la Chine, un des seuls pays n'ayant pas adopté ce processus, s'en est bien sorti à ce niveau là. Car son économie s'est révélé plus stable que ce qu'il en aurait été en cas de liberté totale des mouvements de capitaux. Maurice Allias, économiste français défunt, prix Nobel de la paix l'a parfaitement démontré, que les changes flottants étaient à l'origine des désordres financiers internationaux.


Source pour le FMI et les contrôles de capitaux : www.lefigaro.fr https://www.lefigaro.fr/c[...]ontrole-des-capitaux-.php
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il y a 3 ans
résumé en 3 mots ou cancer du cul
:anus:
il y a 3 ans
Si on réintroduit ces contrôles à l'échelle mondiale, ce qui permet le retour d'un système de changes fixes ou alors contrôlées largement par les banques centrales de chaque pays, alors on n'aurait plus besoin de l'euro.

Les élites allemandes ont voulu se servir des marchés financiers pour normaliser les politiques économiques des autres Etats combinée aux intérêts financiers du Royaume Uni qui explique l'opposition de contrôler juste ne serait ce qu'en partie les marchés financiers. La France ne l'avait pas bien perçu en l'occurrence. Et l'Allemagne a crée le cadre dans lequel la spéculation s'est engouffré pour justifier par la suite la création de l'euro.

L'Allemagne a tout fait pour que la liberté totale des capitaux soit inscrite dans le fameux traité de Lisbonne au son article 63 du TFUE. Que ce soit les mouvements intra ou externes à l'Union européenne d'ailleurs. le SME aurait pu marcher avec une monnaie commune soustraite à la spéculation via des contrôles de capitaux garantissant une déconnexion avec les marchés financiers de l'extérieur de la zone. Il y a des raisons pour laquelle l'Allemagne n'aimait pas le SME. En effet, ce système laissait bien des possibilités aux autres pays de rééquilibrer leur position via des dévaluations successives. Pour sécuriser l'accès des produits de leur industrie aux marchés de leurs voisins, ils ont tenté de faire saboter le projet. De l'union des transferts, proposée en 1977 par Roy Jenkins, il en était hors de question également. Toute union budgétaire signifierait un financement de ses membres, ne fut elle que partielle et ça les dirigeants allemands l'avaient compris.

Au début de l'euro, l'accent est donc mis sur la responsabilité budgétaire de chaque pays.

En parlant de l'Allemagne, ce pays a connu une désindustrialisation pour se tourner vers la financiarisation de son économie. Le secteur financier a beaucoup gagné durant les années 1990 et 2000. Durant les années 1990, l'Allemagne se réunifie. Helmut Kohn propose à Mitterrand ce qui sera le traité de Maastricht. Le principe d'union monétaire y est entériné. Les dirigeants allemands évoquent un sacrifice de l'Allemagne et Mitterrand a cru à tort qu'il avait cloué la main de l'Allemagne sur la table de l'euro. En réalité, ce fut l'inverse. Chevènement, Séguin entre autres se sont opposés à la monnaie unique. Le passage du deutsche mark à l'euro était bordé par des précautions institutionnelles. Dans l'arrêt rendue le 12 octobre 1993, le tribunal constitutionnel de Karlsruhe avait précisé que le passage à l'euro devait se faire dans le cadre d'une communauté de stabilité monétaire. Le fondement de la loi allemande, c'est la conception de l'union monétaire en tant que communauté de stabilité monétaire. Le principe de mutualisation des dettes est anticonstitutionnel pour la cour constitutionnelle de Karlruhe. Cela a été réaffirmé par cette même cour en septembre 2011. Impossible d'avoir une monétisation directe de la dette par les avances de la BCE.
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il y a 3 ans
Les justifications apportées ont été nombreux. La plupart se sont révélées peu convaincantes. La plus connue fut celle de Robert Mundell. Un article de 1961 en particulier qui a attiré l'attention. Cet article est " A Theory of Optimum Currency Area " publié dans American Economic Review volume 51 numéro 3 dans ses pages 657 665.

Le constat de base quoique théorique était qu'une économie dans le cadre d'un régime de libre échange et de libéralisation des capitaux, une économie ne pouvait pas voir de politique monétaire indépendante. En particulier avec une mobilité parfaite des capitaux. Aux gouvernements européens on a présenté l'argument que la politique monétaire devait se faire au niveau fédéral. Et cela partait justement d'un principe de libéralisation des capitaux et de libre échange quasi intégral. Ce n'est pas comme si la réalité donnait raison à l'article de Mundel à ce moment là. Car dans la plupart des pays il y avait encore des contrôles de capitaux.

La situation de Mundell n'était pas une réalité qui s'imposait, loin de là. En fait, cela part d'une théorie présupposée, la théorie néoclassique de Léon Walras de la fin du XIXème siècle qui veut que la libre circulation des capitaux et le libéralisme économique permettent un rapprochement de l'économie au cadre de l'équilibre général, ce dernier étant justement théorisé par Walras. On a tenté de modifier la réalité pour qu'elle soit conforme à la réalité. La théorie néoclassique a également pour défauts de croire naivement à l'homogénéité des agents et des situations, sans oublier ses idées d'absence de monnaie. Malgré le manque de fondement scientifique des travaux de Mundell, ces mêmes travaux ont servi de base d'un discours ayant cherché à présenter ce qui devait être une monnaie unique comme étant une solution.
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il y a 3 ans
Ces travaux expliquaient que l'euro, avait deux avantages théorique. D'abord celui de faire disparaître d'une part les incertitudes liées aux fluctuations des taux de change, et d'autre part de faire disparaître les coûts de transaction. Ensuite il y a la suppression de la concurrence entre les monnaies qui devait aboutir à une politique monétaire unique permettant à son tour plus de cohérence aux politiques économiques de la zone euro.

Pour ce qui est des coûts de transactions néanmoins, il faut dire qu'ils sont importants uniquement dans le cadre d'un système de taux de change flottants et sous la pression de marchés financiers libéralisés permettant des opérations spéculatives. Mais les incertitudes comme les coûts sont réduits en situation de taux fixés pour des périodes déterminés avec des mouvements de capitaux contrôlés. De plus, concernant le deuxième avantage hypothétique, la notion de concurrence entre les monnaies implique liberté totale des capitaux. Il est possible que les Etats veuillent attirer le plus de transactions possibles sur leur monnaie par la hausse des taux d'intérêts notamment. Encore faut il que cet Etat veuille avoir le taux de change le plus élevé. Alors ce n'est pas forcément le cas, loin de là puisqu'un taux de change moins élevé signifie avoir une monnaie qui est sous évalué. Or, cela a un avantage au niveau du commerce. Le taux d'intérêt ne devient objet de concurrence entre les pays qu'en situation de liberté des capitaux.

L'autre problème de Mundell c'est que dans sa théorie qui s'inscrit dans le cadre de la théorie néoclassique, il n'y a pas d'incertitude. On voit que l'hypothèse d'un défaut sur une dette est exclue mais on nous dit que les agents économiques qui ont des anticipations rationnelles vont détecter les dettes susceptibles de ne pas être remboursés, par avance. Et que les agents vont donc les éviter.

Chaque individu peut donc émettre et traiter des dettes et la fonction de banquier n'a donc aucune spécificité.
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il y a 3 ans
C'est la fameuse clause de transversalité qui a été expliqué par Blanchard et Fisher dans " Lectures on Macroeconomics ", Cambridge. Pour en savoir plus sur l'hypothèse de rationnalité des agents, il faut se tourner vers " The New Naoclasssical Synthesis and the Role of Monetary Policy ".

En ce qui concerne les avantages de la monnaie unique, avantages supposés, ils sont mis en avant d'autant plus qu'il y aurait une zone commerciale qui serait intégrée. Or, les discours sur le Marché unique puis sur l'euro ne se sont pas révélés vrais puisque la part de la zone euro dans le commerce des pays membres varie de manière considérable. Ainsi durant le début des années 2010 on était sur du 70% pour l'Espagne mais même pas 40% pour ce qui est de la Grèce. La France était à 50%. Il faut croire que la théorie de Mundell a suffit en elle même pour servir d'argument implacable pour justifier la mise en place de l'euro. C'est le fameux fédéralisme furtif dont parlait Philippe Villin, qui était opposé à l'euro.

La théorie semblait oublier les disparités entre les régions économiques qu'entraînerai la mise en place de l'euro. Des disparités provoquées par une impossibilité de mobilité parfaite des capitaux et des travailleurs. De plus, il ne faut pas oublier de mentionner la solidarité budgétaire et fiscale.

Le véritable objectif n'était pas tant économique ou l'efficacité économique. Il s'agissait de faire l'Europe et plus précisément les Etats Unis d'Europe. Encore faut il que les peuples soient d'accord. A noter que la logique repose sur l'idée selon laquelle une série de crises rendrait le fédéralisme inéluctable en Europe, tout comme les marxistes en leur temps croyaient que les crises que connaissaient le capitalisme entraîneraient une fin inéluctable. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs que l'Union européenne apparait de plus en plus comme une sorte d'URSS mais version capitaliste. Je reviendrai sur ce point plus tard.
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il y a 3 ans
Quant bien même il n'y a pas d'homogénéité économique cependant il est possible qu'une monnaie comme l'euro puisse fonctionner. Mais les conditions pour cela sont énormes, notamment au niveau institutionnel. Il faut avoir des transferts dans les régions pénalisées à l'occasion d'un choc asymétrique. Ou alors vers les régions qui s'appauvrissent car la productivité n'est pas aussi élevée que dans d'autres régions. On le voit à l'échelle nationale puisque les régions qui sont en difficulté voient des transferts budgétaires envoyés vers cette région pour qu'il y ait un certain équilibre même si cela se fait au détriment de l'activité industriel. les transferts sont effectués car il est impossible de dévaluer pour égaliser le coût salarial réel par branche d'activité.

Pour rappel, le coût salarial réel se calcule en effectuant une comparaison entre coût salarial nominal et productivité. Ensuite il faut harmoniser les revenus entre les régions par d'autre transferts budgétaires avec les transferts sociaux. C'est ainsi que fonctionnent bien des états fédéraux comme les Etats Unis ou l'Allemagne. Si cette zone économique comprend plusieurs pays, la perte de l'instrument monétaire se doit d'être compensée par la solidarité fiscale, et une solidarité élevée. Cela impliquerait des transferts massifs au sein de la zone euro, qui ne seraient pas acceptés par les populations. Car encore faut il qu'il y ait un sentiment d'appartenance collective particulier. Ainsi on parle des Etats Unis comme exemple pour l'Europe et le fédéralisme. On oublie que non seulement la population étasunienne était relativement homogène, mais qu'en plus de cela ils parlaient l'anglais dans la grande majorité des cas. De plus, ils disposaient d'une même origine à l'exception notable de la Louisiane, sans oublier la même culture. Malgré cela, pour qu'il y ait homogénéité, une guerre de Sécession terrible a eu lieu.


Même la population allemande est homogène malgré d'une part les vannes migratoires modifiant peu à peu le visage culturel de l'Allemagne et les différences qu'il y avait entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Allemagne de l'Est. Les transferts budgétaires d'Ouest en Est avaient je le rappelle entraîné des réactions au sein de la population de l'Allemagne de l'Ouest et des réactions pas toujours positives... Autre rappel, les recettes fiscales hors cotisations sociales et prélèvements apparentés varient entre 24 et 28% du PIB des pays en question. Cela veut dire que pour créer un ensemble fédéral, il faut attribuer 50% à 60% de ces sommes selon les pays. Soit l'équivalent de 14% à 18% du PIB. Ce n'est pas comme si la contribution de chaque pays à l'Union européenne et à son budget dépassait les 1% du PIB en général.
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il y a 3 ans
L'autre argument avancé a été l'essentialisme monétaire devant entraîner la théorie dite endogène. Michel Aglieta et André Orléan ont présenté cette doctrine. Cette dernière veut que la monnaie ne soit pas seulement quelque chose d'important pour les économies capitalistes, mais carrément l'institution majeure, centrale. Et l'unification mécanismes économiques des pays de la zone euro se feraient automatiquement avec l'instauration de l'euro selon eux. Il suffit de lire leur ouvrage intitulé : " La Violence de la monnaie " publié en 1982 pour s'en rendre compte. Cependant, il faut des institutions dignes de ce nom instaurant la confiance en cette monnaie. La circulation des dettes par exemple publiques comme privées, repose sur des instruments légales ou tacites qui en garantissent le paiement dans la majorité des situations. Pas étonnant que dans les pays où ça ne fonctionnait pas, on a vu des situations de démonétisation malgré les efforts des banques centrales correspondantes pour freiner ou arrêter l'inflation.
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il y a 3 ans
Dès 2003, on voyait un processus de divergence parmi les pays de la zone euro. L'euro amplifiait le processus. La théorie endogène des zones monétaires se révélaient fausses. La politique des taux intérêts élevées de la BCE fut une des raisons, quoique pas la raison principale. Il y a notamment l'euro qui a été à partir de la fin de l'année 2002 surévalué. Cependant, la raison principale réside dans le mécanisme de l'euro en tant que monnaie unique qui a accéléré le processus de divergence au lieu de faire converger les économies de la zone euro comme le prétendaient certains théoriciens. Ce n'est pas comme si l'histoire n'aurait pas du nous alerter là dessus.

Je rappelle que l'histoire économique démontre clairement que dès lors qu'un espace devient plus homogène économiquement via l'abolition des droits de douane à l'intérieur de la zone, via la mise en oeuvre de nouveaux moyens de communications comme les chemins de fer au XIXème siècle voire par l'instauration d'une seule et même monnaie, on a vu une divergence entre les différentes régions d'un point de vue économique. Que ce soit en France et en Allemagne d'ailleurs. Pour ce qui est de la divergence des économies de la zone euro, il faut lire l'ouvrage " Où en est la convergence des économies de la zone euro? " dans Conjoncture Paribas numéro 2 publié en mars 2008, pages 3 à 21. Ecrit par C. De Lucia. A cela s'ajoute l'impuissance de ralentir les remises en causes et les atteintes des acquis sociaux dans différents pays.

Avoir une monnaie comme l'euro et tenter de l'imposer à des pays sont les structures et les conjonctures étaient hétérogènes était manifestement une mauvaise idée. A cela s'ajoute un problème de culture politique différente. Déjà, en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il faut savoir que la tradition gaullienne s'est inscrit dans un cadre particulièrement planificateur et interventionniste.


A l'inverse, l'Allemagne a plongé dans ce que l'on appelle communément l'orthodoxe libérale ou l'ordo libéralisme. De plus, le consentement à l'impôt est une base importante de la démocratie. Et seul la nation peut assurer ce cadre démocratique. Il ne faut pas s'étonner du processus de divergence étant donné quand sans politique budgétaire digne de ce nom, l'euro accélère les processus de divergence fondés sur les écarts de productivités et de coût salarial réel entre les pays de la zone euro. Certes il y a un durant un certain temps un convergence, quoique cette convergence n'a pas duré plus de 4 ans entre la fin de l'année 1997 et la fin de l'année 2001. C'est comme si les pays devaient adhérer à la zone euro et avaient fait preuve de volontarisme pour passer ce cap qu'on pensait décisif.
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il y a 3 ans
I : Les origines et les antécédents de l'UE et l'euro.

3 : QUI a promu cela depuis l'extérieur? La question mérite de se poser.
:zizou:
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il y a 3 ans
Quelle est donc la puissance étrangère qui a bien pu promouvoir la construction européenne?

QUI s'est montré continuellement favorable à plus d'Europe fédérale?

Qui s'est prononcé en faveur d'un vote non des anglais au Brexit?

Qui s'est montré favorable à l'euro?

Qui s'est montré favorable au traité de Lisbonne?

Les mêmes face auxquels on était censé faire contrepoids.
:naturlichemain:
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il y a 3 ans
On aura remarqué que le drapeau breton a une forte ressemblance avec le drapeau américain. Le drapeau breton a été inventé en 1923 par Morvan Marchal. Ce dernier avait reconnu publiquement qu'il s'agissait d'une copie du drapeau américain. C'était le Gwenn Ha Du.. Il faisait partie du Breiz Agao qui était un journal indépendantiste breton.

Ce même Morvan Marchal déclarait : " Le sang qu'on a versé ne témoigne rien si ce n'est qu'on nous a fait faire fausse route , que nous avons peut être renié notre nationalité effective pour une nationalité fictive à laquelle notre sang, notre race, est totalement étrangère".

C'est ce qu'il avait déclaré en novembre 1939 dans le numéro 1 de la Bretagne fédérale.




Il déclarait par la suite : " Ce n'est pas parce que nous croyons que l'Allemagne sortira victorieuse de ce gigantesque conflit que depuis le premier jour de la guerre nous sommes à ses côtés. Notre choix ne relève pas de l'opportunisme mais d'une conception du monde commune sur des points essentiels. (...) La situation est déjà tout clarifiée. En revenant sur la politique de Breiz Atao qui était toute de clarté. Cette politique consistait au point de vue extérieur, à rechercher l'appui allemand. Nous y avons travaillé avec d'autres pendant près de vingt ans. "

Source : Mémoires du chef breton : Fransez Debauvais. Tom 4 pages 245 246.



Cela explique que pendant la Seconde Guerre mondial, ce même Morvan Marchal animait la revue néo druidique Nemeton par delà les études ésotériques sur le druidisme, de dénoncer l'influence catholique en Bretagne au nom d'une fraternité raciale censée lier la partie celte à l'Europe nouvelle en train de se construire avec les conquêtes allemandes. C'est pour cela que le drapeau breton fut interdit en 1944, que les militants bretons furent poursuivis comme collabos et que Morvan Marchal fut frappé d'indignité nationale.

Rappel de à quoi ressemble le drapeau breton.

fr.wikipedia.org https://fr.wikipedia.org/[...]a_Du_(11_mouchetures).svg

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il y a 3 ans