Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Mais c'est une reconnaissance de dette de la BCE. Alors quand certains experts parlent des soldes de dette Target en disant que les Espagnols et les Italiens doivent des centaines de milliards d'euros aux Allemands, ils ont raison d'une certaine manière, mais cela crée de la confusion chez le citoyen moyen. Car ce dernier ne verra pas de nuance. Et ce pour la simple et bonne raison qu'il ne sait même pas qu'il y en a une. Dans l'esprit collectif, le mot dette renvoie à cette idée bien précise et unique qu'on a pris de l'argent à quelqu'un et en échange de la promesse qu'on le lui rendra plus tard. Et si on ne tient pas cette promesse, alors on est un voleur, un mauvais gestionnaire ou alors un mauvais payeur. En bref, un irresponsable incapable de remplir des engagements qu'il avait pourtant promis de tenir. Or, le système des Target, c'est différent. Car c'est le fonctionnement normal de l'euro qui force la Bundesbank de manière mécanique à créer un euro allemand quand elle reçoit un euro italien. Et comme il y a un déséquilibre important entre ces deux pays, il y a une fuite de monnaie de l'Italie vers l'Allemagne, obligeant ainsi la Bundesbank à rempiler des palettes de billets italiens dans ses coffres pour près de 500 milliards d'euros. Et plus de 1000 milliards d'euros quand on compte tout ce qu'elle a reçu en excédent de la zone euro. Lorsque l'Italie sortira de l'euro ce qui est inévitable à mon sens, tous ces billets italiens qui sont stockés dans la Bundesbank se transformeront en lire. Ce même lire qui se dépréciera par rapport à l'euro. Or, c'est ce que les Allemands ne veulent pas. C'est pour cela que les Allemands ont fait inscrire dans les traités qu'en cas de sortie d'un Etat débiteur de la zone euro, son solde Target doit être maintenu en euros.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsOn peut donc résumer le système et le problème des Target en deux question fondamentales. D'abord, est ce que les Target doivent être maintenus en euros comme inscrits dans les traités? Ou alors est ce que l'on accepte qu'ils soient re dénominés en monnaie nationale? La meilleure solution est la deuxième pour la simple et bonne raison que cette règle des traités est inapplicable dès que le solde Target est trop élevé. Et même quand le solde est faible, cette règle est contestable d'un point de vue politique comme d'un point de vue philosophique. Ensuite la deuxième question à se poser c'est : En cas de défaut ou de dépréciation sur les soldes Target, qui paye la perte? Est ce qu'on laisse la monnaie prendre le choc ou alors on fait appel au contribuable? Et quels contribuables? Les Allemands, les Italiens ou alors les Européens qui sont entre les deux avec la BCE? Sachant que les Allemands sont les créanciers et que les Italiens sont les débiteurs. Bien sûr, faire payer les contribuables est stupide en plus d'être injuste. Pour ce qui est des Allemands, il faut savoir qu'on nous a vanté les mérites du modèle Allemand. En réalité, c'est une fraude. Leurs habitants s'appauvrissent et la situation démographique en Allemagne est préoccupant. En plus de cela, leurs infrastructures sont vieillissantes et l'Etat n'investit plus. L'économie allemande repose sur des secteurs dépassés et elle est très dépendante des exportations. Et l'Allemagne qui était déjà en 2019 au bord de la récession est en train de connaître en 2023 la récession. Donc sans l'euro qui donne un avantage considérable pour le commerce de l'Allemagne, son économie prendrait un certain choc. Mais si on plus on lui retire de la monnaie du système pour faire payer les Target au contribuable allemand, on bousille l'économie. Car cela veut dire contracter une économie déjà en récession et qui a besoin d'investissements publics pour maintenir la croissance et mettre à niveau les infrastructures.
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il y a 3 ans
L'économie allemande a également besoin d'investissements privés pour se restructurer. et s'adapter à ce nouveau contexte économique. L'Allemagne va donc devoir assumer ses choix. Elle a accepté de figer le taux de change de sa monnaie à 1 pour 1 avec des économies moins compétitives que la sienne. Il ne faut pas s'étonner que plus de deux décennies plus tard, on constate des différences et des déséquilibres énormes entre ces pays. L'euro met l'Allemagne dans un sacré dilemme. Car l'Allemagne a profité de l'euro pour booster ses exportations au détriment de ses voisins. Mais le revers de la médaille, c'est d'accumuler des centaines de millairds d'euros de monnaie centrale en provenance des pays du sud qui sont exposés à une dépréciation en cas de sortie d'un de ses Etats de la zone euro.
La Bundesbank peut boucher ce trou comptable par elle même en à l'actif un reliquat Target figé indéfiniment. Ou bien en le remplaçant par des billets, ce qui revient au même. C'est sûr que cette perte ronge la valeur potentielle du nouveau mark. Mais ça c'est seulement la conséquence normale du fonctionnement de l'euro. Qui a forcé la Bundesbank à créer de la monnaie en échange d'un actif dont elle pensait à tort qu'il aurait la même valeur pour toujours. Encore une fois, la richesse ça ne se décrète pas. Ce n'est pas parce que quelqu'un a écrit dans les traités d'un euro en Allemagne vaut un euro en Italie que c'est vrai pour autant. Et ça ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Les Allemands vont cependant payer un prix pour l'euro qui est bien inférieur à celui payé par les Grecs. Donc taxer les Allemands pour les Target, ça n'a aucun sens. Mais pour les Italiens, c'est la même chose. Certes cela peut sembler contre intuitif. Mais ilfaut se rappeler que l'acheteur italien a payé son fournisseur allemand. On lui a fait une facteur à l'instant T où le taux de change entre l'Italie et l'Allemagne était de 1 pour 1.
La Bundesbank peut boucher ce trou comptable par elle même en à l'actif un reliquat Target figé indéfiniment. Ou bien en le remplaçant par des billets, ce qui revient au même. C'est sûr que cette perte ronge la valeur potentielle du nouveau mark. Mais ça c'est seulement la conséquence normale du fonctionnement de l'euro. Qui a forcé la Bundesbank à créer de la monnaie en échange d'un actif dont elle pensait à tort qu'il aurait la même valeur pour toujours. Encore une fois, la richesse ça ne se décrète pas. Ce n'est pas parce que quelqu'un a écrit dans les traités d'un euro en Allemagne vaut un euro en Italie que c'est vrai pour autant. Et ça ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Les Allemands vont cependant payer un prix pour l'euro qui est bien inférieur à celui payé par les Grecs. Donc taxer les Allemands pour les Target, ça n'a aucun sens. Mais pour les Italiens, c'est la même chose. Certes cela peut sembler contre intuitif. Mais ilfaut se rappeler que l'acheteur italien a payé son fournisseur allemand. On lui a fait une facteur à l'instant T où le taux de change entre l'Italie et l'Allemagne était de 1 pour 1.
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il y a 3 ans
Quand il a payé, c'est terminé. Et ce n'est pas de sa faute si aujourd'hui il y a des déséquilibres dans les comptes des banques centrales. Il faut imaginer qu'on achète quelque chose à un fournisseur en dehors de la zone euro situé n'importe où mais qui accepte d'être payé en euros. La facture est payé en euros. Apparemment tout va bien mais quelques années après, le fournisseur vient te voir et dit que puisque l'euro s'est déprécié de 10% par rapport à sa monnaie, il faut payer une rallonge de 10% sur la facture. Cela n'a aucun sens. Là, c'est pareil. On ne va pas demander à un Italien de payer des années plus tard une somme qui correspond en fait à l'application d'un taux de change rétroactif sur sa facture. Et la facture ici, c'est le solde Target de l'Italie. Donc faire payer les italiens n'aurait pas de sens. Cependant, faire payer les Européens serait encore plus idiot. Il se trouve que la BCE sert d'intermédiaire entre les banques centrales de la zone euro. D'abord quand la banque d'Italie doit 500 milliards d'euros à la Bundesbank, c'est un arrondi. Et cela ne correspond pas vraiment à la réalité. Cela peut se comprendre dans le cas d'une explosion généralisée de l'euro. Car si tout le monde fait défaut successivement sur les Target, à la fin c'est sur l'Allemagne que tout l'échafaud retombe en fin de compte. Puisque la BCE sert d'intermédiaire, l'Italie doit 500 milliards d'euros à la BCE et c'est la BCE qui les doit ensuite à la Bundesbank en majorité. Et une partie est du aux autres banques créditrices du système. Cette nuance est importante car si l'Italie fait défaut sur les Target en sortant de l'euro et que l'euro et la BCE survivent à ce choc, l'Allemagne ne sera pas la seule à devoir assumer la perte. Comme l'Italie fera défaut envers la BCE et non envers la Bundesbank, la perte sera réparti entre les actionnaires de la BCE, c'est à dire les Etats membres de la zone euro à proportion de leur part dans l'eurozone.
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il y a 3 ans
Une fois l'Italie sortie, la France comptera pour 20 à 21% de tout cela, Cela signifiera que la Banque de France ramassera jusqu'à potentiellement 21% des Target non soldés. Soit u peu plus de 100 milliards d'euros. On parle de la monnaie créée en Italie qui est allé en Allemagne et qui n'a pas fait le chemin inverse. En plus, l'Allemagne a toujours refusé de mutualiser les dettes des Etats ou tout autre mécanisme de répartition des richesses. Vu les sommes engagés, cela se comprend. Cela veut aussi pour les dettes de la Deutsche Bank La solidarité européenne, c'est avant tout quand cela arrange les élites allemandes. Si l'euro explose et que les Allemands ne sont pas contents de se ramasser des pertes sur les Target des autres, cela ne sert à rien de les blâmer. Car eux ont payé. Ce sont les conséquences du fonctionnement normal de l'euro. Les concepteurs de l'euro ainsi que sa mise en place sont clairement responsables. Helmut Kohl a d'ailleurs admis avoir imposé l'euro aux Allemands Il l'a reconnu dans une interview donné en 2002 mais publiée seulement en 2013. Il avait déclaré qu'ils auraient perdu un référendum sur l'introduction de l'euro. Et ce avec 70% d'opposition. Il a admis par la suite avoir agi comme un dictateur. Il ajoute qu'il a adopté l'euro comme un symbole de la construction européenne. Et aussi pour qu'il n'y a plus de guerre en Europe soit disant. En gros, le mec a pris une décision économique et monétaire d'envergure sur la base d'un traumatisme émotionnel. Concrètement c'est l'euro et la construction européenne qui fait renaître le ressentiment entre les peuples européens. De plus, l'attitude non coopérative de Gerhard Schroder n'a rien arrangé. En appliquant les lois Hartz qui ont détruit le droit du travail ainsi qu'une grande partie des protections sociales allemandes pour booster la compétitivité de l'Allemagne, il a accéléré le processus de création des déséquilibres dans la zone euro.
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il y a 3 ans
D'abord on peut figer les soldes Target tels quels dans les comptes des banques centrales sans qu'on n'y touche plus. Après tout dans le cadre de l'euro, l'Italie peut avoir un solde négatif de n'importe quel montant et de n'importe quelle durée sans lui demander de le solder avec des actifs un peu plus tangibles que sa propre monnaie. Ce système a produit ce que l'on connait Faire cela équivaut pour l'Allemagne à monétiser sa perte. Mais politiquement, c'est différent d'un défaut italien, car là, les deux parties se seraient entendus pour dire qu'elles ne se doivent rien. Il est peu probable que cela se passe comme cela mais c'est une option. Une solution plus juste et intelligente pour les deux parties est que l'Allemagne accepte la redénomination en monnaie nationale des soldes Target. Les 500 milliards d'euros italiens détenus par le Bundesbank deviendraient 500 milliards de lire. La lire n'ayant cours qu'en Italie, cet argent reviendrait immédiatement dans l'économie italienne. D'un autre côté, la Bundesbank enregistrerait quand même une perte à cause de la dépéciation de la lire. Mais elle serait moindre que dans le cas d'un défaut total. Enfin, une troisième solution qui peut être complémentaire, serait que l'Italie paye une partie de son solde en euros ou avec de s actifs éligibles, dans la limite de ses moyens forcément. Mais si les créanceirs sont arrangeants, les débiteurs peuvent l'être aussi. C'est tout l'intérêt de se mettre autour d'une table et de négocier : pour éviter un défaut total qui fâcherait tout le monde. C'est pour cela que les dettes Target ne sont pas vraiment des dettes. Parce que quand on parle de banques centrales, les notions de dette et de monnaie se confondent. Après tout, la monnaie, c'est de la dette. Dire de la Bundesbank qu'elle accumule les dettes de la banque centrale d'Italie ou qu'elle accumule de la monnaie italienne, c'est pareil. C'est de la monnaie.
C'est la clé pour comprendre la situation
Ce n'est pas de la dette, c'est de la création monétaire
Là subitement tout devient plus clair, tout l'enfumage se dissipe
Ce n'est pas de la dette, c'est de la création monétaire
Là subitement tout devient plus clair, tout l'enfumage se dissipe
Au plaisir ~
il y a 3 ans
C'est la clé pour comprendre la situation
Ce n'est pas de la dette, c'est de la création monétaire
Là subitement tout devient plus clair, tout l'enfumage se dissipe
Ce n'est pas de la dette, c'est de la création monétaire
Là subitement tout devient plus clair, tout l'enfumage se dissipe
Surtout qu'ajourd'hui, la monnaie, c'est de la dette.
Et les politiques qui n'arrêtent pas de nous qu'il faut rembourser la dette. Mais la réalité c'est que si on remboursait toute la dette, il n'y aurait plus un seul euro dans nos comptes en banque. Il n'y aurait plus un seul euro dans la masse monétaire. La monnaie, c'est de la dette, si on rembourse la dette, plus de monnaie, c'est aussi simple que ça.
Et les politiques qui n'arrêtent pas de nous qu'il faut rembourser la dette. Mais la réalité c'est que si on remboursait toute la dette, il n'y aurait plus un seul euro dans nos comptes en banque. Il n'y aurait plus un seul euro dans la masse monétaire. La monnaie, c'est de la dette, si on rembourse la dette, plus de monnaie, c'est aussi simple que ça.
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il y a 3 ans
Pas de soucis.
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il y a 3 ans
Et bien évidemment aujourd'hui avec Meloni, bah, c'est pas différent.
Où est donc passé la fameuse “flat tax” de 15% sur tous les foyers que Meloni avait promis?
Ah oui c'est vrai, la commission européenne a refusé.
Meloni avait promis une politique de relance publique. Pas de chances, la Commission européenne l'a obligé à faire le contraire : coupes budgétaires pour 1,5 Md€ et rigueur dans tous les ministères.
Pas de relance possible donc.
Une taxe exceptionnel sur les profits bancaires? Manque de pot, la BCE refuse.
Qu'en est il de la promesse quant à la retraite abaissée? Je rappelle que Meloni avait dit qu'elle abaisserait les retraites que Draghi avait mis à 67 ans.
Bah l'UE refuse donc c'est non.
Source :
https://www.lesechos.fr/m[...]rtaines-promesses-1971543
El famoso big bang fiscal :
https://www.sudouest.fr/i[...]-bang-fiscal-14458354.php
Source pour le refus de la BCE concernant la taxe bancaire. :
https://www.bfmtv.com/eco[...]ques_AV-202308180201.html
Où est donc passé la fameuse “flat tax” de 15% sur tous les foyers que Meloni avait promis?
Meloni avait promis une politique de relance publique. Pas de chances, la Commission européenne l'a obligé à faire le contraire : coupes budgétaires pour 1,5 Md€ et rigueur dans tous les ministères.
Pas de relance possible donc.
Une taxe exceptionnel sur les profits bancaires? Manque de pot, la BCE refuse.
Qu'en est il de la promesse quant à la retraite abaissée? Je rappelle que Meloni avait dit qu'elle abaisserait les retraites que Draghi avait mis à 67 ans.
Bah l'UE refuse donc c'est non.
Source :
El famoso big bang fiscal :
Source pour le refus de la BCE concernant la taxe bancaire. :
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il y a 3 ans








