LA PERTE DE POIDS EN FIGHT WEEK, MODE D’EMPLOI
"Il y a plusieurs stratégies avant même le cutting. Premièrement, il y a la décharge glucidique: on enlève tous les glucides, ou du moins tout le glycogène dans le corps, dans le foie et dans les muscles", dissèque Vincent Dutilly. "Pour stocker un gramme de glycogène, tu as besoin de quasiment quatre grammes d’eau. Par rapport à ta masse musculaire, on parle de 1kg jusqu'à 2,5kg au total selon les gabarits."
Ensuite, vient la "stratégie des résidus". "En gros, on va enlever toutes les fibres du corps", enchaîne le bodybuilder. "Parce que les fibres que tu manges, dans les fruits, dans les légumes, dans les céréales, se déposent dans le système digestif, dans les intestins. Ce qu’on fait, c’est qu’on ne va quasiment plus manger de fibres pendant deux, trois ou quatre jours. Vu qu'il n'y a plus rien, à force, ton corps évacue aux toilettes. Grâce à ça, en ne mangeant plus aucune fibre, on va encore gagner 1kg, voire 1,5kg."
Troisième étape: la perte de sel, de sodium. "Forcément, le sel retient de l'eau. Donc quand on va l'enlever, le plus tard possible pour ne pas stresser le corps, celui-ci – vu qu’il y a moins de sel – va excréter plus d'eau. Tu peux donc déjà avoir perdu entre 2kg et 4kg si tu fais tout ça."
Et enfin vient le cutting, une épreuve – souvent nocturne – exécrée par à peu près tous les combattants. "Là, tu perds du poids dû à la déshydratation, avec le sauna ou le bain", conclut Vincent Dutilly.
Et c’est ainsi que...
