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Et c'est signé "Z" comme "Harry se lève" !
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VI
L'harmonie
HARMONIE
Le chiffrage.

Le chiffrage a plusieurs origines. Il apparait à l'époque baroque pour guider certaines parties improvisées. L'interprète de la ligne de basse devait reconstituer les harmonies avec l'aide de ce chiffrage. Ce procédé d'apelle la réalisation de la basse continue. Caccini est un bon exemple car il est une des premières formes de notation expérimentée. C'est un chiffrage d'intervalles très éloigné de ce qui se pratiquera ultérieurement. Car rien n'est indiqué qu'il s'agit d'accords de quinte. Les chiffrages indiquent eux même les dissonances. Les altérations agissent différemment d'aujourd'hui car le dièse pour la sixte sur ré signale sur le si est bémol. Le chiffrage sur la basse continue disparait avec la fin du baroque. Suite à un siècle et demi d'interruption, le XXème siècle voit le chiffrage renaître. C'est un chiffrage d'improvisation : celui du jazz. Dans la pratique les partitions n'indiquent généralement que la ligne mélodique surmontée surmontée du chiffrage des accords. Le musicien doit trouver et la basse et la réalisation. L'envie de comprendre la musique tonale et de perfectionner son écoute intérieure a conduit à une troisième méthode, à savoir le chiffrage d'analyse harmonique. Il vaut mieux essayer plusieurs solutions de mise en page d'analyse harmonique avant de choisir celle que nous convient le mieux. Une d'elle cependant offre une meilleure visibilité et fait apparaître de nombreuses informations utiles pour l'analyse ( tonalités, degrés, accords, cadences, notes étrangères, fonctions ) et évite bien des ambiguités. Plus on progresse et moins il sera besoin de surcharger une partition d'indications souvent d'importance secondaire. Il y a souvent une confusion entre indiquer les fonctions d'une part, c'est à dire Dominante notée D, sous dominante notée SD ou S, Tonique notée T, et d'autre part indiquer les degrés comme I, II, III, etc....

Pour former un accord de 3 sons, il faut superpose 2 tierces. Exemple : do - mi, puis mi - sol, soit - do-mi-ol. La première des 3 notes est dite note fondamentale de l'accord. La superposition de deux tierces forme une quinte par rapport à la fondamentale : do - sol. Quand cette quinte est juste l'accord est dit parfait. Autrement le nom de l'accord prend le nom du type de sa quinte, soit accord de quinte diminuée ou accord de quinte augmentée. Un accord parfait peut être majeur ou mineur et c'est sa première tierce ( celle formée à partir de la fondamentale ) qui lui donne sa qualification. A noter que sur le premier degré d'une gramme majeure la première tierce de l'accord est elle même majeure. De même sur le premier degré d'une gamme mineure, la première tierce de l'accord est mineure.
Pour ce qui est du chiffrage des accords de 3 sons, il faut savoir que cet accord présente un état dit fondamentale ( le basse est la note fondamentale ) et 2 renversements ( la basse est la tierce ou la quinte de l'état fondamentale ). Le chiffrage de l'état fondamental d'un accord de 3 sons est 5 ( ou rien ). Le chiffrage du premier renversement est 6. Le chiffrage du second renversement est 6/4. Toute altération accidentelle doit être signalée dans le chiffrage. Si l'intervalle portant l'altération n'est pas dans le chiffrage, il doit être complété. Une altération seule signale toujours une altération de la tierce. Quand la quinte d'un accord de quinte est omise, le seul moyen de signaler cette absence est de signaler la présence dans la tierce. Il n'y a pas de chiffrage pour signaler l'absence de la tierce, celle ci étant vraiment exceptionnelle ( on peut cependant utiliser le chiffrage 5/0 même s'il ne n'est pas généralisé. Un chiffre barré signifie un intervalle diminué. Un + signale la sensible. Il vaut mieux sans doute indiquer le chiffrage des accords comme un indice du degré de l'accord. La méthode la plus usuelle consistant à indiquer les degrés sous la ligne basse et les chiffrages d'intervalles au dessus de la ligne de basse offre une moins bonne lisibilité du au manque de place dans la plupart des partitions.



L'état fondamentale.
L'accord de quinte est l'accord de 3 sons à l'état fondamental : sa basse est la note fondamentale. Les intervalles dans cette position constituent l'accord peuvent se réduire à une suite de tierces. Lors de l'analyse harmonique, pour trouver le degré d'un accord il faut ramener celui ci à son état fondamental. L'accord parfait à l'état fondamental est l'accord stable par excellence. Il peut se rencontrer à tout moment dans une oeuvre. C'est à lui de conclure une phrase ou de terminer une oeuvre.


L'accord de sixte.
Un accord de sons présente 2 renversements; Le premier renversement se nomme accord de sixte. Il s'obtient quand la tierce de l'accord de 3 sons à l'état fondamental devient la basse. l'accord de sixte ne peut pas servir pour conclure. A cette exception près, on peut la trouver à tout moment. Cet accord est assez caractéristique des récitatifs, moments de l'oratorio ou de l'opéra où le texte chanté fait progresser l'action dramatique notamment comme dans l'extrait de la Passion selon saint Mattheiu de J.S. Back qui commence par le premier renversement d'un accord parfait de la dominante de la majeur.


L'accord de quarte et sixte.
Un accord de 3 sons présente 2 renversements. Le deuxième renversement se nomme accord de quarter et sixte. Il s'obtient quand la quinte de l'accord de 3 sons à l'état fondamental devient la basse : l'accord de quarte et sixte est un accord instable. Cette instabilité vient de l'intervalle de quarter existant entre la basse et une autre voix. En effet si la quarte est consonante comparée aux secondes et aux septièmes, elle est dissonante comparée aux quintes, octaves, tierces et sixtes. Du à cette dissonance, les compositeurs ont pris des précautions méthodiques pour utiliser cet accord : ils l'ont traité comme un accord de passage, soit comme un accord broderie ou soit comme un accord de la dominante ( la quarte et sixte cadentielle ).


Les septièmes.
Un accord de septième est un accord de 4 sons. On l'obtient en superposant une tierce à un accord de quinte. Cette nouvelle note forme une septième avec la note fondamentale. Dans la pratique il n'y a souvent que 3 sons émis. Les compositeurs y parviennent en supprimant soit la quinte, soit la fondamentale de l'accord. L'intervalle de septième est considéré comme dissonant. Les compositeurs classiques ont utilisé quelques précautions mélodiques pour adoucir cette tension : le septième se préparer : elle existe déjà de manière consonantes dans le premier accord. Ensuite cette note consonante devient la septième su second accord ( donc une note dissonante ). 3 : La dissonance se résout conjointement par mouvement descendant, sur une note d'un troisième accord. Un septième non préparée se nomme une septième attaquée. De même qu'il y a différents types d'accord de 3 sons, il y a différents accords de septièmes. Le mode mineur harmonique est parfait pour les découvrir car chacun de ses degrés porte un type d'accord différent. En rupture avec l'esprit de la Renaissance, le début de l'époque baroque vit les compositeurs italiens attaquer tous les types de dissonances. A partir du XVIIIème siècle la situation change et seules les septièmes de dominante et les septièmes diminuées seront encore couramment attaquées. Pour que les autres septièmes, dits d'espèce, soit à nouveau attaquées, il faut attendre la fin du XIXème siècle et surtout le XXème siècle. Dans la musique de jazz, les septièmes sont couramment attaquées d'autant qu'un accord sans septième y est rare.

La septième de dominante.
L'accord de septième de dominante se construit sur le cinquième degré ( la dominante ) est y est identique en majeur et en mineur. Ses intervalles sont ceux d'un accord parfait majeur additionné d'une septième mineure. Sa tierce est la sensible du ton ( notée + ). L'intervalle entre la sensible et la septième est une quinte diminuée ou une quarter augmentée ( triton ). Cet intervalle constitue la tension centrale de l'accord de septième de dominante. Sa résolution usuelle se fait par mouvement contraire sur un accord de tonique par 2 mouvements obligés : la sensible monte à la tonique et la septième se résout en descendant sur la médiante. Une septième de dominante possède un état fondamental et 3 renversements. L'état fondamental se chiffre 7/+. Le premier renversement quand la tierce est à la basse, se nomme sixte et quinte diminuée et ce chiffre 6/5 barré. Le deuxième renversement quand la quinte est à la basse, se nomme sixte sensible et ce chiffre +6. Le troisième renversement quand la septième est à la basse, se nomme triton et se chiffre +4. Contrairement aux accords de quinte où chaque note altérée doit être signalé, le chiffrage de la septième de dominante est invariable. Il faut la prendre comme une indication d'intervalles absolus. Un do chiffré + 6 donnera l'accord do - mi b - fa - la, quelle que soit l'armure. Il faut faire attention aussi à ne bas barrer le sept car cela signifie sept diminué. Le signe + veut dire note sensible et pas intervalle augmentée. La septième de dominante est l'accord de septième le plus fréquent.Au début de Choral en mi b majeur de J.S. Back, il constitue le seul accord de septième. La première septième apparaît fugitivement comme une note de passage. La seconde est en revanche nette dans la forme de cadence parfaite. Aucune de ces deux septièmes n'est préparée. La sonorité de la septième de dominante est particulièrement stable car ses notes reflètent approximativement les 8 premiers harmoniques naturels.
il y a un an
:feels:

Bon tg
:GD_easy:
il y a un an


:PeepoBored:
il y a un an

:Headbang:
Et c'est signé "Z" comme "Harry se lève" !
il y a un an
Ma pépite favorite.
Ces mecs sont les plus barges.

Tout est bon dans ce groupe
:risi_popcorn:


Une réponse sans stickers est à prendre au premier degré.
il y a un an



:Headbang:
Et c'est signé "Z" comme "Harry se lève" !
il y a un an

Celle-là est moins hard
:pikacute:
Et c'est signé "Z" comme "Harry se lève" !
il y a un an


:lapinmalinlecture:
il y a un an
des zinzins fruités
:OoOoOoOoOohh:
:ohzepavrai:
il y a un an


:lapinmalinbaise:
il y a un an


:bugs_bunny_roi_couronne:
il y a un an

Pendant 2 ans j'étais pas allé plus loin que Cult of Personality, quelle erreur
:cody1:
Et c'est signé "Z" comme "Harry se lève" !
il y a un an


La septième de dominante sans fondamentale.

La septième de dominante est souvent présentée sans sa fondamentale. Elle devient alors un accord de 3 sons. Cette spécificité peut être signalée via chiffrage. L'état fondamental par définition ne peut exister sans fondamentale. Le premier renversement 6/5 barré devient 5 barré. Le second renversement +6 devient +6/3. Le troisième renversement +4 devient 6/+4. Quand la septième de dominante est exprimée sans quinte, le chiffrage ne signale pas cette omission. A noter que comme la septième de dominante sans fondamentale reste une dominante, il vaut mieux généralement indiquer son degré par V que par VII. C'est un des rares cas où il y a une fusion entre chiffrer des degrés et chiffrer des fonctions.
Les septièmes majeures et mineurs.
L'accord dit de septième majeure ( abréviation 7M ) est formé d'un accord parfait majeur et d'une septième majeure. Il se trouve sur les degrés I et IV en majeur et VI en mineur. L'accord dit de septième mineure ( abréviation 7m ), est formé d'un accord parfait mineur et d'une septième mineure. Il se trouve sur les degrés II, III et VI en majeur et IV en mineur. Le chiffrage de ces 2 accords est : 7 à l'état fondamental, 6/5 pour le premier renversement, 4/3 pour le second renversement, 2 pour le troisième renversement. Ces chiffrage n'indiquent que les intervalles minimum pour comprendre le type d'accords. Quand il y a des altérations, il faut ajouter devant les chiffres concernés.


Le septième diminué.
L'accord de septième diminuée se trouve sur le septième degré en mineur. Son chiffrage est invariable à l'exception du second renversement qui nécessite parfois de préciser la nature de la tierce. 7 barré pour l'état fondamental, +6/5 barré pour le premier renversement, +4/3 pour le second renversement, +2 pour le dernier renversement. On retrouve à la suite 7, 6/5, 4/3 et 2 des septièmes majeures et mineures, complétées par des indications d'intervalles diminués et de sensibles. Cet accord est généralement utilisé comme une neuvième de dominante mineure sans fondamentale. Il est donc souvent préférable de considérer sa fonction ( dominante ou V ) plutôt que son degré ( sensible ou VII ). Il est parfois dur de trouver à l'oreille la fondamentale d'un accord de septième diminuée. En effet comme il est formé de 3 tierces mineures et d'une seconde augmentée ( enharmonie de tierce mineure à, c'est un accord symétrique. Ce n'est que l'orthographe (altération utilisées à et le contexte ) qui permettent d'isoler la seconde augmentée ou la septième diminuée dans la suite des tierces mineures, et donc de trouver la fondamentale : sol - si - ré - fa est le VII de la mineur, alors que la b-si-ré-fa de sonorité identique, est le VII de do mineur.

La septième et quinte diminuée.
Ce type de septième se voit soit sur le second degré en mineur, soit sur le septième degré en majeur. Ses intervalles sont ceux d'un accord de quinte diminuée additionné d'une septième mineure. L'accord du second degré, l'accord se 7/5 barré se chiffre comme suit : 7/5 barré à l'état fondamental, 6/5 pour le premier renversement, 4/3 pour le second renversement, 2 pour le troisième renversement; Pour l'accord du septième degré, dit septième de sensible, il est généralement utilisé comme une neuvième de dominante majeure sans fondamentale. Ses chiffrages sont : 7/5 barré à l'état fondamental, 5/+6 pour le premier renversement, 3/+4 pour le second renversement, 4/+2 pour le troisième renversement. A noter l'inversion de certains intervalles. En effet la septième de cet accord serait la neuvième de l'accord complet et à ce titre, doit toujours être plus aigué que la sensible ( voir les neuvièmes ).


La neuvième de dominante.
La neuvième de dominante est un accord de 5 sons. Sa qualification est différente selon le mode : accord de neuvième majeure de dominante en majeur et accord de neuvième mineure de dominante en mineur. La neuvième de dominante présente un état fondamental et seulement 3 renversements. En effet le renversement avec la neuvième à la baisse est inusité. Ses chiffrages sont les suivants : état fondamental : 9/7 + ( les altérations de la neuvième doivent être indiquées ). Premier renversement : en majeur 7/6/5 barré et en mineur 7 barré/6/5 barré. Seconde renversement : en majeur 5/+6/4 et en mineur 5 barré/+6/4. Troisième renversement : 3/+4/2 ( les altérations de la tierce doivent être indiquées ). Le quatrième renversement, la neuvième à la basse, est inusité avec l'accord complet. A noter l'inversion de certains intervalles dans le chiffrage. Ils indiquent que dans sa disposition usuelle, la note formant neuvième doit toujours être plus aigue que la sensible. Attention au fait que si le fondamentale et la quinte de l'accord peuvent être omises, la tierce et le septième doivent être présentes. Cet accord utilisé à l'époque baroque devient très fréquent à partir du classicisme et y conserve toutes les caractéristiques des septièmes de dominante qu'il contribua à enrichir. Sa note supplémentaire, la neuvième, est couramment attaquée est se résout par un mouvement descendant. On voit comment elle trouve une place naturelle dans une des Mazurka de Chopin dans opus 7 numéro 1.

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il y a un an