Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Les justifications apportées ont été nombreux. La plupart se sont révélées peu convaincantes. La plus connue fut celle de Robert Mundell. Un article de 1961 en particulier qui a attiré l'attention.
Cet article est " A Theory of Optimum Currency Area " publié dans American Economic Review volume 51 numéro 3 dans ses pages 657 665.
Le constat de base quoique théorique était qu'une économie dans le cadre d'un régime de libre échange et de libéralisation des capitaux, une économie ne pouvait pas voir de politique monétaire indépendante. En particulier avec une mobilité parfaite des capitaux. Aux gouvernements européens on a présenté l'argument que la politique monétaire devait se faire au niveau fédéral. Et cela partait justement d'un principe de libéralisation des capitaux et de libre échange quasi intégral.
Ce n'est pas comme si la réalité donnait raison à l'article de Mundel à ce moment là. Car dans la plupart des pays il y avait encore des contrôles de capitaux. La situation de Mundell n'était pas une réalité qui s'imposait, loin de là. En fait, cela part d'une théorie présupposée, la théorie néoclassique de Léon Walras de la fin du XIXème siècle qui veut que la libre circulation des capitaux et le libéralisme économique permettent un rapprochement de l'économie au cadre de l'équilibre général, ce dernier étant justement théorisé par Walras. On a tenté de modifier la réalité pour qu'elle soit conforme à la réalité. La théorie néoclassique a également pour défauts de croire naivement à l'homogénéité des agents et des situations, sans oublier ses idées d'absence de monnaie. Malgré le manque de fondement scientifique des travaux de Mundell, ces mêmes travaux ont servi de base d'un discours ayant cherché à présenter la monnaie unique comme la solution.
Cet article est " A Theory of Optimum Currency Area " publié dans American Economic Review volume 51 numéro 3 dans ses pages 657 665.
Le constat de base quoique théorique était qu'une économie dans le cadre d'un régime de libre échange et de libéralisation des capitaux, une économie ne pouvait pas voir de politique monétaire indépendante. En particulier avec une mobilité parfaite des capitaux. Aux gouvernements européens on a présenté l'argument que la politique monétaire devait se faire au niveau fédéral. Et cela partait justement d'un principe de libéralisation des capitaux et de libre échange quasi intégral.
Ce n'est pas comme si la réalité donnait raison à l'article de Mundel à ce moment là. Car dans la plupart des pays il y avait encore des contrôles de capitaux. La situation de Mundell n'était pas une réalité qui s'imposait, loin de là. En fait, cela part d'une théorie présupposée, la théorie néoclassique de Léon Walras de la fin du XIXème siècle qui veut que la libre circulation des capitaux et le libéralisme économique permettent un rapprochement de l'économie au cadre de l'équilibre général, ce dernier étant justement théorisé par Walras. On a tenté de modifier la réalité pour qu'elle soit conforme à la réalité. La théorie néoclassique a également pour défauts de croire naivement à l'homogénéité des agents et des situations, sans oublier ses idées d'absence de monnaie. Malgré le manque de fondement scientifique des travaux de Mundell, ces mêmes travaux ont servi de base d'un discours ayant cherché à présenter la monnaie unique comme la solution.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsCes travaux expliquaient que la monnaie unique, soit l'euro, avait deux avantages théorique. D'abord celui de faire disparaître d'une part les incertitudes liées aux fluctuations des taux de change, et d'autre part de faire disparaître les coûts de transaction. Ensuite il y a la suppression de la concurrence entre les monnaies qui devait aboutir à une politique monétaire unique permettant à son tour plus de cohérence aux politiques économiques de la zone euro.
Pour ce qui est des coûts de transactions néanmoins, il faut dire qu'ils sont importants uniquement dans le cadre d'un système de taux de change flottants et sous la pression de marchés financiers libéralisés permettant des opérations spéculatives. Mais les incertitudes comme les coûts sont réduits en situation de taux fixés pour des périodes déterminés avec des mouvements de capitaux contrôlés. De plus, concernant le deuxième avantage hypothétique, la notion de concurrence entre les monnaies implique liberté totale des capitaux. Il est possible que les Etats veuillent attirer le plus de transactions possibles sur leur monnaie par la hausse des taux d'intérêts notamment. Encore faut il que cet Etat veuille avoir le taux de change le plus élevé.
Alors ce n'est pas forcément le cas, loin de là puisqu'un taux de change moins élevé signifie avoir une monnaie qui est sous évalué. Or, cela a un avantage au niveau du commerce. Le taux d'intérêt ne devient objet de concurrence entre les pays qu'en situation de liberté des capitaux. L'autre problème de Mundell c'est que dans sa théorie qui s'inscrit dans le cadre de la théorie néoclassique, il n'y a pas d'incertitude. On voit que l'hypothèse d'un défaut sur une dette est exclue mais on nous dit que les agents économiques qui ont des anticipations rationnelles vont détecter les dettes susceptibles de ne pas être remboursés, par avance. Et que les agents vont donc les éviter.
Pour ce qui est des coûts de transactions néanmoins, il faut dire qu'ils sont importants uniquement dans le cadre d'un système de taux de change flottants et sous la pression de marchés financiers libéralisés permettant des opérations spéculatives. Mais les incertitudes comme les coûts sont réduits en situation de taux fixés pour des périodes déterminés avec des mouvements de capitaux contrôlés. De plus, concernant le deuxième avantage hypothétique, la notion de concurrence entre les monnaies implique liberté totale des capitaux. Il est possible que les Etats veuillent attirer le plus de transactions possibles sur leur monnaie par la hausse des taux d'intérêts notamment. Encore faut il que cet Etat veuille avoir le taux de change le plus élevé.
Alors ce n'est pas forcément le cas, loin de là puisqu'un taux de change moins élevé signifie avoir une monnaie qui est sous évalué. Or, cela a un avantage au niveau du commerce. Le taux d'intérêt ne devient objet de concurrence entre les pays qu'en situation de liberté des capitaux. L'autre problème de Mundell c'est que dans sa théorie qui s'inscrit dans le cadre de la théorie néoclassique, il n'y a pas d'incertitude. On voit que l'hypothèse d'un défaut sur une dette est exclue mais on nous dit que les agents économiques qui ont des anticipations rationnelles vont détecter les dettes susceptibles de ne pas être remboursés, par avance. Et que les agents vont donc les éviter.
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il y a 3 ans
C'est la fameuse clause de transversalité qui a été expliqué par Blanchard et Fisher dans " Lectures on Macroeconomics ", Cambridge. Pour en savoir plus sur l'hypothèse de rationnalité des agents, il faut se tourner vers " The New Naoclasssical Synthesis and the Role of Monetary Policy ".
En ce qui concerne les avantages de la monnaie unique, avantages supposés, ils sont mis en avant d'autant plus qu'il y aurait une zone commerciale qui serait intégrée. Or, les discours sur le Marché unique puis sur l'euro ne se sont pas révélés vrais puisque la part de la zone euro dans le commerce des pays membres varie de manière considérable. Ainsi durant le début des années 2010 on était sur du 70% pour l'Espagne mais même pas 40% pour ce qui est de la Grèce. La France était à 50%. Il faut croire que la théorie de Mundell a suffit en elle même pour servir d'argument implacable pour justifier la mise en place de l'euro. C'est le fameux fédéralisme furtif dont parlait Philippe Villin, qui était opposé à l'euro.
La théorie semblait oublier les disparités entre les régions économiques qu'entraînerai la mise en place de l'euro. Des disparités provoquées par une impossibilité de mobilité parfaite des capitaux et des travailleurs. De plus, il ne faut pas oublier de mentionner la solidarité budgétaire et fiscale. Le véritable objectif n'était pas tant économique ou l'efficacité économique. Il s'agissait de faire l'Europe et plus précisément les Etats Unis d'Europe. Encore faut il que les peuples soient d'accord. A noter que la logique repose sur l'idée selon laquelle une série de crises rendrait le fédéralisme inéluctable en Europe, tout comme les marxistes en leur temps croyaient que les crises que connaissaient le capitalisme entraîneraient une fin inéluctable. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs que l'Union européenne apparait de plus en plus comme une sorte d'URSS mais version capitaliste. Je reviendrai sur ce point plus tard.
En ce qui concerne les avantages de la monnaie unique, avantages supposés, ils sont mis en avant d'autant plus qu'il y aurait une zone commerciale qui serait intégrée. Or, les discours sur le Marché unique puis sur l'euro ne se sont pas révélés vrais puisque la part de la zone euro dans le commerce des pays membres varie de manière considérable. Ainsi durant le début des années 2010 on était sur du 70% pour l'Espagne mais même pas 40% pour ce qui est de la Grèce. La France était à 50%. Il faut croire que la théorie de Mundell a suffit en elle même pour servir d'argument implacable pour justifier la mise en place de l'euro. C'est le fameux fédéralisme furtif dont parlait Philippe Villin, qui était opposé à l'euro.
La théorie semblait oublier les disparités entre les régions économiques qu'entraînerai la mise en place de l'euro. Des disparités provoquées par une impossibilité de mobilité parfaite des capitaux et des travailleurs. De plus, il ne faut pas oublier de mentionner la solidarité budgétaire et fiscale. Le véritable objectif n'était pas tant économique ou l'efficacité économique. Il s'agissait de faire l'Europe et plus précisément les Etats Unis d'Europe. Encore faut il que les peuples soient d'accord. A noter que la logique repose sur l'idée selon laquelle une série de crises rendrait le fédéralisme inéluctable en Europe, tout comme les marxistes en leur temps croyaient que les crises que connaissaient le capitalisme entraîneraient une fin inéluctable. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs que l'Union européenne apparait de plus en plus comme une sorte d'URSS mais version capitaliste. Je reviendrai sur ce point plus tard.
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il y a 3 ans
L'autre argument avancé a été l'essentialisme monétaire devant entraîner la théorie dite endogène. Michel Aglieta et André Orléan ont présenté cette doctrine. Cette dernière veut que la monnaie ne soit pas seulement quelque chose d'important pour les économies capitalistes, mais carrément l'institution majeure, centrale. Et l'unification mécanismes économiques des pays de la zone euro se feraient automatiquement avec l'instauration de l'euro selon eux.
Il suffit de lire leur ouvrage intitulé : " La Violence de la monnaie " publié en 1982 pour s'en rendre compte.
Cependant, il faut des institutions dignes de ce nom instaurant la confiance en cette monnaie. La circulation des dettes par exemple publiques comme privées, repose sur des instruments légales ou tacites qui en garantissent le paiement dans la majorité des situations. Pas étonnant que dans les pays où ça ne fonctionnait pas, on a vu des situations de démonétisation malgré les efforts des banques centrales correspondantes pour freiner ou arrêter l'inflation.
Il suffit de lire leur ouvrage intitulé : " La Violence de la monnaie " publié en 1982 pour s'en rendre compte.
Cependant, il faut des institutions dignes de ce nom instaurant la confiance en cette monnaie. La circulation des dettes par exemple publiques comme privées, repose sur des instruments légales ou tacites qui en garantissent le paiement dans la majorité des situations. Pas étonnant que dans les pays où ça ne fonctionnait pas, on a vu des situations de démonétisation malgré les efforts des banques centrales correspondantes pour freiner ou arrêter l'inflation.
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il y a 3 ans
Dès 2003, on voyait un processus de divergence parmi les pays de la zone euro. L'euro amplifiait le processus. La théorie endogène des zones monétaires se révélaient fausses. La politique des taux intérêts élevées de la BCE fut une des raisons, quoique pas la raison principale. Il y a notamment l'euro qui a été à partir de la fin de l'année 2002 surévalué. Cependant, la raison principale réside dans le mécanisme de l'euro en tant que monnaie unique qui a accéléré le processus de divergence au lieu de faire converger les économies de la zone euro comme le prétendaient certains théoriciens.
Ce n'est pas comme si l'histoire n'aurait pas du nous alerter là dessus. Je rappelle que l'histoire économique démontre clairement que dès lors qu'un espace devient plus homogène économiquement via l'abolition des droits de douane à l'intérieur de la zone, via la mise en oeuvre de nouveaux moyens de communications comme les chemins de fer au XIXème siècle voire par l'instauration d'une seule et même monnaie, on a vu une divergence entre les différentes régions d'un point de vue économique. Que ce soit en France et en Allemagne d'ailleurs.
Pour ce qui est de la divergence des économies de la zone euro, il faut lire l'ouvrage " Où en est la convergence des économies de la zone euro? " dans Conjoncture Paribas numéro 2 publié en mars 2008, pages 3 à 21. Ecrit par C. De Lucia.
A cela s'ajoute l'impuissance de ralentir les remises en causes et les atteintes des acquis sociaux dans différents pays. Avoir une monnaie unique et tenter de l'imposer à des pays sont les structures et les conjonctures étaient hétérogènes était manifestement une mauvaise idée. A cela s'ajoute un problème de culture politique différente. Déjà, en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il faut savoir que la tradition gaullienne s'est inscrit dans un cadre particulièrement planificateur et interventionniste.
A l'inverse, l'Allemagne a plongé dans ce que l'on appelle communément l'orthodoxe libérale ou l'ordo libéralisme. De plus, le consentement à l'impôt est une base importante de la démocratie. Et seul la nation peut assurer ce cadre démocratique. Il ne faut pas s'étonner du processus de divergence étant donné quand sans politique budgétaire digne de ce nom, l'euro accélère les processus de divergence fondés sur les écarts de productivités et de coût salarial réel entre les pays de la zone euro. Certes il y a un durant un certain temps un convergence, quoique cette convergence n'a pas duré plus de 4 ans entre la fin de l'année 1997 et la fin de l'année 2001. C'est comme si les pays devaient adhérer à la zone euro et avaient fait preuve de volontarisme pour passer ce cap qu'on pensait décisif.
Ce n'est pas comme si l'histoire n'aurait pas du nous alerter là dessus. Je rappelle que l'histoire économique démontre clairement que dès lors qu'un espace devient plus homogène économiquement via l'abolition des droits de douane à l'intérieur de la zone, via la mise en oeuvre de nouveaux moyens de communications comme les chemins de fer au XIXème siècle voire par l'instauration d'une seule et même monnaie, on a vu une divergence entre les différentes régions d'un point de vue économique. Que ce soit en France et en Allemagne d'ailleurs.
Pour ce qui est de la divergence des économies de la zone euro, il faut lire l'ouvrage " Où en est la convergence des économies de la zone euro? " dans Conjoncture Paribas numéro 2 publié en mars 2008, pages 3 à 21. Ecrit par C. De Lucia.
A cela s'ajoute l'impuissance de ralentir les remises en causes et les atteintes des acquis sociaux dans différents pays. Avoir une monnaie unique et tenter de l'imposer à des pays sont les structures et les conjonctures étaient hétérogènes était manifestement une mauvaise idée. A cela s'ajoute un problème de culture politique différente. Déjà, en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il faut savoir que la tradition gaullienne s'est inscrit dans un cadre particulièrement planificateur et interventionniste.
A l'inverse, l'Allemagne a plongé dans ce que l'on appelle communément l'orthodoxe libérale ou l'ordo libéralisme. De plus, le consentement à l'impôt est une base importante de la démocratie. Et seul la nation peut assurer ce cadre démocratique. Il ne faut pas s'étonner du processus de divergence étant donné quand sans politique budgétaire digne de ce nom, l'euro accélère les processus de divergence fondés sur les écarts de productivités et de coût salarial réel entre les pays de la zone euro. Certes il y a un durant un certain temps un convergence, quoique cette convergence n'a pas duré plus de 4 ans entre la fin de l'année 1997 et la fin de l'année 2001. C'est comme si les pays devaient adhérer à la zone euro et avaient fait preuve de volontarisme pour passer ce cap qu'on pensait décisif.
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il y a 3 ans
A cela s'ajoute le taux d'inflation différent selon les pays de la zone euro. C'est une problématique qui existe depuis 2000 déjà. Pour rappel, la base de données des Perspectives économiques de l'OCDE numéro 88 en 2011 nous donnait déjà une indication claire. Du côté de la BCE, nombre de fonctionnaires et économistes avaient affirmé que le meilleur taux d'inflation était le plus bas possible. Ils ont tenté de justifier cette affirmation en disant que les agents économiques ne sont pas victimes de l'illusion nominale, qu'ils pouvaient faire la différence entre valeurs nominales et réelles de chaque produit.
En bref, les agents étaient censés selon cette vision de voir les modifications entre les valeurs nominales et réelles de chaque produit et actifs. Et donc que leur comportement était déterminé en fonction non pas de leur richesse nominale mais de leur richesse réelle. Cela signifie tout savoir ou presque sur les flux de revenu concernant la totalité de leur vie active et ce où qu'ils soient. On peut y voir des traces des théories monétaristes.
Le dogme de la BCE avait pourtant déjà été contesté avec même son affirmation puisque George Akerlof et d'autres chercheurs américains de la Brookings Institution durant les années 1990 avaient montré l'existence de cette illusion nominale. Keynes avait parlait d'illusion également pour analyser son a priori positif sur l'inflation. Ainsi, il existe une augmentation de la consommation même si une augmentation instantané du revenu est suivi pour hausse lente des prix. Or, c'est cette augmentation de la consommation qui incite les entreprises à augmenter leur production et donc leurs consommations intermédiaires de matières premières et de produits semi finis. Soit une augmentation du revenu nominal augmentation en fin de compte la production qui à son tour entraîne une réduction du chômage.
Difficile également étant donné tous les facteurs structurels déterminant l'inflation qu'on puisse avoir un taux d'inflation unique pour des économiques qui possèdent des structures différentes. Cela voudrait dire que des pays ont un taux d'inflation inférieur à leur taux structurel ce qui est un frein à leur croissance.
En bref, les agents étaient censés selon cette vision de voir les modifications entre les valeurs nominales et réelles de chaque produit et actifs. Et donc que leur comportement était déterminé en fonction non pas de leur richesse nominale mais de leur richesse réelle. Cela signifie tout savoir ou presque sur les flux de revenu concernant la totalité de leur vie active et ce où qu'ils soient. On peut y voir des traces des théories monétaristes.
Le dogme de la BCE avait pourtant déjà été contesté avec même son affirmation puisque George Akerlof et d'autres chercheurs américains de la Brookings Institution durant les années 1990 avaient montré l'existence de cette illusion nominale. Keynes avait parlait d'illusion également pour analyser son a priori positif sur l'inflation. Ainsi, il existe une augmentation de la consommation même si une augmentation instantané du revenu est suivi pour hausse lente des prix. Or, c'est cette augmentation de la consommation qui incite les entreprises à augmenter leur production et donc leurs consommations intermédiaires de matières premières et de produits semi finis. Soit une augmentation du revenu nominal augmentation en fin de compte la production qui à son tour entraîne une réduction du chômage.
Difficile également étant donné tous les facteurs structurels déterminant l'inflation qu'on puisse avoir un taux d'inflation unique pour des économiques qui possèdent des structures différentes. Cela voudrait dire que des pays ont un taux d'inflation inférieur à leur taux structurel ce qui est un frein à leur croissance.
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il y a 3 ans
Il se trouve que l'euro exerce des contraintes sur les transactions et le commerce également en empêchant les pays qui connaissent des problèmes structurels de compétitivité de dévaluer en cas de divergence par rapport au niveau de compétitivité originel. Du coup, il y a obligation de pratiquer ce que les économistes appellent la dévaluation interne. Les contraintes s'exerce autant sur le commerce extérieur de la zone euro que dans son commerce interne de la zone.
On ne peut pas avoir la même monnaie que l'Allemagne car étant donné les courbes démographiques des deux pays, on a besoin de plus de création d'emploi et des créations d'emploi stables et rémunérateurs. Cela n'est pas possible avec un taux de change fixé à jamais entre les deux pays puisque pour créer ces emplois il faut lutter contre la désindustrialisation de la France et donc cela signifie que notre taux structurel d'inflation sera différent de celui de l'Allemagne. Dans un cadre fédéral, il faudrait que l'Allemagne subventionne la France et aussi des pays du sud de la zone euro via des transferts budgétaires massifs. Et qu'elle fasse une politique de relance qui aille à l'encontre de ses principes. De toute façon, personne quasiment ne veut faire ça dans l'échiquier politique allemand. Et quand bien même le SPD prétend être à fond fédéraliste. Pour ce qui est du commerce hors zone euro, que ce soit par le taux de change avec le dollar ou l'effet d'attractivité ou de répulsivité de la zone vis à vis des services financiers. La France est de ces pays de la zone euro dont le commerce avec les pays de l'extérieur de la zone euro est parmi les plus importants. Certains pays n'étant même pas dans la zone euro commercent bien plus avec les pays de la zone euro que certains pays de la zone euro eux même en terme de pourcentage par rapport à leur commerce notamment.
On ne peut pas avoir la même monnaie que l'Allemagne car étant donné les courbes démographiques des deux pays, on a besoin de plus de création d'emploi et des créations d'emploi stables et rémunérateurs. Cela n'est pas possible avec un taux de change fixé à jamais entre les deux pays puisque pour créer ces emplois il faut lutter contre la désindustrialisation de la France et donc cela signifie que notre taux structurel d'inflation sera différent de celui de l'Allemagne. Dans un cadre fédéral, il faudrait que l'Allemagne subventionne la France et aussi des pays du sud de la zone euro via des transferts budgétaires massifs. Et qu'elle fasse une politique de relance qui aille à l'encontre de ses principes. De toute façon, personne quasiment ne veut faire ça dans l'échiquier politique allemand. Et quand bien même le SPD prétend être à fond fédéraliste. Pour ce qui est du commerce hors zone euro, que ce soit par le taux de change avec le dollar ou l'effet d'attractivité ou de répulsivité de la zone vis à vis des services financiers. La France est de ces pays de la zone euro dont le commerce avec les pays de l'extérieur de la zone euro est parmi les plus importants. Certains pays n'étant même pas dans la zone euro commercent bien plus avec les pays de la zone euro que certains pays de la zone euro eux même en terme de pourcentage par rapport à leur commerce notamment.
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il y a 3 ans
Donc déjà ce que l'on peut constater c'est que dès la mise en place de l'euro, c'était plus ou moins fichu avant même que cela n'ait commencé.
Et bien sûr les institutions européennes dictatoriales comme la Commission européenne qui a je le rappelle bien plus de pouvoir comme l'admettait Valéry Giscard d'Estaing sur Europe 1 en 2019 deux ans avant de mourir.
Et bien sûr les institutions européennes dictatoriales comme la Commission européenne qui a je le rappelle bien plus de pouvoir comme l'admettait Valéry Giscard d'Estaing sur Europe 1 en 2019 deux ans avant de mourir.
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il y a 3 ans
Je continuerai demain.
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il y a 3 ans
Bon.
Où en étais je déjà?
Où en étais je déjà?
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il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsAh oui c'est vrai. La partie II.
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il y a 3 ans
A noter que de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite, le centre, les écologistes et la gauche, tous affirment : que l'Europe ne fonctionne pas bien et qu'il faut changer l'Europe.
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il y a 3 ans
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il y a 3 ans
Partie II
2 : Le presqu'Italexit qu'il y a eu dans le passé.
2 : Le presqu'Italexit qu'il y a eu dans le passé.
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il y a 3 ans
Pour ce qui est de l'euro, il faut parler de l'Italie qui est l'un des pays si ce n'est le pays le plus proche de la sortie de l'euro. Où l'était, puisque Salvini s'était lancé en août 2019 dans son pari fou de mettre fin avec sa coalition avec le mouvement 5 étoiles. Ce qui était prévu avant l'été 2019, c'était que l'Italie glisse un orteil en dehors de la zone euro en créant les mini BOTS. Ce sont des bons du Trésor ordinaires mais de petit taille. Si on nous dit dans les nouvelles que l'Italie a mis en circulation l'équivalent de 50 milliards d'euros en lires, on va avoir des pensées envers le dogme de l'euro irrévocable. Mais si on nous dit que c'est 50 milliards de mini BOT, ce qui revient au même, on ne va pas tilter.
On va se dire que c'est de la dette d'Etat en plus. Donc l'Italie comme l'Allemagne pourrait bien sortir de l'euro de manière discrète et progressive avec une méthode qui évite les chocs. L'Italie pourrait choisir une sortie de l'euro effectuée de manière discrète. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre à certains, il est largement plus simple de sortir de l'euro que d'y entrer. Il suffit qu'un dirigeant annonce qu'il met fin au taux de change de 1 pour 1 avec les autres monnaies de la zone euro. Les jours suivant, on met en circulation les nouveaux billets qu'on aura préparé à l'avance. Et les banques font les modifications nécessaires sur les comptes des clients. Puis l'Etat sortant doit rembourser à la BCE son quote part des billets en euro. Mais c'est une opération blanche vu que les nouveaux billets remplacent les anciens. Et il doit régler la question des soldes Target qu'ils soient positifs ou négatifs. Et c'est tout. Sortir de l'euro est relativement simple mais si l'Italie veut le faire un jour, elle est obligée de bien s'y préparer parce qu'il existe trois problèmes politiques dans la pratique.
Alors oui, l'ère Salvini est terminé mais une crise du genre peut très bien se reproduire.
On va se dire que c'est de la dette d'Etat en plus. Donc l'Italie comme l'Allemagne pourrait bien sortir de l'euro de manière discrète et progressive avec une méthode qui évite les chocs. L'Italie pourrait choisir une sortie de l'euro effectuée de manière discrète. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre à certains, il est largement plus simple de sortir de l'euro que d'y entrer. Il suffit qu'un dirigeant annonce qu'il met fin au taux de change de 1 pour 1 avec les autres monnaies de la zone euro. Les jours suivant, on met en circulation les nouveaux billets qu'on aura préparé à l'avance. Et les banques font les modifications nécessaires sur les comptes des clients. Puis l'Etat sortant doit rembourser à la BCE son quote part des billets en euro. Mais c'est une opération blanche vu que les nouveaux billets remplacent les anciens. Et il doit régler la question des soldes Target qu'ils soient positifs ou négatifs. Et c'est tout. Sortir de l'euro est relativement simple mais si l'Italie veut le faire un jour, elle est obligée de bien s'y préparer parce qu'il existe trois problèmes politiques dans la pratique.
Alors oui, l'ère Salvini est terminé mais une crise du genre peut très bien se reproduire.
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il y a 3 ans
D'abord, il y a le dogme, puis l'absence de procédure de sortie de l'euro et enfin dans le cas de l'Italie, un solde Target débiteur énorme. Si l'idée des mini BOTS était sur la table, c'est que l'Italie ne se sentait pas en mesure de faire une sortie directe de l'euro. En suivant les traités, ils seraient obligés de fuir un peu comme des voleurs en faisant défaut sur les Target. Et ils seraient clairement identifiés comme étant les responsables de toutes les conséquences négatives qui pourraient en découler, pour eux comme pour les autres. Il est important pour l'Italie d'avoir donc le beau rôle tant auprès de leurs citoyens que des européens. Et pour cela il faut se faire passer pour une victime. A savoir le fait de dire que ce sont les décisions des autres qui les ont poussé à sortir de l'euro. Comme ça si la sortie réussissait, ça aurait été grâce au courage des dirigeants italiens et si ça échoue, cela aurait été de la faute des autres. Et ils auraient présentéla sortie de l'euro comme un moindre mal. C'est pour le problème d'image un peu politicien.
Mais les dirigeants italiens souffraient et souffrent toujours d'un problème de légitimité pour pouvoir sortir de l'euro, du moins pour pouvoir faire une sortie directe. Déjà avant Meloni je rappelle que la coalition entre la Ligue et le mouvement 5 étoiles ont oublié de parler de la sortie de l'euro. Si bien que quand Salvini a formé son gouvernement, la nomination de l'euro critique Paolo Salvona en ministre des finances, cela a été refusé par la président de la République.
Celui ci a justifié son choix en affirmant que la nomination de Salvona mènerait tôt ou tard à une sortie de l'euro. Or cela n'était pas cohérent avec le projet de réorientation de l'Europe pour lequel nombre d'électeurs avaient voté. Il ajoute que la sortie de l'euro est un sujet de première importance qui n'avait pas été débattu pendant la campagne. Il est marrant de constater encore que les européistes se soucient de la démocratie que quand ça les arrange.
Source :
https://www.lemonde.fr/in[...]litique_5305587_3210.html

Mais les dirigeants italiens souffraient et souffrent toujours d'un problème de légitimité pour pouvoir sortir de l'euro, du moins pour pouvoir faire une sortie directe. Déjà avant Meloni je rappelle que la coalition entre la Ligue et le mouvement 5 étoiles ont oublié de parler de la sortie de l'euro. Si bien que quand Salvini a formé son gouvernement, la nomination de l'euro critique Paolo Salvona en ministre des finances, cela a été refusé par la président de la République.
Celui ci a justifié son choix en affirmant que la nomination de Salvona mènerait tôt ou tard à une sortie de l'euro. Or cela n'était pas cohérent avec le projet de réorientation de l'Europe pour lequel nombre d'électeurs avaient voté. Il ajoute que la sortie de l'euro est un sujet de première importance qui n'avait pas été débattu pendant la campagne. Il est marrant de constater encore que les européistes se soucient de la démocratie que quand ça les arrange.
Source :

Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Donc même si des particuliers ou des entreprises ont le droit de refuser un paiement en mini BOT, on peut toujours les fourguer à l'Etat. Cette garantie facilite la circulation. D'autant plus qu'ils ont poussé le vice en donnant une apparence à ces mini BOT. qui est bien éloignée de celle des bons du Trésor habituels.
A noter que le design des mini BOT est le même que celui de l'euro. La différence entre ça et les bons du Trésor classiques sur papier est claire et nette. Même la valeur faciale des mini BOT est exprimée en euros. Le problème essentiel de l'Italie est qu'elle a mis en place une politique d'austérité budgétaire et qu'à ce moment là, l'Etat est devenu un mauvais payeur. Ce qui a fait que l'Etat italien devait à des entreprises dans le cadre de divers marchés publics à peu près 50 milliards d'euros ce qui était massif. Soit 3% du PIB italien de 2019. Le projet des mini BOT visait d'une certaine manière à redonner une capacité de circulation à cet argent qui était gelé dans l'Etat italien. L'Etat italien devait de l'argent à certaines entreprises notamment dans les travaux publics. Donc il voulait payer avec ces mini BOT originaires du Trésor. Les entreprises peuvent donc utiliser ces mini BOT pour payer leurs impôts et leurs cotisations sociales.
C'est un mécanisme non seulement de compensation financière mais aussi de compensation fiscale. Ces mini BOT seront d'autant plus efficaces qu'ils circulent entre les entreprises Supposons que l'Etat paye une entreprise A avec des mini BOT ce qu'il lui doit. Et cette somme est supérieure au montant des impôts que l'entreprise A doit payer à l'Etat. Du coup avec les mini BOT qu'elle a elle peut payer une entreprise B que ce soit des produits ou des services, avec ces mini BOTS. Car l'entreprise B qui ne touchera pas ces mini BOT car elle n'est pas la victime d'une dette de l'Etat, va elle aussi pouvoir payer ses impôts.
https://www.france24.com/[...]peenne-sortie-bons-tresor
https://www.capital.fr/ec[...]-salvini-renforce-1340104
Source pour l'Italie et le conflit en Europe sur le budget austérité et le budget anti austérité :
https://www.france24.com/[...]-anti-austerite-zone-euro

A noter que le design des mini BOT est le même que celui de l'euro. La différence entre ça et les bons du Trésor classiques sur papier est claire et nette. Même la valeur faciale des mini BOT est exprimée en euros. Le problème essentiel de l'Italie est qu'elle a mis en place une politique d'austérité budgétaire et qu'à ce moment là, l'Etat est devenu un mauvais payeur. Ce qui a fait que l'Etat italien devait à des entreprises dans le cadre de divers marchés publics à peu près 50 milliards d'euros ce qui était massif. Soit 3% du PIB italien de 2019. Le projet des mini BOT visait d'une certaine manière à redonner une capacité de circulation à cet argent qui était gelé dans l'Etat italien. L'Etat italien devait de l'argent à certaines entreprises notamment dans les travaux publics. Donc il voulait payer avec ces mini BOT originaires du Trésor. Les entreprises peuvent donc utiliser ces mini BOT pour payer leurs impôts et leurs cotisations sociales.
C'est un mécanisme non seulement de compensation financière mais aussi de compensation fiscale. Ces mini BOT seront d'autant plus efficaces qu'ils circulent entre les entreprises Supposons que l'Etat paye une entreprise A avec des mini BOT ce qu'il lui doit. Et cette somme est supérieure au montant des impôts que l'entreprise A doit payer à l'Etat. Du coup avec les mini BOT qu'elle a elle peut payer une entreprise B que ce soit des produits ou des services, avec ces mini BOTS. Car l'entreprise B qui ne touchera pas ces mini BOT car elle n'est pas la victime d'une dette de l'Etat, va elle aussi pouvoir payer ses impôts.
Source pour l'Italie et le conflit en Europe sur le budget austérité et le budget anti austérité :

Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Cela signifie avec ces 50 milliards qui circulent dans l'économie italienne. Et c'est justement ce qui s'est passé. Puisque l'Etat donne le droit aux entreprises de régler leurs impôts et leurs cotisations sociales avec ces mini BOT? on peut se demander pourquoi est ce qu'il ne donnerait pas ce même droit aux ménages. Cela permettrait aux entreprises de payer une partie de leurs salariés justement avec ces mini BOT. Une fois que l'Etat paye ses impayés aux entreprises, ces entreprises vont faire circuler les mini BOT avec d'autres entreprises. Et cela va revenir en paiement des impôts à l'Etat.
Mais pour d'autres, elles vont payer une partie de salaires, bien entendu pas la totalité. Et les ménages avec cela, vont pouvoir aussi payer leurs impôts. Autrement dit, le système est d'autant plus efficace qu'il s'élargit à différents agents économiques. A partir du moment où ces mini BOT circulaient au sein de l'économie italienne, le gouvernement italien pouvait très bien dire que les euros c'est fini à leurs citoyens, et qu'ils n'utilisent à partir de maintenant que des mini BOT. Et on les redénomme lire. A ce moment là, il aurait été possible pour l'Italie de sortie de la zone euro en douceur, sans faire de drames. Mais Salvini n'était qu'un alter européiste qui exigeait simplement quelques modifications au niveau des règles liées au déficit du budget de l'Etat. Ces mini BOT étaient soit un moyen de pression dans le cadre de renégociations, ou alors un moyen de protection contre des éventuels abus monétaires de la BCE, qui peut bloquer l'accès aux liquidités des banques italiennes à tout instant. C'est ce qu'elle avait fait aux banques grecques en 2015 pour forcer Tsipras à accepter un train de réformes. De plus, Salvini devait composer avec des divergences externes comme internes car dans son parti comme dans la coalition, la sortie de l'euro ne faisait pas l'unanimité.
Mais pour d'autres, elles vont payer une partie de salaires, bien entendu pas la totalité. Et les ménages avec cela, vont pouvoir aussi payer leurs impôts. Autrement dit, le système est d'autant plus efficace qu'il s'élargit à différents agents économiques. A partir du moment où ces mini BOT circulaient au sein de l'économie italienne, le gouvernement italien pouvait très bien dire que les euros c'est fini à leurs citoyens, et qu'ils n'utilisent à partir de maintenant que des mini BOT. Et on les redénomme lire. A ce moment là, il aurait été possible pour l'Italie de sortie de la zone euro en douceur, sans faire de drames. Mais Salvini n'était qu'un alter européiste qui exigeait simplement quelques modifications au niveau des règles liées au déficit du budget de l'Etat. Ces mini BOT étaient soit un moyen de pression dans le cadre de renégociations, ou alors un moyen de protection contre des éventuels abus monétaires de la BCE, qui peut bloquer l'accès aux liquidités des banques italiennes à tout instant. C'est ce qu'elle avait fait aux banques grecques en 2015 pour forcer Tsipras à accepter un train de réformes. De plus, Salvini devait composer avec des divergences externes comme internes car dans son parti comme dans la coalition, la sortie de l'euro ne faisait pas l'unanimité.
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il y a 3 ans
D'abord on peut figer les soldes Target tels quels dans les comptes des banques centrales sans qu'on n'y touche plus. Après tout dans le cadre de l'euro, l'Italie peut avoir un solde négatif de n'importe quel montant et de n'importe quelle durée sans lui demander de le solder avec des actifs un peu plus tangibles que sa propre monnaie. Ce système a produit ce que l'on connait Faire cela équivaut pour l'Allemagne à monétiser sa perte. Mais politiquement, c'est différent d'un défaut italien, car là, les deux parties se seraient entendus pour dire qu'elles ne se doivent rien. Il est peu probable que cela se passe comme cela mais c'est une option. Une solution plus juste et intelligente pour les deux parties est que l'Allemagne accepte la redénomination en monnaie nationale des soldes Target. Les 500 milliards d'euros italiens détenus par le Bundesbank deviendraient 500 milliards de lire. La lire n'ayant cours qu'en Italie, cet argent reviendrait immédiatement dans l'économie italienne. D'un autre côté, la Bundesbank enregistrerait quand même une perte à cause de la dépéciation de la lire. Mais elle serait moindre que dans le cas d'un défaut total. Enfin, une troisième solution qui peut être complémentaire, serait que l'Italie paye une partie de son solde en euros ou avec de s actifs éligibles, dans la limite de ses moyens forcément. Mais si les créanceirs sont arrangeants, les débiteurs peuvent l'être aussi. C'est tout l'intérêt de se mettre autour d'une table et de négocier : pour éviter un défaut total qui fâcherait tout le monde. C'est pour cela que les dettes Target ne sont pas vraiment des dettes. Parce que quand on parle de banques centrales, les notions de dette et de monnaie se confondent. Après tout, la monnaie, c'est de la dette. Dire de la Bundesbank qu'elle accumule les dettes de la banque centrale d'Italie ou qu'elle accumule de la monnaie italienne, c'est pareil. C'est de la monnaie.
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il y a 3 ans









