Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
C'est intéressant, et d'ailleurs, pour ne pas tomber nous-mêmes dans le même écueil, disons : la conception voilée, trompeuse, née de l'oubli, celle de la vérité opposée à la fausseté, et la conception dévoilée, première qui, il est vrai, est rétive à la « chasse », à la « libido sciendi » qui a provoqué la Chute
il y a 3 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsLa conclusion est assez Spenglerienne, voir.... Guenonienne lol.
Spengler oui, d'une certaine manière, Guénon, non, et la première raison (pas la seule), c'est qu'Heidegger comprend que l'Orient et l'Occident, s'ils poussent sur la même terre, ne sont pas les rameaux du même arbre. La religion indienne n'apporte pas de réponse à des problèmes grecs ou romans, en particulier si ces problèmes sont de nature conceptuelle
il y a 3 ans
Je dis chasse en tant que référence quadruple : la « chasse de la sagesse » ou de « l'être » chez Nicolas de Cues et chez Platon, la « chasse » et la « prise » chez Pascal, et aussi l'opposition au « berger de l'Être » dont parle Heidegger
Par « rétive à la chasse » (de l'être ou de la sagesse), je veux dire que l'homme est faible, ce qu'il chasse lui échappe toujours. Peu importe le nom qu'on donne à ce qu'il chasse, que ce soit l'être, la vérité, la sagesse, la vie, ou Dieu, cela lui échappe toujours. Tout cela est plus grand que lui
Les dieux sont des chasseurs peut-être, mais l'homme est un berger, il garde, il est témoin, parfois il guide, tel est son lot, mais le fruit de son ouvrage n'est pas pour lui
Par « rétive à la chasse » (de l'être ou de la sagesse), je veux dire que l'homme est faible, ce qu'il chasse lui échappe toujours. Peu importe le nom qu'on donne à ce qu'il chasse, que ce soit l'être, la vérité, la sagesse, la vie, ou Dieu, cela lui échappe toujours. Tout cela est plus grand que lui
Les dieux sont des chasseurs peut-être, mais l'homme est un berger, il garde, il est témoin, parfois il guide, tel est son lot, mais le fruit de son ouvrage n'est pas pour lui
il y a 3 ans
C'est intéressant, et d'ailleurs, pour ne pas tomber nous-mêmes dans le même écueil, disons : la conception voilée, trompeuse, née de l'oubli, celle de la vérité opposée à la fausseté, et la conception dévoilée, première qui, il est vrai, est rétive à la « chasse », à la « libido sciendi » qui a provoqué la Chute
La version grecque est seulement plus souple que la version latine mais dans le fond elles sont équivalentes, dire de quelque chose qu'il est voilé c'est dire ce que nous voulons dire quand nous disons qu'il est faux, au sens où c'est dire qu'il ne resplendit pas de la pleine lumière de la vérité. Être faux ce n'est pas être absolument privé d'un fond de vérité.
il y a 3 ans
La version grecque est seulement plus souple que la version latine mais dans le fond elles sont équivalentes, dire de quelque chose qu'il est voilé c'est dire ce que nous voulons dire quand nous disons qu'il est faux, au sens où c'est dire qu'il ne resplendit pas de la pleine lumière de la vérité. Être faux ce n'est pas être absolument privé d'un fond de vérité.
La principale différence est celle-ci : la veritas et le faux (falsus) impliquent la référence, la comparaison, l'adéquation, d'où la définition scolastique de la vérité comme adéquation de la chose au concept. Si je dis que le ciel est bleu, je dis vrai, car le concept (ce que je conçois) est en adéquation avec la chose « réelle » (pléonasme : res = chose). Si je dis qu'il est vert, ce que je dis est faux
La conception grecque de la vérité ne repose pas sur l'adéquation d'une chose à une autre. Elle n'a pas besoin de concept. Si la vérité est adéquation, il n'y a pas de vérité sans concept, il n'y a que de l'être. C'est pourquoi le maréchal Pétain disait que « la terre, elle, ne ment pas »
L'aletheia n'a pas besoin de concept, elle n'a pas besoin de l'homme. Le concept ne rend pas vrai une chose, il ne l'altère ni ne la fait être, il ne fait que la dévoiler
Si l'on veut, et pour résumer, l'aletheia grecque suppose un monde plêrê théôn, plein de dieux. Et, d'ailleurs, Aletheia est une déesse
La conception grecque de la vérité ne repose pas sur l'adéquation d'une chose à une autre. Elle n'a pas besoin de concept. Si la vérité est adéquation, il n'y a pas de vérité sans concept, il n'y a que de l'être. C'est pourquoi le maréchal Pétain disait que « la terre, elle, ne ment pas »
L'aletheia n'a pas besoin de concept, elle n'a pas besoin de l'homme. Le concept ne rend pas vrai une chose, il ne l'altère ni ne la fait être, il ne fait que la dévoiler
Si l'on veut, et pour résumer, l'aletheia grecque suppose un monde plêrê théôn, plein de dieux. Et, d'ailleurs, Aletheia est une déesse
il y a 3 ans
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