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En 1955, la datation absolue au radiocarbone appliquée au site de La Venta démontre l'ancienneté de la civilisation olmèque.

Depuis les années 1970-80, les campagnes de fouilles et les travaux de cabinet se multiplient. Les Olmèques sont réhabilités. Enfin, on saisit davantage leur apport aux cultures tardives méso-américaines.

L'urbanisme et l'architecture

Du Mexique au Costa Rica, ce peuple de bâtisseurs construit les premiers centres cérémoniels de la Méso-Amérique en montrant un souci de planification très prononcé. Les édifices sont disposés sur un axe nord-sud, orientation générale qui va devenir une convention d'urbanisme. L'art monumental – autels, stèles, rondes-bosses diverses… – ponctue pour la première fois les cités et rehausse le prestige des dignitaires. La volonté d'ordonnancement est manifeste jusqu'à l'emplacement des dépôts dédicatoires, intentionnellement ensevelis. Le sens de l'espace est ouvert comme en témoigne le goût marqué pour les esplanades, les places et les perspectives amples. Les ouvriers olmèques n'hésitent pas à aménager le terrain et à modifier la topographie des sites comme à San Lorenzo, dans le sud du Veracruz, au milieu des marécages côtiers. En effet, ce site ancien, situé sur les bords du Rio Coatzacoalcos, est un plateau artificiel, entièrement bâti de la main de l'homme. En général, on décèle la volonté d'adapter l'architecture à l'environnement naturel.
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il y a 4 ans
Ce territoire se présente comme un véritable dédale de cours d'eau divaguant dans des marécages difficiles d'accès ; l'humidité ambiante et la chaleur font de ces terres basses, parsemées d'îles instables, un « enfer vert » que parcourent de nombreux rios, et où éclot, plutôt paradoxalement, une civilisation considérable, celle des Olmèques, ou « hommes du pays du caoutchouc », qui reste très mystérieuse, pourtant la « culture mère » du Mexique. Les chercheurs considéraient jusqu'à la fin du xxe siècle que cet environnement était hostile et peu propice à l'éclosion d'une civilisation, mais les avancées archéologiques ont établi qu'au contraire, l'abondance d'eau et la diversité écologique constituaient des facteurs favorables.

Parmi les sites majeurs, on peut citer : San Lorenzo (Veracruz), La Venta (Tabasco), Chalcatzingo (Morelos), Teopantecuanitlán (Guerrero), et au Guatemala le site d’Abaj Takalik (ou Takalik Abaj).

Déjà à Las Bocas (en) apparaissent des effigies en terre cuite de « gros bébés », des poteries noires incisées de motifs abstraits, et des objets zoomorphes. Le milieu n'était malheureusement pas propice à leur conservation, de sorte que les meilleurs exemplaires de céramique proviennent surtout des hautes terres où s'est propagée la culture olmèque ainsi que son style si caractéristique.
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il y a 4 ans
Elle permet aussi une autre association, entre le jaguar et le feu aussi bien cosmique (du fait de son lien avec le Soleil) que chtonien (celui des volcans). Ce lien est corroboré par la récurrence dans l'iconographie de la torche, qui lui est souvent associée (à Tlacozotitlan par exemple), et des flammes qui forment parfois ses sourcils. De plus, dans certaines de ses représentations, il présente une curieuse fente en V au sommet du crâne et est souvent accroupi : ces deux caractéristiques tendent à le rapprocher du dieu du feu aztèque, Xiuhtecuhtli, qui porte une coiffe pareillement fendue, est souvent accroupi et possède des crocs de jaguar ; par ailleurs, Xiuhtecuhtli est aussi connu sous le nom de Nappatecutli, « le Seigneur des quatre directions », dont le symbole est la croix de Saint-André citée précédemment, ce qui renforce encore la filiation entre le jaguar, le feu et la Terre. Enfin, sa dimension prédatrice et nocturne le rapproche de la mort. Ainsi, le jaguar, du fait de ses liens avec le monde chtonien, le feu, la nuit, le soleil nocturne et la mort s'inscrit dans le système de la Dualité Terre-Ciel, Feu-Eau, Femme-Homme, Nuit-Jour, Neuf-Treize, Jaguar-Aigle, Mort-Vie, qui est un des principes fondamentaux de la pensée nahua et mésoaméricaine en général : ce principe existerait donc déjà à l'époque olmèque et serait aussi vieux que les civilisations mésoaméricaines même.
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il y a 4 ans
C’est ainsi que le maïs, cultivé sur les rives inondables des rivières, donne de bons rendements avec deux récoltes par an. Cette plante très nutritive explique en partie les fortes et précoces densités rurales dans cette région (estimation de la population totale à 350 000 habitants, avec des densités supérieures à 100 hab/km2 le long des fleuves). Certains spécialistes de la Mésoamérique ont alors pu parler de « Mésopotamie du Mexique ».
C’est entre les fleuves du Papaloapan à l’ouest et de Tonalá à l’est que les archéologues ont exhumé de grandes cités, des résidences seigneuriales, des ensembles cérémoniels et des statues de grande taille, dont des têtes colossales, toutes retrouvées dans les trois grandes cités olmèques.
À l’extérieur de cette région (donc en dehors de la carte), les dernières recherches archéologiques ont mis au jour de nouveaux sites dont l’architecture et les expressions artistiques sont d’influence olmèque. Ces sites se localisent non seulement au-delà de la plaine littorale, sur le plateau central, dans les États du Guerrero, du Morelos ou de Oaxaca mais aussi jusqu’au Guatemala et au Salvador. Il ne s’agit pas de fondations olmèques à proprement parler mais de sites de peuplement ayant subi des influences olmèques. Par exemple, à Tlatilco, à 30 km au sud de Mexico, des figurines en terre cuite (XIIIe siècle avant J.-C.) de facture olmèque ont été exhumées, témoignant ainsi d’une circulation précoce d’objets et de produits entre ces régions.
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il y a 4 ans
Même si certains archéologues, à l'instar de David Grove et Christopher Pool ou Max Schvoerer, restent sceptiques sur l'authenticité de la stèle. En outre, la stèle C de Tres Zapotes, une des plus anciennes qui soient connues à ce jour, recourt à une graphie analogue à celle qu'adopteront plus tard les Mayas pour les chiffres (un point = 1, et une barre = 5). L'inscription évoquerait une date correspondant à 425, ou 432, av. J.-C.

Organisation sociopolitique L’écriture olmèque et plus largement l’écriture méso-américaine se lit en trois dimensions. Selon la théorie de C. Magni, ce sont des glyphes qui dessinent des motifs et se visualisent dans l’espace au travers des œuvres d’art, de l’architecture et de l’urbanisme.

Caterina Magni évoque l'existence de glyphes, notamment sur la Stèle 13 de La Venta. Elle signale l'existence d'un cylindre-sceau provenant de Tlatilco remontant à 650 av. J.-C. témoignant déjà selon certains scientifiques de l'existence d'une forme d'écriture. Puis avec la découverte de la Stèle de Cascajal on peut penser que les spécialistes vont s'accorder à reconnaître que l'écriture est enfin identifiable dans la culture olmèque. Même si certains archéologues, à l'instar de David Grove et Christopher Pool ou Max Schvoerer[17], restent sceptiques sur l'authenticité de la stèle. En outre, la stèle C de Tres Zapotes, une des plus anciennes qui soient connues à ce jour, recourt à une graphie analogue à celle qu'adopteront plus tard les Mayas pour les chiffres (un point = 1, et une barre = 5). L'inscription évoquerait une date correspondant à 425, ou 432, av. J.-C.
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il y a 4 ans
Nyx
Nyx
5 ans
Merci pour le copié-collé wikipédia j'avais du mal à accéder au site
:nez:
il y a 4 ans
Les blocs de basalte proviennent en effet de la zone volcanique des Tuxtlas, située à plus de 80 km à vol d’oiseau des centres cérémoniels. Ils étaient alors transportés par voie terrestre sur quelques kilomètres à l’aide de rondins de bois, puis chargés sur des radeaux suffisamment solides pour supporter leur poids. Les barges descendaient alors le fleuve Papaloapan pour rejoindre la mer, longer la côte et remonter enfin les fleuves Tonala ou Coatzacoalcos. La taille s’effectuait ensuite dans les grands centres cérémoniels de San Lorenzo ou de la Venta. Ces têtes, toutes sculptées entre 1000 et 800 avant J.-C., participaient probablement au « culte du gouverneur », ce qui implique l’existence d’une société stratifiée (noblesse, prêtrise, agriculteurs). Les têtes colossales attesteraient donc du passage d’une société tribale et clanique à une société pré-étatique, voire théocratique.
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il y a 4 ans
À l’extérieur de cette région (donc en dehors de la carte), les dernières recherches archéologiques ont mis au jour de nouveaux sites dont l’architecture et les expressions artistiques sont d’influence olmèque. Ces sites se localisent non seulement au-delà de la plaine littorale, sur le plateau central, dans les États du Guerrero, du Morelos ou de Oaxaca mais aussi jusqu’au Guatemala et au Salvador. Il ne s’agit pas de fondations olmèques à proprement parler mais de sites de peuplement ayant subi des influences olmèques. Par exemple, à Tlatilco, à 30 km au sud de Mexico, des figurines en terre cuite (XIIIe siècle avant J.-C.) de facture olmèque ont été exhumées, témoignant ainsi d’une circulation précoce d’objets et de produits entre ces régions.

« le Seigneur des quatre directions », dont le symbole est la croix de Saint-André citée précédemment, ce qui renforce encore la filiation entre le jaguar, le feu et la Terre. Enfin, sa dimension prédatrice et nocturne le rapproche de la mort. Ainsi, le jaguar, du fait de ses liens avec le monde chtonien, le feu, la nuit, le soleil nocturne et la mort s'inscrit dans le système de la Dualité Terre-Ciel, Feu-Eau, Femme-Homme, Nuit-Jour, Neuf-Treize, Jaguar-Aigle, Mort-Vie, qui est un des principes fondamentaux de la pensée nahua et mésoaméricaine en général : ce principe existerait donc déjà à l'époque olmèque et serait aussi vieux que les civilisations mésoaméricaines même.
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il y a 4 ans
Les figures masculines, du moins celles qui sont reconnaissables sans aucune équivoque, sont également en nombre réduit. Restent les figures asexuées, majoritaires, qui semblent répondre à des conventions esthétiques ou idéologiques. Malgré l'absence de l'indication du sexe, leur morphologie d'ensemble, voire le port d'un pagne et la présence d'une barbiche, démontrent qu'il s'agit bien de la représentation d'un homme.

La figure hybride est récurrente. L'artiste olmèque représente divers degrés de la relation homme-animal, mais ne dresse un tableau complet et exhaustif qu'avec la figure du jaguar. C'est ainsi qu'il dépeint des situations que l'on peut qualifier « d'extrêmes » – alliance/parenté et antagonisme – et « d'intermédiaires » – hybridation, métamorphose… Ces manifestations artistiques suggèrent une exploration systématique de la relation homme-jaguar et de sa réciproque. Dans cette optique, l'image du were-jaguar, où les traits anthropomorphes et zoomorphes s'entremêlent savamment, est un parfait exemple.

Dans un art imprégné d'animalité, il est surprenant de constater la rareté des effigies animalières. Dans cette catégorie, la place d'honneur revient encore une fois au félin. Puis, plus loin, à d'autres grands prédateurs comme le serpent, notamment à sonnette, et l'aigle. Les herbivores – cerfs et autres petits mammifères – sont minoritaires.
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il y a 4 ans
L'art olmèque demeure inconnu jusqu'à la deuxième moitié du XIXe siècle. C'est ainsi que les spécialistes s'accordent pour fixer les débuts de l'olmécologie en 1862 avec la découverte fortuite de la première tête colossale à Hueyapan, dans le sud de l'État du Veracruz. On doit cette trouvaille spectaculaire à un voyageur mexicain du nom de José María Melgar y Serrano. Mais la nouvelle a un retentissement réduit.

Il faudra attendre 1925 pour que d'autres mégalithes olmèques soient mis au jour, lors du périple de Frans Blom et Olivier La Farge, respectivement archéologue danois et ethnographe nord-américain. Les deux aventuriers explorent la côte du Golfe, puis le sud-est du Mexique délivrant de l'oubli des œuvres d'art olmèques et le site de La Venta (Tabasco). Cependant, ils attribuent ces vestiges remarquables à la culture maya qui fascine les esprits de l'époque. Parallèlement, on découvre, dans différentes localités du pays, des pièces de l'art mineur d'un style particulier et d'une qualité artistique surprenante. Dans l'esprit des chercheurs, collectionneurs et amateurs d'antiquités, naît la conscience d'une parenté formelle entre ces objets d'art et les sculptures monumentales de la côte du Golfe recensées jusqu'alors.
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il y a 4 ans
Au cours de la table ronde, on rend hommage au nord-américain Matthew Stirling, le pionnier de l'archéologie de terrain olmèque. On lui doit, en particulier, l'exploration des sites clés de la côte du Golfe (San Lorenzo, La Venta, Tres Zapotes, Cerro de las Mesas…) et la découverte d'un nombre très important d'œuvres d'art d'une très belle facture.

En 1955, la datation absolue au radiocarbone appliquée au site de La Venta démontre l'ancienneté de la civilisation olmèque.

Depuis les années 1970-80, les campagnes de fouilles et les travaux de cabinet se multiplient. Les Olmèques sont réhabilités. Enfin, on saisit davantage leur apport aux cultures tardives méso-américaines.

L'urbanisme et l'architecture

Du Mexique au Costa Rica, ce peuple de bâtisseurs construit les premiers centres cérémoniels de la Méso-Amérique en montrant un souci de planification très prononcé. Les édifices sont disposés sur un axe nord-sud, orientation générale qui va devenir une convention d'urbanisme. L'art monumental – autels, stèles, rondes-bosses diverses… – ponctue pour la première fois les cités et rehausse le prestige des dignitaires. La volonté d'ordonnancement est manifeste jusqu'à l'emplacement des dépôts dédicatoires, intentionnellement ensevelis. Le sens de l'espace est ouvert comme en témoigne le goût marqué pour les esplanades, les places et les perspectives amples. Les ouvriers olmèques n'hésitent pas à aménager le terrain et à modifier la topographie des sites comme à San Lorenzo, dans le sud du Veracruz, au milieu des marécages côtiers. En effet, ce site ancien, situé sur les bords du Rio Coatzacoalcos, est un plateau artificiel, entièrement bâti de la main de l'homme. En général, on décèle la volonté d'adapter l'architecture à l'environnement naturel.
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il y a 4 ans
Pendant longtemps son ancienneté a été mise en doute et ses vestiges attribués aux cultures connues. L'incapacité d'identifier un nouveau style et d'en reconnaître l'originalité a certainement ralenti les progrès de la recherche. Pour mieux saisir les conséquences de ce retard, décrivons les étapes cruciales de l'historiographie.

L'art olmèque demeure inconnu jusqu'à la deuxième moitié du XIXe siècle. C'est ainsi que les spécialistes s'accordent pour fixer les débuts de l'olmécologie en 1862 avec la découverte fortuite de la première tête colossale à Hueyapan, dans le sud de l'État du Veracruz. On doit cette trouvaille spectaculaire à un voyageur mexicain du nom de José María Melgar y Serrano. Mais la nouvelle a un retentissement réduit.

Il faudra attendre 1925 pour que d'autres mégalithes olmèques soient mis au jour, lors du périple de Frans Blom et Olivier La Farge, respectivement archéologue danois et ethnographe nord-américain.
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il y a 4 ans
L'ouvrage attira néanmoins l'attention de l'archéologue Hermann Beyer, qui porta le mot « olmèque » sur les fonts baptismaux dans ses écrits. Il s'inspira des mots « Olman » et « Olmeca », que les Aztèques employaient au xvie siècle pour désigner la côte du Golfe du Mexique et ses habitants. Le mot fut repris par Marshall H. Saville (en) et George Vaillant, qui commencèrent à établir des liens entre les artéfacts découverts jusqu'alors (haches, monolithes…) et à les grouper sous la dénomination de « style olmèque ». Le choix de cette étiquette était malheureux, d'abord parce qu'il induisait une confusion entre les créateurs des monuments qui venaient d'être découverts et les Olmèques du xvie siècle, mais aussi parce qu'il ancra de manière durable dans les esprits une identification entre un « style » et une aire géographique, que l'on appela le « cœur » de la civilisation olmèque (« heartland », dans la littérature anglophone), et que l'archéologue Ignacio Bernal baptisa plus tard « zone métropolitaine olmèque ».Dès lors qu'au cours des années 1930, on découvrit de plus en plus d'artéfacts de style olmèque en dehors de cette zone, notamment à Tlatilco.
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il y a 4 ans
Si la civilisation olmèque a influencé largement une grande partie de la Méso-Amérique, elle reste, aujourd'hui encore, très mystérieuse.

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Les Olmèques représentaient majoritairement des êtres humains ou des sujets aux attributs surnaturels. Le jade était particulièrement prestigieux. Les richesses naturelles de la région du golfe leur permettaient de faire du troc, parfois sur de longues distances, afin d'obtenir le jade, la jadéite et la serpentine. Une très belle sculpture en jadéite surnommée « El Señor de Las Limas » (cf. page de droite) a ainsi été découverte au pied d'un monticule à Las Limas, à 40 km de San Lorenzo. Elle représente un homme (peut-être un chaman) assis en tailleur, un bébé-jaguar dans les bras.
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il y a 4 ans
Organisation sociopolitique L’écriture olmèque et plus largement l’écriture méso-américaine se lit en trois dimensions. Selon la théorie de C. Magni, ce sont des glyphes qui dessinent des motifs et se visualisent dans l’espace au travers des œuvres d’art, de l’architecture et de l’urbanisme.

Caterina Magni évoque l'existence de glyphes, notamment sur la Stèle 13 de La Venta. Elle signale l'existence d'un cylindre-sceau provenant de Tlatilco remontant à 650 av. J.-C. témoignant déjà selon certains scientifiques de l'existence d'une forme d'écriture. Puis avec la découverte de la Stèle de Cascajal on peut penser que les spécialistes vont s'accorder à reconnaître que l'écriture est enfin identifiable dans la culture olmèque. Même si certains archéologues, à l'instar de David Grove et Christopher Pool ou Max Schvoerer[17], restent sceptiques sur l'authenticité de la stèle. En outre, la stèle C de Tres Zapotes, une des plus anciennes qui soient connues à ce jour, recourt à une graphie analogue à celle qu'adopteront plus tard les Mayas pour les chiffres (un point = 1, et une barre = 5). L'inscription évoquerait une date correspondant à 425, ou 432, av. J.-C.

Organisation sociopolitique Modifier
La société olmèque est encore très mal connue ce qui explique peut-être les divergences d’opinions. Avis qui concordent sur un seul point : l’existence d’une période cruciale située entre 1000 et 900 av. J.-C., marquée par des changements importants attribuables à plusieurs facteurs :
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il y a 4 ans
En effet, l'entrée du monde tellurique est symbolisée par les mâchoires du jaguar hors desquelles poussent quatre plantes ; par ailleurs, sur un certain type de représentation du jaguar, ses sourcils sont formés par une sorte de croix de Saint-André, qui est chez les Mayas comme chez les Nahuas le symbole de la Terre et des quatre points cardinaux. Par ailleurs, les Aztèques vénéreront plus tard un dieu jaguar du nom de Tepeyollotl, « Cœur de Montagne ». Ce lien avec le monde tellurique le rapproche aussi de l'obscurité et de la nuit, et donc du Soleil nocturne, le Soleil qui traverse nuitamment le monde souterrain : cette association est également caractéristique du culte du jaguar dans la Mésoamérique de toutes les époques ultérieures. Elle permet aussi une autre association, entre le jaguar et le feu aussi bien cosmique (du fait de son lien avec le Soleil) que chtonien (celui des volcans). Ce lien est corroboré par la récurrence dans l'iconographie de la torche, qui lui est souvent associée (à Tlacozotitlan par exemple), et des flammes qui forment parfois ses sourcils. De plus, dans certaines de ses représentations, il présente une curieuse fente en V au sommet du crâne et est souvent accroupi : ces deux caractéristiques tendent à le rapprocher du dieu du feu aztèque, Xiuhtecuhtli, qui porte une coiffe pareillement fendue, est souvent accroupi et possède des crocs de jaguar ; par ailleurs, Xiuhtecuhtli est aussi connu sous le nom de Nappatecutli, « le Seigneur des quatre directions », dont le symbole est la croix de Saint-André citée précédemment, ce qui renforce encore la filiation entre le jaguar, le feu et la Terre. Enfin, sa dimension prédatrice et nocturne le rapproche de la mort. Ainsi, le jaguar, du fait de ses liens avec le monde chtonien, le feu, la nuit, le soleil nocturne et la mort s'inscrit dans le système de la Dualité Terre-Ciel, Feu-Eau, Femme-Homme, Nuit-Jour, Neuf-Treize, Jaguar-Aigle, Mort-Vie, qui est un des principes fondamentaux de la pensée nahua et mésoaméricaine en général .
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il y a 4 ans
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C’est ainsi que le maïs, cultivé sur les rives inondables des rivières, donne de bons rendements avec deux récoltes par an. Cette plante très nutritive explique en partie les fortes et précoces densités rurales dans cette région (estimation de la population totale à 350 000 habitants, avec des densités supérieures à 100 hab/km2 le long des fleuves). Certains spécialistes de la Mésoamérique ont alors pu parler de « Mésopotamie du Mexique ».
C’est entre les fleuves du Papaloapan à l’ouest et de Tonalá à l’est que les archéologues ont exhumé de grandes cités, des résidences seigneuriales, des ensembles cérémoniels et des statues de grande taille, dont des têtes colossales, toutes retrouvées dans les trois grandes cités olmèques.
À l’extérieur de cette région (donc en dehors de la carte), les dernières recherches archéologiques ont mis au jour de nouveaux sites dont l’architecture et les expressions artistiques sont d’influence olmèque. Ces sites se localisent non seulement au-delà de la plaine littorale, sur le plateau central, dans les États du Guerrero, du Morelos ou de Oaxaca mais aussi jusqu’au Guatemala et au Salvador. Il ne s’agit pas de fondations olmèques à proprement parler mais de sites de peuplement ayant subi des influences olmèques. Par exemple, à Tlatilco, à 30 km au sud de Mexico, des figurines en terre cuite (XIIIe siècle avant J.-C.)
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il y a 4 ans
Par ailleurs. La religiosité olmèque demeure aujourd'hui encore largement inconnue, et à ce titre, la religion pratiquée par les Olmèques demeure objet de spéculations. La nature et le nombre de divinités olmèques font ainsi l’objet de controverses. Trois courants principaux peuvent être distingués. C’est pourquoi. Plus de 300 pièces sont exposées, provenant principalement de fouilles archéologiques et appartenant à la culture olmèque ainsi qu'aux cultures voisines du golfe du Mexique, telle celle des Huaxtèques.
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il y a 4 ans
De plus, le dieu de la pluie déjà vénéré à Teotihuacan. Cependant, ce lien demeure incertain, car la pluie dans le système de la Dualité est plutôt liée au monde céleste et diurne, et Tlaloc est rarement représenté avec les attributs du jaguar. Toutefois, le culte de Tlaloc était le seul chez les Aztèques (et peut-être chez les Nahua en général) à impliquer des sacrifices de bébés, de sexe indifférent et non sevrés, selon Sahagùn ; et le fait que les bébés pleurent était capital dans l'exécution du sacrifice, car les larmes sont liées à la pluie. En rapprochant ces données de ce que montre l'iconographie olmèque, on peut penser que les bébés constituaient un symbole de fertilité et l'offrande par excellence aux dieux de la pluie et de la fertilité, et que les bébés jaguars symbolisaient l'aspect fertile et aquatique du monde chtonien, que l'on retrouve chez les autres cultures mésoaméricaines. Le jaguar serait donc aussi associé à la fertilité.
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il y a 4 ans
À la IIe Mesa Redonda de la Sociedad Mexicana de Antropología, « Mayas y Olmecas », qui se tint à Tuxtla Gutiérrez au Mexique, les américanistes firent un premier point de la question. La dénomination « Olmèque » fut officialisée, mais les mayanistes, dont le très influent Eric Thompson, qui soutenaient l'antériorité de la civilisation maya, se heurtèrent violemment à ceux qui, comme Alfonso Caso ou Miguel Covarrubias considéraient les Olmèques comme une « culture-mère ». Les participants à la conférence se séparèrent sur un constat de désaccord et le problème ne fut tranché qu'en 1955 grâce à la datation par le carbone 14. Il s'avéra alors que les sites olmèques étaient encore bien plus anciens que Stirling lui-même ne l'avait pensé.

Dans ce registre fructueux. L'exposition retrace l'histoire de la première grande civilisation de la Méso-Amérique, qui s'est épanouie de 1600 à 400 av. J.-C. dans les États mexicains actuels de Tabasco et de Veracruz, le long du golfe du Mexique, région chaude et humide de forêt tropicale, où abondent les rivières, lacs, sources et volcans.

Nous ne savons pas à ce jour comment se nommaient les Olmèques. Les Aztèques les désignaient comme les habitants du pays du caoutchouc. Cette matière était notamment jetée en offrande dans l'eau des rivières mais servait aussi à fabriquer les balles utilisées pour l'ulama, un jeu très populaire en Méso-Amérique. La civilisation olmèque a vu apparaître les débuts de la vie villageoise et citadine en Méso-Amérique, les premiers grands centres cérémoniels, dont la pyramide la plus ancienne du Mexique (site de La Venta, deuxième capitale olmèque, vers 800 av. J.-C.)
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il y a 4 ans