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Les Olmèques sont un ancien peuple précolombien de Mésoamérique s'étant épanoui de 2500 av. J.-C. jusqu'à 500 av. J.-C. sur la côte du golfe du Mexique, dans le bassin de Mexico, et le long de la côte Pacifique (États du Guerrero, Oaxaca et Chiapas). C'est la plus ancienne civilisation connue de Mésoamérique, dont elle est souvent considérée comme la « culture-mère », parce que la première ville olmèque, San Lorenzo, est la plus ancienne ville mésoaméricaine connue et parce que les cultures suivantes partagent plusieurs caractéristiques communes qui semblent héritées des Olmèques. Le terme « olmèque », issu du terme nahuatl olmeca, qui signifie « les gens du pays du caoutchouc », est lié à la découverte de la première tête colossale olmèque, en 1862, et a été officialisé en 1942 par les olmécologues.

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il y a 5 ans
La culture olmèque demeure inconnue jusqu’à la deuxième moitié du xixe siècle. Les spécialistes s’accordent pour fixer les débuts de l’olmécologie en 1862 avec la découverte fortuite de la première tête colossale (Monument A) à Hueyapan, sur le site de Tres Zapotes (Veracruz), rapportée par José María Melgar y Serrano. Ce dernier écrit à propos de la sculpture :

« Ce qui m'a le plus étonné, c'est le type éthiopien qu'elle représente. J'ai pensé qu'il y avait eu sans doute des Noirs dans ce pays, et cela aux premiers âges du monde ».
En 1925, l'archéologue Frans Blom et l'ethnologue Olivier La Farge entreprirent d'explorer le Sud-Est du Mexique à la recherche de ruines mayas. En parcourant la région de Los Tuxtlas et le bassin du Rio Tonala, ils localisèrent de nombreuses sculptures olmèques, notamment à La Venta, où ils découvrirent la deuxième tête colossale. Dans l'ouvrage qu'ils écrivirent à la suite de leur expédition, Tribes and Temples (1926), la fascination que les Mayas exerçaient à l'époque leur fit tirer de leurs observations une conclusion erronée :

« Nous inclinons à attribuer ces ruines à la civilisation maya ».
L'olmécologie n'était donc pas encore née.

L'ouvrage attira néanmoins l'attention de l'archéologue Hermann Beyer, qui porta le mot « olmèque » sur les fonts baptismaux dans ses écrits. Il s'inspira des mots « Olman » et « Olmeca », que les Aztèques employaient au xvie siècle pour désigner la côte du Golfe du Mexique et ses habitants. Le mot fut repris par Marshall H. Saville (en) et George Vaillant, qui commencèrent à établir des liens entre les artéfacts découverts jusqu'alors (haches, monolithes…) et à les grouper sous la dénomination de « style olmèque ». Le choix de cette étiquette était malheureux, d'abord parce qu'il induisait une confusion entre les créateurs des monuments qui venaient d'être découverts et les Olmèques du xvie siècle, mais aussi parce qu'il ancra de manière durable dans les esprits une identification entre un « style » et une aire géographique, que l'on appela le « cœur » de la civilisation olmèque (« heartland », dans la littérature anglophone), et que l'archéologue Ignacio Bernal baptisa plus tard « zone métropolitaine olmèque ».Dès lors qu'au cours des années 1930, on découvrit de plus en plus d'artéfacts de style olmèque en dehors de cette zone, notamment à Tlatilco, dans le bassin de Mexico, se posa la question toujours ouverte de sa primauté sur les autres.
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il y a 5 ans
À la fin des années 1930 et au début des années 1940, l'archéologue Matthew Stirling mena sur les sites de Tres Zapotes, La Venta, San Lorenzo des fouilles spectaculaires financées par la National Geographic Society et publia dans le National Geographic une série d'articles qui firent connaître largement la culture olmèque au grand public. En 1939, Stirling découvrit à Tres Zapotes une stèle portant une date incomplète de ce que l'on appelle le Compte long de la civilisation maya classique. En concluant qu'elle datait de 31 av. J.-C., Stirling ouvrit le débat sur l'ancienneté de la culture olmèque. Cette datation provoqua une véritable tempête dans le monde des américanistes, les mayanistes se refusant à admettre que la culture olmèque puisse être plus ancienne que la civilisation maya classique.

En 1942, à la IIe Mesa Redonda de la Sociedad Mexicana de Antropología, « Mayas y Olmecas », qui se tint à Tuxtla Gutiérrez au Mexique, les américanistes firent un premier point de la question. La dénomination « Olmèque » fut officialisée, mais les mayanistes, dont le très influent Eric Thompson, qui soutenaient l'antériorité de la civilisation maya, se heurtèrent violemment à ceux qui, comme Alfonso Caso ou Miguel Covarrubias considéraient les Olmèques comme une « culture-mère ». Les participants à la conférence se séparèrent sur un constat de désaccord et le problème ne fut tranché qu'en 1955 grâce à la datation par le carbone 14. Il s'avéra alors que les sites olmèques étaient encore bien plus anciens que Stirling lui-même ne l'avait pensé.
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il y a 5 ans
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La culture olmèque apparaît aujourd'hui comme un ensemble multiethnique et plurilinguistique qui s’étend à partir de 2500 av. J.-C. jusqu’à 500 av. J.-C. sur une vaste partie de la Mésoamérique.

Sa présence est attestée à des niveaux d’occupation anciens sur la Côte du Golfe, dans le bassin de Mexico (les archéologues estiment que le site olmèque le plus ancien de la zone, dans la région de La Venta, a été fondé entre -2350 et -2100) et le long de la côte Pacifique, dans les États mexicains du Guerrero, Oaxaca et de Chiapas (le site le plus ancien, Puerto Marqués, près d'Acapulco, a été fondé entre -2500 et - 2300)[12]. Au-delà des frontières mexicaines, on recense des vestiges olmèques au Guatemala et jusqu’au sud du Costa Rica.

Ce territoire se présente comme un véritable dédale de cours d'eau divaguant dans des marécages difficiles d'accès ; l'humidité ambiante et la chaleur font de ces terres basses, parsemées d'îles instables, un « enfer vert » que parcourent de nombreux rios, et où éclot, plutôt paradoxalement, une civilisation considérable, celle des Olmèques, ou « hommes du pays du caoutchouc », qui reste très mystérieuse, pourtant la « culture mère » du Mexique. Les chercheurs considéraient jusqu'à la fin du xxe siècle que cet environnement était hostile et peu propice à l'éclosion d'une civilisation, mais les avancées archéologiques ont établi qu'au contraire, l'abondance d'eau et la diversité écologique constituaient des facteurs favorables.

Parmi les sites majeurs, on peut citer : San Lorenzo (Veracruz), La Venta (Tabasco), Chalcatzingo (Morelos), Teopantecuanitlán (Guerrero), et au Guatemala le site d’Abaj Takalik (ou Takalik Abaj).

Déjà à Las Bocas (en) apparaissent des effigies en terre cuite de « gros bébés », des poteries noires incisées de motifs abstraits, et des objets zoomorphes. Le milieu n'était malheureusement pas propice à leur conservation, de sorte que les meilleurs exemplaires de céramique proviennent surtout des hautes terres où s'est propagée la culture olmèque ainsi que son style si caractéristique.

Sur le site de La Venta, légèrement plus récent, Stirling arrache au sol alluvionnaire une série de monolithes, des stèles, des autels de sacrifice, de lourdes statues de personnages accroupis ou assis, des figurines en diorite ou en serpentine polies, des haches, des reliefs, etc., puis découvre, au centre de l'île, outre des tumuli, des terre-pleins, des enceintes, des tombes, des terrasses, un terrain de jeu de balle et des traces d'un urbanisme rigoureux, un monticule conique : la première pyramide mexicaine, datant de 1 000 ans avant notre ère. Tous ces éléments convergent vers la constitution d'un centre cultuel qui voit déjà apparaître l'architecture, la sculpture, le bas-relief et le sport sacré du jeu de balle.

De nombreux amateurs d’histoire mystérieuse ont cependant voulu attribuer à la civilisation olmèque des origines diverses. Une littérature relativement importante existe à ce sujet, mais, pour les spécialistes des civilisations précolombiennes, l’origine indigène des Olmèques ne fait aucun doute.
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il y a 5 ans
L’écriture olmèque et plus largement l’écriture méso-américaine se lit en trois dimensions. Selon la théorie de C. Magni, ce sont des glyphes qui dessinent des motifs et se visualisent dans l’espace au travers des œuvres d’art, de l’architecture et de l’urbanisme.

Caterina Magni évoque l'existence de glyphes, notamment sur la Stèle 13 de La Venta. Elle signale l'existence d'un cylindre-sceau provenant de Tlatilco remontant à 650 av. J.-C. témoignant déjà selon certains scientifiques de l'existence d'une forme d'écriture. Puis avec la découverte de la Stèle de Cascajal on peut penser que les spécialistes vont s'accorder à reconnaître que l'écriture est enfin identifiable dans la culture olmèque. Même si certains archéologues, à l'instar de David Grove et Christopher Pool ou Max Schvoerer, restent sceptiques sur l'authenticité de la stèle. En outre, la stèle C de Tres Zapotes, une des plus anciennes qui soient connues à ce jour, recourt à une graphie analogue à celle qu'adopteront plus tard les Mayas pour les chiffres (un point = 1, et une barre = 5). L'inscription évoquerait une date correspondant à 425, ou 432, av. J.-C.

Organisation sociopolitique L’écriture olmèque et plus largement l’écriture méso-américaine se lit en trois dimensions. Selon la théorie de C. Magni, ce sont des glyphes qui dessinent des motifs et se visualisent dans l’espace au travers des œuvres d’art, de l’architecture et de l’urbanisme.

Caterina Magni évoque l'existence de glyphes, notamment sur la Stèle 13 de La Venta. Elle signale l'existence d'un cylindre-sceau provenant de Tlatilco remontant à 650 av. J.-C. témoignant déjà selon certains scientifiques de l'existence d'une forme d'écriture. Puis avec la découverte de la Stèle de Cascajal on peut penser que les spécialistes vont s'accorder à reconnaître que l'écriture est enfin identifiable dans la culture olmèque. Même si certains archéologues, à l'instar de David Grove et Christopher Pool ou Max Schvoerer[17], restent sceptiques sur l'authenticité de la stèle. En outre, la stèle C de Tres Zapotes, une des plus anciennes qui soient connues à ce jour, recourt à une graphie analogue à celle qu'adopteront plus tard les Mayas pour les chiffres (un point = 1, et une barre = 5). L'inscription évoquerait une date correspondant à 425, ou 432, av. J.-C.

Organisation sociopolitique Modifier
La société olmèque est encore très mal connue ce qui explique peut-être les divergences d’opinions. Avis qui concordent sur un seul point : l’existence d’une période cruciale située entre 1000 et 900 av. J.-C., marquée par des changements importants attribuables à plusieurs facteurs :

La société olmèque est encore très mal connue ce qui explique peut-être les divergences d’opinions. Avis qui concordent sur un seul point : l’existence d’une période cruciale située entre 1000 et 900 av. J.-C., marquée par des changements importants attribuables à plusieurs facteurs : l’introduction de nouvelles techniques agricoles permettant une meilleure alimentation et conséquemment une croissance démographique, l’intensification des échanges commerciaux, une urbanisation importante accompagnée d’une forte stratification sociale, d’une centralisation des pouvoirs politiques, d’une religion institutionnalisée, et de manière générale d’une spécialisation des activités. Au cours de cette période on enregistre une intensification des travaux d’architecture et de sculpture. Des sculptures monumentales rythment les centres cérémoniels et en accentuent la majesté. Un système de drainage est présent sur les sites olmèques (ex. : La Venta, San Lorenzo…). Parfois, il est accompagné d’un système de réservoirs et de bassins qui permettent de disposer d’eau pure[18]. Faut-il déjà parler en termes d’État ou plus prudemment, d’évolution avec le passage d’une société segmentaire de type Clanique à celle étatique ? Le débat reste ouvert. Du point de vue de la nature du pouvoir, on se plaît à qualifier ce système de théocratique.
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Iconographie olmèque :

La figure humaine constitue le thème principal de l’art olmèque. Le catalogue d’œuvres monumentales de Beatriz de La Fuente (1973) comporte 206 pièces, dont 110 sont des représentations anthropomorphes. Les œuvres animalières ne viennent qu’en troisième position, après les figures hybrides, parmi lesquelles l’homme-jaguar prédomine.

Religion :

La religiosité olmèque demeure aujourd'hui encore largement inconnue, et à ce titre, la religion pratiquée par les Olmèques demeure objet de spéculations. La nature et le nombre de divinités olmèques font ainsi l’objet de controverses. Trois courants principaux peuvent être distingués.
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Un des traits les plus marqués de l'art olmèque est l'omniprésence du jaguar. Il apparaît sous de nombreuses formes, plus ou moins anthropomorphisé ou stylisé, et l'ensemble de ses représentations semble constituer un système iconographique très complexe dont on retrouve de nombreux aspects dans l'iconographie mésoaméricaine des époques ultérieures, jusque chez les Aztèques. Mais ce que l'on sait de ce culte n'en est pas moins très réduit, et l'on ignore s'il s'agit d'un seul culte déployant de nombreuses manifestations et plusieurs niveaux d'interprétation, ou de plusieurs cultes axés sur divers aspects du jaguar.

Premièrement, le jaguar est déjà vraisemblablement associé au monde chtonien, trait qui perdurera dans les autres cultures mésoaméricaines : en effet, l'entrée du monde tellurique est symbolisée par les mâchoires du jaguar hors desquelles poussent quatre plantes ; par ailleurs, sur un certain type de représentation du jaguar, ses sourcils sont formés par une sorte de croix de Saint-André, qui est chez les Mayas comme chez les Nahuas le symbole de la Terre et des quatre points cardinaux. Par ailleurs, les Aztèques vénéreront plus tard un dieu jaguar du nom de Tepeyollotl, « Cœur de Montagne ». Ce lien avec le monde tellurique le rapproche aussi de l'obscurité et de la nuit, et donc du Soleil nocturne, le Soleil qui traverse nuitamment le monde souterrain : cette association est également caractéristique du culte du jaguar dans la Mésoamérique de toutes les époques ultérieures. Elle permet aussi une autre association, entre le jaguar et le feu aussi bien cosmique (du fait de son lien avec le Soleil) que chtonien (celui des volcans). Ce lien est corroboré par la récurrence dans l'iconographie de la torche, qui lui est souvent associée (à Tlacozotitlan par exemple), et des flammes qui forment parfois ses sourcils. De plus, dans certaines de ses représentations, il présente une curieuse fente en V au sommet du crâne et est souvent accroupi : ces deux caractéristiques tendent à le rapprocher du dieu du feu aztèque, Xiuhtecuhtli, qui porte une coiffe pareillement fendue, est souvent accroupi et possède des crocs de jaguar ; par ailleurs, Xiuhtecuhtli est aussi connu sous le nom de Nappatecutli, « le Seigneur des quatre directions », dont le symbole est la croix de Saint-André citée précédemment, ce qui renforce encore la filiation entre le jaguar, le feu et la Terre. Enfin, sa dimension prédatrice et nocturne le rapproche de la mort. Ainsi, le jaguar, du fait de ses liens avec le monde chtonien, le feu, la nuit, le soleil nocturne et la mort s'inscrit dans le système de la Dualité Terre-Ciel, Feu-Eau, Femme-Homme, Nuit-Jour, Neuf-Treize, Jaguar-Aigle, Mort-Vie, qui est un des principes fondamentaux de la pensée nahua et mésoaméricaine en général : ce principe existerait donc déjà à l'époque olmèque et serait aussi vieux que les civilisations mésoaméricaines même.
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Deuxièmement, le jaguar est systématiquement représenté avec des commissures aux lèvres, comme un bébé en pleurs. Or le bébé est également un thème récurrent dans l'iconographie olmèque, et on en compte deux types de représentation : un dit « baby-face », où il est pleinement humain, chauve, dodu et asexué, souvent en position assise, et un autre dit des « bébés-jaguars », des hybrides de bébé et de félin, comme celui que tient le fameux Seigneur de Las Limas ; ils ont la lèvre fortement retroussée, une fente en V, et semblent pleurer. Par ailleurs, le jaguar semble aussi lié à la fécondité : certains auteurs, comme Covarrubias, voient dans le jaguar olmèque une préfiguration de Tlaloc, le dieu de la pluie déjà vénéré à Teotihuacan. Cependant, ce lien demeure incertain, car la pluie dans le système de la Dualité est plutôt liée au monde céleste et diurne, et Tlaloc est rarement représenté avec les attributs du jaguar. Toutefois, le culte de Tlaloc était le seul chez les Aztèques (et peut-être chez les Nahua en général) à impliquer des sacrifices de bébés, de sexe indifférent et non sevrés, selon Sahagùn ; et le fait que les bébés pleurent était capital dans l'exécution du sacrifice, car les larmes sont liées à la pluie. En rapprochant ces données de ce que montre l'iconographie olmèque, on peut penser que les bébés constituaient un symbole de fertilité et l'offrande par excellence aux dieux de la pluie et de la fertilité, et que les bébés jaguars symbolisaient l'aspect fertile et aquatique du monde chtonien, que l'on retrouve chez les autres cultures mésoaméricaines. Le jaguar serait donc aussi associé à la fertilité.
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il y a 5 ans
Troisièmement, l'homme félin récurrent dans l'art olmèque est peut-être une manifestation du Nahualli (Way en Maya), c'est-à-dire du double animal que possède tout être humain. À l'époque aztèque, le jaguar était un nahualli du plus haut rang, propre à une classe sociale particulière, celle des Guerriers-Jaguars, qui forme l'élite guerrière avec celle des Guerriers-Aigles, ou encore celle des prêtres de Tezcatlipoca, qui possède lui-même les attributs aztèques du jaguar. Il serait donc dès l'époque olmèque également un symbole du pouvoir. Le jaguar revêt donc de nombreux aspects, tous de grande importance ; certains y ont même vu le dieu central du panthéon olmèque. Il en est en tout cas la principale caractéristique. Si ses représentations sont beaucoup moins nombreuses dans les civilisations ultérieures, il n'en garde pas moins sa place primordiale dans la symbolique nahua, maya et mésoaméricaine en général.
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il y a 5 ans
Les fétiches :

Selon Caterina Magni. certains auteurs vont jusqu'à réfuter le phénomène de la divinisation. En fait :

« […] ils ne croient pas à l’existence de divinités formalisées. C’est le cas de Pohorilenko qui voit dans l’art olmèque une composition d’éléments nécessitant une lecture, une sorte de communication visuelle à l’aide de signes spécifiques ».
Par conséquent on ne parle plus de divinités, mais de « fétiches » anthropomorphes. Ces derniers :

« […] renferment des esprits, des pouvoirs de la nature. Il s’agirait donc de maîtres invisibles et non pas de dieux »
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il y a 5 ans
La Mésoamérique a été définie par Paul Kirchnoff en 1943 comme une aire culturelle qui s’étend des plateaux centraux du nord du Mexique jusqu’au Costa Rica actuel et qui présente des caractéristiques communes : l’usage du cacao comme boisson, la culture de l’agave, la construction de pyramides, un système d’écriture et un calendrier (solaire et rituel) perfectionné, etc.
La Mésoamérique est souvent assimilée à deux grands peuples : les Mayas et les Aztèques. À l’intérieur de l’aire mésoaméricaine, il existait pourtant une multitude d’autres peuples qui ont donné naissance à des civilisations originales. Ces peuples (Toltèques de Tula, Mixtèques ou Zapotèques de Oaxaca, Tarasques du Michoacán, etc.) ont cohabité et se sont influencés mutuellement.
Pendant plus d’un siècle, du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, les archéologues ont considéré la civilisation maya comme la première – i.e. la plus ancienne – des civilisations mésoaméricaines. Il faut attendre 1955 pour que des spécialistes, grâce à l’usage nouveau de la datation au carbone 14, remettent en cause cette certitude et identifient certaines pièces, découvertes de longue date dans la région du Golfe du Mexique, comme bien antérieures à la civilisation maya, entre 1200 et 900 avant J.-C.
Dans les décennies 1970 et 1980, des campagnes de fouilles sont entreprises dans l’État du Veracruz. Les découvertes confirment alors l’existence de véritables centres cérémoniels et urbains planifiés avec des pyramides, des systèmes perfectionnés d’adduction d’eau, des terrains de jeu de balle…
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il y a 5 ans
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La géographie des principaux sites olmèques, situés dans un périmètre d’une centaine de kilomètres dans la plaine littorale du sud de l’État de Veracruz, permet de poursuivre le parallèle antérieurement fait avec les civilisations anciennes du Croissant Fertile. En effet, cette plaine humide et marécageuse est parcourue d’une multitude de cours d’eau qui prennent leur source dans le massif des Tuxtlas ou sur les contreforts du plateau central ; elle est en outre arrosée par de fortes pluies six mois de l’année durant, de mai à octobre (1000 mm/an). Cette abondance de précipitations est très favorable aux cultures. C’est ainsi que le maïs, cultivé sur les rives inondables des rivières, donne de bons rendements avec deux récoltes par an. Cette plante très nutritive explique en partie les fortes et précoces densités rurales dans cette région (estimation de la population totale à 350 000 habitants, avec des densités supérieures à 100 hab/km2 le long des fleuves). Certains spécialistes de la Mésoamérique ont alors pu parler de « Mésopotamie du Mexique ».
C’est entre les fleuves du Papaloapan à l’ouest et de Tonalá à l’est que les archéologues ont exhumé de grandes cités, des résidences seigneuriales, des ensembles cérémoniels et des statues de grande taille, dont des têtes colossales, toutes retrouvées dans les trois grandes cités olmèques.
À l’extérieur de cette région (donc en dehors de la carte), les dernières recherches archéologiques ont mis au jour de nouveaux sites dont l’architecture et les expressions artistiques sont d’influence olmèque. Ces sites se localisent non seulement au-delà de la plaine littorale, sur le plateau central, dans les États du Guerrero, du Morelos ou de Oaxaca mais aussi jusqu’au Guatemala et au Salvador. Il ne s’agit pas de fondations olmèques à proprement parler mais de sites de peuplement ayant subi des influences olmèques. Par exemple, à Tlatilco, à 30 km au sud de Mexico, des figurines en terre cuite (XIIIe siècle avant J.-C.) de facture olmèque ont été exhumées, témoignant ainsi d’une circulation précoce d’objets et de produits entre ces régions.
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il y a 5 ans
Pour aborder avec les personnes cette civilisation méconnue, l’archéologie nous fournit de multiples possibilités d’entrées :

étude d’une grande cité, d’une pyramide, de haches finement décorées, etc. Les « têtes colossales » sont le symbole de la civilisation olmèque. Elles témoignent de manière explicite du degré d’avancement de cette civilisation précoce. La carte précédente permet de localiser les sites d’où elles ont été exhumées. Dix-sept têtes colossales ont été retrouvées à ce jour dans l’État du Veracruz : 10 à San Lorenzo, 4 à la Venta et 3 à Tres Zapotes.
La première tête a été exhumée en 1862 (par Melgar et Serrano) mais à cette époque elle avait alors été attribuée aux Mayas ; la dernière tête a été découverte en 1994, à San Lorenzo Tenochtitlan. La légende de la carte nous invite à poser une énigme : le basalte servant à l’élaboration de cette statuaire ne se trouve pas au même endroit où ont été retrouvées les têtes… D’où proviennent donc les blocs de lave qui ont servi à leur réalisation ? Comment ces blocs de plusieurs tonnes ont-ils été déplacés, puis sculptés ? La statuaire monumentale olmèque nous renvoie indirectement à la construction des pyramides égyptiennes ; une mise en perspective entre ces deux civilisations serait ici très éclairante pour les élèves.
Ces quatre photographies de têtes olmèques présentées ci-dessus ont été prises par Jean-Louis Brun lors d’un séjour touristique au Mexique en 2005. Les trois premières ont été prises au musée anthropologique de Jalapa et la quatrième sur la place centrale de Santiago Tuxtla, où elle est exposée à l’air libre. L’accessibilité à un tel patrimoine et sa mise en valeur témoignent du dynamisme du tourisme culturel au Mexique. Rappelons que le tourisme est la troisième source du revenu intérieur du pays.
Ces têtes présentent des caractéristiques communes : elles sont toutes taillées dans un bloc de basalte ; elles sont de grande taille, de 1,60 m à 3 m de hauteur, et pèsent jusqu’à 25 tonnes. Elles ont été sculptées sur le même modèle avec des traits physiques presque identiques : une tête géante coiffée d’un casque, un visage large et aplati, la lèvre supérieure retroussée, le nez camus presque négroïde, les yeux en amande, les commissures des lèvres marquées vers le bas. Seules les expressions et les parures (voir les coiffes) changent. Certaines têtes sont plus réalistes que d’autres. La dernière tête, en bas à gauche du document 4, montre un niveau d’abstraction plus marqué, qui se lit en particulier dans le dessin des lèvres. Que représentaient ces statues colossales ? S’agit-il d’une référence à un ancêtre universel ou à un héros civilisateur ? Les interprétations varient mais les spécialistes tendent aujourd’hui à conclure qu’il s’agit de portraits réalistes : prêtre-roi, dynaste ou athlète victorieux… Les recherches se poursuivent.
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il y a 5 ans
Cette statuaire géante, qui fait aussi étrangement penser à certains aspects des civilisations du Pacifique (les têtes de l’île de Pâques), supposait une logistique et des techniques élaborées de taille et de levage. Les blocs de basalte proviennent en effet de la zone volcanique des Tuxtlas, située à plus de 80 km à vol d’oiseau des centres cérémoniels. Ils étaient alors transportés par voie terrestre sur quelques kilomètres à l’aide de rondins de bois, puis chargés sur des radeaux suffisamment solides pour supporter leur poids. Les barges descendaient alors le fleuve Papaloapan pour rejoindre la mer, longer la côte et remonter enfin les fleuves Tonala ou Coatzacoalcos. La taille s’effectuait ensuite dans les grands centres cérémoniels de San Lorenzo ou de la Venta. Ces têtes, toutes sculptées entre 1000 et 800 avant J.-C., participaient probablement au « culte du gouverneur », ce qui implique l’existence d’une société stratifiée (noblesse, prêtrise, agriculteurs). Les têtes colossales attesteraient donc du passage d’une société tribale et clanique à une société pré-étatique, voire théocratique.

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il y a 5 ans
La Mésoamérique est souvent assimilée à deux grands peuples : les Mayas et les Aztèques. À l’intérieur de l’aire mésoaméricaine, il existait pourtant une multitude d’autres peuples qui ont donné naissance à des civilisations originales. Ces peuples (Toltèques de Tula, Mixtèques ou Zapotèques de Oaxaca, Tarasques du Michoacán, etc.) ont cohabité et se sont influencés mutuellement.

Pendant plus d’un siècle, du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, les archéologues ont considéré la civilisation maya comme la première – i.e. la plus ancienne – des civilisations mésoaméricaines. Il faut attendre 1955 pour que des spécialistes, grâce à l’usage nouveau de la datation au carbone 14, remettent en cause cette certitude et identifient certaines pièces, découvertes de longue date dans la région du Golfe du Mexique, comme bien antérieures à la civilisation maya, entre 1200 et 900 avant J.-C.

Dans les décennies 1970 et 1980, des campagnes de fouilles sont entreprises dans l’État du Veracruz. Les découvertes confirment alors l’existence de véritables centres cérémoniels et urbains planifiés avec des pyramides, des systèmes perfectionnés d’adduction d’eau, des terrains de jeu de balle… soit les principales caractéristiques des villes mésoaméricaines que l’on retrouve de Teotihuacan (IIe-VIIe siècles) à Tenochtitlan (XIVe-XVIe siècles). Aujourd’hui, les Olmèques ont une place de choix dans les musées nationaux du Mexique et ainsi que dans les programmes scolaires mexicains. Au musée d’anthropologie de Jalapa (État de Veracruz), un des plus beaux musées nationaux, une salle entière est consacrée à la statuaire olmèque avec de splendides exemplaires de têtes colossales qui seront le thème principal de cette séquence. La civilisation olmèque est considérée à juste titre comme la « civilisation-mère » de la Mésoamérique.
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il y a 5 ans
Il semblerait que cette civilisation se soit développée dans la zone du golfe, où l'on a découvert des traces d'occupation pré-olmèque appartenant à des agriculteurs sédentaires qui connaissaient la poterie. Ils vivaient dans des hameaux ou villages, de préférence au bord des rivières, et cultivaient le maïs, les courges et les haricots. Cette zone au climat chaud et humide, à la végétation tropicale luxuriante, parcourue de nombreux cours d'eau, a favorisé leur établissement. Là, on pouvait obtenir jusqu'à quatre récoltes de maïs par an, et on complétait sa subsistance avec les produits de la cueillette, de la chasse et de la pêche. Si la zone du golfe jouissait d'un potentiel agricole particulièrement élevé, elle était en revanche défavorisée en minéraux et autres matériaux. Sur place, ses habitants ne disposaient pas de basalte pour leurs sculptures, leurs outils ou leurs armes, d'obsidienne pour leurs couteaux et leur petit outillage, de pierre verte et de serpentine pour leurs figurines et leurs bijoux. Cette absence de matériaux a rendu nécessaire la création de réseaux de trocs avec d'autre !
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il y a 5 ans
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Dès le Ve siècle avant J.-C., alors que la civilisation des Olmèques brillait de ses derniers feux, leurs voisins Mayas disposaient déjà dans le Petén de centres politico-cérémoniels de taille colossale, comme Nakbé ou El Mirador. Quelques siècles plus tard, ils construisaient des pyramides au Yucatán (Chakanbakan, Calakmul) en utilisant des images olmèques, en particulier celle du bébé-jaguar. Les derniers Olmèques de la côte du golfe ont comme voisins les premiers Mayas et leur ont transmis une part importante de leur héritage culturel. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner de découvrir des analogies et parfois même des similitudes entre les uns et les autres. Quelques exemples suffiront à illustrer cet héritage : la créature personnifiant la foudre, brandie comme un sceptre par le roi maya, est l'équivalent du bébé-jaguar que le chef olmèque porte dans ses bras. Succédant au chef olmèque qui émerge de la gueule du monstre terrestre comme l'astre à son lever sur les autels de La Venta, le roi maya, quinze siècles plus tard, sort des mâchoires d'un même monstre sur le zoomorphe P de Quiriguá et dans d'autres monuments. Les masques olmèques et mayas, qui représentent la terre, ont de nombreux traits communs. Dans plusieurs stèles mayas d'époque Classique (300-900 apr. J.-C.), on retrouve la composition de la stèle 2 de La Venta où le dirigeant apparaît entouré d'ancêtres volant dans le ciel au-dessus de lui. Le trident avec lequel un homme menace son prisonnier sur une peinture de la grotte de Juxtlahuaca se retrouve entre les mains de dirigeants mayas à Tikal et dans d'autres sites. Comme chez les Olmèques, l'aiguillon de raie était l'instrument favori pour le rite de l'autosacrifice. Par ailleurs, on ne sait pas bien encore quel a été le rôle joué par la côte du golfe dans l'élaboration du calendrier mésoaméricain et de l'écriture hiéroglyphique.
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il y a 5 ans
Il faut dire que la recherche est récente. Jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, on ne soupçonnait même pas l’existence de ce peuple qui a vécu dans le golfe du Mexique entre 2500 et 500 av. J.-C. Stupeur en 1862 ! Un paysan de Tres Zapotes, dans l’Etat mexicain de Veracruz, tombe sur une énorme tête en pierre ensevelie… Il fallut encore attendre jusqu’en 1925 pour découvrir d’autres sculptures.

Des vestiges ont été retrouvés sur trois grands sites archéologiques : San Lorenzo, La Venta et Tres Zapotes.

L’apport de ce peuple, doté d’une écriture, d’un calendrier et qui échangeait avec d’autres populations de Méso-Amérique et même au-delà, est considérable. Premières statues colossales, premières pyramides méso-américaines, premières stèles commémorant des individus… « En se sédentarisant, les Olmèques ont créé des sociétés complexes, assure Steve Bourget, commissaire de l’exposition. Beaucoup d’éléments, comme leurs rites religieux, ont été repris par d’autres civilisations pendant 3 000 ans. » Aujourd’hui, le mystère plane toujours sur ce peuple qui a vécu deux millénaires. « Nous comprenons encore mal sa structure sociale et économique, son écriture… Il nous reste beaucoup à apprendre. »
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il y a 5 ans
Bien sûr !

la richesse culturelle et la beauté des oeuvres nous émerveillent et l'on se réjouit d'avoir le privilège de découvrir ces pièces qui, pour la plupart, n'avaient jamais été vues en Europe. Cela grâce à l'étroite collaboration du musée du quai Branly et de son commissaire Steve Bourget avec les grandes institutions mexicaines : le Musée national d'anthropologie de Mexico, dont la conseillère Cora Falero Ruiz est co-commissaire, l'Institut national d'anthropologie et d'histoire du Mexique (Inah), le musée d'Anthropologie de Xalapa. Plus de 300 pièces sont exposées, provenant principalement de fouilles archéologiques et appartenant à la culture olmèque ainsi qu'aux cultures voisines du golfe du Mexique, telle celle des Huaxtèques.

Le pays du caoutchouc

L'exposition retrace l'histoire de la première grande civilisation de la Méso-Amérique, qui s'est épanouie de 1600 à 400 av. J.-C. dans les États mexicains actuels de Tabasco et de Veracruz, le long du golfe du Mexique, région chaude et humide de forêt tropicale, où abondent les rivières, lacs, sources et volcans.

Nous ne savons pas à ce jour comment se nommaient les Olmèques. Les Aztèques les désignaient comme les habitants du pays du caoutchouc. Cette matière était notamment jetée en offrande dans l'eau des rivières mais servait aussi à fabriquer les balles utilisées pour l'ulama, un jeu très populaire en Méso-Amérique. La civilisation olmèque a vu apparaître les débuts de la vie villageoise et citadine en Méso-Amérique, les premiers grands centres cérémoniels, dont la pyramide la plus ancienne du Mexique (site de La Venta, deuxième capitale olmèque, vers 800 av. J.-C.).

L'exposition s'ouvre sur une pièce emblématique de l'art olmèque, caractérisé par sa monumentalité : une des dix têtes colossales retrouvées à San Lorenzo, la première capitale olmèque, plus importante ville de l'époque en Méso-Amérique, dont l'apogée se situe entre 1200 et 900 av. J.-C. Sculptée dans un seul bloc de la roche basaltique des volcans de la région de Los Tuxtlas, cette tête mesure 1,80 m. C'est une des plus petites ; d'autres mesurent plus de 2 m de hauteur et pèsent de 5 à 10 tonnes. Elle porte un casque où figurent des symboles ; ses traits signaleraient un personnage important : un souverain, un guerrier ou un ancêtre que les Olmèques souhaitaient commémorer.
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il y a 5 ans