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Conditionnement par le jeu vidéo
peut être déréalisation dû au fait qu'il y a un écran entre le droniste et la victime

mais bon ça reste fucké quand même
il y a 24 jours
L'étude de S.L.A. Marshall est l'un des piliers et l'un des sujets les plus controversés de l'histoire militaire moderne.

Dans son livre Men Against Fire (1947), Marshall a avancé une thèse qui a radicalement changé la manière dont l'armée américaine entraînait ses soldats.

La thèse centrale : Le "Ratio de feu"

Selon Marshall, qui a mené des entretiens de groupe avec des soldats de l'armée américaine juste après les combats pendant la Seconde Guerre mondiale, la majorité des combattants n'utilisaient pas leurs armes.

Le constat : Seuls 15% à 25% des soldats d'infanterie ouvraient réellement le feu sur l'ennemi en situation de combat.
La raison : Marshall affirmait qu'il existait une résistance psychologique innée chez l'être humain à tuer son semblable. Même face à un danger mortel, la plupart des soldats préféraient s'occuper de tâches logistiques, soigner un blessé ou simplement rester à couvert sans tirer.

Marshall décrivait des soldats qui entraient dans une sorte d'"activité de substitution".
Pour ne pas avoir à braquer leur arme sur un autre homme et presser la détente, ils se rendaient "utiles" autrement, parfois de manière totalement irrationnelle sous le feu :
Les comportements observés (ou rapportés par Marshall) :

Le zèle logistique : Des soldats qui passaient tout le combat à faire circuler des munitions ou à porter des messages d'un trou d'homme à l'autre, s'exposant parfois plus que s'ils avaient tiré, mais avec la conscience tranquille car ils ne "donnaient pas la mort".

Le secourisme improvisé : Se focaliser de manière obsessionnelle sur un blessé léger ou s'occuper du confort d'un camarade pour justifier le fait de poser son fusil.

Le simulacre de tir : Certains soldats faisaient semblant de manipuler leur arme, de vérifier leur culasse ou de viser très soigneusement sans jamais lâcher le coup, pour donner l'illusion à leurs camarades et à leurs officiers qu'ils participaient à l'effort collectif.

Le tir de "présence" : Tirer délibérément en l'air ou loin au-dessus des têtes ennemies. L'idée était de faire du bruit pour signaler son appartenance au groupe sans pour autant viser le corps de l'adversaire.

Pourquoi ce "mimétisme" ?

Marshall expliquait que l'être humain craint par-dessus tout l'exclusion sociale. Le soldat a peur de passer pour un lâche aux yeux de ses amis, mais il a aussi une horreur instinctive du meurtre. Faire semblant d'être occupé ou tirer à côté permettait de résoudre ce conflit interne : rester un "bon camarade" sans devenir un "tueur".

L'anecdote du fusil chargé

Une étude menée après la bataille de Gettysburg (Guerre de Sécession), souvent citée en parallèle des travaux de Marshall, avait révélé que des milliers de fusils retrouvés sur le champ de bataille étaient chargés de plusieurs balles superposées. Les soldats continuaient de charger leur arme mécaniquement pour se donner une contenance, mais ne tiraient jamais. Marshall a utilisé ce genre de parallèles pour valider ses observations en 1944.
C'est d'ailleurs pour contrer ce phénomène que l'armée a ensuite inventé le concept de "tir de suppression" : on ne vous demande plus forcément de viser quelqu'un, mais de saturer une zone de balles. C'est psychologiquement plus facile à accepter.

Impact sur l'entraînement militaire
Ces conclusions ont provoqué un choc systémique. Si le problème n'était pas le courage, mais une "inhibition" au tir, il fallait modifier la méthode :
1. Désensibilisation : Passer de cibles en carton rondes à des silhouettes humaines qui basculent lorsqu'on les touche.
2. Conditionnement opérant : Créer des réflexes de tir instinctifs pour que le soldat tire avant que son "inhibiteur" de conscience ne bloque l'action.
3. L'effet de groupe : Marshall insistait sur le fait que le soldat ne se bat pas pour une idéologie, mais pour ses camarades. Renforcer la cohésion de la petite unité devenait la priorité absolue.

Résultat : Lors de la guerre de Corée et surtout du Vietnam, on estime que le ratio de feu est passé à plus de 90%.
Super intéressant clé
:Tare2noel:
il y a 23 jours
T'en as qu'étaient motivés en face:


fr.wikipedia.org https://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_Severloh
il y a 23 jours
Super intéressant clé
:Tare2noel:
Merci mec
J’encule TOUJOURS gateaudemerde avec un saucisson Justin bridou « le généreux »
il y a 23 jours
peut être déréalisation dû au fait qu'il y a un écran entre le droniste et la victime

mais bon ça reste fucké quand même
Ah oui complètement
J’encule TOUJOURS gateaudemerde avec un saucisson Justin bridou « le généreux »
il y a 23 jours
Ça redonne presque foi en l'humanité
:soeur_Liesl:
il y a 23 jours
L'étude de S.L.A. Marshall est l'un des piliers et l'un des sujets les plus controversés de l'histoire militaire moderne.

Dans son livre Men Against Fire (1947), Marshall a avancé une thèse qui a radicalement changé la manière dont l'armée américaine entraînait ses soldats.

La thèse centrale : Le "Ratio de feu"

Selon Marshall, qui a mené des entretiens de groupe avec des soldats de l'armée américaine juste après les combats pendant la Seconde Guerre mondiale, la majorité des combattants n'utilisaient pas leurs armes.

Le constat : Seuls 15% à 25% des soldats d'infanterie ouvraient réellement le feu sur l'ennemi en situation de combat.
La raison : Marshall affirmait qu'il existait une résistance psychologique innée chez l'être humain à tuer son semblable. Même face à un danger mortel, la plupart des soldats préféraient s'occuper de tâches logistiques, soigner un blessé ou simplement rester à couvert sans tirer.

Marshall décrivait des soldats qui entraient dans une sorte d'"activité de substitution".
Pour ne pas avoir à braquer leur arme sur un autre homme et presser la détente, ils se rendaient "utiles" autrement, parfois de manière totalement irrationnelle sous le feu :
Les comportements observés (ou rapportés par Marshall) :

Le zèle logistique : Des soldats qui passaient tout le combat à faire circuler des munitions ou à porter des messages d'un trou d'homme à l'autre, s'exposant parfois plus que s'ils avaient tiré, mais avec la conscience tranquille car ils ne "donnaient pas la mort".

Le secourisme improvisé : Se focaliser de manière obsessionnelle sur un blessé léger ou s'occuper du confort d'un camarade pour justifier le fait de poser son fusil.

Le simulacre de tir : Certains soldats faisaient semblant de manipuler leur arme, de vérifier leur culasse ou de viser très soigneusement sans jamais lâcher le coup, pour donner l'illusion à leurs camarades et à leurs officiers qu'ils participaient à l'effort collectif.

Le tir de "présence" : Tirer délibérément en l'air ou loin au-dessus des têtes ennemies. L'idée était de faire du bruit pour signaler son appartenance au groupe sans pour autant viser le corps de l'adversaire.

Pourquoi ce "mimétisme" ?

Marshall expliquait que l'être humain craint par-dessus tout l'exclusion sociale. Le soldat a peur de passer pour un lâche aux yeux de ses amis, mais il a aussi une horreur instinctive du meurtre. Faire semblant d'être occupé ou tirer à côté permettait de résoudre ce conflit interne : rester un "bon camarade" sans devenir un "tueur".

L'anecdote du fusil chargé

Une étude menée après la bataille de Gettysburg (Guerre de Sécession), souvent citée en parallèle des travaux de Marshall, avait révélé que des milliers de fusils retrouvés sur le champ de bataille étaient chargés de plusieurs balles superposées. Les soldats continuaient de charger leur arme mécaniquement pour se donner une contenance, mais ne tiraient jamais. Marshall a utilisé ce genre de parallèles pour valider ses observations en 1944.
C'est d'ailleurs pour contrer ce phénomène que l'armée a ensuite inventé le concept de "tir de suppression" : on ne vous demande plus forcément de viser quelqu'un, mais de saturer une zone de balles. C'est psychologiquement plus facile à accepter.

Impact sur l'entraînement militaire
Ces conclusions ont provoqué un choc systémique. Si le problème n'était pas le courage, mais une "inhibition" au tir, il fallait modifier la méthode :
1. Désensibilisation : Passer de cibles en carton rondes à des silhouettes humaines qui basculent lorsqu'on les touche.
2. Conditionnement opérant : Créer des réflexes de tir instinctifs pour que le soldat tire avant que son "inhibiteur" de conscience ne bloque l'action.
3. L'effet de groupe : Marshall insistait sur le fait que le soldat ne se bat pas pour une idéologie, mais pour ses camarades. Renforcer la cohésion de la petite unité devenait la priorité absolue.

Résultat : Lors de la guerre de Corée et surtout du Vietnam, on estime que le ratio de feu est passé à plus de 90%.
On oublie de prendre en compte l'appartenance a la race
Pourquoi ça tire difficilement sur les allemands et sur les américains mais ça tire facilement sur les vietnamien et les Coréens ?
Je n'ai pas de compte secondaire et je n'en ai jamais eu, les usurpateurs sont des FDP qui méritent de Crever
il y a 23 jours
On oublie de prendre en compte l'appartenance a la race
Pourquoi ça tire difficilement sur les allemands et sur les américains mais ça tire facilement sur les vietnamien et les Coréens ?
C’est expliqué dans le pavé. Mais oui je suis certain que le fait de tirer sur quelqu’un qui ne te ressemble pas est beaucoup plus facile que de tirer sur un de tes semblables.
J’encule TOUJOURS gateaudemerde avec un saucisson Justin bridou « le généreux »
il y a 23 jours
C'est normal aussi, c'était des guerres où la majorité des soldats étaient des civils enrôlés rapidement (et pas forcément volontairement) avec très peu d'entraînement avant d'être envoyé sur le champ de bataille.
il y a 23 jours
topic super intéressonche !
do la fa# si ↓si mi
il y a 23 jours
C'est normal aussi, c'était des guerres où la majorité des soldats étaient des civils enrôlés rapidement (et pas forcément volontairement) avec très peu d'entraînement avant d'être envoyé sur le champ de bataille.
Et oui. Les valeurs chrétiennes plus fortes que les ordres directs. « Tu ne tueras point »
J’encule TOUJOURS gateaudemerde avec un saucisson Justin bridou « le généreux »
il y a 23 jours
Et oui. Les valeurs chrétiennes plus fortes que les ordres directs. « Tu ne tueras point »
Pas besoin d'être chrétien pour pas vouloir buter un autre humain juste parce qu'il n'est pas né dans le même pays
:risitas_hanches:
il y a 23 jours
Pas besoin d'être chrétien pour pas vouloir buter un autre humain juste parce qu'il n'est pas né dans le même pays
:risitas_hanches:
C’est néanmoins la base de ta civilisation. Contrairement aux bougnouls en Afghanistan tu n’as pas été élevé enfant à mépriser les infidèles et tes parents ne t’ont pas enseigné une hiérarchisation des races / des religions / des individus.

Tu as été élevé pour te comporter convenablement, à aider ton prochain ect.

Vous avez beau le rejeter en bloc, les gauchistes sans le savoir sont quelque part les plus chrétiens car ils adoptent les préceptes du christianisme avec les étrangers. Mais ils oublient leurs propres clans et races. C’est généralisé hein je ne dis pas que tu es comme ça mais les extrémistes de gauche oui
J’encule TOUJOURS gateaudemerde avec un saucisson Justin bridou « le généreux »
il y a 23 jours
L'étude de S.L.A. Marshall est l'un des piliers et l'un des sujets les plus controversés de l'histoire militaire moderne.

Dans son livre Men Against Fire (1947), Marshall a avancé une thèse qui a radicalement changé la manière dont l'armée américaine entraînait ses soldats.

La thèse centrale : Le "Ratio de feu"

Selon Marshall, qui a mené des entretiens de groupe avec des soldats de l'armée américaine juste après les combats pendant la Seconde Guerre mondiale, la majorité des combattants n'utilisaient pas leurs armes.

Le constat : Seuls 15% à 25% des soldats d'infanterie ouvraient réellement le feu sur l'ennemi en situation de combat.
La raison : Marshall affirmait qu'il existait une résistance psychologique innée chez l'être humain à tuer son semblable. Même face à un danger mortel, la plupart des soldats préféraient s'occuper de tâches logistiques, soigner un blessé ou simplement rester à couvert sans tirer.

Marshall décrivait des soldats qui entraient dans une sorte d'"activité de substitution".
Pour ne pas avoir à braquer leur arme sur un autre homme et presser la détente, ils se rendaient "utiles" autrement, parfois de manière totalement irrationnelle sous le feu :
Les comportements observés (ou rapportés par Marshall) :

Le zèle logistique : Des soldats qui passaient tout le combat à faire circuler des munitions ou à porter des messages d'un trou d'homme à l'autre, s'exposant parfois plus que s'ils avaient tiré, mais avec la conscience tranquille car ils ne "donnaient pas la mort".

Le secourisme improvisé : Se focaliser de manière obsessionnelle sur un blessé léger ou s'occuper du confort d'un camarade pour justifier le fait de poser son fusil.

Le simulacre de tir : Certains soldats faisaient semblant de manipuler leur arme, de vérifier leur culasse ou de viser très soigneusement sans jamais lâcher le coup, pour donner l'illusion à leurs camarades et à leurs officiers qu'ils participaient à l'effort collectif.

Le tir de "présence" : Tirer délibérément en l'air ou loin au-dessus des têtes ennemies. L'idée était de faire du bruit pour signaler son appartenance au groupe sans pour autant viser le corps de l'adversaire.

Pourquoi ce "mimétisme" ?

Marshall expliquait que l'être humain craint par-dessus tout l'exclusion sociale. Le soldat a peur de passer pour un lâche aux yeux de ses amis, mais il a aussi une horreur instinctive du meurtre. Faire semblant d'être occupé ou tirer à côté permettait de résoudre ce conflit interne : rester un "bon camarade" sans devenir un "tueur".

L'anecdote du fusil chargé

Une étude menée après la bataille de Gettysburg (Guerre de Sécession), souvent citée en parallèle des travaux de Marshall, avait révélé que des milliers de fusils retrouvés sur le champ de bataille étaient chargés de plusieurs balles superposées. Les soldats continuaient de charger leur arme mécaniquement pour se donner une contenance, mais ne tiraient jamais. Marshall a utilisé ce genre de parallèles pour valider ses observations en 1944.
C'est d'ailleurs pour contrer ce phénomène que l'armée a ensuite inventé le concept de "tir de suppression" : on ne vous demande plus forcément de viser quelqu'un, mais de saturer une zone de balles. C'est psychologiquement plus facile à accepter.

Impact sur l'entraînement militaire
Ces conclusions ont provoqué un choc systémique. Si le problème n'était pas le courage, mais une "inhibition" au tir, il fallait modifier la méthode :
1. Désensibilisation : Passer de cibles en carton rondes à des silhouettes humaines qui basculent lorsqu'on les touche.
2. Conditionnement opérant : Créer des réflexes de tir instinctifs pour que le soldat tire avant que son "inhibiteur" de conscience ne bloque l'action.
3. L'effet de groupe : Marshall insistait sur le fait que le soldat ne se bat pas pour une idéologie, mais pour ses camarades. Renforcer la cohésion de la petite unité devenait la priorité absolue.

Résultat : Lors de la guerre de Corée et surtout du Vietnam, on estime que le ratio de feu est passé à plus de 90%.
Topic en fav
:Olivierzoom:
Justice a été rendu. Vive onche et sa modération! Image
il y a 23 jours
Jsp aores c'était des conscrits et pas des pros.
:Chat_deprime:
il y a 23 jours
C’est néanmoins la base de ta civilisation. Contrairement aux bougnouls en Afghanistan tu n’as pas été élevé enfant à mépriser les infidèles et tes parents ne t’ont pas enseigné une hiérarchisation des races / des religions / des individus.

Tu as été élevé pour te comporter convenablement, à aider ton prochain ect.

Vous avez beau le rejeter en bloc, les gauchistes sans le savoir sont quelque part les plus chrétiens car ils adoptent les préceptes du christianisme avec les étrangers. Mais ils oublient leurs propres clans et races. C’est généralisé hein je ne dis pas que tu es comme ça mais les extrémistes de gauche oui
C'est pas une exclusivité de la chrétienté
:risitas_hanches:


C'est d'ailleurs il me semble l'un des aspects qu'elle a pompé sur les religions orientales
:risitas_hanches:
il y a 23 jours
L'étude de S.L.A. Marshall est l'un des piliers et l'un des sujets les plus controversés de l'histoire militaire moderne.

Dans son livre Men Against Fire (1947), Marshall a avancé une thèse qui a radicalement changé la manière dont l'armée américaine entraînait ses soldats.

La thèse centrale : Le "Ratio de feu"

Selon Marshall, qui a mené des entretiens de groupe avec des soldats de l'armée américaine juste après les combats pendant la Seconde Guerre mondiale, la majorité des combattants n'utilisaient pas leurs armes.

Le constat : Seuls 15% à 25% des soldats d'infanterie ouvraient réellement le feu sur l'ennemi en situation de combat.
La raison : Marshall affirmait qu'il existait une résistance psychologique innée chez l'être humain à tuer son semblable. Même face à un danger mortel, la plupart des soldats préféraient s'occuper de tâches logistiques, soigner un blessé ou simplement rester à couvert sans tirer.

Marshall décrivait des soldats qui entraient dans une sorte d'"activité de substitution".
Pour ne pas avoir à braquer leur arme sur un autre homme et presser la détente, ils se rendaient "utiles" autrement, parfois de manière totalement irrationnelle sous le feu :
Les comportements observés (ou rapportés par Marshall) :

Le zèle logistique : Des soldats qui passaient tout le combat à faire circuler des munitions ou à porter des messages d'un trou d'homme à l'autre, s'exposant parfois plus que s'ils avaient tiré, mais avec la conscience tranquille car ils ne "donnaient pas la mort".

Le secourisme improvisé : Se focaliser de manière obsessionnelle sur un blessé léger ou s'occuper du confort d'un camarade pour justifier le fait de poser son fusil.

Le simulacre de tir : Certains soldats faisaient semblant de manipuler leur arme, de vérifier leur culasse ou de viser très soigneusement sans jamais lâcher le coup, pour donner l'illusion à leurs camarades et à leurs officiers qu'ils participaient à l'effort collectif.

Le tir de "présence" : Tirer délibérément en l'air ou loin au-dessus des têtes ennemies. L'idée était de faire du bruit pour signaler son appartenance au groupe sans pour autant viser le corps de l'adversaire.

Pourquoi ce "mimétisme" ?

Marshall expliquait que l'être humain craint par-dessus tout l'exclusion sociale. Le soldat a peur de passer pour un lâche aux yeux de ses amis, mais il a aussi une horreur instinctive du meurtre. Faire semblant d'être occupé ou tirer à côté permettait de résoudre ce conflit interne : rester un "bon camarade" sans devenir un "tueur".

L'anecdote du fusil chargé

Une étude menée après la bataille de Gettysburg (Guerre de Sécession), souvent citée en parallèle des travaux de Marshall, avait révélé que des milliers de fusils retrouvés sur le champ de bataille étaient chargés de plusieurs balles superposées. Les soldats continuaient de charger leur arme mécaniquement pour se donner une contenance, mais ne tiraient jamais. Marshall a utilisé ce genre de parallèles pour valider ses observations en 1944.
C'est d'ailleurs pour contrer ce phénomène que l'armée a ensuite inventé le concept de "tir de suppression" : on ne vous demande plus forcément de viser quelqu'un, mais de saturer une zone de balles. C'est psychologiquement plus facile à accepter.

Impact sur l'entraînement militaire
Ces conclusions ont provoqué un choc systémique. Si le problème n'était pas le courage, mais une "inhibition" au tir, il fallait modifier la méthode :
1. Désensibilisation : Passer de cibles en carton rondes à des silhouettes humaines qui basculent lorsqu'on les touche.
2. Conditionnement opérant : Créer des réflexes de tir instinctifs pour que le soldat tire avant que son "inhibiteur" de conscience ne bloque l'action.
3. L'effet de groupe : Marshall insistait sur le fait que le soldat ne se bat pas pour une idéologie, mais pour ses camarades. Renforcer la cohésion de la petite unité devenait la priorité absolue.

Résultat : Lors de la guerre de Corée et surtout du Vietnam, on estime que le ratio de feu est passé à plus de 90%.
Big Fake quand même je crois pas que quand les allemands drogués au speed te tiraient dessus ils faisaient exprès de faire semblant de charger leur flingue ou tirer en l'air
:salam2:


En réalité ça devait représenter 10-15 % des soldats, les plus fragiles psychologiquement
:salam2:
il y a 23 jours
L'étude de S.L.A. Marshall est l'un des piliers et l'un des sujets les plus controversés de l'histoire militaire moderne.

Dans son livre Men Against Fire (1947), Marshall a avancé une thèse qui a radicalement changé la manière dont l'armée américaine entraînait ses soldats.

La thèse centrale : Le "Ratio de feu"

Selon Marshall, qui a mené des entretiens de groupe avec des soldats de l'armée américaine juste après les combats pendant la Seconde Guerre mondiale, la majorité des combattants n'utilisaient pas leurs armes.

Le constat : Seuls 15% à 25% des soldats d'infanterie ouvraient réellement le feu sur l'ennemi en situation de combat.
La raison : Marshall affirmait qu'il existait une résistance psychologique innée chez l'être humain à tuer son semblable. Même face à un danger mortel, la plupart des soldats préféraient s'occuper de tâches logistiques, soigner un blessé ou simplement rester à couvert sans tirer.

Marshall décrivait des soldats qui entraient dans une sorte d'"activité de substitution".
Pour ne pas avoir à braquer leur arme sur un autre homme et presser la détente, ils se rendaient "utiles" autrement, parfois de manière totalement irrationnelle sous le feu :
Les comportements observés (ou rapportés par Marshall) :

Le zèle logistique : Des soldats qui passaient tout le combat à faire circuler des munitions ou à porter des messages d'un trou d'homme à l'autre, s'exposant parfois plus que s'ils avaient tiré, mais avec la conscience tranquille car ils ne "donnaient pas la mort".

Le secourisme improvisé : Se focaliser de manière obsessionnelle sur un blessé léger ou s'occuper du confort d'un camarade pour justifier le fait de poser son fusil.

Le simulacre de tir : Certains soldats faisaient semblant de manipuler leur arme, de vérifier leur culasse ou de viser très soigneusement sans jamais lâcher le coup, pour donner l'illusion à leurs camarades et à leurs officiers qu'ils participaient à l'effort collectif.

Le tir de "présence" : Tirer délibérément en l'air ou loin au-dessus des têtes ennemies. L'idée était de faire du bruit pour signaler son appartenance au groupe sans pour autant viser le corps de l'adversaire.

Pourquoi ce "mimétisme" ?

Marshall expliquait que l'être humain craint par-dessus tout l'exclusion sociale. Le soldat a peur de passer pour un lâche aux yeux de ses amis, mais il a aussi une horreur instinctive du meurtre. Faire semblant d'être occupé ou tirer à côté permettait de résoudre ce conflit interne : rester un "bon camarade" sans devenir un "tueur".

L'anecdote du fusil chargé

Une étude menée après la bataille de Gettysburg (Guerre de Sécession), souvent citée en parallèle des travaux de Marshall, avait révélé que des milliers de fusils retrouvés sur le champ de bataille étaient chargés de plusieurs balles superposées. Les soldats continuaient de charger leur arme mécaniquement pour se donner une contenance, mais ne tiraient jamais. Marshall a utilisé ce genre de parallèles pour valider ses observations en 1944.
C'est d'ailleurs pour contrer ce phénomène que l'armée a ensuite inventé le concept de "tir de suppression" : on ne vous demande plus forcément de viser quelqu'un, mais de saturer une zone de balles. C'est psychologiquement plus facile à accepter.

Impact sur l'entraînement militaire
Ces conclusions ont provoqué un choc systémique. Si le problème n'était pas le courage, mais une "inhibition" au tir, il fallait modifier la méthode :
1. Désensibilisation : Passer de cibles en carton rondes à des silhouettes humaines qui basculent lorsqu'on les touche.
2. Conditionnement opérant : Créer des réflexes de tir instinctifs pour que le soldat tire avant que son "inhibiteur" de conscience ne bloque l'action.
3. L'effet de groupe : Marshall insistait sur le fait que le soldat ne se bat pas pour une idéologie, mais pour ses camarades. Renforcer la cohésion de la petite unité devenait la priorité absolue.

Résultat : Lors de la guerre de Corée et surtout du Vietnam, on estime que le ratio de feu est passé à plus de 90%.
c'est surtout qu'ils repugnaient à tirer sur leurs semblables, alors que des jaunes pourquoi pas

le ratio serait peut etre même monté à 100% contre des subsahariens.
une partie du dossier epstein : https://www.jmail.world/
il y a 23 jours
Big Fake quand même je crois pas que quand les allemands drogués au speed te tiraient dessus ils faisaient exprès de faire semblant de charger leur flingue ou tirer en l'air
:salam2:


En réalité ça devait représenter 10-15 % des soldats, les plus fragiles psychologiquement
:salam2:
L’étude a été discuté
J’encule TOUJOURS gateaudemerde avec un saucisson Justin bridou « le généreux »
il y a 23 jours
C’est néanmoins la base de ta civilisation. Contrairement aux bougnouls en Afghanistan tu n’as pas été élevé enfant à mépriser les infidèles et tes parents ne t’ont pas enseigné une hiérarchisation des races / des religions / des individus.

Tu as été élevé pour te comporter convenablement, à aider ton prochain ect.

Vous avez beau le rejeter en bloc, les gauchistes sans le savoir sont quelque part les plus chrétiens car ils adoptent les préceptes du christianisme avec les étrangers. Mais ils oublient leurs propres clans et races. C’est généralisé hein je ne dis pas que tu es comme ça mais les extrémistes de gauche oui
C'est pas que chez les catholiques ça hein
il y a 23 jours