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tu choisis de ne réduire l'art qu'à ça, c'est tout, pour autant dans la réalité il ne sert pas qu'à ça
utile ou inutile faudrait savoir
:LeChoque:


mais évidemment ça ne sert pas qu'à ça mais je ne voit pas en quoi juste ça ce n'est pas déjà énorme.. les goûts et les couleurs sont le sens même de la vie en fait, et le mieux c'est qu'ils ont la capacités de façonner biologiquement des âmes en réunissant des amants..
:LeChoque:


mais dans tous les cas l'art sert à SURVIVRE, bien que ne laisser par exemple que des chansons à l'éternité soit, si c'est la seule, une forme extrêmement précaire de survie.. la forme ultime étant évidemment le clonage ET l'expression des goûts via le choix de partenaires reproductifs
:LeChoque:
il y a 4 mois
Image La destruction, Thomas Cole.

Difficile d'établir une cause commune à la fin matérielle des civilisations. Ici, Cole a choisi l'invasion par une puissance étrangère, représentant des soldats qui tuent les hommes et violent les femmes. En réalité c'est quelque chose qui était déjà très répandu chez les romains, par exemple, pour souiller ou salir un peuple qu'ils ne respectaient pas. Mais l'acte symbolique le plus visible, c'est évidemment la destruction matérielle des monuments, tentative d'effacer l'identité du peuple conquis. Toutes les guerres de l'histoire ont eu un aspect spirituel, quel intérêt stratégique de détruire un temple grec ou de bombarder une Eglise ? Si la guerre est un acte tout ce qu'il y a de plus physique, elle s'attaque aussi à l'esprit des peuples, en détruisant leur héritage, et en salissant leur dignité.
Je n'ai vraiment pas grand chose à dire sur ce tableau en particulier. Outre le fait qu'il soit le plus détaillé, peut-être une référence involontaire au fait qu'on se rappelle parfois plus de la chute d'une civilisation que de la civilisation elle-même, il est surtout figé dans le temps, contrairement aux trois autres. La destruction n'est qu'un étape dans la vie d'une nation.

Image La désolation, Thomas Cole.

Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
Et rien de Rome en Rome n'aperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.
Vois quel orgueil, quelle ruine : et comme
Celle qui mit le monde sous ses lois,
Pour dompter tout, se dompta quelquefois,
Et devint proie au temps, qui tout consomme.
Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tibre seul, qui vers la mer s'enfuit,
Reste de Rome. Ô mondaine inconstance !
Ce qui est ferme, est par le temps détruit,
Et ce qui fuit, au temps fait résistance.


Ni la cité, ni son peuple ne sont désormais, mais son esprit survit. Les ruines en sont toujours la matérialisation, les vestiges en sont toujours son identité. On ne peut pas éradiquer une civilisation, on peut seulement tuer son peuple et détruire ses monuments. Je pense que vous l'aviez compris dès le début du topic, mais je ne pense pas qu'une civilisation puisse mourir à proprement parler, elle survit par l'héritage qu'elle transmet aux autres, et à son esprit qui est immuable et dont l'essence existera toujours. De là à dire que sa destruction n'est pas tragique...

Premier topic de, je l'espère, une longue série qui ne sera pas seulement des divagations bizarres sur des poèmes ou des tableaux, c'est promis. Je voulais juste commencer par là pour ensuite parler de la civilisation européenne/occidentale, du christianisme, de la France et du capitalisme mondialisé, mais ça viendra dans de prochains topics.
Dans les guerres, la destruction d'objectifs non-militaires a généralement pour effet d'affecter le moral de l'adversaire ; la destruction d'un temple ou d'une oeuvre d'art équivaut à détruire la représentation qu'un peuple se fait de l'existence et donc efface un peuple de l'histoire ou une part dudit peuple
:Doigt_nez:


Maintenant, je pense qu'il faut dissocier l'esthétique de la civilisation ; la première est souvent un simple vernis et ce que lègue une civilisation quand la civilisation ne lègue pas simplement une religion ou une mentalité, la seconde étant la vie en bonne intelligence et la spécialisation des tâches en vue de façonner des artéfacts qui découlent d'une praxis (étant entendu que l'environnement affecte nécessairement la nature des artefacts et leur vernis esthétique)
:Doigt_nez:


La civilisation n'existe qu'à partir du moment où il y a une réflexion au sens propre, une représentation d'un soi collectif ne serait-ce qu'au travers d'une oeuvre d'art où la sensibilité d'un artiste communique avec un sentiment commun à sa communauté, ou lui a permis de cerner une part d'universel, avec un discours sur les habitudes comme sur les moments exceptionnels
:Doigt_nez:
donc c'est à partir de ce moment-là, où l'Homme mobilise ses ressources sur autre chose que la survie, qu'il peut penser sur son monde et devient civilisé
:Doigt_nez:


J'ai l'habitude de dire que la civilisation commence par le fait de tenir un crayon pour un enfant
:Doigt_nez:
il y a 4 mois
Je n'ai pas besoin de te répondre, tu te ridiculises tout seul aux yeux de tous. Comparaison n'est pas raison. Tout le monde voit que tu cherches à défendre un acte de foi. Si tu veux savoir ce que je pense du sexe/genre (c'est limite l'antithèse du wokisme/transgenrisme) :
Si nous voulons donner plus de corps à la façon dont des réalités sont trompeusement interprétées et réagencées entre elles par l'homme pour la seule raison qu'il est homme, nous pourrions citer l'exemple du féminin et du masculin. « Tel est le mâle, telle est la femelle », voilà des prémisses qui n'ont d'autre origine que d’induire la question : « Mais de quelle espèce ? ». La séparation du masculin et du féminin est largement plus en amont généalogiquement - antérieure à la formation des premiers organismes pluricellulaires - et insignifiante à la fois que les variations morphologiques qui, de part leur tendance à se conglomérer, donne lieu à l'illusion de reconnaissance des espèces. Mais toute la mystification réside dans le fait de faire de cette séparation absolue, une opposition. Féminin et masculin, loin d'être des contraires comme le blanc et le noir, seraient plutôt comme un jaune et un bordeau, deux teintes piochées au hasard sur le spectre lumineux, sauf qu'elles seraient, par un autre hasard, les deux seules. Il est tout aussi impossible au « masculin » de se référer à l'ordre des priorités « féminines » comme valeur en soi que l'inverse, ces ordres de priorités respectifs ne sont pas contraires, ils n'en sont pas moins incompatibles. L'origine de la convergence des tendances morphologique par paires d'ensembles - l'un « féminin », l'autre « masculin » est à trouver dans la dialectique du maître et de l'esclave, le camouflage et le syndrome de Stockholm. Il est vain de se demander en quoi consistent intrinsèquement les priorités « masculines » pour ce qui est de d'établir leurs rapports aux « féminines » en tant que les premières s'inscrivent dans les secondes au seul titre de leviers émotionnels dont tirer parti. Il est assez drôle de savoir que l'un des taxons inventés par la zoologie est censé s'illustrer le plus distinctement par un comportement qui ne fait que trouver des modalités d'expression plus retorses partout ailleurs, la forme la plus évidente de « masculin-féminin » imbriqué: la mante religieuse. Si le « mâle » et la « femelle » dits « mante religieuse » représentaient deux archétypes n’étant caractérisés que relativement l'un à l'autre, étant en l'absence d'interactions entre eux, deux choses étrangères sous tout rapport, mais dont on supposerait qu’en cas d’interactions, leurs rapports illustrent universellement le rapport invariable qu’auraient entre eux, si exposés l'un à l'autre, « masculin » et « féminin » d'une « espèce», on pourrait commencer par se demander l’origine de la proximité morphologique d'un « sexe » à « l’autre ». La réponse universelle est encore une fois dans les « caractères propres » de certains taxons : pieuvre mimétique, caméléon, phasmes, papillons etc. Aux quatres coins du vivant, des organismes déploient des mécanismes de camouflage, utiles tantôt à la prédation, tantôt à la protection contre les prédateurs. Nous pourrions probablement gloser des heures pour déterminer qui du « mâle » ou de la « femelle » est, quant à sa morphologie, une pâle copie de l'autre, si nous ne connaissions pas la « femelle » « hyène », dont le clitoris a la taille d'un pénis de « mâle », dont elle se sert pour pénétrer l'urètre du « mâle », ce qui le fait souffrir à l'agonie. Pour ce qui est de savoir qui est proie, qui prédateur, il apparaît évident que le « mâle » déploie des comportements de prédation envers la « femelle », l'inverse est bien moins évident. Cela n'est que la mesure de l’efficacité du camouflage « féminin », mais que faire de cette information ? Otto Weininger - pour faire court - aurait tranché ainsi : F étant vide et M plein, le « féminin » contextuel se forme en toute circonstance à l'image du « masculin », de sorte que, comme estimait Nietzsche, le masculin est à l'image du hasard, ce qui n'est pas sans appeler pour représentation le rapport entre les spermatozoïdes et l’Ovule. La vérité est ailleurs. Le vide caractéristique du « féminin » divise le « masculin » en deux catégories. Il n'y a rien à dire de la « femme », de sorte que celui qui trouve quelque chose à en dire est taré. Du « masculin », il y a d'une part les tarés, et d'autre part ceux que l'idée de la femme prive de parole, plonge dans le vide intersidéral, sans le moindre repère. Ces derniers, éventuellement, comptent avec les femmes sans pour autant laisser l'incantation « femme » s'insinuer dans leur système de représentations, le ventouser intégralement. C'est donc, contrairement aux estimations de Weininger, en référence à la femme qu'est l'homme et non l'inverse, et ce en vertu même du vide « féminin ». La dialectique du maître et de l'esclave en tant que principe créateur de ce qui passe auprès de l'humain, eut égard à son humanité, pour des espèces, est un continent entier de recherche scientifique qui existe dès lors qu’il prend mes énoncés précédents pour axiomatique, mais elle n'est pas mon sujet, et en fin de compte, la femme est sans doute tout sauf vide : je ne fais ici qu'affirmer mon éternelle incapacité à en saisir quoi que ce soit, ce tout autant à ma décharge qu'à la sienne. La grande misère des femmes, et ce qu'elles nomment désormais leur « charge mentale », a été, jusqu'à présent, de devoir continuellement employer, une fois nées, toute leur ingéniosité à dépasser, dans notre regard, la vallée de l'étrange, et l'essence de la compétition entre les femmes, c'est de repousser l'autre femme à rebours, à l'attention du regard « masculin », dans la vallée de l'étrange.
Je connais ton avis dessus, il est juste incohérent avec ta position sur le national et le régalien
:Chatmastermind:

Ne parle pas aux noms des autres, tu pourrais être surpris, parle en ton nom c'est déjà assez
:Chatmastermind:
Ave Maria
il y a 4 mois
Ce poème de Du Bellay d'abord, le premier du Songe :

C'était alors que le présent des dieux
Plus doucement s'écoule aux yeux de l'homme,
Faisant noyer dedans l'oubli du somme
Tout le souci du jour laborieux;
Quand un démon apparut à mes yeux
Dessus le bord du grand fleuve de Rome,
Qui, m'appelant du nom dont je me nomme,
Me commanda regarder vers les cieux :
Puis m'écria : Vois, dit-il, et contemple
Tout ce qui est compris sous ce grand temple,
Vois comme tout n'est rien que vanité.
Lors, connaissant la mondaine inconstance,
Puisque Dieu seul au temps fait résistance,
N'espère rien qu'en la divinité.


Je ne pense pas que les civilisations naissent, vivent et meurent lorsque disparaît leur peuple. Je ne pense pas non plus qu'il soit possible d'établir une date de naissance ou de mort d'une civilisation. D'une certaine manière, par leurs morts, elles naissent dans un plan différent de la réalité, un plan qui tend à se dématérialiser, c'est-à-dire à s'éloigner petit à petit de sa condition matérielle, et de s'élever spirituellement. Les civilisations sont plus proches du spirituel que les hommes eux-mêmes.
Partons d'un postulat simple mais antagoniste à la conception libertaire de l'individu. Les nations, les peuples, les empires, les cités, autrement dit les communautés humaines organisées et souveraines, sont des organes politiques, et ont donc, peu importe leur mode de décision (démocratique, monarchique, bicéphale comme à Sparte...) une volonté propre. Par là je veux dire qu'elles sont plus que la simple somme de tous les individus qui les composent, mais que le tout organisé forme un système, c'est-à-dire un ensemble d'éléments interdépendants régis par des lois.
La France n'est pas l'ensemble des citoyens français, elle était la France avant leur naissance et le sera après leur mort, elle n'est pas l'Etat, ou la République, qui sont seulement les organisations désignées pour l'administrer. Les nations ont une existence propre.

Image L'Etat sauvage, Thomas Cole.

L'état de nature. Ou comme le définissait Hobbes, un état de guerre permanente de chacun contre chacun. En réalité les hommes ont toujours vécu en communauté quand ils le pouvaient, malgré tout peut-on déjà parler de polis ? Le guerrier préhistorique qui se soumet aux ordres de son chef car il est incapable de chasser seul le bison n'est-il pas encore dans un état de guerre permanente contre lui ? Le tableau de Thomas Cole met bien l'homme au second plan : au premier regard, on pourrait croire que c'est un portrait de paysage sans le moindre être humain, parce que la nature le recouvre presque. Le tableau est tourmenté par les vents et les nuages épais du ciel, le climat est hostile et nous étouffe.
Tant que la fonction principale de la communauté est la survie primaire au sens strict, on peut facilement admettre que l'appartenance à cette communauté ne tient pas lieu d'identité pour ses membres. Pas encore en tout cas.

Image L'Etat pastoral, Thomas Cole.

Mais elle le devient lorsque cette communauté devient organique, c'est-à-dire que le lien qui unit ses membres dépasse la simple nécessité matérielle de la survie. Par là j'entends qu'il serait possible pour une partie du groupe, les forts par exemple, de se séparer du reste s'ils considéraient que leurs chances de survie fussent supérieures ainsi, mais qu'ils choisissent par leur volonté de ne pas le faire, ou même qu'ils n'y pensent même pas, puisque leur appartenance à la communauté fait maintenant partie intégrante de leur identité.
Quand est-ce qu'un homme commence à se définir en disant : je suis nationalité ou je suis cité ? Quand sa communauté a réussi à s'élever au delà de la survie pour ériger un organisme à part qui rassemble ses membres passés, présents et futurs, c'est-à-dire quand elle devient plus que matière, quand elle se fait esprit, qu'elle prend une dimension spirituelle.
Qu'est ce que l'art ? Je ne vais pas répondre à un débat millénaire dans ce simple topic, mais il y a une caractéristique propre à l'art que je peux difficilement écarter de l'angle irréfutable de sa condition : l'art est profondément inutile. Par là je veux dire quelque chose de bien précis : l'utilité matérielle de l'art est nulle, et c'est ce qui le différencie de l'artisanat. Un outil est utile, il a une fonction matérielle précise, tout comme un bâtiment, une maison par exemple. Mais ce qui est inutile (un tableau, une sculpture) et qui n'a pas de fonction matérielle (des cannelures sur une colonne ou le chapiteau au sommet), peut être considéré comme de l'art. Image
Quel rapport avec ce qui précède ? me direz-vous. Et bien c'est précisément lorsqu'une communauté humaine commence à s'approprier une forme d'art qu'elle devient spirituelle, puisque son art devient la matérialisation de son esprit collectif, autrement dit : l'art est le pont entre le matériel et le spirituel qui représente l'existence de l'organisme qui fait d'un peuple ce qu'il est, c'est-à-dire un peuple. Image Chaque manière de bâtir une maison, de construire un temple, de forger une arme, devient la matérialisation visuelle de l'identité spirituelle de la polis. On peut distinguer un peuple d'un autre simplement en regardant son architecture.

Le Babylonien ses hauts murs vantera,
Et ses vergers en l'air, de son Ephesienne
La Grèce décrira la fabrique ancienne,
Et le peuple du Nil ses pointes chantera:
La même Grèce encor vanteuse publiera
De son grand Jupiter l'image Olympienne,
Le Mausole sera la gloire Carienne,
Et son vieux Labyrinth' la Crète n'oubliera.
L'antique Rhodien élèvera la gloire
De son fameux Colosse, au temple de Mémoire:
Et si quelque oeuvre encor digne se peult vanter
De marcher en ce rang, quelque plus grand faconde
Le dira: quant à moi, pour tous je veux chanter
Les sept coteaux romains, sept miracles du monde.


Cette nouvelle étape du développement est souvent corrélée au développement économique d'une communauté. J'entends par là que ces formes d'art se sont souvent multipliées au même moment où la communauté arrivait à un stade de prospérité, quand la survie ne prenait plus 100% du temps et de l'énergie de ses membres. Mais on parle bien de développement de la polis. Son existence, elle, est indépendante de son caractère prospère, ou non. En réalité les communautés primitives étaient extrêmement riches en œuvres d'arts et en spiritualité, l'état de nature étant évidemment fictif. Image Image

Image L'Apogée, Thomas Cole.

Il était ainsi difficile pour Thomas Cole de dépeindre la grandeur d'une cité sans représenter aussi son développement économique, sa prospérité et sa richesse. Je pense pour ma part que le niveau de développement d'une société n'est pas corrélé à sa richesse matérielle, mais c'est un débat qui mérite un topic à part entière. Bref, attardons nous sur ce tableau. L'art architectural et vestimentaire est omniprésent, il accompagne même les navires de commerce dont l'objectif est normalement de faire du profit. Outre l'art, la civilisation a maintenant une identité visuelle et géographique propre. Elle est indissociable de la ville (au sens physique du terme) qu'elle a bâti et de l'environnement qui l'entoure (la colline au loin est présent sur chacun des tableaux, pour bien montrer qu'il s'agit du développement d'une seule et même civilisation). Peut-on imaginer une France, avec la même culture, les mêmes habitants et les mêmes monuments, mais tous installés dans une enclave en Chine ou en Amérique latine ? Peut-on imaginer Rome avec une colline de moins ?Ca n'a pas de sens, puisqu'une cité est indissociable de son territoire, c'est lui qui l'a vu naître et qui est empreint, dans l'esprit collectif, de la naissance spirituelle de la polis en tant qu'organisme propre à lui-même. Ce ne serait plus la France, ce ne serait plus Rome.
Quoiqu'il en soit, l'apogée n'a en fait pas grand chose de différent si on la compare à l'état pastoral, c'est juste que l'état pastoral a pris plus d'ampleur matériel, mais l'identité de la polis reste la même. Elle est peut-être connue dans le monde entier, elle en domine d'ailleurs peut-être d'autres par la conquête (Empire romain) ou la culture et les accords commerciaux ou banquiers (USA aujourd'hui), mais c'est tout. La seule différence, c'est peut-être que, lorsque le désir de montrer son existence, lorsque le matériel a cessé d'être une matérialisation et que l'hubris de la grandeur s'est emparé de la cité, alors peut-être peut-on parler, déjà si tôt, d'un début de déclin.
Tu devrais philosopher sur pourquoi un fouet a une infitié de facette, t'auras alors la réponse
:perenoel:
Le Phoenix renait toujours de son 410 ! https://image.noelshack.com[...]5/1520552892-yugi-410.png
il y a 4 mois
L'art est le pont entre rien du tout, son utilité est toute matérielle. Par exemple, si j'ai des beaux tableaux chez moi, on sera plus enclin à m'obéir, à m'offrir des choses pour s'attirer mes grâces, ou encore à m'offrir sa fille en mariage. En outre, les caractères propres d'une oeuvre opèrent comme un principe de sélection, par des mécanismes comme la reconnaissance par goûts partagés ou les eus et coutumes associées à un style.
Pourquoi a-t-on retrouvé des œuvres d'art dans des tombes où personne ne pouvait plus jamais les voir ? Pourquoi a-t-on doré les chapiteaux des colonnes de la même manière dans une cité ? Pourquoi les Egyptiens ont ils construit les pyramides ? Pour matérialiser leur spiritualité.
Ta vision de l'art se résume à l'art moderne, et encore. Ça témoigne d'une ignorance profonde sur le sujet.
Le goût n'est pas l'art clé. Une œuvre n'a pas besoin d'être belle. Le beau est simplement la matérialisation du Bon aux yeux de l'homme.
Ave Maria
il y a 4 mois
Neg
Neg
4 mois
L'op pas au courant que l'attention moyenne est de environ 2s max
:igo5:
Malheureusement au 21e siècle
:Chatmastermind:
Ave Maria
il y a 4 mois
"les communautés humaines organisées et souveraines [...] sont plus que la simple somme de tous les individus qui les composent"

Bon bah effectivement je peux pas te suivre sur ce coup là
:Attal:


up pour l'effort
:ok:
Ok le matérialiste dialectique
:Chaditas2:
Ave Maria
il y a 4 mois
Ok le matérialiste dialectique
:Chaditas2:
Individualisme méthodologique

Molinari, puis Von Mises
:Attal:
MP pour devenir païen
:hap:
il y a 4 mois
utile ou inutile faudrait savoir
:LeChoque:


mais évidemment ça ne sert pas qu'à ça mais je ne voit pas en quoi juste ça ce n'est pas déjà énorme.. les goûts et les couleurs sont le sens même de la vie en fait, et le mieux c'est qu'ils ont la capacités de façonner biologiquement des âmes en réunissant des amants..
:LeChoque:


mais dans tous les cas l'art sert à SURVIVRE, bien que ne laisser par exemple que des chansons à l'éternité soit, si c'est la seule, une forme extrêmement précaire de survie.. la forme ultime étant évidemment le clonage ET l'expression des goûts via le choix de partenaires reproductifs
:LeChoque:
Le goût n'explique pas tout clé. C'est un relativisme bas. Le Beau, comme le Vrai et le Bon, sont de caractère universel.
:Chatmastermind:
Ave Maria
il y a 4 mois
Individualisme méthodologique

Molinari, puis Von Mises
:Attal:
Weber surtout
:Chatmastermind:
Ave Maria
il y a 4 mois
Weber surtout
:Chatmastermind:
J'ai lu aussi
:Attal:


Mid
:Attal:


J'adhère pas à son histoire du capitalisme
:Attal:
MP pour devenir païen
:hap:
il y a 4 mois
J'ai lu aussi
:Attal:


Mid
:Attal:


J'adhère pas à son histoire du capitalisme
:Attal:
Laisse moi deviner, trop d'intérêt porté aux protestants et pas assez à la commu ?
:Chat_mange:
Ave Maria
il y a 4 mois
Laisse moi deviner, trop d'intérêt porté aux protestants et pas assez à la commu ?
:Chat_mange:
Non, c'est que le capitalisme n'est pas un régime politique, pas un système qu'on impose.

Le capitalisme est la manifestation de l'inégalité entre les hommes et de la propriété privée, toutes deux naturelles.

Ça a commencé dès qu'on a stocké du grain
:Attal:


Weber fait à la rigueur une histoire de la bourgeoisie.
MP pour devenir païen
:hap:
il y a 4 mois
Non, c'est que le capitalisme n'est pas un régime politique, pas un système qu'on impose.

Le capitalisme est la manifestation de l'inégalité entre les hommes et de la propriété privée, toutes deux naturelles.

Ça a commencé dès qu'on a stocké du grain
:Attal:


Weber fait à la rigueur une histoire de la bourgeoisie.
Absolument pas d'accord pour le coup, mais c'est intéressant
:Chaditas2:

Je te conseille de lire l'État servile, de hilaire Belloc. C'est court et tu peux le trouver facilement sur internet
:Chaditas2:
Ave Maria
il y a 4 mois
Absolument pas d'accord pour le coup, mais c'est intéressant
:Chaditas2:

Je te conseille de lire l'État servile, de hilaire Belloc. C'est court et tu peux le trouver facilement sur internet
:Chaditas2:
Ok je note
:Attal:


J'ai lu ton OP finalement. J'aime beaucoup.

Question : Est ce que si un noir fait de l'art breton, il est breton ?
Tu vois bien quel exemple j'ai en tête
:Attal:


Un peu hors sujet mais : Si on applique ce que tu dis sur l'art/la construction de l'identité à l'individu (que l'art est inutile et donc que l'identité du peuple et sa sagesse sont construites lors de la prospérité) :

Alors on ne peut pas aller bien loin quand on vit l'ascèse image.noelshack.com https://image.noelshack.com[...]64029-chouffin-viking.png
MP pour devenir païen
:hap:
il y a 4 mois
Je connais ton avis dessus, il est juste incohérent avec ta position sur le national et le régalien
:Chatmastermind:

Ne parle pas aux noms des autres, tu pourrais être surpris, parle en ton nom c'est déjà assez
:Chatmastermind:
J'ai pas compris à quel moment je parle au nom d'autrui ?
:risi_celestin:
il y a 4 mois
Le goût n'explique pas tout clé. C'est un relativisme bas. Le Beau, comme le Vrai et le Bon, sont de caractère universel.
:Chatmastermind:
il y a 4 mois
Ok je note
:Attal:


J'ai lu ton OP finalement. J'aime beaucoup.

Question : Est ce que si un noir fait de l'art breton, il est breton ?
Tu vois bien quel exemple j'ai en tête
:Attal:


Un peu hors sujet mais : Si on applique ce que tu dis sur l'art/la construction de l'identité à l'individu (que l'art est inutile et donc que l'identité du peuple et sa sagesse sont construites lors de la prospérité) :

Alors on ne peut pas aller bien loin quand on vit l'ascèse image.noelshack.com https://image.noelshack.com[...]64029-chouffin-viking.png
Merci beaucoup clé
:Chaditas2:

Pour ta première question, la réponse est non dans le cas spécifique de la Bretagne, qui est un peuple ethnique, mais oui pour une communauté assimilationiste comme l'Empire romain
:Chatmastermind:


que l'art est inutile et donc que l'identité du peuple et sa sagesse sont construites lors de la prospérité
OULAAA alors c'est pas ce que je dis, je dis que l'art n'a pas de fonction propre mais que c'est justement par lui que se forge l'identité. L'art existe dès la création de la communauté, mais ne se développe réellement que lors de la prospérité, qui est déjà un âge de déclin
:Chaditas2:

Dans le cas de l'individu, il n'a pas besoin de matérialiser son identité spirituelle, puisque c'est lui l'esprit. Ce n'est nécessaire qu'en communauté. Par contre plusieurs ascèses sont profondément artistiques
:Chaditas2:
Ave Maria
il y a 4 mois
J'ai pas compris à quel moment je parle au nom d'autrui ?
:risi_celestin:
Là : Tout le monde voit que tu cherches à défendre un acte de foi
:ahi:
Ave Maria
il y a 4 mois
Ridicule
:risi_celestin:
Une puissance d'analyse encore inégalée
:Nietzsche:
Ave Maria
il y a 4 mois