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Alors là non. S'engager dans un truc qu'on ne peut pas assumer, ça aura des conséquences absolument dramatiques. C'est un conseil très dangereux de la part de personnes qui ne connaissent pas le problème.
:chatserpent:


Se forcer à exercer une passion, c'est aussi le meilleur moyen de la flinguer définitivement. Ça s’entretient une passion, et elle doit être exercée aux bons moments. Par exemple si tu te forces à finir un projet, t'auras plus envie d'en lancer un autre derrière. Alors que si t'y consacres un peu de temps seulement quand t'as envie, il s'étendra dans le temps, et ta passion avec. Si tu crames toutes des cartouches dans un laps de temps court, t'auras plus aucune passion rapidement.
:Chat_Caprisun_grimoir_livre:
il y a un an
Étant gamin j'adorai pratiquer un petit sport à la maison avec la famille, et à l'école avec les potes. C'était une vraie passion, j'étais prêt à faire que ça tout le temps.

A un moment, j'ai décidé d'en faire en club. Rapidement j'ai détesté le cadre. Y'avait trop de monde à gérer, à rencontrer. Les entrainements c'était robotique, industriel. C'était un soir par semaine, à des horaires de merde, avec des matchs certains week-end où il fallait souvent se déplacer assez loin.

Résultat, j'en ai eu vite marre, et vite épuisé. J'ai gagné énormément de skills, mais ça a complètement niqué le loisir avec mes proches et les potes qui n'avaient plus le niveau. C'était devenu inintéressant pour eux et pour moi.

Voilà un exemple de passion détruite en ayant voulu l'exploiter à son maximum.

:Chat_Caprisun_grimoir_livre:
il y a un an
Moi je prends chaque évolution ponctuelle et lente dans une activité passionnelle comme un progrès, une petite victoire, et non une défaite. La défaite je l'entrevois quand je serai arrivé au bout du projet, quand j'aurai réalisé que tout ça n'aura finalement servi à rien dans l'univers.

:plink_bigger:
il y a un an
Pour reprendre ton exemple, je m'abstiendrai naturellement à cause de la fatigue, et volontairement parce que je sais que travailler dessus dans cet état sera non seulement dangereux, mais moins efficace. Dans le cas d'une activité créative, par exemple travailler sur une décoration pour la carrosserie, je sais que je ferais beaucoup mieux si je le faisais en étant en meilleure forme. C'est productif de s’abstenir quand on le sent pas pour éviter de faire de la merde et gâcher des ressources.

:Chat_Caprisun_grimoir_livre:
il y a un an
J'ai remarqué que la courbe de progression est meilleure quand on s'y investi uniquement quand on est motivé, simplement parce qu'on la pratique plus sérieusement et qu'on intègre beaucoup mieux les nouvelles données de l'exercice. Par exemple apprendre un truc en me forçant à lire un bouquin, je vais rien retenir, et j'aurai pas envie d'y revenir car dans mon souvenir ça m'aura fait chier. Par contre, si j'attends le moment où j'irai naturellement chercher l'information ou la compétence, elle sera assimilée très efficacement et durablement.

Et ça, c'est complètement l'inverse de ce qu'exige la société dans le monde du travail. Voilà pourquoi les compétences des gens régressent. Ils font des choses médiocrement par obligation, et ne deviennent jamais vraiment experts. Ils sont littéralement dépassionnés, comme les médecins, les développeurs de jeux, et ne continuent que pour des raisons financières. C'est la raison pour laquelle ils pensent avoir besoin d'IA pour les assister. Leur passion est devenue une corvée.

:Chat_Caprisun_grimoir_livre:
il y a un an
Je ne préconise pas l'inactivité absolue, mais de saisir les rares opportunités. Les difficultés du "forumeur moyen 0 tout", c'est qu'il ne sais peut-être pas que c'est parce qu'il a des soucis de sommeil à résoudre. Il peut aussi avoir la difficulté réelle de trouver une passion qui ne nécessite pas d'argent parce qu'il n'a pas le budget.

Je m’interroge aussi sur la soit disant paresse. En état de fatigue, ça y ressemble beaucoup. Peut-être même que c'est ça que tout le monde appelle la paresse, sans la connaitre, en pensant que c'est juste une volonté de rien foutre. Mais ce que j'ai constaté, c'est que dans mes rarissimes moments où j'étais à peu près en forme, c'était impossible pour moi de ne rien faire. Je me surprenais même à accomplir des corvées spontanément sans effort. J'ai l'impression que quand on est en forme, on ne peut pas ne rien faire, on se sent obligé de bouger. En gros c'est l'inverse de la fatigue qui nous oblige à ne rien faire.

:Chat_Caprisun_grimoir_livre:
il y a un an
Je compte plus le nombre de projet commencé et avorté par manque de capacité... Mais j'en tire satisfaction quand même.

L'important c'est de commencer et on apprend toujours des choses utiles dans le peu qu'on à fait.

:red_pill:
il y a un an
la depression fait des ravages ici
:medecinradio:
j’vais pas tarder à éjaculer
il y a un an