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Les 2 composantes de l'épargne privée.
Il faut savoir que l'épargne privée a 2 composantes, à savoir l'épargne réalisée directement par les individus privés, ce qui est la partie du revenu disponible des ménages n'étant pas consommée immédiatement. Ensuite il y a l'épargne réaliser par les entreprises pour le compte d'individus privés qui les possèdent directement dans le cas d'entreprises individuelles, ou indirectement au travers de leurs placements financiers. Si on prend en compte seulement la première catégorie, on peut facilement conclure que les flux d'épargne sont nettement insuffisants pour rendre compte de la croissance des patrimoines privés dans tous les pays. Et que la croissance de ces patrimoines privés s'explique par une hausse structurel du prix relatif des actifs pour la large part, notamment du prix des actions. La conclusion est exacte comptablement mas artificielle économiquement car le prix des actions tend à progresser plus vite que les prix à la consommation sur longue période notamment parce que les profits réinvestis permettent aux entreprises en question d'augmenter leur taille et leur capital. C'est donc un effet de volume et non pas un effet de prix. On réintègre alors les profits réinvestis dans l'épargne privée et à ce moment là, cet effet prix disparaît pour la plus grosse part. Du point de vue des actionnaires, les profits versés sous formes de dividendes sont souvent plus lourdement taxés que les profits réinvestir du coup il peut être intéressant pour les détenteurs du capital de ne se verser d'une part limitée des profits en dividendes en fonction de leurs besoins immédiats de consommation et de filer le reste s'accumuler et s'investir dans l'entreprise et ses filiales, quitte à revendre plus tard une partie des actions et de réaliser des plus values qui sont au passage, généralement moins taxées que les dividendes.
Les variations entre pays concernant le poids des profits réinvestir dans l'épargne privée totale s'expliquent pour la plus grosse part par les différences de systèmes fiscaux et légaux.

Biens durables et objets de valeur.
La privatisation du patrimoine dans les pays riches.
La forte hausse des patrimoines qu'on a vu dans les pays riches entre 1970 et 2010 en Europe notamment et au Japon, s'explique par le ralentissement de la croissance et le maintien d'une épargne élevée à travers de la loi B = s/g.

La forte chute de la part du capital public dans le capital national durant les dernières décennies notamment en France et Allemagne où le patrimoine public net a représenté jusqu'à un quart voire un iers du patrimoine national dans les années 1950 - 1970, et en représente aujourd'hui que quelques pourcentages car les actifs publics permettent tout juste d'équilibrer les dettes. C'est une évolution très générale concernant l'ensemble des pays riches : dans les 8 principales économies développées de la planète , on voit entre 1970 et 2010 une diminution graduelle du rapport entre capital public et revenu national, parallèlement à la hausse du rapport entre capital privé et revenu national. Le retour des patrimoines privés reflète en partie un mouvement de privatisation du patrimoine national. La hausse du capital privé a été certes dans tous les pays largement supérieure à la baisse du capital public au point que le capital national mesuré en années de revenu nationa, a augmenté. Mais moins fortement que le capital privé étant donné le mouvement de privatisation. On peut parler de l'Italie notamment où le patrimoine public net était légèrement positif durant les années 1970 avant de devenir largement négatif à partir des années 1980 suite à l'accumulation d'énormes déficits publics. Au total entre 1970 et 2010, la richesse publique a diminué de l'équivalent de près d'une année de revenu national. En même temps les patrimoines privés sont passés de 2 ans et demi de revenu natinoal en 1970 à quasiment 7 ans en 2010. La baisse du patrimoine public représente donc entre un cinquième et un quart de la hausse des patrimoines privés.
Le patrimoine national italien a fortement progressé, passant de 2 ans et demie de revenu national en 1970 à 6 années en 2010, mais moins fortement que le patrimoine privé dont la croissance exceptionnelle est en partie factice car elle correspond pour près de un quart à une dette croissante d'une partie de l'Italie vis à vis d'une autre partie du pays. Au lieu de payer des impôts pour équilibrer les budgets publics, les italiens, ceux qui en ont les moyens, ont prêté de l'argent au gouvernement en achetant des bons du Trésor ou des actifs publics , ce qui leur a permis d'accroître leur patrimoine privé sans pour autant accroître le patrimoine nationale. On voit qu'en dépit d'une forte épargne privée d'environ 15% du revenu national, l'épargne nationale est inférieure à 10% du revenu national en Italie durant ces 4 décennies. Donc plus du tiers de l'épargne privée a été absorbée par les déficits publics. On voit des choses similaires dans tous les pays riches mais de manière moins extrême qu'en italie. Dans la plupart des pays l'épargne publique a été négative ce qui veut dire que l'investissement public a moins investi qu'elle n'a emprunée ou que ses emprunts ont financé les dépenses courantes. En France, Royaume Uni, USA et Allemagne, ls déficits publics ont dépassé l'investissement public de 2 à 3% environ du revenu national en moyenne entre 1970 et 2010 et non pas de plus de 6% comme en Italie. L'investissement public net est typiquement assez faible, généralement entre 0,5 et 1% du revenu national pour la dépréciation du capital public, au point que l'épargne publique négative n'est pas très éloignée souvent du déficit public avec des exceptions l'investissement public est plus fort au Japon, d'où une épargne publique légèrement positive,, en dépit de déficits publics significatifs.

Dans tous les pays riches, la désépargne publique et la baisse de patrimoine public qui en découle représentent une part significative de l'acroissement des patrimoines privés entre 1 dixième et 1 quart suivant les pays. Ce n'est pas l'explication principale mais ce n'est malgré cela pas négligeable. Et c'est possible que les estimations qu'on a sous évaluent la valeur des actifs publics dans les années 1970 au Royaume Uni notamment et peut être même en Italie et en France. Donc nous conduisent à sous estimer l'ampleur des transferts entre richesse publique et richesse privée. Cela permettrait d'expliquer pourquoi les patrimoines privés britanniques ont si fortement progressé durant ces 4 décennies, en dépit d'une épargne privée insuffisante durant les vagues de privatisations d'entreprises publiques des années 1980 - 1990 notamment, qui se sont faites à des prix bas, garantissant la popularité de l'opération auprès des acheteurs. A noter que ces mouvements de transferts de patrimoine du secteur public vers le secteur privé ne sont pas seulement déroulés dans les pays riches depuis 1970. On retrouve cette évolution générale sur tous les continents. Les pays de l'ex bloc soviétique ont connu la plus grosse vague de privatisations de l'histoire du capital. Les estimations indiquent que les patrimoines privés en Russie et dans les autres pays de l'ex URSS se situent à la fin des années 2000 et au début des années 2010 autour de 4 années de revenu national et que le patrimoine public net est extrêmement faible, de même que dans les pays riches. Avant la chute du Mûr de Berlin et l'effondrement de l'URSS, les estimations sont peu claires et précises mais il apparait que la répartition était globalement inverse c'est à dire que ls patrimoines privés se réduisaient à très peu de chose, quelques lopins de terre individuels et une partie des logements dans les pays communistes les moins fermés à la propriété privée, mais moins d'une année de revenu national sans doute.
Le capital public représentait la totalité du capital industriel et la grande majorité du capital national soit entre 3 et 4 années de revenu national. La grande croissance et patrimoines privés des pays de l'ex URSS entre la fin des années 1980 et les années 2000 a pris la forme d'enrichissements spectaculaires pour certains. On pense notamment à certains oligarques des pays de l'est. Ca n'a rien avoir avec l'épargne et la loi dynamique B = s/g. C'est un transfert de la propriété du capital de la puissance publique vers les individus privés. Le mouvement de privatisation du patrimoine national observé dans les pays développés depuis les années 1970 - 1980 peut être considéré comme une forme atténuée de ce processus extrême.

Pour ce qui est du processus de rattrapage historique du prix des actifs, la hausse de la période 1950 - 2000 a compensé approximativement la baisse de la période 1910 - 1950. Mais les prix des actifs ne vont probablement pas progressés au même rythme que les prix à la consommation pour autant durant les années à venir car en plus des sources historiques imparfaites, les comparaisons de prix sur des périodes aussi longues sont approximatives. Aussi il y a des raisons pour lesquelles les prix des actifs ne peuvent qu'évoluer différemment des autres prix sur le long terme. Certains actifs comme les équipements, bâtiments, connaissent des rythmes de progrès technique différents du rythme moyen de l'économie, ou bien du fait de l'importance de certaines ressources naturelles épuisables. On peut parler aussi du fait que le capital, par delà les bulles de court et moyen terme les caractérisant, et les éventuelles divergences structurelles à long terme, est pour partie toujours une construction sociale et politique. Il reflète la notion de propriété qui prévaut dans une société donnée et dépend de multiples instituions et politiques régulant les relations entre différents groupes sociaux concernés notamment entre ceux possédant du capital et ceux n'en possédant pas. Notamment pour les prix immobiliers, qui dépendent des réglementations en vigueur par rapport aux relations ent
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a un an