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1 an
Merci de m'avoir citée ma potite poupoue
j'ai lu ce matin sur ce topique bien des poèmes et des citations qui ont particulièrement raisonné en moi
Je connaissais pas Anna de Noailles et sa Vie Profonde, mais je ressens l'exacte même chose qu'elle et son arbre humain. Et c'est marrant d'avoir cité Ubu Roi, je m'y attendais pas
Je dis marrant parce que mon père m'avait fait regarder le film de 65 quand j'étais ado et il m'avait drôlement fait rire, un bon souvenir avec mon père
et commencer sa journée avec de telles poésies, qu'il s'agisse de celle des tableaux ou celle des textes, laisse penser qu'elle se passera bien <3
j'ai lu ce matin sur ce topique bien des poèmes et des citations qui ont particulièrement raisonné en moi
Je connaissais pas Anna de Noailles et sa Vie Profonde, mais je ressens l'exacte même chose qu'elle et son arbre humain. Et c'est marrant d'avoir cité Ubu Roi, je m'y attendais pas
et commencer sa journée avec de telles poésies, qu'il s'agisse de celle des tableaux ou celle des textes, laisse penser qu'elle se passera bien <3
trop mignonne je savais qu'il te plairait le poème d'Anna de Noailles, c'est toi tout craché
j'espère que ta journée se passe aussi bien que pressenti
j'espère que ta journée se passe aussi bien que pressenti
il y a un an
oui c'est plus difficile que ce qu'on imagine, en se prêtant à l'exercice on se rend compte de tous les tableaux qui n'ont pas été peints et de tous les sentiments qui n'ont pas été écrits, je trouve que ça donne beaucoup d'inspiration
il y a un an
MIRROR REFLECTION , Deborah Walsh
Nous vîmes aussi le lac du Petit Iceberg, quelque part au Colorado ; des névés, et des coussinets de minuscules fleurs alpestres, encore de la neige – sur laquelle Lo, en casquette à visière rouge, glissait et piaillait, et se faisait bombarder de boules floconneuses par des gamins, et les payait de retour. Des squelettes de trembles calcinés, des clairières de lupins bleus. Les ingrédients multiples d’une excursion : sites touristiques par centaines, sources sulfureuses par milliers, et les Criques aux Ours, et les Canyons Panoramiques… Le Texas, grande plaine aride.
La Salle de Cristal, dans la plus profonde grotte du monde, entrée libre pour les enfants de moins de douze ans (Lo une jeune captive).
Une collection de sculptures cuisinées par une dame du pays, fermeture le lundi, un lamentable lundi matin de poussière et de vent et de sècheresse – le pays du Sec.
Le Parc de la Conception, dans une ville de la frontière mexicaine, laquelle je n’osai franchir. Là et ailleurs, au crépuscule, des centaines de sphinx gris fouillant la gorge de fleurs obscurcies.
Shakespeare, ville fantôme du Nouveau-Mexique, où le bandit Bill le Russky fut pendu en grande pompe, il y a de cela soixante-dix ans. Des établissements de pisciculture. Des habitations saxicoles.
Une enfant momifiée (contemporaine à peau rouge de Béatrice la Florentine).
Notre vingtième Canyon de l’Enfer.
Notre cinquantième Point de Vue sur quelque prodige authentique recommandé par le guide (qui avait depuis longtemps perdu sa couverture).
Lolita, Vladimir Nabokov
Nous vîmes aussi le lac du Petit Iceberg, quelque part au Colorado ; des névés, et des coussinets de minuscules fleurs alpestres, encore de la neige – sur laquelle Lo, en casquette à visière rouge, glissait et piaillait, et se faisait bombarder de boules floconneuses par des gamins, et les payait de retour. Des squelettes de trembles calcinés, des clairières de lupins bleus. Les ingrédients multiples d’une excursion : sites touristiques par centaines, sources sulfureuses par milliers, et les Criques aux Ours, et les Canyons Panoramiques… Le Texas, grande plaine aride.
La Salle de Cristal, dans la plus profonde grotte du monde, entrée libre pour les enfants de moins de douze ans (Lo une jeune captive).
Une collection de sculptures cuisinées par une dame du pays, fermeture le lundi, un lamentable lundi matin de poussière et de vent et de sècheresse – le pays du Sec.
Le Parc de la Conception, dans une ville de la frontière mexicaine, laquelle je n’osai franchir. Là et ailleurs, au crépuscule, des centaines de sphinx gris fouillant la gorge de fleurs obscurcies.
Shakespeare, ville fantôme du Nouveau-Mexique, où le bandit Bill le Russky fut pendu en grande pompe, il y a de cela soixante-dix ans. Des établissements de pisciculture. Des habitations saxicoles.
Une enfant momifiée (contemporaine à peau rouge de Béatrice la Florentine).
Notre vingtième Canyon de l’Enfer.
Notre cinquantième Point de Vue sur quelque prodige authentique recommandé par le guide (qui avait depuis longtemps perdu sa couverture).
Lolita, Vladimir Nabokov
Maybe I just want to maybe... ⸝⸝⸝
il y a un an
AA83 , Zdzisław Beksiński
«Et sur l’écran sombre, je vis des formes encapuchonnées parmi des ruines, des visages jaunâtres et malveillants épier derrière des monuments détruits. Et je vis le monde lutter contre les ténèbres, contre le flot de la destruction au-delà de l’espace ; entraîné dans un maëlstrom tourbillonnant ; se débattant autour d’un soleil mourant.
Puis des étincelles surgirent autour des spectateurs dont les cheveux se dressèrent sur la tête, tandis que des ombres affreusement grotesques surgissaient et dissimulaient leurs visages. Et quand, faisant appel à un esprit plus calme et rationnel que la plupart, je protestais faiblement en parlant « d’imposture » et « d’électricité statique », Nyarlatothep nous jeta dehors, au bas des escaliers vertigineux, jusque dans les rues nocturnes, moites et étouffantes.
Je me mis à hurler que je n’avais pas peur, que je n’aurais jamais peur. D’autres se joignirent à moi et j’en fus réconforté. Nous nous jurâmes que la ville était toujours la même, toujours pleine de vie ; et quand les éclairages publics commencèrent à faiblir, nous insultâmes copieusement les compagnies électriques tout en faisant des grimaces ridicules.»
Nyarlathotep , H. P. Lovecraft
«Et sur l’écran sombre, je vis des formes encapuchonnées parmi des ruines, des visages jaunâtres et malveillants épier derrière des monuments détruits. Et je vis le monde lutter contre les ténèbres, contre le flot de la destruction au-delà de l’espace ; entraîné dans un maëlstrom tourbillonnant ; se débattant autour d’un soleil mourant.
Puis des étincelles surgirent autour des spectateurs dont les cheveux se dressèrent sur la tête, tandis que des ombres affreusement grotesques surgissaient et dissimulaient leurs visages. Et quand, faisant appel à un esprit plus calme et rationnel que la plupart, je protestais faiblement en parlant « d’imposture » et « d’électricité statique », Nyarlatothep nous jeta dehors, au bas des escaliers vertigineux, jusque dans les rues nocturnes, moites et étouffantes.
Je me mis à hurler que je n’avais pas peur, que je n’aurais jamais peur. D’autres se joignirent à moi et j’en fus réconforté. Nous nous jurâmes que la ville était toujours la même, toujours pleine de vie ; et quand les éclairages publics commencèrent à faiblir, nous insultâmes copieusement les compagnies électriques tout en faisant des grimaces ridicules.»
Nyarlathotep , H. P. Lovecraft
Maybe I just want to maybe... ⸝⸝⸝
il y a un an
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