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Répondez à cette question en détaillant précisément votre raisonnement
:maths:
il y a 2 ans
Chaud
:risiouch:

Donne le théorème de pythagore généralisé maintenant
:risiouch:
il y a 2 ans
Ton raisonnement manque de détail
:risiouch:

:chatrejete:
il y a 2 ans
si on fait un dessin on voit bien que oui
:(
il y a 2 ans
Est-elle 1/2-Hölderienne nonobstant?
:risiouch:
il y a 2 ans
Sainte
Sainte
2 ans
si on fait un dessin on voit bien que oui
:(
Comment tu dessines des 3-variétés au juste?
:risiouch:
il y a 2 ans
DoomII
DoomII
2 ans
Comment tu dessines des 3-variétés au juste?
:risiouch:
bah sur une feuille, au crayon, c'est pas forcément beaucoup plus compliqué que les 2-variétés, ça demande juste de la technique, c'est ça qu'il a fait Gégoire l'homme sirop de poire
:(
il y a 2 ans
Oui.
Ça a déjà été prouvé, c'est la conjecture du Poincaré.
fr.m.wikipedia.org https://fr.m.wikipedia.or[...]njecture_de_Poincar%C3%A9
il y a 2 ans
DoomII
DoomII
2 ans
Comment tu dessines des 3-variétés au juste?
:risiouch:
Tu prends une 2-variété et tu l'élèves.
Certifié tous gaz.
il y a 2 ans
Sainte
Sainte
2 ans
bah sur une feuille, au crayon, c'est pas forcément beaucoup plus compliqué que les 2-variétés, ça demande juste de la technique, c'est ça qu'il a fait Gégoire l'homme sirop de poire
:(
3-variété = 4 dimensions non?
:risiouch:
il y a 2 ans
888
888
2 ans
Oui.
Ça a déjà été prouvé, c'est la conjecture du Poincaré.
fr.m.wikipedia.org https://fr.m.wikipedia.or[...]njecture_de_Poincar%C3%A9
Je veux la démonstration
:risiouch:
il y a 2 ans
888
888
2 ans
Oui.
Ça a déjà été prouvé, c'est la conjecture du Poincaré.
fr.m.wikipedia.org https://fr.m.wikipedia.or[...]njecture_de_Poincar%C3%A9
Ce serait apparemment très dur de poser le même problème pour des équivalents en quatre dimensions, mais peut-être justement car on ne peut pas la modéliser dans l'espace.
il y a 2 ans
Chaud le desco
:risiouch:

Moi j'ai eu 19/20 en maths hihi (je suis redalert2)
:risiouch:

et j'ai eu 18/20 au bac blanc de physique chimie aussi
:risiouch:
il y a 2 ans
DoomII
DoomII
2 ans
3-variété = 4 dimensions non?
:risiouch:
oui, bah t'arrives à dessiner des 2-variétés sur un plan alors que tu descends d'une dimension, les 3-variétés c'est pas beaucoup plus difficile
:(
il y a 2 ans
888
888
2 ans
Ce serait apparemment très dur de poser le même problème pour des équivalents en quatre dimensions, mais peut-être justement car on ne peut pas la modéliser dans l'espace.
3-sphère = sphère en 4 dimensions, c'est le sujet du problème
:risiouch:
il y a 2 ans
Sainte
Sainte
2 ans
oui, bah t'arrives à dessiner des 2-variétés sur un plan alors que tu descends d'une dimension, les 3-variétés c'est pas beaucoup plus difficile
:(
Oui maintenant que tu le dis
:risiouch:
il y a 2 ans
DoomII
DoomII
2 ans
Répondez à cette question en détaillant précisément votre raisonnement
:maths:
1. Introduction
Dans ce chapitre, on pr´esente bri`evement l’histoire de la th´eorie du flot de
Ricci et le sch´ema de preuve de la conjecture de Poincar´e. On tentera dans les
chapitres suivants de raconter les ´episodes les plus marquants. La conjecture de
Poincar´e, formul´ee en 1904 dans [24], s’´enonce aujourd’hui de la mani`ere suivante.
Rappelons qu’une vari´et´e M est simplement connexe si tout lacet continu S1 → M
est continˆument d´eformable en un point.
Conjecture 1.1 (Poincar´e, 1904). Soit M une vari´et´e compacte de dimension 3,
simplement connexe, alors M est hom´eomorphe `a la sph`ere S3.
Cette question, `a l’origine purement topologique, s’est r´ev´el´ee extraordinairement difficile et a stimul´e les recherches sur la classification des vari´et´es de
dimension 3. Depuis les ann´ees 70, beaucoup de progr`es ont ´et´e faits dans la
compr´ehension des liens entre la topologie d’une vari´et´e et les g´eom´etries qu’elle
peut porter. Le Graal poursuivi par les math´ematiciens de ce domaine est la conjecture de g´eom´etrisation, qui affirme que toute vari´et´e compacte de dimension 3
admet une d´ecomposition canonique en morceaux fondamentaux admettant une
m´etrique homog`ene, c’est-`a-dire une m´etrique telle que deux points quelconques
ont des voisinages isom´etriques (voir l’article de M. Anderson [1] dans un pr´ec´edent
num´ero de la Gazette et celui de John Milnor [22]). En dimension 3, il n’y a que
8 m´etriques homog`enes et parmi elles, 3 de courbure sectionnelle constante. Pour
les lecteurs peu familiers de la g´eom´etrie riemannienne, rappelons que si M est
munie d’une m´etrique riemannienne g, c’est-`a-dire de la donn´ee en chaque point
x de M d’un produit scalaire gx sur l’espace tangent TxM, on associe `a chaque
1 Institut Fourier, Universit´e Joseph Fourirer, 38402 Saint-Martin d’H`eres. E-mail : laurent.
[email protected]
Epreuve Gazette
date : 3/10/2005
4 L. BESSIERES `
plan vectoriel P de TxM un nombre K(P) qu’on appelle courbure sectionnelle de
P. La notion de courbure sectionnelle g´en´eralise la courbure de Gauss des surfaces
plong´ees dans R3. On reviendra sur les diverses notions de courbure et leur signification g´eom´etrique au d´ebut de la section 2. Le point fondamental est qu’un
espace o`u la courbure sectionnelle est constante, c’est-`a-dire K = −1, 0 ou 1 si on
normalise, est localement isom´etrique `a l’espace hyperbolique, `a l’espace euclidien
ou `a la sph`ere ronde. Si de plus l’espace est suppos´e simplement connexe, on a
une isom´etrie globale. On peut donc reformuler la conjecture de Poincar´e comme
un probl`eme g´eom´etrique :
Conjecture 1.2. Soit M une vari´et´e compacte, de dimension 3, simplement
connexe, alors M peut ˆetre munie d’une m´etrique de courbure sectionnelle
constante strictement positive.
On attend la mˆeme conclusion sous l’hypoth`ese de finitude du groupe fondamental et on appelle cela la conjecture d’elliptisation. C’est un cas particulier de la
conjecture de g´eom´etrisation.
Maintenant, pour munir une vari´et´e de la m´etrique la plus jolie, une id´ee naturelle et qui peut sembler na¨ıve au premier abord consiste `a partir d’une m´etrique
quelconque et `a la d´eformer pour lui donner le plus possible de sym´etrie ou d’homog´en´eit´e. Suivant cette id´ee, en 1982, Richard Hamilton [13] a introduit l’´equation
du flot de Ricci
(1) ∂g
∂t = −2 Ricg(t),
o`u g(t) est une famille de m´etriques riemanniennes sur une vari´et´e donn´ee et
Ricg la courbure de Ricci associ´ee `a la m´etrique g. Cette courbure contient moins
d’information que la courbure sectionnelle en g´en´eral, mais autant en dimension 3.
C’est une forme bilin´eaire sym´etrique sur chaque espace tangent, donc de mˆeme
nature que la m´etrique. L’´equation (1) fait donc sens. En coordonn´ees on peut voir
que c’est une ´equation du type ´equation de la chaleur. Son but est d’homog´en´eiser
les courbures. On peut v´erifier facilement que les m´etriques de courbure de Ricci
constante — c’est-`a-dire de valeurs propres ´egales et constantes sur la vari´et´e
soit Ricg = λg pour λ ∈ R — ´evoluent homoth´etiquement le long de ce flot (voir
l’exemple 2.1 page 9). On revient dans la section 2 sur d’autres motivations de cette
´equation. Enon¸ ´ cons bri`evement ce qu’Hamilton a pu faire avec ce flot et ce qu’il
aurait aim´e pouvoir faire. Dans [13] Hamilton d´emontre l’existence de solutions de
l’´equation (1) (appel´ees flots de Ricci) en temps petit pour toute donn´ee initiale.
Ensuite il ´etablit pour l’op´erateur de courbure Rm :
– une version alg´ebrique des courbures sectionnelles ;
– une ´equation d’´evolution de la forme ∂ Rm
∂t = ∆ Rm+Q(Rm) o`u Q est une
expression quadratique.
En utilisant des principes du maximum, il montre que la positivit´e de la courbure de
Ricci est pr´eserv´ee par le flot en dimension 3, et celle de l’op´erateur de courbure l’est
en toute dimension. De plus, la courbure scalaire — une fonction sur la vari´et´e qu’on
obtient en diagonalisant Ricg (x) dans une base orthonorm´ee de gx et en sommant
les valeurs propres — a un minimum croissant en toute dimension. En g´en´eral, la
courbure a tendance `a tendre (on dira exploser) vers +∞ en au moins un point. Si
la courbure de Ricci est strictement positive, la courbure scalaire explose en tout
il y a 2 ans
1. Introduction
Dans ce chapitre, on pr´esente bri`evement l’histoire de la th´eorie du flot de
Ricci et le sch´ema de preuve de la conjecture de Poincar´e. On tentera dans les
chapitres suivants de raconter les ´episodes les plus marquants. La conjecture de
Poincar´e, formul´ee en 1904 dans [24], s’´enonce aujourd’hui de la mani`ere suivante.
Rappelons qu’une vari´et´e M est simplement connexe si tout lacet continu S1 → M
est continˆument d´eformable en un point.
Conjecture 1.1 (Poincar´e, 1904). Soit M une vari´et´e compacte de dimension 3,
simplement connexe, alors M est hom´eomorphe `a la sph`ere S3.
Cette question, `a l’origine purement topologique, s’est r´ev´el´ee extraordinairement difficile et a stimul´e les recherches sur la classification des vari´et´es de
dimension 3. Depuis les ann´ees 70, beaucoup de progr`es ont ´et´e faits dans la
compr´ehension des liens entre la topologie d’une vari´et´e et les g´eom´etries qu’elle
peut porter. Le Graal poursuivi par les math´ematiciens de ce domaine est la conjecture de g´eom´etrisation, qui affirme que toute vari´et´e compacte de dimension 3
admet une d´ecomposition canonique en morceaux fondamentaux admettant une
m´etrique homog`ene, c’est-`a-dire une m´etrique telle que deux points quelconques
ont des voisinages isom´etriques (voir l’article de M. Anderson [1] dans un pr´ec´edent
num´ero de la Gazette et celui de John Milnor [22]). En dimension 3, il n’y a que
8 m´etriques homog`enes et parmi elles, 3 de courbure sectionnelle constante. Pour
les lecteurs peu familiers de la g´eom´etrie riemannienne, rappelons que si M est
munie d’une m´etrique riemannienne g, c’est-`a-dire de la donn´ee en chaque point
x de M d’un produit scalaire gx sur l’espace tangent TxM, on associe `a chaque
1 Institut Fourier, Universit´e Joseph Fourirer, 38402 Saint-Martin d’H`eres. E-mail : laurent.
[email protected]
Epreuve Gazette
date : 3/10/2005
4 L. BESSIERES `
plan vectoriel P de TxM un nombre K(P) qu’on appelle courbure sectionnelle de
P. La notion de courbure sectionnelle g´en´eralise la courbure de Gauss des surfaces
plong´ees dans R3. On reviendra sur les diverses notions de courbure et leur signification g´eom´etrique au d´ebut de la section 2. Le point fondamental est qu’un
espace o`u la courbure sectionnelle est constante, c’est-`a-dire K = −1, 0 ou 1 si on
normalise, est localement isom´etrique `a l’espace hyperbolique, `a l’espace euclidien
ou `a la sph`ere ronde. Si de plus l’espace est suppos´e simplement connexe, on a
une isom´etrie globale. On peut donc reformuler la conjecture de Poincar´e comme
un probl`eme g´eom´etrique :
Conjecture 1.2. Soit M une vari´et´e compacte, de dimension 3, simplement
connexe, alors M peut ˆetre munie d’une m´etrique de courbure sectionnelle
constante strictement positive.
On attend la mˆeme conclusion sous l’hypoth`ese de finitude du groupe fondamental et on appelle cela la conjecture d’elliptisation. C’est un cas particulier de la
conjecture de g´eom´etrisation.
Maintenant, pour munir une vari´et´e de la m´etrique la plus jolie, une id´ee naturelle et qui peut sembler na¨ıve au premier abord consiste `a partir d’une m´etrique
quelconque et `a la d´eformer pour lui donner le plus possible de sym´etrie ou d’homog´en´eit´e. Suivant cette id´ee, en 1982, Richard Hamilton [13] a introduit l’´equation
du flot de Ricci
(1) ∂g
∂t = −2 Ricg(t),
o`u g(t) est une famille de m´etriques riemanniennes sur une vari´et´e donn´ee et
Ricg la courbure de Ricci associ´ee `a la m´etrique g. Cette courbure contient moins
d’information que la courbure sectionnelle en g´en´eral, mais autant en dimension 3.
C’est une forme bilin´eaire sym´etrique sur chaque espace tangent, donc de mˆeme
nature que la m´etrique. L’´equation (1) fait donc sens. En coordonn´ees on peut voir
que c’est une ´equation du type ´equation de la chaleur. Son but est d’homog´en´eiser
les courbures. On peut v´erifier facilement que les m´etriques de courbure de Ricci
constante — c’est-`a-dire de valeurs propres ´egales et constantes sur la vari´et´e
soit Ricg = λg pour λ ∈ R — ´evoluent homoth´etiquement le long de ce flot (voir
l’exemple 2.1 page 9). On revient dans la section 2 sur d’autres motivations de cette
´equation. Enon¸ ´ cons bri`evement ce qu’Hamilton a pu faire avec ce flot et ce qu’il
aurait aim´e pouvoir faire. Dans [13] Hamilton d´emontre l’existence de solutions de
l’´equation (1) (appel´ees flots de Ricci) en temps petit pour toute donn´ee initiale.
Ensuite il ´etablit pour l’op´erateur de courbure Rm :
– une version alg´ebrique des courbures sectionnelles ;
– une ´equation d’´evolution de la forme ∂ Rm
∂t = ∆ Rm+Q(Rm) o`u Q est une
expression quadratique.
En utilisant des principes du maximum, il montre que la positivit´e de la courbure de
Ricci est pr´eserv´ee par le flot en dimension 3, et celle de l’op´erateur de courbure l’est
en toute dimension. De plus, la courbure scalaire — une fonction sur la vari´et´e qu’on
obtient en diagonalisant Ricg (x) dans une base orthonorm´ee de gx et en sommant
les valeurs propres — a un minimum croissant en toute dimension. En g´en´eral, la
courbure a tendance `a tendre (on dira exploser) vers +∞ en au moins un point. Si
la courbure de Ricci est strictement positive, la courbure scalaire explose en tout
C'est quoi ce charabia?
:risiouch:

:chatrejete:
il y a 2 ans
DoomII
DoomII
2 ans
3-sphère = sphère en 4 dimensions, c'est le sujet du problème
:risiouch:
Non.
En mathématiques, une 3-variété est une variété de dimension 3, au sens des variétés topologiques, PL (en) ou différentielles (en dimension 3, ces catégories sont équivalentes).
fr.m.wikipedia.org https://fr.m.wikipedia.or[...]/wiki/3-vari%C3%A9t%C3%A9
il y a 2 ans