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La demi-habilité est l'un des pires problèmes de ce siècle. Ne serait-ce que les climatosceptiques condescendants.

Pourtant, il ne faut pas nécessairement être un spécialiste ou un initié pour être touché par une œuvre d'art, alors il y a quelque chose d'autre dans mon cas.

Comme si le goût était façonné par l'autorité pour beaucoup de gens. Le texte provient d'un auteur légendaire, mais on tronque son origine prestigieuse contre une origine vulgaire et soudainement la magie n'opère plus

Finalement c'est une manière de consommer l'art en fonction de la validation bourgeoise
:Frieren_lunettes:
Putain mais quelle vie on est pas sortie de l'auberge
:hap:
« Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » - Romains 8-31
:jcb:
il y a 3 heures
Politiquement j'en sais rien, je ne suis pas fixé. Forcément, tu ne vas pas demander au peuple de voter une loi concernant la souveraineté agricole maraîchère donc on a des élus supposés être spécialistes mais ça ne fonctionne pas des masses puisqu'ils sont surtout bureaucrates. Y a des systèmes démocratiques plus directs proches du communalisme qui arrivent à fonctionner sans être des modèles aristocratiques franchement tout est possible je ne suis vraiment pas fixé

:Frieren_lunettes:


Mais à propos de la critique littéraire, je ne veux pas tomber dans l'élitisme. Le profane peut avoir un avis légitime ainsi qu'une réponse émotive à l'appréciation de l'œuvre, mais selon moi il sevrait faire preuve d'humilité dans son opinion plutôt que d'essayer de donner des conseils comme s'il était éditeur depuis 20 ans alors qu'il n'a pas lu 10 classiques
:Frieren_lunettes:
Loin de moi l'idée de rejeter toute démocratie. A l'échelle communale ça a du sens, car c'est ce qui impacte le plus directement la vie des citoyens et sur des sujets qu'ils maîtrises mieux.
C'est dès lors que tu changes d'échelle où plus rien ne fonctionne.

Avoir un avis un bien, c'est même un signe de la vitalité d'une personne. Cela signifie qu'elle a suffisamment de discernement pour juger. Ce que je reproche aux masses c'est de ne pas avoir d'avis (encore que reprocher est un terme fort, c'est l'identité même de la masse de ne pas avoir d'avis) et donc de se conformer aux idéologies dominantes pour pouvoir exprimer un sentiment, une idée, un avis.
Prenons l'exemple des grands auteurs : si c'est un grand auteur, la masse applaudie, si c'est un inconnu, il y a toujours à redire voire à se moquer. Le texte est le même, mais il a été dit aux golems qu'il faut penser ça, alors ils ne pensent pas autrement.

La question d'un profane n'est pas ce dont je parlais, car de mon point de vue même un profane peut faire partie de l'élite. L'élite dont je parle ne sont pas de personnes qui ont fait des études, ont appris des concepts par cœur et peuvent les régurgiter à un public. L'élite est constituée de ces personnes qui ont une force créatrices en elles. Et à l'heure où les bourgeois et les nobles sont aussi incultes que les prolétaires, la distinction de richesse n'a plus d'importance pour savoir d'où vient cette élite.

Comme tu l'as dit plusieurs fois dans ton topic, la masse se contente de suivre les avis dominant (ne pouvant pas en créer un par elle-même) et n'a aucune retenue ni humilité pour juger quelque chose qu'elles ne comprennent pas.
Quia nominor leo
il y a 2 heures
Après, il y'a aussi un phénomène lié aux auteurs anciens passés a la postérité qu'il ne faut pas négliger :
A l'époque, très peu de monde écrivait, le niveau pour percer et etre reconnu était donc beaucoup moins elevé qu'aujourd'hui.
Et aussi : le langage très "soutenu" qui fait bander les littéraires était le langage normal pour tous ces gens, ils écrivaient ainsi sans efforts. C'est là où Céline était genial et disruptif avec son style.

:Zidane_eclipse_2:
il y a 2 heures