Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
J'avais écrit ce post en réponse au topic sur la démat, je trouve qu'il mérite un topic pour savoir ce que vous en pensez.
C'est une réflexion sur la faisabilité et l'estimation du prix d'un jeu moderne sur support physique.
Continuer à commercialiser les jeux sur Blue-ray :
Pour un jeu de 150 Go, deux Blu-ray de 100 Go suffiraient largement. Même un jeu de 180 Go pourrait tenir sur deux BD 100 Go, à condition de gérer compression et installation propre. Le format BDXL monte officiellement à 100/128 Go, donc la capacité n’est pas vraiment le problème.
Le problème, c’est plutôt le temps d’installation. Un Blu-ray 1x est défini à 36 Mbps, soit environ 4,5 Mo/s ; même avec un lecteur 6x ou 8x, tu n’es pas dans les vitesses d’un SSD ou d’un bon téléchargement fibre. Installer 150 Go depuis deux disques peut vite prendre 45 minutes à 1h30, avec changement de disque au milieu, bruit du lecteur, risque de lecteur capricieux, etc.
Passer à la cartouche / carte mémoire :
Pour un jeu PC de 150 Go (exemple, Doom the dark ages), il faudrait en pratique un support de 256 Go. Une carte 128 Go ne suffit pas, et les capacités commerciales passent directement à 256 Go.
Jeu numérique : 69,99 €
Jeu PC sur support 128 Go : 84,99 € à 99,99 €
Jeu PC sur support 256 Go : probablement 99,99 € à 119,99 €
Le meilleur compromis PC serait probablement une clé USB-C/USB-A 256 Go en lecture rapide, pas une carte SD. Mais commercialement, c’est un enfer : trop cher, risque de SAV, débit variable selon les ports, piratage possible, et le support coûte presque autant qu’un petit SSD. C’est pour ça que le démat a gagné : pour un jeu de 150 Go, le support physique devient une vraie ligne de coût, pas juste “un DVD à 50 centimes”.
Switch 2 :
Les jeux Switch 2 complets sur cartouche semblent aujourd’hui se heurter à cette capacité/coût. Cyberpunk 2077 sur Switch 2 est cité comme exemple de jeu complet sur cartouche 64 Go, et plusieurs sources spécialisées parlent de 64 Go comme maximum disponible/pratique au lancement.
Cartouche 64 Go nue / sans valeur du jeu : ~15 € pièce
Avec fabrication, écriture, contrôle qualité, logistique : peut-être ~15–20 € de coût industriel complet
Impact prix public : facilement +10 à +20 € sur le jeu, parce qu’il faut rajouter marges, TVA, distributeur, invendus, etc.
Comparatif avec la SNES en 1990 :
À l’époque SNES en France, un jeu courant pouvait être dans les 399–499 F, et les gros jeux / nouveautés montaient souvent vers 549–649 F, voire plus pour certains titres. En conversion simple, 499 F = 76,07 € avec le taux fixe de l’euro, mais ça ne tient pas compte de l’inflation. Le convertisseur INSEE rappelle justement qu’il faut corriger par l’évolution générale des prix pour comparer le pouvoir d’achat entre deux années.

Donc oui : un jeu à 90 ou 100 € sur support mémoire 128 Go serait moins délirant qu’un jeu SNES haut de gamme à l’époque, en pouvoir d’achat.
La vraie différence, c’est psychologique. Dans les années 90, on acceptait qu’une cartouche soit un objet cher parce que tu voyais physiquement la valeur : plastique, boîte, notice couleur, puce mémoire, parfois puce spéciale. Aujourd’hui, une carte 128 Go paraît banale parce qu’on en voit chez Darty entre environ 15 € et 35 € selon marque/vitesse, même si un support “jeu” certifié, préchargé, contrôlé et distribué coûterait plus qu’une carte nue.
C'est une réflexion sur la faisabilité et l'estimation du prix d'un jeu moderne sur support physique.
Continuer à commercialiser les jeux sur Blue-ray :
Pour un jeu de 150 Go, deux Blu-ray de 100 Go suffiraient largement. Même un jeu de 180 Go pourrait tenir sur deux BD 100 Go, à condition de gérer compression et installation propre. Le format BDXL monte officiellement à 100/128 Go, donc la capacité n’est pas vraiment le problème.
Le problème, c’est plutôt le temps d’installation. Un Blu-ray 1x est défini à 36 Mbps, soit environ 4,5 Mo/s ; même avec un lecteur 6x ou 8x, tu n’es pas dans les vitesses d’un SSD ou d’un bon téléchargement fibre. Installer 150 Go depuis deux disques peut vite prendre 45 minutes à 1h30, avec changement de disque au milieu, bruit du lecteur, risque de lecteur capricieux, etc.
Passer à la cartouche / carte mémoire :
Pour un jeu PC de 150 Go (exemple, Doom the dark ages), il faudrait en pratique un support de 256 Go. Une carte 128 Go ne suffit pas, et les capacités commerciales passent directement à 256 Go.
Jeu numérique : 69,99 €
Jeu PC sur support 128 Go : 84,99 € à 99,99 €
Jeu PC sur support 256 Go : probablement 99,99 € à 119,99 €
Le meilleur compromis PC serait probablement une clé USB-C/USB-A 256 Go en lecture rapide, pas une carte SD. Mais commercialement, c’est un enfer : trop cher, risque de SAV, débit variable selon les ports, piratage possible, et le support coûte presque autant qu’un petit SSD. C’est pour ça que le démat a gagné : pour un jeu de 150 Go, le support physique devient une vraie ligne de coût, pas juste “un DVD à 50 centimes”.
Switch 2 :
Les jeux Switch 2 complets sur cartouche semblent aujourd’hui se heurter à cette capacité/coût. Cyberpunk 2077 sur Switch 2 est cité comme exemple de jeu complet sur cartouche 64 Go, et plusieurs sources spécialisées parlent de 64 Go comme maximum disponible/pratique au lancement.
Cartouche 64 Go nue / sans valeur du jeu : ~15 € pièce
Avec fabrication, écriture, contrôle qualité, logistique : peut-être ~15–20 € de coût industriel complet
Impact prix public : facilement +10 à +20 € sur le jeu, parce qu’il faut rajouter marges, TVA, distributeur, invendus, etc.
Comparatif avec la SNES en 1990 :
À l’époque SNES en France, un jeu courant pouvait être dans les 399–499 F, et les gros jeux / nouveautés montaient souvent vers 549–649 F, voire plus pour certains titres. En conversion simple, 499 F = 76,07 € avec le taux fixe de l’euro, mais ça ne tient pas compte de l’inflation. Le convertisseur INSEE rappelle justement qu’il faut corriger par l’évolution générale des prix pour comparer le pouvoir d’achat entre deux années.
Donc oui : un jeu à 90 ou 100 € sur support mémoire 128 Go serait moins délirant qu’un jeu SNES haut de gamme à l’époque, en pouvoir d’achat.
La vraie différence, c’est psychologique. Dans les années 90, on acceptait qu’une cartouche soit un objet cher parce que tu voyais physiquement la valeur : plastique, boîte, notice couleur, puce mémoire, parfois puce spéciale. Aujourd’hui, une carte 128 Go paraît banale parce qu’on en voit chez Darty entre environ 15 € et 35 € selon marque/vitesse, même si un support “jeu” certifié, préchargé, contrôlé et distribué coûterait plus qu’une carte nue.
il y a 5 heures
Sondage — 6 votes
La démat c'est mieux
Je voudrais pouvoir acheter tous les jeux sur cartouche/carte mémoire, meme si c'est plus cher
J'aimerai pouvoir continuer à acheter les jeux sur BR, meme si c'est lent et fragile
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5h
J'avais écrit ce post en réponse au topic sur la démat, je trouve qu'il mérite un topic pour savoir ce que vous en pensez.
C'est une réflexion sur la faisabilité et l'estimation du prix d'un jeu moderne sur support physique.
Continuer à commercialiser les jeux sur Blue-ray :
Pour un jeu de 150 Go, deux Blu-ray de 100 Go suffiraient largement. Même un jeu de 180 Go pourrait tenir sur deux BD 100 Go, à condition de gérer compression et installation propre. Le format BDXL monte officiellement à 100/128 Go, donc la capacité n’est pas vraiment le problème.
Le problème, c’est plutôt le temps d’installation. Un Blu-ray 1x est défini à 36 Mbps, soit environ 4,5 Mo/s ; même avec un lecteur 6x ou 8x, tu n’es pas dans les vitesses d’un SSD ou d’un bon téléchargement fibre. Installer 150 Go depuis deux disques peut vite prendre 45 minutes à 1h30, avec changement de disque au milieu, bruit du lecteur, risque de lecteur capricieux, etc.
Passer à la cartouche / carte mémoire :
Pour un jeu PC de 150 Go (exemple, Doom the dark ages), il faudrait en pratique un support de 256 Go. Une carte 128 Go ne suffit pas, et les capacités commerciales passent directement à 256 Go.
Jeu numérique : 69,99 €
Jeu PC sur support 128 Go : 84,99 € à 99,99 €
Jeu PC sur support 256 Go : probablement 99,99 € à 119,99 €
Le meilleur compromis PC serait probablement une clé USB-C/USB-A 256 Go en lecture rapide, pas une carte SD. Mais commercialement, c’est un enfer : trop cher, risque de SAV, débit variable selon les ports, piratage possible, et le support coûte presque autant qu’un petit SSD. C’est pour ça que le démat a gagné : pour un jeu de 150 Go, le support physique devient une vraie ligne de coût, pas juste “un DVD à 50 centimes”.
Switch 2 :
Les jeux Switch 2 complets sur cartouche semblent aujourd’hui se heurter à cette capacité/coût. Cyberpunk 2077 sur Switch 2 est cité comme exemple de jeu complet sur cartouche 64 Go, et plusieurs sources spécialisées parlent de 64 Go comme maximum disponible/pratique au lancement.
Cartouche 64 Go nue / sans valeur du jeu : ~15 € pièce
Avec fabrication, écriture, contrôle qualité, logistique : peut-être ~15–20 € de coût industriel complet
Impact prix public : facilement +10 à +20 € sur le jeu, parce qu’il faut rajouter marges, TVA, distributeur, invendus, etc.
Comparatif avec la SNES en 1990 :
À l’époque SNES en France, un jeu courant pouvait être dans les 399–499 F, et les gros jeux / nouveautés montaient souvent vers 549–649 F, voire plus pour certains titres. En conversion simple, 499 F = 76,07 € avec le taux fixe de l’euro, mais ça ne tient pas compte de l’inflation. Le convertisseur INSEE rappelle justement qu’il faut corriger par l’évolution générale des prix pour comparer le pouvoir d’achat entre deux années.

Donc oui : un jeu à 90 ou 100 € sur support mémoire 128 Go serait moins délirant qu’un jeu SNES haut de gamme à l’époque, en pouvoir d’achat.
La vraie différence, c’est psychologique. Dans les années 90, on acceptait qu’une cartouche soit un objet cher parce que tu voyais physiquement la valeur : plastique, boîte, notice couleur, puce mémoire, parfois puce spéciale. Aujourd’hui, une carte 128 Go paraît banale parce qu’on en voit chez Darty entre environ 15 € et 35 € selon marque/vitesse, même si un support “jeu” certifié, préchargé, contrôlé et distribué coûterait plus qu’une carte nue.
C'est une réflexion sur la faisabilité et l'estimation du prix d'un jeu moderne sur support physique.
Continuer à commercialiser les jeux sur Blue-ray :
Pour un jeu de 150 Go, deux Blu-ray de 100 Go suffiraient largement. Même un jeu de 180 Go pourrait tenir sur deux BD 100 Go, à condition de gérer compression et installation propre. Le format BDXL monte officiellement à 100/128 Go, donc la capacité n’est pas vraiment le problème.
Le problème, c’est plutôt le temps d’installation. Un Blu-ray 1x est défini à 36 Mbps, soit environ 4,5 Mo/s ; même avec un lecteur 6x ou 8x, tu n’es pas dans les vitesses d’un SSD ou d’un bon téléchargement fibre. Installer 150 Go depuis deux disques peut vite prendre 45 minutes à 1h30, avec changement de disque au milieu, bruit du lecteur, risque de lecteur capricieux, etc.
Passer à la cartouche / carte mémoire :
Pour un jeu PC de 150 Go (exemple, Doom the dark ages), il faudrait en pratique un support de 256 Go. Une carte 128 Go ne suffit pas, et les capacités commerciales passent directement à 256 Go.
Jeu numérique : 69,99 €
Jeu PC sur support 128 Go : 84,99 € à 99,99 €
Jeu PC sur support 256 Go : probablement 99,99 € à 119,99 €
Le meilleur compromis PC serait probablement une clé USB-C/USB-A 256 Go en lecture rapide, pas une carte SD. Mais commercialement, c’est un enfer : trop cher, risque de SAV, débit variable selon les ports, piratage possible, et le support coûte presque autant qu’un petit SSD. C’est pour ça que le démat a gagné : pour un jeu de 150 Go, le support physique devient une vraie ligne de coût, pas juste “un DVD à 50 centimes”.
Switch 2 :
Les jeux Switch 2 complets sur cartouche semblent aujourd’hui se heurter à cette capacité/coût. Cyberpunk 2077 sur Switch 2 est cité comme exemple de jeu complet sur cartouche 64 Go, et plusieurs sources spécialisées parlent de 64 Go comme maximum disponible/pratique au lancement.
Cartouche 64 Go nue / sans valeur du jeu : ~15 € pièce
Avec fabrication, écriture, contrôle qualité, logistique : peut-être ~15–20 € de coût industriel complet
Impact prix public : facilement +10 à +20 € sur le jeu, parce qu’il faut rajouter marges, TVA, distributeur, invendus, etc.
Comparatif avec la SNES en 1990 :
À l’époque SNES en France, un jeu courant pouvait être dans les 399–499 F, et les gros jeux / nouveautés montaient souvent vers 549–649 F, voire plus pour certains titres. En conversion simple, 499 F = 76,07 € avec le taux fixe de l’euro, mais ça ne tient pas compte de l’inflation. Le convertisseur INSEE rappelle justement qu’il faut corriger par l’évolution générale des prix pour comparer le pouvoir d’achat entre deux années.
Donc oui : un jeu à 90 ou 100 € sur support mémoire 128 Go serait moins délirant qu’un jeu SNES haut de gamme à l’époque, en pouvoir d’achat.
La vraie différence, c’est psychologique. Dans les années 90, on acceptait qu’une cartouche soit un objet cher parce que tu voyais physiquement la valeur : plastique, boîte, notice couleur, puce mémoire, parfois puce spéciale. Aujourd’hui, une carte 128 Go paraît banale parce qu’on en voit chez Darty entre environ 15 € et 35 € selon marque/vitesse, même si un support “jeu” certifié, préchargé, contrôlé et distribué coûterait plus qu’une carte nue.
Personnellement on devrait laisser aux joueurs le choix.
Après pour ma part à l'époque c'était tout en torrent, j'étais demat avant l'heure...
Après pour ma part à l'époque c'était tout en torrent, j'étais demat avant l'heure...
Anciennement SaintLIDL - J'aime l’humour noir, soit pas CHOCKBAR 😉️
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