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LE CANADA D’ABORD
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Uchronie politique – inspirĂ©e de Geopolitical Simulator 4

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PRÉAMBULE


Ottawa, le lundi 25 mars 2024

Le Canada a vĂ©cu, en ce dĂ©but d'annĂ©e 2024, l’un des bouleversements politiques les plus spectaculaires de son histoire rĂ©cente. En l’espace de quelques semaines, le pays est passĂ© d’un gouvernement libĂ©ral usĂ© par le pouvoir Ă  une victoire Ă©crasante du Parti conservateur, portĂ©e par un homme : Pierre Poilievre.

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La chute de Justin Trudeau

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Tout commence le 17 janvier 2024. Affaibli par une majoritĂ© parlementaire relative et dĂ©pendant depuis 2022 d’une entente de soutien avec le Nouveau Parti dĂ©mocratique (NPD), Justin Trudeau annonce sa dĂ©mission de son poste de Premier ministre.
La rupture est provoquĂ©e par le retrait officiel du NPD de l’accord de gouvernance, aprĂšs l’échec des nĂ©gociations sur un projet emblĂ©matique : la mise en place d’une assurance mĂ©dicaments universelle. Jagmeet Singh, chef nĂ©o-dĂ©mocrate, juge les concessions libĂ©rales insuffisantes et retire son soutien, prĂ©cipitant la chute du gouvernement.

Conformément aux usages parlementaires, le gouverneur général convoque alors des élections fédérales anticipées, fixées au 24 mars 2024.

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Une course à la chefferie libérale sous haute tension

La dĂ©mission de Justin Trudeau entraĂźne mĂ©caniquement l’ouverture d’une course Ă  la chefferie du Parti libĂ©ral du Canada, dans un climat d’urgence et de divisions internes.

Trois figures majeures s’imposent rapidement :
- Greg Fergus, alors prĂ©sident de la Chambre des communes, incarnation d’un libĂ©ralisme institutionnel et parlementaire, apprĂ©ciĂ© pour sa maĂźtrise des Ă©quilibres politiques mais jugĂ© peu charismatique ;
- Chrystia Freeland, vice-premiÚre ministre et ministre des Finances sortante, figure centrale du gouvernement Trudeau, symbole de la gestion économique et des choix budgétaires contestés de la derniÚre mandature ;
- Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangÚres et du Développement international, trÚs médiatique, francophone, misant sur son profil international et sa gestion de la crise ukrainienne pour reconquérir le Québec.

À l’issue d’une campagne interne rapide et tendue, c’est Chrystia Freeland qui est dĂ©signĂ©e cheffe du Parti libĂ©ral, et par consĂ©quent candidate aux prochaines Ă©lections fĂ©dĂ©rales anticipĂ©es.

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Une campagne électorale dominée par Pierre Poilievre

Face Ă  des libĂ©raux fragilisĂ©s, Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada, mĂšne une campagne d’une rare intensitĂ©, articulĂ©e autour de messages simples, martelĂ©s sans relĂąche. Ses slogans « Axe the tax », « Building homes », « Stop the crime », « Fix the budget », « Le gros bon sens », « Le Canada d’abord » « Powerful paycheques», « Boots, not suites », « RĂ©parons la frontiĂšre cassĂ©e », « Ils volent nos jobs » deviennent omniprĂ©sents.

Mais c’est surtout sur deux thĂšmes sensibles que Poilievre opĂšre un basculement stratĂ©gique majeur: immigration et insĂ©curitĂ©. Pour la premiĂšre fois depuis longtemps au Canada, un chef conservateur lie frontalement immigration, services publics et sĂ©curitĂ©. Il annonce vouloir restreindre le regroupement familial Ă©largi, remettre en cause le droit du sol, durcir les peines, mettre fin aux remises en libertĂ© automatiques pour les rĂ©cidivistes. ParallĂšlement, il fait de la crise de la drogue, particuliĂšrement les opioĂŻdes (fentanyl), vĂ©ritable flĂ©au Ă  Vancouver oĂč il n’est pas rare de voir des zombies errer dans les rues, un thĂšme central de sa campagne, promettant fermetĂ© pĂ©nale et dĂ©mantĂšlement des rĂ©seaux.

Ce discours, longtemps tabou, produit un effet Ă©lectoral spectaculaire, de la Colombie-Britannique jusqu’au QuĂ©bec, oĂč les conservateurs enregistrent une remontĂ©e inĂ©dite.

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La grande vague

Les enquĂȘtes d’opinion, qui donnaient initialement les conservateurs autour de 40 % du vote populaire, s’emballent en fin de campagne. Le 24 mars 2024, le verdict des urnes dĂ©passe toutes les projections. Les conservateurs remportent prĂšs de 52 % du vote populaire, un score historique dans le contexte du systĂšme Ă©lectoral canadien majoritaire uninominal Ă  un tour. Un systĂšme qui, cette fois, amplifie la victoire.

Les résultats en siÚges à la Chambre des communes sont sans appel :

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Parti conservateur du Canada : 209 députés
Une majoritĂ© Ă©crasante, offrant Ă  Pierre Poilievre une marge de manƓuvre parlementaire considĂ©rable. La victoire conservatrice s’est forgĂ©e sur une victoire dans l’Ontario (68 Ă©lus) mais surtout une victoire en Colombie Britannique (30 Ă©lus) et une percĂ©e inattendue au QuĂ©bec (33 Ă©lus) qui a apprĂ©ciĂ© son discours de franc-tireur sur l’immigration et la perte d’identitĂ© liĂ©e.

Parti libéral du Canada : 73 députés
Les libĂ©raux parviennent Ă  sauver une partie de l’Ontario, mais subissent un effondrement historique ailleurs, QuĂ©bec et Colombie-Britannique en tĂȘte.

Nouveau Parti démocratique (NPD) : 31 députés
Une progression, mais insuffisante pour peser face à la majorité conservatrice.

Bloc québécois : 21 députés
Le parti souverainiste survit, se maintient, mais recule face à la percée conservatrice au Québec.

Parti vert du Canada : 1 député
Une Ă©lue sur l’üle de Vancouver (Victoria).

Parti populaire du Canada (PPC) : 8 députés
La grande surprise du scrutin. Le parti de Maxime Bernier fait son entrĂ©e Ă  la Chambre des communes, avec quatre Ă©lus au QuĂ©bec, dont Bernier lui-mĂȘme, confirmant l’existence d’un Ă©lectorat conservateur plus radicalisĂ© dans l’ensemble du pays.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
Je vais retourner là-bas si poilievre est élu et qu'il stop l'invasion indienne
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il y a 3 mois
Je vais retourner là-bas si poilievre est élu et qu'il stop l'invasion indienne
Malheureusement les Ontariens et Québécois ont préféré voter pour Carney et les libéraux. Encore.

Les prix à l'épicerie toujours plus haut, l'immobilier qui continue de flamber, vague migratoire continue et insécurité galopante.

Ah les Libs ont réussi l'exploit de se mettre à dos le seul voisin et protecteur, les Etats-Unis, tout en se jetant dans les bras de la Chine.
#FearTheNorth
il y a 3 mois
UN CANADA REPEINT EN BLEU
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Ottawa, le lundi 25 mars 2024

La victoire de Pierre Poilievre ne se limite pas Ă  une majoritĂ© confortable Ă  la Chambre des communes. Elle prend les allures d’un raz-de-marĂ©e territorial, redessinant en profondeur la carte politique du Canada. Province aprĂšs province, territoire aprĂšs territoire, les conservateurs s’imposent comme la force dominante du pays, souvent Ă  des niveaux inĂ©dits.

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L’Ouest canadien : le cƓur conservateur

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Sans surprise, l’Ouest constitue l’épicentre de la vague conservatrice.
En Alberta, fief historique de la droite canadienne, le Parti conservateur rĂ©alise une quasi-rafle : 36 siĂšges sur 37. Seul le NPD parvient Ă  sauver un siĂšge, dans la ville d’Edmonton, dans l’hyper-centre plus progressiste. Partout ailleurs, les conservateurs Ă©crasent leurs adversaires avec des scores massifs, confirmant l’adhĂ©sion totale de la province au projet Poilievre.
MĂȘme scĂ©nario en Saskatchewan, oĂč le Parti conservateur remporte la totalitĂ© des 14 siĂšges. Aucun autre parti ne parvient Ă  percer, signe d’un alignement politique presque parfait entre Ă©lectorat rural, classes moyennes et discours conservateur.
Le Manitoba suit de trĂšs prĂšs : 13 siĂšges sur 14 pour les conservateurs. LĂ  encore, seul le NPD empĂȘche le grand chelem, en conservant un siĂšge dans Winnipeg, cƓur urbain de la province.

C’est en Colombie-Britannique que la surprise est la plus marquante. Province longtemps fragmentĂ©e politiquement, elle bascule largement en faveur des conservateurs. Sur 43 siĂšges, le Parti conservateur en remporte 30, un score spectaculaire dans une province confrontĂ©e Ă  une crise aiguĂ« du logement, une explosion de la consommation de drogues dures et une insĂ©curitĂ© croissante dans la rĂ©gion de Vancouver.

La carte Ă©lectorale rĂ©vĂšle toutefois quelques poches de rĂ©sistance. L’üle de Vancouver et Vancouver font figure d’exception, illustrant la fracture persistante entre centres ville progressistes et pĂ©riphĂ©ries basculant Ă  droite.

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L’Ontario : la clĂ© de la majoritĂ©

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C’est en Ontario, province la plus peuplĂ©e et la plus dĂ©cisive Ă©lectoralement, que Pierre Poilievre scelle dĂ©finitivement sa victoire. Sur les 122 siĂšges que compte la province, les conservateurs en remportent 68. Un rĂ©sultat dĂ©terminant, qui tĂ©moigne d’un basculement des banlieues et des classes moyennes, sensibles au discours sur le coĂ»t de la vie, la fiscalitĂ©, la criminalitĂ© et le logement. Les libĂ©raux y limitent les dĂ©gĂąts (48 siĂšges), mais perdent leur statut de force dominante.

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Le Québec : une percée historique



Autre fait marquant du scrutin : la performance des conservateurs au QuĂ©bec. Dans une province traditionnellement partagĂ©e entre bloquistes et libĂ©raux, Pierre Poilievre parvient Ă  faire Ă©lire 33 dĂ©putĂ©s sur 78. Un score qualifiĂ© d’impressionnant par de nombreux observateurs.
La stratĂ©gie conservatrice, articulĂ©e autour de la sĂ©curitĂ©, de l’immigration ciblĂ©e, du respect des compĂ©tences provinciales, et d’un discours Ă©conomique lisible, sĂ©duit une partie de l’électorat francophone, sans pour autant faire disparaĂźtre le Bloc QuĂ©bĂ©cois (21 dĂ©putĂ©s), qui se maintient, ni les libĂ©raux, qui reculent nettement (10 dĂ©putĂ©s). A noter Ă©galement une percĂ©e des nĂ©o-dĂ©mocrates Ă  MontrĂ©al (10 dĂ©putĂ©s).

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Les provinces atlantiques : une progression

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Dans l’Est du pays, traditionnellement plus favorable aux libĂ©raux, la vague conservatrice est plus modĂ©rĂ©e mais bien rĂ©elle:
- Nouveau-Brunswick : 5 siĂšges sur 10 pour les conservateurs.
- Nouvelle-Écosse : 5 siùges sur 11.
- Île-du-Prince-Édouard : 2 siùges sur 4.
- Terre-Neuve-et-Labrador : 3 siÚges sur 7 remportés par les conservateurs, un résultat notable dans une province longtemps acquise aux libéraux.
Ces résultats confirment une érosion du bastion libéral atlantique, et une recomposition du vote du centre et de la gauche partagée entre les libéraux et néo-démocrates.

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Le symbole du Yukon

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Enfin, l’un des symboles forts de cette Ă©lection vient des territoires du Nord. Le Yukon, souvent imprĂ©visible Ă©lectoralement, Ă©lit le dĂ©putĂ© conservateur Ryan Leef. Un siĂšge symbolique, mais lourd de sens : mĂȘme dans les rĂ©gions les plus isolĂ©es, le discours de Pierre Poilievre trouve un Ă©cho, notamment sur les questions de coĂ»t de la vie, d’énergie et de gouvernance fĂ©dĂ©rale.
#FearTheNorth
il y a 3 mois
Malheureusement les Ontariens et Québécois ont préféré voter pour Carney et les libéraux. Encore.

Les prix à l'épicerie toujours plus haut, l'immobilier qui continue de flamber, vague migratoire continue et insécurité galopante.

Ah les Libs ont réussi l'exploit de se mettre à dos le seul voisin et protecteur, les Etats-Unis, tout en se jetant dans les bras de la Chine.
Quand j'ai quitté en 2022, je payais 60 dollars pour un petit panier de courses

Ca + croiser des indiens a chaque coin de rue m'a fait ragequit

J'espÚre vrm que trump va prendre tout le Canada sauf le québec
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il y a 3 mois
Quand j'ai quitté en 2022, je payais 60 dollars pour un petit panier de courses

Ca + croiser des indiens a chaque coin de rue m'a fait ragequit

J'espÚre vrm que trump va prendre tout le Canada sauf le québec
Tu Ă©tais oĂč ?
#FearTheNorth
il y a 3 mois
PIERRE POILIEVRE – QUI ES-TU ?

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Origine fransaskoise

NĂ© le 3 juin 1979 Ă  Calgary en Alberta dans l’Ouest canadien, Pierre Poilievre n'est pas issu de l'Ă©lite laurentienne (la classe supĂ©rieure vivant le long du fleuve Saint-Laurent et de son bassin versant, dans les grandes villes du centre du Canada comme MontrĂ©al et Toronto). Fils adoptif d'un couple d'enseignants d'origine fransaskoise (personnes d'expression française nĂ©es en Saskatchewan), il porte en lui cette identitĂ© de l'Ouest canadien, conservatrice, rĂ©siliente et mĂ©fiante envers le pouvoir central d'Ottawa. Il maĂźtrise parfaitement les deux langues officielles du pays, l’Anglais et le Français.
EntrĂ© au Parlement Ă  seulement 25 ans, il s'est forgĂ© une rĂ©putation de dĂ©batteur fĂ©roce, utilisant une rhĂ©torique simple et percutante. Il remporte haut la main la course Ă  la chefferie du Parti Conservateur du Canada (PCC) au terme d’un duel avec l’ancien Premier ministre du QuĂ©bec, Jean Charest. AppelĂ© comme un sauveur par la frange la plus conservatrice du parti, il en devient le nouveau chef le 10 septembre 2022.

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Opinions politiques

Pierre Poilievre est proche de la droite libertarienne appartenant Ă  la frange la plus radicale du Parti conservateur. Son soutien au Convoi de la libertĂ© et au mouvement de lutte contre les mesures sanitaires lui a permis de gagner fortement en popularitĂ©. Il se prĂ©sente lui-mĂȘme comme un candidat « antiwoke ».
Poilievre soutient que les dĂ©ficits, la crĂ©ation monĂ©taire, les taux d'intĂ©rĂȘt trĂšs bas et la taxe carbone sont les principales raisons qui expliquent l'inflation et plaide pour la normalisation des cryptomonnaies comme moyen d’en sortir. Il est pro-pĂ©trole et veut augmenter la production canadienne, en abolir les importations et dĂ©velopper les moyens de transport du pĂ©trole d’un bout Ă  l’autre du pays. Il veut abolir la taxe carbone qui est en vigueur au Canada depuis 2018. Il souhaite couper le financement de la plupart des mĂ©dias publics pour protĂ©ger les Canadiens contre la dĂ©sinformation. NĂ©anmoins, il soutient les services français de Radio-Canada.

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Convoi de la Liberté

Il a attirĂ© avec lui de nouveaux membres en allant appuyer les manifestations des camionneurs, le fameux convoi de la LibertĂ© Ă  Ottawa en 2022. Il a appuyĂ© leurs revendications contre les mesures sanitaires et il a canalisĂ© cette colĂšre qui flotte dans les rĂ©seaux sociaux contre Justin Trudeau. Il a intĂ©grĂ© 300 000 nouveaux membres au sein du Parti conservateur. C’est du jamais vu en politique canadienne actuelle, un vĂ©ritable record. Il a rĂ©ussi Ă  mettre en place une grosse machine de guerre et veut faire du Canada le « pays le plus libre du monde ».

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Le Trump du Canada

Depuis son irrĂ©sistible ascension, toutes les Ă©tiquettes lui ont Ă©tĂ© accolĂ©es. Un libertarien ? Un populiste ? Un dĂ©sinformateur ? Un complotiste ? Un Trump canadien ? Le Voldemort des politiciens ? D’extrĂȘme droite ?
Pour contrer Pierre Poilievre, les libĂ©raux tentent de l’amalgamer Ă  Donald Trump et Ă  la droite amĂ©ricaine. Mais, aprĂšs s’ĂȘtre associĂ© au mouvement d’occupation de la colline Parlementaire par les camionneurs, comme l’avait fait Trump avec les insurectionnistes du 6 janvier, Pierre Poilievre ne se cache plus et reprend le vocabulaire de l’ancien prĂ©sident amĂ©ricain. Il a qualifiĂ© Justin Trudeau de « wacko » (cinglĂ©) en plein dĂ©bat parlementaire, ce qui lui a valu d’ĂȘtre expulsĂ© de la Chambre des communes, du jamais-vu pour un chef de l’opposition. Les conservateurs ont accusĂ© le prĂ©sident de la chambre, Greg Fergus, d’avoir Ă©tĂ© partisan dans sa dĂ©cision d’expulser Poilievre. Comme pour Donald Trump aux Etats-Unis, ne voudrait-on pas faire taire Pierre Poilievre au Canada ?

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La voix du Canada qui se lĂšve tĂŽt

Pierre Poilievre a Ă©tĂ© offensif sur les voix des travailleurs en se rendant Ă  de nombreuses reprises dans des usines, des aciĂ©ries, des mines, des ports. Il s’est saisi de certaines plaintes de la population canadienne : les revenus stagnants, le coĂ»t de l’alimentation qui ne cesse de monter et l’accĂšs impossible Ă  la propriĂ©tĂ©. L’augmentation des prix de l’alimentation et des loyers a mis les familles ouvriĂšres Ă  la marge de l’économie. Plusieurs de ceux et celles qui constituaient traditionnellement la base du NPD, donc membres des syndicats ouvriers, se tournent aujourd’hui vers le chef conservateur. La gauche nĂ©glige les prĂ©occupations Ă©conomiques des travailleurs pour s’aventurer dans des enjeux symboliques qui sont surtout populaires sur les campus universitaires.
Cette stratĂ©gie a Ă©tĂ© payante pour les conservateurs qui ont conquis des bastions nĂ©o-dĂ©mocrates comme dans le Grand Nord de l’Ontario oĂč Colin Reynolds, un Ă©lectricien syndicaliste, qui a ravi le siĂšge du historique du NPD. Pierre Poilievre a non seulement maintenu la base conservatrice de Stephen Harper dans le parti mais il s’est tournĂ© vers la classe ouvriĂšre et y a fait des progrĂšs aux dĂ©pens des deux autres partis.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
Tu Ă©tais oĂč ?
A Montréal, la neige me manque pas du tout
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il y a 3 mois
Mais OSEF complĂštement c'est une FICTION uchronique
#FearTheNorth
il y a 3 mois
LA LATINA DE PIERRE POILIEVRE

:Ivana_Knoll_coeur:

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Anaida Galindo est nĂ©e le 6 mars 1987 Ă  Caracas, au Venezuela. En 1995, quand elle avait huit ans, sa famille a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  MontrĂ©al. En un mois et demi, elle a appris le français en regardant la sĂ©rie humoristique quĂ©bĂ©coise « La Petite Vie ». Elle a Ă©pousĂ© Pierre Poilievre en 2017 Ă  Sintra, au Portugal. Maintenant qu'elle est mĂšre de famille, le français occupe toujours une grande place chez elle. Ses enfants parlent en effet couramment le français et l’espagnol.

Elle participe activement Ă  la vie politique de Pierre, assistant Ă  des Ă©vĂ©nements avec lui et participant Ă  une campagne promotionnelle du Parti conservateur en aoĂ»t 2023. À Ottawa, plusieurs conservateurs disent considĂ©rer Anaida Poilievre Galindo comme un atout pour le parti au QuĂ©bec. Le QuĂ©bec est l’une des seules provinces oĂč les appuis envers les conservateurs ne sont pas aussi dominants, mais cela a changĂ© lors des derniĂšres Ă©lections avec 33 siĂšges remportĂ©s sur les 78 en jeu (un record depuis 1988, 10 siĂšges en 2021) . La principale intĂ©ressĂ©e Ă©tait aux cĂŽtĂ©s de son mari lors de la campagne Ă©lectorale.
Dans les rangs conservateurs, on estime qu’elle est l’« arme secrĂšte » de Pierre Poilievre. Depuis qu’ils ont uni leurs destinĂ©es, elle est devenue une de ses plus proches conseillĂšres. Ils peuvent se parler ou Ă©changer des messages Ă  plusieurs reprises lors d’une mĂȘme journĂ©e.

En entrevue, elle parle du QuĂ©bec avec passion, Ă©voquant spontanĂ©ment « la fiertĂ© de notre nation et la fiertĂ© de nos valeurs au QuĂ©bec » qui sont aussi axĂ©es sur la protection de la culture et de la langue française. Elle rĂ©vĂšle d’ailleurs que la langue de communication Ă  la maison est le français. Et c’est Pierre Poilievre qui tient Ă  parler la langue de Vigneault Ă  la maison avec la famille.
Pierre Poilievre s’amuse d’ailleurs Ă  traduire tout en français. « Il traduit mĂȘme les noms. Il m’a dĂ©jĂ  appelĂ© pour me dire qu’il Ă©tait en route et qu’il Ă©tait avec le dĂ©putĂ© Écosse et Lire. Il parlait du dĂ©putĂ© Scott Reid ! Il est tannant. » Un autre exemple ? « Il m’appelle des fois avant de rentrer pour me demander si je veux un Étoile-Fric — un cafĂ© Starbucks ! », dit-elle en Ă©clatant de rire.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
30e CONSEIL DES MINISTRES

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Ottawa, le mardi 2 avril 2024

Monarque : Charles III
Premier Ministre : Pierre Poilievre
45e Législature
Formation : le 2 avril 2024
Coalition : Conservateur


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Vice-Premier Ministre chargĂ© de la rĂ©duction de la taille de l’État : Elon Musk
SecrĂ©taire d’État aux Affaires Ă©trangĂšres: Andrew Scheer
SecrĂ©taire d’État au TrĂ©sor: Danielle Smith
SecrĂ©taire d’État Ă  la DĂ©fense : Pierre-Paul Hus
Procureur général : Ted Cruz
Ministre de la SĂ©curitĂ© publique, des frontiĂšres et de l’immigration : Raquel Dancho
Ministre de l’Energie et des Ressources naturelles : Leslyn Lewis
Ministre du Logement et de la Construction: Arpan Khanna
Ministre de l’agriculture et de la souverainetĂ© alimentaire : Damien Kurek
Ministre des affaires du Nord et de l'Arctique: Eric Melillo
MinistÚre de la Cybersécurité et du Numérique : Michael Chong
Ministre de la Santé et de la Famille: Rachael Thomas
Ministre de l’Education, de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche : Jamil Jivani
Ministre des forĂȘts et ocĂ©ans: MaĂŻtĂ©-Blanchette VĂ©zina
Ministre de la Culture, de l’identitĂ© canadienne et des langues officielles: Mathieu Bock-CĂŽtĂ©


Le Canada est sous le choc. Moins d’une semaine aprĂšs sa victoire Ă©crasante aux Ă©lections fĂ©dĂ©rales, Pierre Poilievre frappe un coup que personne n’avait vu venir : Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, est nommĂ© vice-premier ministre du Canada, avec une mission claire et explosive : rĂ©duire drastiquement la taille de l’État fĂ©dĂ©ral. En nommant le milliardaire nĂ© en Afrique du Sud mais citoyen canadien par sa mĂšre nĂ©e en Saskatchewan, Poilievre apporte une aura de disruption technologique et entrepreneuriale. Ses partisans y voient le gĂ©nie qui va sabrer les rĂ©glementations superflues et booster l'innovation canadienne.

La victoire des conservateurs se traduit dĂ©sormais par un gouvernement qui promet de redessiner la scĂšne politique canadienne, et mĂȘme internationale, de maniĂšre spectaculaire. Ce 30e conseil des ministres est resserrĂ© Ă  seulement 16 ministĂšres en tout (contre 38 sous Justin Trudeau). Cette cure d'amaigrissement symbolise la promesse de dĂ©graisser l'État fĂ©dĂ©ral, jugĂ© obĂšse et inefficace. Mais les surprises ne s'arrĂȘtent pas lĂ .

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Danielle Smith, la PremiĂšre ministre de l'Alberta, prend les Finances et l'Économie. Cette ancienne journaliste et leader de la droite albertaine, dĂ©fendant farouchement l'industrie pĂ©troliĂšre et les libertĂ©s individuelles, est un choix logique pour relancer l'Ă©conomie canadienne sur des bases conservatrices. Mais la nomination qui fait le plus de bruit est celle de Ted Cruz comme Procureur gĂ©nĂ©ral du Canada. NĂ© Ă  Calgary en 1970 d'une mĂšre amĂ©ricaine et d'un pĂšre cubain, Cruz avait renoncĂ© Ă  sa citoyennetĂ© canadienne en 2014 pour se concentrer sur sa carriĂšre de sĂ©nateur rĂ©publicain au Texas. Son retour au Canada, est un coup de maĂźtre : ultra-conservateur, farouche opposant Ă  l'avortement et dĂ©fenseur des armes Ă  feu, il incarne le lien transfrontalier avec les valeurs amĂ©ricaines conservatrices. Les libĂ©raux crient au scandale et Ă  l’ingĂ©rence Ă©trangĂšre, mais Poilievre argue que Cruz, avec son expertise constitutionnelle, va rĂ©former un systĂšme judiciaire perçu comme trop idĂ©ologique.

Leslyn Lewis, avocate et dĂ©putĂ©e en Ontario, nĂ©e en JamaĂŻque en 1970 et immigrĂ©e au Canada Ă  cinq ans, prend les Ressources naturelles et l'Énergie. Candidate Ă  la chefferie conservatrice en 2020 et 2022, elle est une figure hyper-conservatrice, pro-vie, opposĂ©e au vaccin obligatoire et dĂ©fendant les valeurs familiales traditionnelles. Son doctorat en droit et sa maĂźtrise en Ă©tudes environnementales la qualifient pour Ă©quilibrer exploitation Ă©nergĂ©tique et durabilitĂ©, dans une optique pro-industrie.
L'Environnement, recentrĂ© sur les littoraux, ocĂ©ans, biodiversitĂ©, forĂȘts, chasse et pĂȘche, revient Ă  MaĂŻtĂ© Blanchette VĂ©zina, politicienne quĂ©bĂ©coise nĂ©e en 1985 Ă  Montmagny. Avocate de formation, son expertise en droit des affaires et son engagement local en font une gardienne pragmatique de l'environnement, loin des excĂšs Ă©cologistes.

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À 38 ans, Jivani, survivant d'un cancer et avocat formĂ© Ă  Yale, est nommĂ© Ministre de l’Education et de l’Enseignement supĂ©rieur. Il apporte une vision critique du wokisme en classe, prĂŽnant une Ă©ducation libĂ©rĂ©e des programmes de diversitĂ©, Ă©quitĂ© et inclusion (DEI) qu'il voit comme un racisme libĂ©ral perpĂ©tuant des attentes basses pour les minoritĂ©s – un Ă©cho direct Ă  son modĂšle, le juge amĂ©ricain Clarence Thomas, qu'il admire comme un pionnier de la diversitĂ© authentique et un combattant contre le "soft bigotry of low expectations". Ses positions controversĂ©es, comme son opposition au "defund the police", son scepticisme face au racisme systĂ©mique et sa critique des fermetures d'Ă©coles pendant la pandĂ©mie l'ont poussĂ© Ă  dĂ©missionner de son rĂŽle auprĂšs de Doug Ford (Premier Ministre conservateur de l’Ontario).

ParallĂšlement, son amitiĂ© Ă©troite avec JD Vance, vice-prĂ©sident amĂ©ricain et ancien camarade de Yale qu'il dĂ©crit comme un frĂšre, pourrait influencer ses politiques Ă©ducatives, notamment en s'inspirant des critiques de Vance sur l'Ă©litisme universitaire pour rĂ©former la recherche canadienne vers plus de pragmatisme Ă©conomique. Cette nomination est saluĂ©e par les conservateurs jusqu'aux Etats-Unis comme un coup de maĂźtre pour reconquĂ©rir les Ă©coles et les universitĂ©s, mais dĂ©criĂ©e par les libĂ©raux comme un retour en arriĂšre pour les idĂ©es anti-progressistes, s'annonce comme un foyer de controverses, oĂč Jivani, souvent accusĂ© de ne pas correspondre au "bon type de Noir" par ses dĂ©tracteurs, pourrait redĂ©finir l'Ă©ducation canadienne Ă  l'image de ses hĂ©ros conservateurs.

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Enfin, Mathieu Bock-CĂŽtĂ©, sociologue et essayiste quĂ©bĂ©cois nĂ© en 1980, hĂ©rite de la Culture, de l'IdentitĂ© canadienne et de la LibertĂ© d'expression. RĂ©sidant Ă  Paris oĂč il anime sur CNews, ce critique acerbe du multiculturalisme et du wokisme est une bombe Ă  fragmentation pour les Ă©lites libĂ©rales. ExpulsĂ© jeune du Bloc quĂ©bĂ©cois pour ses vues nationalistes, il dĂ©fend une identitĂ© canadienne forte, ancrĂ©e dans les traditions provinciales et europĂ©ennes. Son arrivĂ©e au gouvernement est vue comme un signal fort pour protĂ©ger la libertĂ© d'expression contre les censures progressistes.

#FearTheNorth
il y a 3 mois
AXE THE TAXE

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Ottawa, le mardi 2 avril 2024

À peine Ă©lu, Pierre Poilievre a engagĂ© son pays dans une rupture nette, brutale et mĂ©thodiquement pensĂ©e avec l’ùre Trudeau. À l’image de Donald Trump en janvier 2017, le nouveau premier ministre conservateur a fait du premier jour de son mandat un acte politique total, destinĂ© Ă  marquer durablement les esprits – et Ă  rendre tout retour en arriĂšre impossible. DĂšs l’aube, Ă  Rideau Hall, le ton est donnĂ©.

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Comme Donald Trump s’en Ă©tait pris Ă  l’Obamacare dĂšs le jour de son investiture, Pierre Poilievre choisit de s’attaquer immĂ©diatement au symbole le plus honni de la dĂ©cennie libĂ©rale : la taxe carbone. Un dĂ©cret exĂ©cutif suspend sans dĂ©lai le dispositif fĂ©dĂ©ral, en attendant son abrogation lĂ©gislative complĂšte dans le mois. La taxe sur le carbone, mise en place en 2019 par les libĂ©raux, imposait un prix sur les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre dans les provinces sans systĂšme Ă©quivalent (seuls le QuĂ©bec et la Colombie-Britannique ont leur propre systĂšme de taxe carbone). La taxe carbone a fait grimper le prix de l'essence, de l'Ă©picerie et du chauffage domestique en pleine crise du coĂ»t de la vie. De façon indirecte, elle entraĂźne aussi une hausse des coĂ»ts sur d’autres biens, puisque les entreprises qui doivent la payer augmentent le coĂ»t de leurs biens et services pour compenser. C'est une victoire pour les travailleurs et les familles qui ont Ă©tĂ© Ă©crasĂ©s par cette taxe injuste.

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Baisse Ă  la pompe Ă  venir

ConcrĂštement, la suppression de la taxe – qui s'Ă©levait Ă  80 dollars par tonne de CO2 en 2024 – devrait gĂ©nĂ©rer des Ă©conomies immĂ©diates pour les Canadiens. Par exemple, les mĂ©nages Ă©conomiseront plus de 2 dollars Ă  l’achat d’une bonbonne de propane pour barbecue standard de 20 livres (9 kilogrammes).
Partout au pays, sauf au QuĂ©bec, l’annulation de la taxe fĂ©dĂ©rale se fera sentir Ă  la pompe Ă  essence. Le montant ajoutĂ© de 17,6 cents par litre d'essence devrait disparaĂźtre d'ici quelques jours Remplir un rĂ©servoir d’essence de 50 litres sera environ 8 dollars moins cher, et 10 dollars en moins pour le diesel. Pour le gaz naturel, les mĂ©nages canadiens consomment en moyenne 2280 mĂštres cubes annuellement, surtout pour le chauffage, soit environ 340 dollars en Ă©conomies annuelles. En Alberta, par exemple, la rĂ©duction totale de la facture d'une famille moyenne pourrait atteindre prĂšs de 30 % par mois.

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Aussi la fin des chĂšques de remise

Cependant, cette mesure s'accompagne de la fin des remises sur le carbone, qui redistribuaient 90 % des recettes aux familles sous forme de paiements trimestriels. Selon le Directeur parlementaire du budget, ces remises excédaient souvent les coûts payés pour 80 % des ménages, particuliÚrement les plus modestes. L'abolition pourrait ainsi représenter une perte nette pour de nombreuses familles, bien que Poilievre assure que les économies directes et indirectes compenseront largement.
Dans l’Ouest canadien, la mesure est saluĂ©e comme une libĂ©ration fiscale. Dans les grands centres urbains, elle provoque l’ire des milieux environnementalistes. "La taxe carbone Ă©tait un outil essentiel pour lutter contre le changement climatique, a dĂ©clarĂ© un porte-parole de Greenpeace Canada. Sa suppression va compromettre les efforts du Canada pour atteindre ses objectifs de rĂ©duction des Ă©missions."

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Pour le gouvernement fĂ©dĂ©ral, les recettes brutes de la taxe Ă©taient d'environ 10,1 milliards CAD (7,37 milliards USD) en 2023-2024. Or, 90 % Ă©taient redistribuĂ©s aux mĂ©nages via les remises, 9 % aux PME/agriculteurs, et 1 % aux communautĂ©s autochtones, rendant le systĂšme quasi neutre fiscalement. L'État ne conservait que les coĂ»ts administratifs mais gagnait indirectement via la TPS (GST) perçue sur la taxe elle-mĂȘme. En supprimant la taxe, l'État perd ces 10 % nets (environ 1 milliard CAD ou 0,73 milliard USD), plus les recettes TPS indirectes. Mais il Ă©conomise les coĂ»ts d'administration et de distribution des remises. Au final, une opĂ©ration lĂ©gĂšrement nĂ©gative pour les finances publiques estimĂ©e Ă  180 millions CAD.
#FearTheNorth
il y a 3 mois
LA FIN DE LA BUREAUCRATIE

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Ottawa, le jeudi 4 avril 2024

À peine sa premiĂšre mesure sur la suppression de la taxe carbone annoncĂ©e, le nouveau premier ministre Pierre Poilievre a enchaĂźnĂ© avec une sĂ©rie de dĂ©crets visant la fonction publique fĂ©dĂ©rale. Elon Musk, nommĂ© vice-premier ministre chargĂ© de la rĂ©duction de la taille de l'État, prend la tĂȘte de ces rĂ©formes radicales, inspirĂ©es de ses mĂ©thodes controversĂ©es chez Twitter (rebaptisĂ© X). « Chaque dollar public doit avoir une justification mesurable », a martelĂ© le multimilliardaire lors d'une confĂ©rence de presse conjointe avec Poilievre.

Le deuxiÚme décret instaure un gel immédiat de toutes les embauches dans la fonction publique fédérale, à l'exception des forces armées, de la sécurité frontaliÚre et du contrÎle aérien. Cette mesure, copiée sur le gel imposé par Donald Trump en 2017, vise à réduire la bureaucratie que Poilievre accuse d'avoir gonflé de 42% depuis 2015.

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L'annonce la plus explosive concerne la fin du tĂ©lĂ©travail dans la fonction publique. Officiellement destinĂ© Ă  restaurer l'efficacitĂ© de l'État, ce dĂ©cret impose un retour obligatoire au prĂ©sentiel pour tous les fonctionnaires fĂ©dĂ©raux dans les 60 jours, mettant fin aux arrangements hĂ©ritĂ©s de la pandĂ©mie de COVID-19. Poilievre a lancĂ©, cinglant : « L’État n’est pas un club Zoom subventionnĂ©. » Cette mesure mise sur une attrition volontaire massive, Ă  l'image de l'ultimatum « hardcore » de Musk chez X en 2022.

A cela s’ajoute Ă©galement une intention de dĂ©localiser plusieurs agences fĂ©dĂ©rales d'Ottawa vers des rĂ©gions plus Ă©loignĂ©es et moins urbaines du Canada. Cette mesure, intĂ©grĂ©e Ă  son plan de rĂ©duction de la taille de l'État, vise Ă  Ă©quilibrer le pays en dispersant les emplois publics et en rĂ©duisant l'attrait d'Ottawa comme bulle bureaucratique, selon les mots du chef conservateur. Parmi les agences visĂ©es figurent des entitĂ©s non essentielles Ă  la proximitĂ© du Parlement, telles que des divisions de Ressources naturelles Canada, d'Environnement et Changement climatique Canada, ou encore des bureaux de Statistique Canada.

Une partie de Ressources naturelles Canada pourrait ĂȘtre relocalisĂ©e Ă  Fort McMurray, en Alberta, une ville miniĂšre au cƓur des sables bitumineux.
Des bureaux d'Environnement Canada pourraient déménager à Regina, en Saskatchewan, une ville des Prairies souvent perçue comme moins glamour que la capitale, mais proche des enjeux agricoles et climatiques des provinces de l'Ouest.
Pour Statistique Canada, une délocalisation vers Thunder Bay, en Ontario du Nord, une zone industrielle et forestiÚre isolée, est envisagée. Cette ville, avec son climat rigoureux et son éloignement (plus de 1 300 km d'Ottawa), est décrite comme moins attractive pour les bureaucrates, mais idéale pour décentraliser les opérations de collecte de données régionales.
Enfin, des divisions administratives d'Immigration, RĂ©fugiĂ©s et CitoyennetĂ© Canada pourraient ĂȘtre transfĂ©rĂ©es Ă  Brandon, au Manitoba, une petite ville rurale prĂšs de la frontiĂšre ouest, pour mieux gĂ©rer les flux migratoires loin du bubble ottavien.

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Cela permettrait, selon le gouvernement, de réduire les loyers fédéraux de 30-50 % tout en stimulant l'emploi local. Cette proposition s'inspire des réformes américaines sous Donald Trump, qui avait délocalisé le Bureau de gestion des terres à Grand Junction, au Colorado, ou des divisions agricoles à Kansas City, pour « drainer le marais » washingtonien et réduire les coûts. Au Canada, Poilievre argue que cela économiserait des millions en loyers (Ottawa représente 70 % des bureaux fédéraux) et forcerait une attrition naturelle, car de nombreux employés pourraient refuser de déménager vers ces endroits perçus comme moins désirables en raison de leur isolement, du climat ou du manque d'aménités urbaines.

À Ottawa, ville oĂč la fonction publique emploie une grande partie de la population, l'onde de choc est immĂ©diate. Les syndicats, comme l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), parlent de « dĂ©claration de guerre ». Les syndicats menacent d'actions lĂ©gales, arguant que cela viole les accords collectifs et pourrait coĂ»ter cher aux contribuables, alors que des analyses montrent que l'expansion du tĂ©lĂ©travail pourrait Ă©conomiser jusqu'Ă  6 milliards de dollars en vendant des bureaux inutilisĂ©s.


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#FearTheNorth
il y a 3 mois
DÉMANTÈLEMENT DE L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT CANADIENNE

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Ottawa, le dimanche 7 avril 2024

Elon Musk prend sa mission trĂšs au sĂ©rieux. Le milliardaire, chargĂ© par le Premier ministre Pierre Poilievre de faire le mĂ©nage au sein du gouvernement fĂ©dĂ©ral, a annoncĂ©, conjointement avec le SecrĂ©taire d'État aux Affaires Ă©trangĂšres Ted Cruz, le gel immĂ©diat de l'aide publique au dĂ©veloppement canadienne, soumise dĂ©sormais Ă  un examen pays par pays. Elon Musk, vice-premier ministre chargĂ© de la rĂ©duction de la taille de l'État, a accusĂ© l'Agence canadienne de dĂ©veloppement de fraudes, de gaspillage et de dilapidation d'argent public. Cette agence, qui emploie environ 2 300 personnes dans ses fonctions de dĂ©veloppement, sera dĂ©mantelĂ©e, ses missions Ă©tant reprises par le secrĂ©taire d'État aux Affaires Ă©trangĂšres et le secrĂ©taire d'État au TrĂ©sor.

Nous ne pouvons plus tolĂ©rer que des milliards de dollars des contribuables canadiens soient gaspillĂ©s dans des programmes inefficaces ou versĂ©s Ă  des rĂ©gimes hostiles. Poilievre a ajoutĂ© que cette mesure permettra de conserver seulement 25 % des programmes actuels, rĂ©duisant l'aide totale de 4,9 milliards de dollars amĂ©ricains (environ 6,7 milliards de dollars canadiens) Ă  1,35 milliard de dollars amĂ©ricains (environ 1,85 milliard de dollars canadiens). L'aide sera maintenue pour les interventions en cas de catastrophes naturelles ou humanitaires, mais rĂ©orientĂ©e vers des prioritĂ©s alignĂ©es sur les intĂ©rĂȘts canadiens.

Parmi les changements les plus controversĂ©s : le soutien Ă  l'Ukraine, qui reprĂ©sente une part importante de l'aide canadienne depuis l'invasion russe en 2022, sera rĂ©duit de moitiĂ©. En 2024, le Canada avait allouĂ© environ 2 milliards de dollars canadiens en prĂȘts et aides Ă  Kiev, selon des donnĂ©es prĂ©liminaires de l'OCDE. Plusieurs pays jugĂ©s « hostiles ou dĂ©faillants » seront purement et simplement rayĂ©s de la liste des bĂ©nĂ©ficiaires, incluant la Somalie, l'Afghanistan, la Syrie, la Palestine, l'Irak, le Pakistan, le Niger, la Colombie, la Centrafrique, l'Afrique du Sud, le Mali et la GuinĂ©e.

En revanche, le gouvernement prévoit une augmentation de l'aide pour certains alliés stratégiques. Le Salvador recevra un soutien accru pour financer ses prisons, dans le cadre de la lutte contre les gangs et le crime organisé. L'Arménie bénéficiera d'une aide renforcée face aux conséquences de la guerre contre l'Azerbaïdjan, particuliÚrement pour les réfugiés et la reconstruction. L'Argentine verra son assistance économique augmentée pour « relancer l'économie et appuyer l'excellent travail du président Milei », selon Poilievre, qui loue les réformes libérales de ce dernier. Enfin, la Serbie recevra un appui supplémentaire pour renforcer ses liens avec l'Occident et promouvoir la stabilité dans les Balkans.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
PROTECT US – PROTÉGEZ-NOUS

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Ottawa, Le mercredi 10 avril 2024

DĂšs son arrivĂ©e au pouvoir, Pierre Poilievre a donnĂ© le ton. Ordre a Ă©tĂ© donnĂ© de lancer un examen exhaustif de la politique de sĂ©curitĂ© nationale du Canada, signe d’une rupture assumĂ©e avec des annĂ©es d’aveuglement stratĂ©gique. À l’heure oĂč les rapports de force reviennent brutalement au premier plan, le nouveau gouvernement juge intenable la posture d’un pays trop longtemps habituĂ© Ă  s’abriter derriĂšre la protection de l’OTAN. Sous Justin Trudeau, la sĂ©curitĂ© nationale a Ă©tĂ© relĂ©guĂ©e au rang de variable secondaire, au profit d’une diplomatie incantatoire et d’un multilatĂ©ralisme dĂ©connectĂ© des rĂ©alitĂ©s. Le monde a changĂ©. Ottawa aussi.

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Reprendre le contrÎle de sa sécurité

À cette fin, le ministre de la CybersĂ©curitĂ© et des Affaires numĂ©riques, Michael Chong, a dĂ©voilĂ© un plan solide engageant 1,85 milliard de dollars amĂ©ricains (environ 2,5 milliards de dollars canadiens) par an sur cinq ans. Ce financement soutiendra des campagnes de sensibilisation citoyenne aux questions de sĂ©curitĂ©, une stratĂ©gie complĂšte de cyberprotection pour les administrations gouvernementales, des programmes de formation et de sensibilisation pour les employĂ©s du secteur public, l'adoption de systĂšmes de messagerie sĂ©curisĂ©s pour l'ensemble du personnel, des audits de cybersĂ©curitĂ© pour tous les services de l'État et les administrations, des formations accrĂ©ditĂ©es pour le personnel de direction, et des certifications obligatoires ISO/CEI 27031 pour les secteurs d'infrastructures critiques, y compris la sĂ©curitĂ© civile, les transports, l'Ă©lectricitĂ©, le gaz, les fournisseurs d'eau, les institutions, les universitĂ©s et les centres de recherche.

De plus, 3,4 milliards de dollars amĂ©ricains (environ 4,6 milliards de dollars canadiens) seront dirigĂ©s vers les services de renseignement et les amĂ©liorations en cybersĂ©curitĂ©. Les prioritĂ©s clĂ©s incluent le renforcement des capacitĂ©s de contre-espionnage, l'avancement de la cryptographie et de la cybersĂ©curitĂ© des services ; l'expansion du recrutement et de la formation d'agents de renseignement tant au niveau national qu'international – avec un doublement des agents internationaux de 250 Ă  500, une augmentation de 11 % du personnel national, et un accroissement de 50 % des analystes cyber ; ainsi que le renforcement global des opĂ©rations de contre-renseignement.

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Lutter contre les ingérences étrangÚres

Ces investissements, totalisant prĂšs de 13 milliards de dollars amĂ©ricains sur cinq ans, visent Ă  moderniser le Service canadien du renseignement de sĂ©curitĂ© (SCRS) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC), en rĂ©ponse aux menaces persistantes provenant d'acteurs tels que la Chine et la Russie. Poilievre a mis en lumiĂšre les risques posĂ©s par l'ingĂ©rence Ă©trangĂšre, l'espionnage, la diplomatie des otages et les cyberattaques, qui menacent les institutions gouvernementales, la population, les entreprises, les universitĂ©s et les installations de recherche. L’addition est lourde, mais assumĂ©e.

L'opposition libérale a critiqué cette initiative comme potentiellement alarmiste, détournant des ressources des priorités sociales, tandis que les défenseurs des libertés civiles expriment des préoccupations concernant une surveillance élargie sans garde-fous suffisants. Les experts en sécurité, cependant, saluent l'initiative comme un rattrapage nécessaire, compte tenu des investissements substantiels de la Chine dans des domaines similaires.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
LA GUERRE DE L'ARCTIQUE

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Baie Resolute (Nunavut), le samedi 13 avril 2024

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L’Arctique et le Groenland dans le viseur

Dans la foulĂ©e des annonces du milieu de semaine, le gouvernement de Pierre Poilievre a annoncĂ© un renforcement significatif de la prĂ©sence militaire canadienne dans l'Arctique lors d’un dĂ©placement dans le territoire du Nunavut, une rĂ©gion Ă  la fois riche en ressources naturelles et cruciale sur le plan stratĂ©gique. Face aux enjeux sĂ©curitaires majeurs qui s'y concentrent, cette dĂ©cision vise Ă  affirmer la souverainetĂ© canadienne dans un espace vital, longtemps nĂ©gligĂ© sous les gouvernements prĂ©cĂ©dents.

À quelques centaines de kilomĂštres seulement, la Russie a rouvert et modernisĂ© de nombreuses bases militaires hĂ©ritĂ©es de la Guerre froide, intensifiant les tensions dans cette zone disputĂ©e. Le Canada n'est sĂ©parĂ© du Groenland que par environ 26 kilomĂštres, au niveau du dĂ©troit de Nares, une proximitĂ© gĂ©ographique qui confĂšre Ă  cette zone une importance stratĂ©gique Ă©vidente.

Ottawa entend ainsi intensifier sa coopĂ©ration avec le Danemark et ses alliĂ©s, afin de sĂ©curiser cet espace clĂ©. La fonte accĂ©lĂ©rĂ©e de la banquise, consĂ©quence directe du rĂ©chauffement climatique, ouvre par ailleurs de nouvelles routes maritimes commerciales, jusqu’ici impraticables. Le sous-sol groenlandais recĂšle en outre du gaz naturel et des terres rares, devenues indispensables Ă  la production de batteries, d’équipements Ă©lectroniques et de technologies militaires avancĂ©es — des ressources que la Chine et la Russie surveillent de trĂšs prĂšs.

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Une base militaire Ă  Baie Resolute

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Le SecrĂ©taire d’Etat Ă  la DĂ©fense, le QuĂ©bĂ©cois Pierre-Paul-Hus, a annoncĂ© l'ouverture d'une base militaire aĂ©rienne Ă  Baie Resolute, envoyant un signal clair de souverainetĂ© canadienne dans l’Arctique et assumant enfin la centralitĂ© du Nord dans la souverainetĂ© canadienne. Baie Resolute n’est pas un simple hameau isolĂ© : c’est l’un des verrous gĂ©ographiques du Haut-Arctique canadien. SituĂ©e au centre de l’archipel arctique, Resolute Bay occupe une position gĂ©ographique exceptionnelle : contrĂŽle des accĂšs au passage du Nord-Ouest, proximitĂ© directe du pĂŽle Nord, hub logistique naturel pour les opĂ©rations arctiques, et position avancĂ©e face au Groenland, point clĂ© du dispositif nord-atlantique. Un simple regard sur un globe suffit Ă  comprendre l’évidence.

lle est relativement proche du Groenland, donc des dynamiques stratĂ©giques Russie–OTAN–AmĂ©rique du Nord. Elle permet une projection rapide vers le pĂŽle Nord, ce que peu de sites canadiens autorisent. « L'Arctique est notre front stratĂ©gique, et nous ne le laisserons pas aux ambitions Ă©trangĂšres », a dĂ©clarĂ© Poilievre, soulignant que cette base renforcera les capacitĂ©s de surveillance et de rĂ©ponse rapide face aux incursions russes et chinoises.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
BUILD THE HOMES – BÂTISSONS DES LOGEMENTS

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Toronto, le mardi 7 mai 2024

L’achat d’une maison est devenu hors de portĂ©e pour de nombreux Canadiens, en particulier pour les jeunes familles vivant dans les grandes villes. Vancouver et Toronto sont devenues deux des agglomĂ©rations urbaines les plus inabordables au monde. Justin Trudeau et son gouvernement sont les responsables de la crise du logement et du prix exorbitant des maisons au Canada. Sous l'Ăšre Trudeau, le Canada est devenu une anomalie Ă©conomique au sein de l'OCDE : un pays vaste avec des densitĂ©s de population faibles, mais affichant les prix immobiliers les plus Ă©levĂ©s de la planĂšte. Le Premier Ministre Pierre Poilievre, accompagnĂ© de son jeune Ministre du Logement Arpan Khanna (33 ans), marque aujourd'hui une rupture historique. Fini le temps de la bureaucratie de salon. Place au Gros Bon Sens et Ă  la libĂ©ration des forces productives. Pierre Poilievre dĂ©cide de faire de la crise du logement une PRIORITÉ NATIONALE. De passage Ă  Toronto, frappĂ©e de plein fouet par la crise, le Premier ministre a dĂ©voilĂ© la sĂ©rie de mesures qui vont rapidement entrer en vigueur.

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đŸ‡ŠđŸ‡· Le Miracle de Buenos Aires

Pour ceux qui doutent encore des bienfaits de la déréglementation, le Premier Ministre a cité les résultats spectaculaires du président Javier Milei en Argentine. En abolissant le contrÎle des loyers en décembre 2023, l'offre de logements à Buenos Aires a bondi de 184 % en seulement six mois. Contrairement aux prédictions des étatistes, les prix des loyers ajustés à l'inflation ont chuté de 40 % en un an. Si cela a fonctionné dans une économie en ruine comme l'Argentine, imaginez ce que cela fera pour le Canada

LibĂ©ralisation du marchĂ© de l’immobilier

Comment convaincre les propriĂ©taires de louer leur logement? En leur laissant totalement les coudĂ©es franches. Le Ministre du Logement a fait signer au chef du gouvernement un mĂ©ga-dĂ©cret de dĂ©rĂ©glementation (et non pas de dĂ©rĂ©gulation, car la libertĂ© est, on va le voir un outil de rĂ©gulation alors que l'État qui rĂ©glemente Ă  tous crins peut ĂȘtre un champion du dĂ©sordre). Khanna va ramener le marchĂ© du logement de Toronto, Vancouver et MontrĂ©al Ă  un lieu de confrontation de l'offre et de la demande oĂč la libertĂ© des prix et la libertĂ© des contrats sont devenues la rĂšgle.

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Qualifiée d'infùme, la loi encadrant les loyers est supprimée.

Objectif : Inciter les propriétaires à remettre sur le marché les milliers de logements vacants par peur de la réglementation.
Résultat espéré d'ici 12 mois : Une augmentation de 25 % de l'inventaire locatif de Vancouver à Halifax, en passant par Calgary, Montréal et Ottawa entraßnant une stabilisation, puis une baisse des prix par la concurrence.

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AllĂšgement Fiscal ImmĂ©diat: La taxe sur la propriĂ©tĂ© est sabrĂ©e de 25 % (passant de 22 USD/mÂČ Ă  17 USD/mÂČ).

Coût : 2,5 milliards $.
Impact : Cet allÚgement redonne du pouvoir d'achat aux propriétaires et réduit la barriÚre à l'entrée pour les primo-accédants.

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Fin des Subventions Inflationnistes: Poilievre frappe fort en supprimant les aides fédérales à l'accÚs à la propriété (économie de 5,7 milliards USD)

La Logique : En injectant de l'argent public pour aider les gens Ă  acheter, Trudeau n'a fait que nourrir l'incendie des prix. En retirant ces aides, le gouvernement force les prix Ă  s'ajuster Ă  la baisse.

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Les aides au logement (Ă©quivalent des APL) sont rĂ©duites de 25% passant de $313 Ă  $235, dans la mĂȘme optique que le point prĂ©cĂ©dent (Ă©conomie de 290 millions).

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Le "Lien Sacré" Logement & Immigration: Le Canada ne peut plus accueillir 500 000 résidents permanents si on ne construit que 220 000 logements.

Nouvelle RÚgle : Le nombre de visas sera désormais indexé mathématiquement sur le nombre de mises en chantier par province. Pas de toits, pas de nouveaux arrivants.

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Le « Droit de Construire » (Right to Build): Aujourd'hui, obtenir un permis prend 24 mois. C'est un coût caché immense.

La Mesure : Instauration du permis automatique par défaut. Si la municipalité n'a pas répondu à une demande de construction conforme aux normes de sécurité en 60 jours, le permis est considéré comme accordé.

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Libéralisation des moyens de paiement et contrats: Comme en Argentine, il faut permettre aux citoyens de contourner l'instabilité (ou la lourdeur fiscale).

La Mesure : Désormais, locateurs et locataires peuvent légalement libeller et payer leurs baux en deux actifs hors-systÚme : en Bitcoin et en Or.

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Contrats à la carte : Fin du "Bail Standard": On permet des baux de 3 mois, 6 mois ou 5 ans, avec des clauses de révision de prix librement négociées. Cela ramÚnerait instantanément sur le marché les appartements actuellement sur Airbnb car louer à long terme redeviendrait simple.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
FONDS POUR LE DÉVELOPPEMENT DES COLLECTIVITÉS DU CANADA

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Toronto, le mardi 7 mai 2024

Le Fonds pour le dĂ©veloppement des collectivitĂ©s du Canada (FDCC) est une source de financement stable, prĂ©visible et indexĂ©e, accordĂ©e aux provinces et aux territoires qui, Ă  leur tour, transfĂšrent ce financement Ă  leurs collectivitĂ©s. Chaque annĂ©e, plus de 2,5 milliards de dollars sont versĂ©s Ă  3700 collectivitĂ©s par l'entremise du FDCC dans l'ensemble du pays. Ces investissements contribuent au renforcement de l'offre de logements au Canada en soutenant des projets d'infrastructure. A titre d'information, cela reprĂ©sente prĂȘt de 900 millions CAD pour l'Ontario, 535 millions CAD pour le QuĂ©bec, plus de 300 millions CAD pour la Colombie-Britannique ou bien 80 millions CAD pour le Manotiba.

Le gouvernement Poilievre ne se contente plus de verser les 2,5 milliards de dollars annuels du FDCC de maniÚre automatique. Désormais, ce transfert est régi par une rÚgle mathématique stricte de performance.

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La "Prime aux Bùtisseurs": Ottawa distribuera désormais des primes directes aux provinces dont les villes dépassent leurs objectifs de construction de 15 % par an. Celles qui bloquent les projets via des zonages archaïques verront leurs transferts fédéraux pour les infrastructures coupés.
Faciliter les expulsions: Pour recevoir 100 % de leurs transferts fĂ©dĂ©raux liĂ©s au logement et aux infrastructures, les provinces doivent lĂ©gifĂ©rer pour garantir qu'un dossier d'expulsion pour non-paiement de loyer soit traitĂ© (de la demande Ă  l'exĂ©cution par l'huissier) en maximum 45 jours. Toute province affichant un dĂ©lai moyen supĂ©rieur Ă  45 jours au sein de ses tribunaux (TAL au QuĂ©bec, LTB en Ontario) verra ses subventions fĂ©dĂ©rales pour les municipalitĂ©s amputĂ©es de 10 % par quinzaine de retard. Par exemple, si le QuĂ©bec traite les dossiers d’expulsion en 90 jours en moyenne, alors il perdra 30% du FDCC (soit plus de 175 millions CAD).

Actuellement, les propriétaires exigent des scores de crédit parfaits et des cautions parentales car ils ont peur de "perdre" leur bien pendant 12 mois. Avec une garantie d'expulsion sous 45 jours, les critÚres de sélection s'assouplissent, le propriétaire sait qu'il peut récupérer son bien rapidement en cas de pépin, il acceptera beaucoup plus facilement un locataire au dossier plus léger. On s'attend à une disparition progressive des exigences de "cosignataires" ou de garanties bancaires exorbitantes. Le risque étant limité dans le temps, la caution de base suffit.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
MON REFUGE ET MA FORTERESSE

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Brampton (Ontario), le mardi 7 mai 2024



Dans la continuitĂ© de la libĂ©ralisation du marchĂ© de l’immobilier, Pierre Poilievre a poursuivi sa journĂ©e consacrĂ©e au logement Ă  Brampton pour annoncer la loi Stand-on-Guard en compagnie du dĂ©putĂ© conservateur Kyle Seeback. InspirĂ©e des lois britanniques et amĂ©ricaines, cette loi modifie le Code Criminel pour crĂ©er une nouvelle infraction spĂ©cifique. La loi doit ĂȘtre claire. Tous les Canadiens devraient pouvoir dĂ©fendre leurs maisons contre les criminels qui entrent pour voler ou pour nuire Ă  leur famille.

AprĂšs 10 ans de gouvernement libĂ©ral, le systĂšme traite les victimes comme des criminels et les criminels comme des victimes. Actuellement, pour dĂ©terminer si un acte de lĂ©gitime dĂ©fense est raisonnable, les tribunaux prennent en compte neuf facteurs. Mais dans la rĂ©alitĂ©, si vous dĂ©fendez votre maison, vous n’avez pas le temps de rĂ©flĂ©chir Ă  neuf situations diffĂ©rentes. Vous n’avez qu’une seule condition : vous protĂ©ger vous-mĂȘme et vos enfants.

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En adoptant la doctrine Stand-on-Guard, le cadre juridique applicable aux propriétaires immobiliers est profondément modifié. Une telle doctrine a pour effet de :
- Criminaliser l’intrusion dans une propriĂ©tĂ© privĂ©e, le fait de pĂ©nĂ©trer dans une rĂ©sidence sans le consentement du propriĂ©taire, avec l'intention d'y rĂ©sider, devient un acte criminel (et non plus une simple violation de propriĂ©tĂ© civile).
- Présumer que le recours à la force est légitime lorsqu'il est utilisé contre des intrus illégaux dans une maison ou un logement.
- Supprimer toute considĂ©ration de proportionnalitĂ© au sein du domicile, en considĂ©rant l'entrĂ©e illĂ©gale en elle-mĂȘme comme un motif suffisant pour recourir Ă  la force dĂ©fensive.
- Accorder une immunitĂ© civile , empĂȘchant les intrus (ou leurs ayants droit) de poursuivre les propriĂ©taires en dommages et intĂ©rĂȘts.
- Expulser sans ordonnance, la police reçoit le pouvoir d'expulser immédiatement toute personne ne pouvant produire un bail valide ou une preuve de paiement récente, sans attendre une audience devant un tribunal civil.

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Cela donne aux propriĂ©taires des outils juridiques plus solides pour dĂ©fendre non seulement leurs familles, mais aussi leur investissement immobilier lui-mĂȘme. Cerise sur le gĂąteau, les primes d'assurance habitation pour les rĂ©sidences secondaires ou les investissements locatifs vont chuter, car le risque de perte de jouissance prolongĂ©e disparaĂźt. En effet, l'assurance est une science actuarielle. Si le risque de perte financiĂšre maximale diminue, l'assureur doit baisser ses prix. Certaines compagnies (Desjardins, Aviva) ont dĂ©jĂ  annoncĂ© des ajustements tarifaires de 15 Ă  25 % dĂšs le renouvellement 2026. Pour un appartement deux piĂšces (3œ) Ă  MontrĂ©al utilisĂ© comme locatif, l’économie annuelle moyenne se situe entre 200 et 300 $ CAD (soit 150 Ă  225$ USD).

L'objectif est surtout de mettre fin Ă  ce que Poilievre appelle le monde Ă  l'envers oĂč les victimes sont traitĂ©es comme des criminels. Actuellement, un propriĂ©taire doit attendre des mois pour un jugement. Avec cette loi, l’intrusion devient un crime en cours. La police intervient comme pour un vol de voiture : on rend l'objet volĂ© (la maison) immĂ©diatement Ă  son propriĂ©taire. Sous Trudeau, si un voleur entre chez vous, c'est vous qui risquez la prison si vous le touchez. Avec la loi 'Stand-On-Guard', votre maison redevient votre forteresse. Un intrus n'est pas un locataire, c'est un criminel.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois
PREMIER VOYAGE EN ITALIE

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Rome, le vendredi 10 mai 2024

Ce n’est ni Ă  Washington, sous administration Biden, ni Ă  Londres que Pierre Poilievre a choisi d’effectuer son premier dĂ©placement international. Un mois aprĂšs son arrivĂ©e au pouvoir, le nouveau Premier ministre canadien a pris de court les chancelleries occidentales en faisant de Rome la premiĂšre Ă©tape de sa diplomatie naissante. Le choix est tout sauf anodin. En rompant avec le tropisme traditionnel Ottawa–Washington ou Ottawa–Londres, Pierre Poilievre entend signifier que la diplomatie canadienne ne sera plus dictĂ©e par des automatismes hĂ©ritĂ©s, mais par une convergence idĂ©ologique et civilisationnelle À ses yeux, l’Italie s’impose dĂ©sormais comme un interlocuteur central en Europe, avant mĂȘme Paris ou Berlin.

Rome comme acte politique fondateur

Reçu par la prĂ©sidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, Pierre Poilievre a inscrit cette premiĂšre journĂ©e romaine dans un cadre rĂ©solument politique. Les Ă©changes bilatĂ©raux ont portĂ© sur les enjeux migratoires, la sĂ©curitĂ©, la dĂ©fense des frontiĂšres, l’énergie et la rĂ©industrialisation, autant de sujets sur lesquels Ottawa et Rome revendiquent dĂ©sormais une convergence idĂ©ologique.

Dans son entourage, le Premier ministre canadien a expliquĂ© considĂ©rer que l’Occident traverse une phase de fragilisation historique, marquĂ©e par l’effacement des frontiĂšres, l’excĂšs normatif et l’abandon progressif de ses fondements culturels. Il estime que la survie du monde occidental passe par un retour Ă  la souverainetĂ© des États et Ă  la maĂźtrise des flux migratoires, combat que le Canada entend dĂ©sormais assumer aux cĂŽtĂ©s de l’Italie.

La journĂ©e se poursuit par une visite des grands sites de la capitale italienne, du ColisĂ©e aux forums antiques, avant un dĂźner officiel rĂ©unissant responsables politiques, Ă©conomiques et intellectuels des deux pays, dont Jordan Peterson, le cĂ©lĂšbre professeur Ă©mĂ©rite de psychologie Ă  l'UniversitĂ© de Toronto. La symbolique romaine n’a pas Ă©chappĂ© aux observateurs. En choisissant la capitale italienne, Pierre Poilievre a voulu inscrire son message dans la continuitĂ© historique de l’Europe politique et civilisationnelle.

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La Toscane comme enracinement et économie réelle

Le deuxiĂšme jour de la visite s’est dĂ©roulĂ© en Toscane, rĂ©gion choisie pour son ancrage historique et Ă©conomique. La dĂ©lĂ©gation canadienne s’est rendue Ă  San Gimignano, village mĂ©diĂ©val emblĂ©matique, avant de poursuivre par la visite d’un vignoble du Chianti.

Ce dĂ©placement s’inscrit dans une mise en scĂšne assumĂ©e de l’enracinement, de la transmission et de l’économie rĂ©elle. Pierre Poilievre a tenu Ă  souligner l’importance des savoir-faire traditionnels, du temps long et de la stabilitĂ© culturelle comme fondements de la prospĂ©ritĂ© Ă©conomique. Une vision qu’il entend transposer au Canada, notamment dans les secteurs agricole, Ă©nergĂ©tique et industriel.

L’aprĂšs-midi, Ă  Florence, plusieurs pistes de coopĂ©ration Ă©conomique sont Ă©voquĂ©es : sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique, savoir-faire industriel et artisanal. Le Canada, explique-t-on dans l’entourage du Premier ministre, cherche des partenaires pragmatiques, capables de produire et non de rĂ©glementer Ă  l’excĂšs.

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Le Vatican comme tournant idéologique

Le troisiÚme jour marque un moment hautement symbolique avec la visite du Vatican. Reçu par le pape, Pierre Poilievre prononce un discours qui tranche radicalement avec la retenue habituelle des dirigeants canadiens sur les questions spirituelles.

Il y rappelle que l’histoire du Canada est indissociable du christianisme, depuis les missions catholiques françaises jusqu’aux institutions protestantes britanniques. Il souligne que le nom mĂȘme de « Dominion du Canada » trouve son origine dans le Psaume 72, et que la devise nationale, A Mari Usque Ad Mare, tĂ©moigne d’un hĂ©ritage biblique assumĂ© par les PĂšres de la ConfĂ©dĂ©ration.

Sans remettre en cause le cadre constitutionnel moderne, le Premier ministre affirme que le multiculturalisme canadien ne peut se comprendre qu’à partir d’un socle historique clair. Selon lui, accueillir ne signifie pas s’effacer, et la reconnaissance de la diversitĂ© ne doit jamais conduire Ă  la nĂ©gation de l’identitĂ© fondatrice du pays.

À Ottawa, plusieurs diplomates reconnaissent que ce dĂ©placement ne relĂšve pas d’un simple exercice protocolaire, mais d’une dĂ©claration de doctrine. Le Canada, longtemps perçu comme un suiveur discret du monde occidental, entend dĂ©sormais proposer une voie alternative, assumĂ©e et structurĂ©e. Rome n’a pas Ă©tĂ© choisie par hasard. Elle a Ă©tĂ© choisie comme point de dĂ©part.

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#FearTheNorth
il y a 3 mois