Ce sujet a été résolu
L’ombre rejetée dans l’inconscient collectif
revient toujours sous forme de monstres
Quand une société refuse de reconnaître :
sa violence,
son narcissisme,
son sadisme,
ses injustices,
ses traumatismes,
Elle projette tout cela sur une figure spécifique, extrême
Résultat :
la figure devient mythique
l’interdit devient sacralisé
la transgression devient fascinante (pour certains profils)
la problématique réelle devient indissociable de l’hystérie morale
Le paradoxe : plus on en fait un monstre absolu, plus on l’invoque
C’est le même mécanisme que :
l’hyper-médiatisation du suicide → hausse des suicides
la panique satanique → augmentation des groupes occultistes par réaction
l’extrême tabou sexuel → explosion des double-vies clandestines
L’idée est dure à entendre mais,
La société crée les monstres qu’elle croit combattre
Le sacrifice, dans une cité en panique morale, sert à concentrer l’angoisse collective sur une personne, un groupe, ou un acte, pour restaurer symboliquement l’ordre. Il fonctionne comme une purge émotionnelle : on externalise le mal, on le donne à voir, puis on l’élimine. Cela calme la cité non parce que le problème est réellement résolu, mais parce que le sacrifice fournit un récit cohérent à la peur.
Le lien avec l’hérédité apparaît lorsque la société projette ses angoisses sur certains lignages, statuts ou identités : certains deviennent héritiers involontaires de la faute ou du risque. On sacrifie alors ceux qu’on pense « porteurs » du mal, parfois pour des raisons arbitraires ou symboliques.
Le rapport aux traumas est double :
Collectivement, le sacrifice masque un traumatisme non résolu, en offrant un geste rituel qui évite d’affronter les vraies causes.
Individuellement, ceux qui sont sacrifiés — ou désignés comme sacrifiables — portent souvent les traumas transmis par cette logique héréditaire : ils héritent d’une place dans le récit de la peur.
Le sacrifice apaise la panique morale en créant une illusion d’ordre, mais il perpétue les blessures dès qu’il s’appuie sur l’hérédité et transmet des traumas au lieu de les traiter.
Le concept d'"enfant pharmakos" a été développé par le psychanalyste Moussa Nabati et s'inspire du terme "pharmakos" dans la Grèce antique, qui désignait une victime expiatoire sacrifiée pour purifier la communauté.
L'enfant pharmakos est un enfant qui, inconsciemment, prend sur lui les souffrances, les traumatismes et les non-dits de sa famille, devenant ainsi un exutoire psychique pour son entourage. Il est comme un bouc émissaire, non pas rejeté de manière évidente, mais investi d’une mission inconsciente : absorber le mal-être familial pour permettre aux autres de mieux fonctionner.
Caractéristiques :
Hyper-sensibilité aux émotions et aux tensions familiales.
Portage inconscient des blessures non résolues des parents ou des générations précédentes.
Syndrome du sauveur : il ressent le besoin de réparer, d’apaiser les tensions.
Sentiment de culpabilité diffus, comme s'il était responsable du mal-être familial.
Difficulté à exister pour lui-même : il peut se sacrifier, se nier ou s'effacer pour préserver l’équilibre familial.
Origine du phénomène
L’enfant pharmakos naît souvent dans une famille où un traumatisme non traité existe :
Un deuil non fait, un secret de famille, une blessure transgénérationnelle.
Une mère ou un père qui projette sur l’enfant ses propres manques ou angoisses.
L’enfant, par loyauté inconsciente, incarne cette souffrance et peut développer des troubles psychiques, émotionnels ou physiques (dépression, anxiété, somatisations, etc.).
C'est comme ça depuis la nuit des temps, sans que nous en ayons conscience,
que ça nous retombe dessus, qu'on y participe
Dieu, ou ce qu'il y a de divin, attend de l'homme d'éclairer cette ombre, et ça ne peut passer que par un regard curieux et parfaitement honnête sur soi-même
En attendant, tant que ce ne sera pas fait,
nous vivrons dans l'inertie du mal,
à répéter les mêmes erreurs intemporelles,
à des ères et années lumières du royaume divin,
profondément amputés de nous-même.
revient toujours sous forme de monstres

YouTube
Vidéo YouTubeQuand une société refuse de reconnaître :
sa violence,
son narcissisme,
son sadisme,
ses injustices,
ses traumatismes,
Elle projette tout cela sur une figure spécifique, extrême
Résultat :
la figure devient mythique
l’interdit devient sacralisé
la transgression devient fascinante (pour certains profils)
la problématique réelle devient indissociable de l’hystérie morale
Le paradoxe : plus on en fait un monstre absolu, plus on l’invoque
C’est le même mécanisme que :
l’hyper-médiatisation du suicide → hausse des suicides
la panique satanique → augmentation des groupes occultistes par réaction
l’extrême tabou sexuel → explosion des double-vies clandestines
L’idée est dure à entendre mais,
La société crée les monstres qu’elle croit combattre
Le sacrifice, dans une cité en panique morale, sert à concentrer l’angoisse collective sur une personne, un groupe, ou un acte, pour restaurer symboliquement l’ordre. Il fonctionne comme une purge émotionnelle : on externalise le mal, on le donne à voir, puis on l’élimine. Cela calme la cité non parce que le problème est réellement résolu, mais parce que le sacrifice fournit un récit cohérent à la peur.
Le lien avec l’hérédité apparaît lorsque la société projette ses angoisses sur certains lignages, statuts ou identités : certains deviennent héritiers involontaires de la faute ou du risque. On sacrifie alors ceux qu’on pense « porteurs » du mal, parfois pour des raisons arbitraires ou symboliques.
Le rapport aux traumas est double :
Collectivement, le sacrifice masque un traumatisme non résolu, en offrant un geste rituel qui évite d’affronter les vraies causes.
Individuellement, ceux qui sont sacrifiés — ou désignés comme sacrifiables — portent souvent les traumas transmis par cette logique héréditaire : ils héritent d’une place dans le récit de la peur.
Le sacrifice apaise la panique morale en créant une illusion d’ordre, mais il perpétue les blessures dès qu’il s’appuie sur l’hérédité et transmet des traumas au lieu de les traiter.
Le concept d'"enfant pharmakos" a été développé par le psychanalyste Moussa Nabati et s'inspire du terme "pharmakos" dans la Grèce antique, qui désignait une victime expiatoire sacrifiée pour purifier la communauté.
L'enfant pharmakos est un enfant qui, inconsciemment, prend sur lui les souffrances, les traumatismes et les non-dits de sa famille, devenant ainsi un exutoire psychique pour son entourage. Il est comme un bouc émissaire, non pas rejeté de manière évidente, mais investi d’une mission inconsciente : absorber le mal-être familial pour permettre aux autres de mieux fonctionner.
Caractéristiques :
Hyper-sensibilité aux émotions et aux tensions familiales.
Portage inconscient des blessures non résolues des parents ou des générations précédentes.
Syndrome du sauveur : il ressent le besoin de réparer, d’apaiser les tensions.
Sentiment de culpabilité diffus, comme s'il était responsable du mal-être familial.
Difficulté à exister pour lui-même : il peut se sacrifier, se nier ou s'effacer pour préserver l’équilibre familial.
Origine du phénomène
L’enfant pharmakos naît souvent dans une famille où un traumatisme non traité existe :
Un deuil non fait, un secret de famille, une blessure transgénérationnelle.
Une mère ou un père qui projette sur l’enfant ses propres manques ou angoisses.
L’enfant, par loyauté inconsciente, incarne cette souffrance et peut développer des troubles psychiques, émotionnels ou physiques (dépression, anxiété, somatisations, etc.).
C'est comme ça depuis la nuit des temps, sans que nous en ayons conscience,
que ça nous retombe dessus, qu'on y participe
Dieu, ou ce qu'il y a de divin, attend de l'homme d'éclairer cette ombre, et ça ne peut passer que par un regard curieux et parfaitement honnête sur soi-même
En attendant, tant que ce ne sera pas fait,
nous vivrons dans l'inertie du mal,
à répéter les mêmes erreurs intemporelles,
à des ères et années lumières du royaume divin,
profondément amputés de nous-même.
La technique que j'ai utilisé :
Vous devez être au niveau 1 pour voir ce message.
il y a 5 mois
Au boulot desu ~
https://onche.org/topic/9[...]2152/connais-toi-toi-meme
https://onche.org/topic/929829/miroir
https://onche.org/topic/8[...]shrug-ordre-de-mes-topics
https://onche.org/topic/943949/o-euvre-au-noir
il y a 5 mois
il y a 5 mois
7h26 c'est l'heure de desu un peu
il y a 5 mois
La meilleure ruse de Satan c'est de faire croire qu'il n'existe pas
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 5 mois
KJ-Anima
5 mois
L’ombre rejetée dans l’inconscient collectif
revient toujours sous forme de monstres
Quand une société refuse de reconnaître :
sa violence,
son narcissisme,
son sadisme,
ses injustices,
ses traumatismes,
Elle projette tout cela sur une figure spécifique, extrême
Résultat :
la figure devient mythique
l’interdit devient sacralisé
la transgression devient fascinante (pour certains profils)
la problématique réelle devient indissociable de l’hystérie morale
Le paradoxe : plus on en fait un monstre absolu, plus on l’invoque
C’est le même mécanisme que :
l’hyper-médiatisation du suicide → hausse des suicides
la panique satanique → augmentation des groupes occultistes par réaction
l’extrême tabou sexuel → explosion des double-vies clandestines
L’idée est dure à entendre mais,
La société crée les monstres qu’elle croit combattre
Le sacrifice, dans une cité en panique morale, sert à concentrer l’angoisse collective sur une personne, un groupe, ou un acte, pour restaurer symboliquement l’ordre. Il fonctionne comme une purge émotionnelle : on externalise le mal, on le donne à voir, puis on l’élimine. Cela calme la cité non parce que le problème est réellement résolu, mais parce que le sacrifice fournit un récit cohérent à la peur.
Le lien avec l’hérédité apparaît lorsque la société projette ses angoisses sur certains lignages, statuts ou identités : certains deviennent héritiers involontaires de la faute ou du risque. On sacrifie alors ceux qu’on pense « porteurs » du mal, parfois pour des raisons arbitraires ou symboliques.
Le rapport aux traumas est double :
Collectivement, le sacrifice masque un traumatisme non résolu, en offrant un geste rituel qui évite d’affronter les vraies causes.
Individuellement, ceux qui sont sacrifiés — ou désignés comme sacrifiables — portent souvent les traumas transmis par cette logique héréditaire : ils héritent d’une place dans le récit de la peur.
Le sacrifice apaise la panique morale en créant une illusion d’ordre, mais il perpétue les blessures dès qu’il s’appuie sur l’hérédité et transmet des traumas au lieu de les traiter.
Le concept d'"enfant pharmakos" a été développé par le psychanalyste Moussa Nabati et s'inspire du terme "pharmakos" dans la Grèce antique, qui désignait une victime expiatoire sacrifiée pour purifier la communauté.
L'enfant pharmakos est un enfant qui, inconsciemment, prend sur lui les souffrances, les traumatismes et les non-dits de sa famille, devenant ainsi un exutoire psychique pour son entourage. Il est comme un bouc émissaire, non pas rejeté de manière évidente, mais investi d’une mission inconsciente : absorber le mal-être familial pour permettre aux autres de mieux fonctionner.
Caractéristiques :
Hyper-sensibilité aux émotions et aux tensions familiales.
Portage inconscient des blessures non résolues des parents ou des générations précédentes.
Syndrome du sauveur : il ressent le besoin de réparer, d’apaiser les tensions.
Sentiment de culpabilité diffus, comme s'il était responsable du mal-être familial.
Difficulté à exister pour lui-même : il peut se sacrifier, se nier ou s'effacer pour préserver l’équilibre familial.
Origine du phénomène
L’enfant pharmakos naît souvent dans une famille où un traumatisme non traité existe :
Un deuil non fait, un secret de famille, une blessure transgénérationnelle.
Une mère ou un père qui projette sur l’enfant ses propres manques ou angoisses.
L’enfant, par loyauté inconsciente, incarne cette souffrance et peut développer des troubles psychiques, émotionnels ou physiques (dépression, anxiété, somatisations, etc.).
C'est comme ça depuis la nuit des temps, sans que nous en ayons conscience,
que ça nous retombe dessus, qu'on y participe
Dieu, ou ce qu'il y a de divin, attend de l'homme d'éclairer cette ombre, et ça ne peut passer que par un regard curieux et parfaitement honnête sur soi-même
En attendant, tant que ce ne sera pas fait,
nous vivrons dans l'inertie du mal,
à répéter les mêmes erreurs intemporelles,
à des ères et années lumières du royaume divin,
profondément amputés de nous-même.
https://onche.org/topic/7[...]kj-shrug#message_15573553
revient toujours sous forme de monstres

YouTube
Vidéo YouTubeQuand une société refuse de reconnaître :
sa violence,
son narcissisme,
son sadisme,
ses injustices,
ses traumatismes,
Elle projette tout cela sur une figure spécifique, extrême
Résultat :
la figure devient mythique
l’interdit devient sacralisé
la transgression devient fascinante (pour certains profils)
la problématique réelle devient indissociable de l’hystérie morale
Le paradoxe : plus on en fait un monstre absolu, plus on l’invoque
C’est le même mécanisme que :
l’hyper-médiatisation du suicide → hausse des suicides
la panique satanique → augmentation des groupes occultistes par réaction
l’extrême tabou sexuel → explosion des double-vies clandestines
L’idée est dure à entendre mais,
La société crée les monstres qu’elle croit combattre
Le sacrifice, dans une cité en panique morale, sert à concentrer l’angoisse collective sur une personne, un groupe, ou un acte, pour restaurer symboliquement l’ordre. Il fonctionne comme une purge émotionnelle : on externalise le mal, on le donne à voir, puis on l’élimine. Cela calme la cité non parce que le problème est réellement résolu, mais parce que le sacrifice fournit un récit cohérent à la peur.
Le lien avec l’hérédité apparaît lorsque la société projette ses angoisses sur certains lignages, statuts ou identités : certains deviennent héritiers involontaires de la faute ou du risque. On sacrifie alors ceux qu’on pense « porteurs » du mal, parfois pour des raisons arbitraires ou symboliques.
Le rapport aux traumas est double :
Collectivement, le sacrifice masque un traumatisme non résolu, en offrant un geste rituel qui évite d’affronter les vraies causes.
Individuellement, ceux qui sont sacrifiés — ou désignés comme sacrifiables — portent souvent les traumas transmis par cette logique héréditaire : ils héritent d’une place dans le récit de la peur.
Le sacrifice apaise la panique morale en créant une illusion d’ordre, mais il perpétue les blessures dès qu’il s’appuie sur l’hérédité et transmet des traumas au lieu de les traiter.
Le concept d'"enfant pharmakos" a été développé par le psychanalyste Moussa Nabati et s'inspire du terme "pharmakos" dans la Grèce antique, qui désignait une victime expiatoire sacrifiée pour purifier la communauté.
L'enfant pharmakos est un enfant qui, inconsciemment, prend sur lui les souffrances, les traumatismes et les non-dits de sa famille, devenant ainsi un exutoire psychique pour son entourage. Il est comme un bouc émissaire, non pas rejeté de manière évidente, mais investi d’une mission inconsciente : absorber le mal-être familial pour permettre aux autres de mieux fonctionner.
Caractéristiques :
Hyper-sensibilité aux émotions et aux tensions familiales.
Portage inconscient des blessures non résolues des parents ou des générations précédentes.
Syndrome du sauveur : il ressent le besoin de réparer, d’apaiser les tensions.
Sentiment de culpabilité diffus, comme s'il était responsable du mal-être familial.
Difficulté à exister pour lui-même : il peut se sacrifier, se nier ou s'effacer pour préserver l’équilibre familial.
Origine du phénomène
L’enfant pharmakos naît souvent dans une famille où un traumatisme non traité existe :
Un deuil non fait, un secret de famille, une blessure transgénérationnelle.
Une mère ou un père qui projette sur l’enfant ses propres manques ou angoisses.
L’enfant, par loyauté inconsciente, incarne cette souffrance et peut développer des troubles psychiques, émotionnels ou physiques (dépression, anxiété, somatisations, etc.).
C'est comme ça depuis la nuit des temps, sans que nous en ayons conscience,
que ça nous retombe dessus, qu'on y participe
Dieu, ou ce qu'il y a de divin, attend de l'homme d'éclairer cette ombre, et ça ne peut passer que par un regard curieux et parfaitement honnête sur soi-même
En attendant, tant que ce ne sera pas fait,
nous vivrons dans l'inertie du mal,
à répéter les mêmes erreurs intemporelles,
à des ères et années lumières du royaume divin,
profondément amputés de nous-même.
Très très cool
J'aime les chips saveur moutarde et le sexe sous amphétamine.
il y a 5 mois
LabelConFort
5 mois
La meilleure ruse de Satan c'est de faire croire qu'il n'existe pas
C'est plus facile de se mettre des œillères effectivement, mais dans ce cas il peut se tenir derrière, dans l'angle mort de notre vision, et tenir les rennes depuis l'ombre
il y a 5 mois
Très très cool
Merci ~
il y a 5 mois
C'est plus facile de se mettre des œillères effectivement, mais dans ce cas il peut se tenir derrière, dans l'angle mort de notre vision, et tenir les rennes depuis l'ombre
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 5 mois
Le salut se trouve dans le bouc-émissaire et non dans ceux qui pensent s'en servir
A méditer
Mais il ne faut pas voir cela comme de l'élitisme, plutôt comme l'avancée d'un même et seul élément
A méditer
Mais il ne faut pas voir cela comme de l'élitisme, plutôt comme l'avancée d'un même et seul élément
il y a 5 mois
KJ-Anima
5 mois
L’ombre rejetée dans l’inconscient collectif
revient toujours sous forme de monstres
Quand une société refuse de reconnaître :
sa violence,
son narcissisme,
son sadisme,
ses injustices,
ses traumatismes,
Elle projette tout cela sur une figure spécifique, extrême
Résultat :
la figure devient mythique
l’interdit devient sacralisé
la transgression devient fascinante (pour certains profils)
la problématique réelle devient indissociable de l’hystérie morale
Le paradoxe : plus on en fait un monstre absolu, plus on l’invoque
C’est le même mécanisme que :
l’hyper-médiatisation du suicide → hausse des suicides
la panique satanique → augmentation des groupes occultistes par réaction
l’extrême tabou sexuel → explosion des double-vies clandestines
L’idée est dure à entendre mais,
La société crée les monstres qu’elle croit combattre
Le sacrifice, dans une cité en panique morale, sert à concentrer l’angoisse collective sur une personne, un groupe, ou un acte, pour restaurer symboliquement l’ordre. Il fonctionne comme une purge émotionnelle : on externalise le mal, on le donne à voir, puis on l’élimine. Cela calme la cité non parce que le problème est réellement résolu, mais parce que le sacrifice fournit un récit cohérent à la peur.
Le lien avec l’hérédité apparaît lorsque la société projette ses angoisses sur certains lignages, statuts ou identités : certains deviennent héritiers involontaires de la faute ou du risque. On sacrifie alors ceux qu’on pense « porteurs » du mal, parfois pour des raisons arbitraires ou symboliques.
Le rapport aux traumas est double :
Collectivement, le sacrifice masque un traumatisme non résolu, en offrant un geste rituel qui évite d’affronter les vraies causes.
Individuellement, ceux qui sont sacrifiés — ou désignés comme sacrifiables — portent souvent les traumas transmis par cette logique héréditaire : ils héritent d’une place dans le récit de la peur.
Le sacrifice apaise la panique morale en créant une illusion d’ordre, mais il perpétue les blessures dès qu’il s’appuie sur l’hérédité et transmet des traumas au lieu de les traiter.
Le concept d'"enfant pharmakos" a été développé par le psychanalyste Moussa Nabati et s'inspire du terme "pharmakos" dans la Grèce antique, qui désignait une victime expiatoire sacrifiée pour purifier la communauté.
L'enfant pharmakos est un enfant qui, inconsciemment, prend sur lui les souffrances, les traumatismes et les non-dits de sa famille, devenant ainsi un exutoire psychique pour son entourage. Il est comme un bouc émissaire, non pas rejeté de manière évidente, mais investi d’une mission inconsciente : absorber le mal-être familial pour permettre aux autres de mieux fonctionner.
Caractéristiques :
Hyper-sensibilité aux émotions et aux tensions familiales.
Portage inconscient des blessures non résolues des parents ou des générations précédentes.
Syndrome du sauveur : il ressent le besoin de réparer, d’apaiser les tensions.
Sentiment de culpabilité diffus, comme s'il était responsable du mal-être familial.
Difficulté à exister pour lui-même : il peut se sacrifier, se nier ou s'effacer pour préserver l’équilibre familial.
Origine du phénomène
L’enfant pharmakos naît souvent dans une famille où un traumatisme non traité existe :
Un deuil non fait, un secret de famille, une blessure transgénérationnelle.
Une mère ou un père qui projette sur l’enfant ses propres manques ou angoisses.
L’enfant, par loyauté inconsciente, incarne cette souffrance et peut développer des troubles psychiques, émotionnels ou physiques (dépression, anxiété, somatisations, etc.).
C'est comme ça depuis la nuit des temps, sans que nous en ayons conscience,
que ça nous retombe dessus, qu'on y participe
Dieu, ou ce qu'il y a de divin, attend de l'homme d'éclairer cette ombre, et ça ne peut passer que par un regard curieux et parfaitement honnête sur soi-même
En attendant, tant que ce ne sera pas fait,
nous vivrons dans l'inertie du mal,
à répéter les mêmes erreurs intemporelles,
à des ères et années lumières du royaume divin,
profondément amputés de nous-même.
https://onche.org/topic/7[...]kj-shrug#message_15573553
revient toujours sous forme de monstres

YouTube
Vidéo YouTubeQuand une société refuse de reconnaître :
sa violence,
son narcissisme,
son sadisme,
ses injustices,
ses traumatismes,
Elle projette tout cela sur une figure spécifique, extrême
Résultat :
la figure devient mythique
l’interdit devient sacralisé
la transgression devient fascinante (pour certains profils)
la problématique réelle devient indissociable de l’hystérie morale
Le paradoxe : plus on en fait un monstre absolu, plus on l’invoque
C’est le même mécanisme que :
l’hyper-médiatisation du suicide → hausse des suicides
la panique satanique → augmentation des groupes occultistes par réaction
l’extrême tabou sexuel → explosion des double-vies clandestines
L’idée est dure à entendre mais,
La société crée les monstres qu’elle croit combattre
Le sacrifice, dans une cité en panique morale, sert à concentrer l’angoisse collective sur une personne, un groupe, ou un acte, pour restaurer symboliquement l’ordre. Il fonctionne comme une purge émotionnelle : on externalise le mal, on le donne à voir, puis on l’élimine. Cela calme la cité non parce que le problème est réellement résolu, mais parce que le sacrifice fournit un récit cohérent à la peur.
Le lien avec l’hérédité apparaît lorsque la société projette ses angoisses sur certains lignages, statuts ou identités : certains deviennent héritiers involontaires de la faute ou du risque. On sacrifie alors ceux qu’on pense « porteurs » du mal, parfois pour des raisons arbitraires ou symboliques.
Le rapport aux traumas est double :
Collectivement, le sacrifice masque un traumatisme non résolu, en offrant un geste rituel qui évite d’affronter les vraies causes.
Individuellement, ceux qui sont sacrifiés — ou désignés comme sacrifiables — portent souvent les traumas transmis par cette logique héréditaire : ils héritent d’une place dans le récit de la peur.
Le sacrifice apaise la panique morale en créant une illusion d’ordre, mais il perpétue les blessures dès qu’il s’appuie sur l’hérédité et transmet des traumas au lieu de les traiter.
Le concept d'"enfant pharmakos" a été développé par le psychanalyste Moussa Nabati et s'inspire du terme "pharmakos" dans la Grèce antique, qui désignait une victime expiatoire sacrifiée pour purifier la communauté.
L'enfant pharmakos est un enfant qui, inconsciemment, prend sur lui les souffrances, les traumatismes et les non-dits de sa famille, devenant ainsi un exutoire psychique pour son entourage. Il est comme un bouc émissaire, non pas rejeté de manière évidente, mais investi d’une mission inconsciente : absorber le mal-être familial pour permettre aux autres de mieux fonctionner.
Caractéristiques :
Hyper-sensibilité aux émotions et aux tensions familiales.
Portage inconscient des blessures non résolues des parents ou des générations précédentes.
Syndrome du sauveur : il ressent le besoin de réparer, d’apaiser les tensions.
Sentiment de culpabilité diffus, comme s'il était responsable du mal-être familial.
Difficulté à exister pour lui-même : il peut se sacrifier, se nier ou s'effacer pour préserver l’équilibre familial.
Origine du phénomène
L’enfant pharmakos naît souvent dans une famille où un traumatisme non traité existe :
Un deuil non fait, un secret de famille, une blessure transgénérationnelle.
Une mère ou un père qui projette sur l’enfant ses propres manques ou angoisses.
L’enfant, par loyauté inconsciente, incarne cette souffrance et peut développer des troubles psychiques, émotionnels ou physiques (dépression, anxiété, somatisations, etc.).
C'est comme ça depuis la nuit des temps, sans que nous en ayons conscience,
que ça nous retombe dessus, qu'on y participe
Dieu, ou ce qu'il y a de divin, attend de l'homme d'éclairer cette ombre, et ça ne peut passer que par un regard curieux et parfaitement honnête sur soi-même
En attendant, tant que ce ne sera pas fait,
nous vivrons dans l'inertie du mal,
à répéter les mêmes erreurs intemporelles,
à des ères et années lumières du royaume divin,
profondément amputés de nous-même.
"Le paradoxe : plus on en fait un monstre absolu, plus on l’invoque" l'effet Murphy un peu non?
il y a 5 mois
Le début est bon mais j'ai l'impression que la fin dérive
Le pharmakos souffre effectivement de son impuissance à voir le problème général sans pouvoir y faire quoi que ce soit
Mais son salut n'est pas forcément le ressentiment
Il peut au contraire se plaire dans la souffrance en se rendant compte que c'est elle qui a fait de lui ce qu'il est
Et qui fera donc des autres ce qu'il pense qu'ils doivent être
C'est dangereux, mais c'est l'ordre des choses
Ce quoi doit mourir doit mourir, et ce qui doit naître, naîtra
Le pharmakos souffre effectivement de son impuissance à voir le problème général sans pouvoir y faire quoi que ce soit
Mais son salut n'est pas forcément le ressentiment
Il peut au contraire se plaire dans la souffrance en se rendant compte que c'est elle qui a fait de lui ce qu'il est
Et qui fera donc des autres ce qu'il pense qu'ils doivent être
C'est dangereux, mais c'est l'ordre des choses
Ce quoi doit mourir doit mourir, et ce qui doit naître, naîtra
il y a 5 mois
C'est pas le plus dangereux pour le pharmakos car c'est précisément son carburant la souffrance
C'est dangereux pour ceux qui n'en sont potentiellement pas aptes
Il y a des gens qui ne peuvent suivre, faute de développement
Et si ça arrive trop vite, ça les détruit totalement plutôt que de les construire
D'ailleurs, quelqu'un qui ne souffre pas assez de la société ne peut pas entendre ce que le pharmakos à a lui dire de ce qu'il entend lui-même de l'univers
C'est dangereux pour ceux qui n'en sont potentiellement pas aptes
Il y a des gens qui ne peuvent suivre, faute de développement
Et si ça arrive trop vite, ça les détruit totalement plutôt que de les construire
D'ailleurs, quelqu'un qui ne souffre pas assez de la société ne peut pas entendre ce que le pharmakos à a lui dire de ce qu'il entend lui-même de l'univers
il y a 5 mois
Ça rentre dans cette idée de monstre provoqué effectivement, c'est courant d'être fusionné à son environnement, de souffrir avec, quand on est traumatisé très tôt, parce qu'on manque de définition de soi (où on commence et où s'arrête l'autre)
il y a 5 mois
AmorFati
5 mois
Exactement, tous doivent prendre conscience de leur place actuelle et quoi faire pour se délier, atteindre l'unité / complétude
il y a 5 mois
"Le paradoxe : plus on en fait un monstre absolu, plus on l’invoque" l'effet Murphy un peu non?
L'effet de Murphy c'est statistique, ça arrivera, là on parle d'effet direct, parfois très rapides et flambants psychiquement
il y a 5 mois
Le début est bon mais j'ai l'impression que la fin dérive
Le pharmakos souffre effectivement de son impuissance à voir le problème général sans pouvoir y faire quoi que ce soit
Mais son salut n'est pas forcément le ressentiment
Il peut au contraire se plaire dans la souffrance en se rendant compte que c'est elle qui a fait de lui ce qu'il est
Et qui fera donc des autres ce qu'il pense qu'ils doivent être
C'est dangereux, mais c'est l'ordre des choses
Ce quoi doit mourir doit mourir, et ce qui doit naître, naîtra
Le pharmakos souffre effectivement de son impuissance à voir le problème général sans pouvoir y faire quoi que ce soit
Mais son salut n'est pas forcément le ressentiment
Il peut au contraire se plaire dans la souffrance en se rendant compte que c'est elle qui a fait de lui ce qu'il est
Et qui fera donc des autres ce qu'il pense qu'ils doivent être
C'est dangereux, mais c'est l'ordre des choses
Ce quoi doit mourir doit mourir, et ce qui doit naître, naîtra
La fin c'est un constat un peu amer, on ne prend pas suffisamment conscience collectivement de notre participation à la souffrance, et nos pattern ridicules tel que l'illusion de purger le mal en sacrifiant quelqu'un ou un symbole
il y a 5 mois
SI on s'attache à la souffrance c'est parce qu'on l'a pas encore comprise, alors elle subsiste pour notre bien, jusqu'à transformation / intégration
il y a 5 mois
En ligne
172
Sur ce sujet0


















