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Parce que perso j'suis dans une boucle sans nom depuis 1 an. Toujours la même routine, les mêmes gestes, les mêmes "activités" qui s'enchainent.
:risizinzolin:


Vous aussi?
:LeChoque:
il y a 3 ans
J'sais à peine ce que j'ai fait hier. Je crois que j'ai passé mon temps à boucler ici et sur les mêmes séries/films.
:risichauve:
il y a 3 ans
J'attends de crever
:Risisinge:
il y a 3 ans
T'es pas devenu zinzin entre temps?
:risitarde:
il y a 3 ans
Non il m'est arrivé pas mal de trucs ces derniers mois
:bouais:
il y a 3 ans
Non il m'est arrivé pas mal de trucs ces derniers mois
:bouais:
Des trucs positifs ou pas?
:Misere:
il y a 3 ans
Des trucs positifs ou pas?
:Misere:
Du bon et du moins bon, globalement très positif tout de même
:bouais:
il y a 3 ans
Ca doit faire facile 1 mois oui.
:Oopsi:


C'est plus facile de boucler que de sortir.
:nain_fume:
il y a 3 ans
Forumeur moyen.
:chat_cravate:
il y a 3 ans
A titre d'exemple, qu'est-ce que tu fais de beau toi?
:risitarde:
il y a 3 ans
J'sais à peine ce que j'ai fait hier. Je crois que j'ai passé mon temps à boucler ici et sur les mêmes séries/films.
:risichauve:
Bah regarde de nouveaux films ?
Et si tu veux changer ta routine, fais le progressivement. Tu commences par réserver 30 minutes par jour (ou 2-3 créneaux d'1h par semaine) à une nouvelle activité. Tu fixes des horaires de début et de fin.

Ca peut être plein de choses :
Apprendre de nouvelles recettes (cimer chef Dumas)
Apprendre une langue
Jouer à un nouveau jeu
Explorer de nouveaux sites/forums sur internet
S'intéresser à une notion scientifique particulière, à chaque séance
Regarder des matchs sportifs
Faire un footing
Se promener tranquillement (en essayant de changer régulièrement d'endroit)
Se payer un bon resto
Si vous avez un lien vers une chaîne YouTube de l'homme sirop, je suis preneur. Il me manque
:ahitison:
il y a 3 ans
Oui mais raf je suis bien comme ça
:ellieclope:
:ClownPepe:
:pouetpouet:
il y a 3 ans
Ah donc t'as réussi ta reconversion du coup c'est cool.
:Onche_celestin:


Ca a l'air mieux que l'usine en tout cas.
:risitas_gonfle:


Sympa tu vas bien profiter de l'été.
:Oopsi:
il y a 3 ans
Bah regarde de nouveaux films ?
Et si tu veux changer ta routine, fais le progressivement. Tu commences par réserver 30 minutes par jour (ou 2-3 créneaux d'1h par semaine) à une nouvelle activité. Tu fixes des horaires de début et de fin.

Ca peut être plein de choses :
Apprendre de nouvelles recettes (cimer chef Dumas)
Apprendre une langue
Jouer à un nouveau jeu
Explorer de nouveaux sites/forums sur internet
S'intéresser à une notion scientifique particulière, à chaque séance
Regarder des matchs sportifs
Faire un footing
Se promener tranquillement (en essayant de changer régulièrement d'endroit)
Se payer un bon resto
Bien vu je vais essayer de dégager un peu de temps pour des trucs plus enrichissants que de boucler.
:LeChoque:
il y a 3 ans
Maupassant avait écrit une nouvelle géniale sur ça dans les sœurs Rondoli
il y a 3 ans
Il est minuit. Quand j’aurai fini cette lettre, je me tuerai. Pourquoi ? Je vais tâcher de le dire, non pour ceux qui liront ces lignes, mais pour moi-même, pour renforcer mon courage défaillant, me bien pénétrer de la nécessité maintenant fatale de cet acte qui ne pourrait être que différé.
J’ai été élevé par des parents simples qui croyaient à tout. Et j’ai cru comme eux.
Mon rêve dura longtemps. Les derniers lambeaux viennent seulement de se déchirer.
Depuis quelques années déjà un phénomène se passe en moi. Tous les événements de l’existence qui, autrefois, resplendissaient à mes yeux comme des aurores, me semblent se décolorer. La signification des choses m’est apparue dans sa réalité brutale ; et la raison vraie de l’amour m’a dégoûté même des poétiques tendresses.
Nous sommes les jouets éternels d’illusions stupides et charmantes toujours renouvelées.
Alors, vieillissant, j’avais pris mon parti de l’horrible misère des choses, de l’inutilité des efforts, de la vanité des attentes, quand une lumière nouvelle sur le néant de tout m’est apparue, ce soir, après dîner.
Autrefois, j’étais joyeux ! Tout me charmait : les femmes qui passent, l’aspect des rues, les lieux que j’habite ; et je m’intéressais même à la forme de mes vêtements. Mais la répétition des mêmes visions a fini par m’emplir le cœur de lassitude et d’ennui, comme il arriverait pour un spectateur entrant chaque soir au même théâtre.
Tous les jours, à la même heure depuis trente ans, je me lève ; et, dans le même restaurant, depuis trente ans, je mange aux mêmes heures les mêmes plats apportés par des garçons différents.
J’ai tenté de voyager ? L’isolement qu’on éprouve en des lieux inconnus m’a fait peur. Je me suis senti tellement seul sur la terre, et si petit, que j’ai repris bien vite la route de chez moi.
Mais alors l’immuable physionomie de mes meubles, depuis trente ans à la même place, l’usure de mes fauteuils que j’avais connus neufs, l’odeur de mon appartement (car chaque logis prend, avec le temps, une odeur particulière), m’ont donné, chaque soir, la nausée des habitudes et la noire mélancolie de vivre ainsi.
Tout se répète sans cesse et lamentablement. La manière même dont je mets en rentrant la clef dans la serrure, la place où je trouve toujours mes allumettes, le premier coup d’œil jeté dans ma chambre quand le phosphore s’enflamme, me donnent envie de sauter par la fenêtre et d’en finir avec ces événements monotones auxquels nous n’échappons jamais.
J’éprouve chaque jour, en me rasant, un désir immodéré de me couper la gorge ; et ma figure, toujours la même, que je revois dans la petite glace avec du savon sur les joues, m’a plusieurs fois fait pleurer de tristesse.
Je ne puis même plus me retrouver auprès des gens que je rencontrais jadis avec plaisir, tant je les connais, tant je sais ce qu’ils vont me dire et ce que je vais répondre, tant j’ai vu le moule de leurs pensées immuables, le pli de leurs raisonnements. Chaque cerveau est comme un cirque, où tourne éternellement un pauvre cheval enfermé. Quels que soient nos efforts, nos détours, nos crochets, la limite est proche et arrondie d’une façon continue, sans saillies imprévues et sans porte sur l’inconnu. Il faut tourner, tourner toujours, par les mêmes idées, les mêmes joies, les mêmes plaisanteries, les mêmes habitudes, les mêmes croyances, les mêmes écœurements.
il y a 3 ans