Et je conseille aussi la chaîne Youtube Soif d'absolu, c'est peut être le seul qui parle de poésie sur ce site, et il en parle très bien
C'est un adorateur de Baudelaire et de Drieu La Rochelle (pour son oeuvre romanesque). Il m'a fait découvrir des Marie Noel et Philotée O Neddy
Par contre il est radicalement anti-vers libre
C'est un adorateur de Baudelaire et de Drieu La Rochelle (pour son oeuvre romanesque). Il m'a fait découvrir des Marie Noel et Philotée O Neddy
Par contre il est radicalement anti-vers libre
il y a 13 heures
Onche reste gratuit grâce à la publicité.
Tu rigoles ou quoi, il y invente l'esthétique du spleen, c'est presque une manière de vivre, ça m'a guidé pendant quasiment 10 ans
C'est quoi "l'esthétique du spleen" vas-y ?
il y a 13 heures
Et je conseille aussi la chaîne Youtube Soif d'absolu, c'est peut être le seul qui parle de poésie sur ce site, et il en parle très bien
C'est un adorateur de Baudelaire et de Drieu La Rochelle (pour son oeuvre romanesque). Il m'a fait découvrir des Marie Noel et Philotée O Neddy
Par contre il est radicalement anti-vers libre
C'est un adorateur de Baudelaire et de Drieu La Rochelle (pour son oeuvre romanesque). Il m'a fait découvrir des Marie Noel et Philotée O Neddy
Par contre il est radicalement anti-vers libre
C'est lui qui m'a réconcilié avec la métrique. Avant, comme beaucoup de lecteurs, j'avais beaucoup de mal à apprécier toutes ces règles. Maintenant, c'est tout l'inverse.
Même si je ne suis pas contre le vers libre, je trouve qu'on a laissé passé bien trop de choses médiocres au nom de cette innovation, à commencer par un Prévert
Même si je ne suis pas contre le vers libre, je trouve qu'on a laissé passé bien trop de choses médiocres au nom de cette innovation, à commencer par un Prévert
il y a 13 heures
Et je conseille aussi la chaîne Youtube Soif d'absolu, c'est peut être le seul qui parle de poésie sur ce site, et il en parle très bien
C'est un adorateur de Baudelaire et de Drieu La Rochelle (pour son oeuvre romanesque). Il m'a fait découvrir des Marie Noel et Philotée O Neddy
Par contre il est radicalement anti-vers libre
C'est un adorateur de Baudelaire et de Drieu La Rochelle (pour son oeuvre romanesque). Il m'a fait découvrir des Marie Noel et Philotée O Neddy
Par contre il est radicalement anti-vers libre
Je risque d'être opposé à lui mais go je suis curieux et j'ai du temps
il y a 13 heures
C'est quoi "l'esthétique du spleen" vas-y ?
Cette espèce de mélancolie urbaine, quand tu rodes dans les rues la nuit en parlant aux alcooliques et aux clochards, sans espoir de grandeur, d'héroïsme ou d'amour. Beaudelaire c'est peut-être le premier qui a chanté les choses non idéalisées ou telles qu'elles devraient être, mais telles qu'elles sont, dans toute leur noirceur
il y a 13 heures
Onche reste gratuit grâce à la publicité.
Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments ?
Ils poussent des troupeaux souillés
Dans les vallons de tourbes
Et dans leurs caboches molles
Des cloches d’airain cognent
Des glas épouvantables
Et de torrides effrois
On les voit les déments du côté de Commana
De Botmeur et de Brasparts
Leur panse pourrie de cidres amers
Et de vinasses violettes
Effrayant les corneilles
Que les épouvantails angoissent
Ils bavent les déments comme des gargouilles
Des jurons fatidiques
Entre de hargneuses malédictions
Déments
Démons
Abandonnés
Boulimiques
Éthyliques
Ils traînent leur lourd célibat
Dans les hameaux sans femme
Nulle flamme ne brûle leur cœur
Nulle épouse n’attend leur pas
Ils vont dans leur propre pays
Comme des relégués et des maudits
Leurs guenilles griffées par les ronces
L’œil mi-clos la bouche torve
Ils s’impatientent d’une vie trop longue
Dans la pluvieuse misère des Monts d’Arrée
Effarés
Oubliés
Damnés
De rares souvenirs parfois illuminent
Leur mémoire rabougrie
Ils songent aux jours anciens
Des avoines et des luzernes
Aux grandes faux lumineuses
Dans le golfe des hautes herbes,
Aux moissons triomphales, ils rêvent
Dans les étés criblés d’hirondelles
Au Jabadao, à l’an-dro des fêtes de nuit
Ils songent aux truites rieuses et aux rivières
Aux plaisirs des bretonnes enfances
Parmi les ogives les chênes et les hêtres
Et parfois raclant des colères
Sur leurs derniers chicots
Ces crapauds humiliés de l’ère industrielle
Crachent des venins dans les coquelicots
Ivrognes
Sourds
Lourds
Cramoisis
Les déments de l’Arrée sans descendance
Éteignent les vieux clans campagnards
Des gerbes et des meules
Ils ont refusé l’exil, l’usine et l’encan
Et la vie qui marche a piétiné leur raison
Leur laissant le quignon la soif et la misère
Et les grands chiens galeux des désastres fermiers
Lèchent leurs pieds jaunes sous les tables rondes
Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments
À quel orme
Pour quel suicide ?
Seuls ils rient tels des idiots
Des choses de la vie et des grimaces de la mort
Et l’aube bondissante les trouve ainsi
Affalés dans leur fêlure mentale
La soif des gnôles meurtrières et flamboyantes
Reprend alors leur esprit solitaire
Et c’est en titubant
À Botmeur, Commana et Brasparts
Qu’ils arpentent les chemins du néant
Face à la haine des pierres et au cynisme des ifs
Nos déments, nos semblables, nos frères…
Mon poème favori de Grall
De l’Arrée
Où vont-ils les déments ?
Ils poussent des troupeaux souillés
Dans les vallons de tourbes
Et dans leurs caboches molles
Des cloches d’airain cognent
Des glas épouvantables
Et de torrides effrois
On les voit les déments du côté de Commana
De Botmeur et de Brasparts
Leur panse pourrie de cidres amers
Et de vinasses violettes
Effrayant les corneilles
Que les épouvantails angoissent
Ils bavent les déments comme des gargouilles
Des jurons fatidiques
Entre de hargneuses malédictions
Déments
Démons
Abandonnés
Boulimiques
Éthyliques
Ils traînent leur lourd célibat
Dans les hameaux sans femme
Nulle flamme ne brûle leur cœur
Nulle épouse n’attend leur pas
Ils vont dans leur propre pays
Comme des relégués et des maudits
Leurs guenilles griffées par les ronces
L’œil mi-clos la bouche torve
Ils s’impatientent d’une vie trop longue
Dans la pluvieuse misère des Monts d’Arrée
Effarés
Oubliés
Damnés
De rares souvenirs parfois illuminent
Leur mémoire rabougrie
Ils songent aux jours anciens
Des avoines et des luzernes
Aux grandes faux lumineuses
Dans le golfe des hautes herbes,
Aux moissons triomphales, ils rêvent
Dans les étés criblés d’hirondelles
Au Jabadao, à l’an-dro des fêtes de nuit
Ils songent aux truites rieuses et aux rivières
Aux plaisirs des bretonnes enfances
Parmi les ogives les chênes et les hêtres
Et parfois raclant des colères
Sur leurs derniers chicots
Ces crapauds humiliés de l’ère industrielle
Crachent des venins dans les coquelicots
Ivrognes
Sourds
Lourds
Cramoisis
Les déments de l’Arrée sans descendance
Éteignent les vieux clans campagnards
Des gerbes et des meules
Ils ont refusé l’exil, l’usine et l’encan
Et la vie qui marche a piétiné leur raison
Leur laissant le quignon la soif et la misère
Et les grands chiens galeux des désastres fermiers
Lèchent leurs pieds jaunes sous les tables rondes
Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments
À quel orme
Pour quel suicide ?
Seuls ils rient tels des idiots
Des choses de la vie et des grimaces de la mort
Et l’aube bondissante les trouve ainsi
Affalés dans leur fêlure mentale
La soif des gnôles meurtrières et flamboyantes
Reprend alors leur esprit solitaire
Et c’est en titubant
À Botmeur, Commana et Brasparts
Qu’ils arpentent les chemins du néant
Face à la haine des pierres et au cynisme des ifs
Nos déments, nos semblables, nos frères…
Mon poème favori de Grall
il y a 13 heures
Cette espèce de mélancolie urbaine, quand tu rodes dans les rues la nuit en parlant aux alcooliques et aux clochards, sans espoir de grandeur, d'héroïsme ou d'amour. Beaudelaire c'est peut-être le premier qui a chanté les choses non idéalisées ou telles qu'elles devraient être, mais telles qu'elles sont, dans toute leur noirceur
Incroyable moi je vais inviter la poésie du cuck
il y a 13 heures
Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments ?
Ils poussent des troupeaux souillés
Dans les vallons de tourbes
Et dans leurs caboches molles
Des cloches d’airain cognent
Des glas épouvantables
Et de torrides effrois
On les voit les déments du côté de Commana
De Botmeur et de Brasparts
Leur panse pourrie de cidres amers
Et de vinasses violettes
Effrayant les corneilles
Que les épouvantails angoissent
Ils bavent les déments comme des gargouilles
Des jurons fatidiques
Entre de hargneuses malédictions
Déments
Démons
Abandonnés
Boulimiques
Éthyliques
Ils traînent leur lourd célibat
Dans les hameaux sans femme
Nulle flamme ne brûle leur cœur
Nulle épouse n’attend leur pas
Ils vont dans leur propre pays
Comme des relégués et des maudits
Leurs guenilles griffées par les ronces
L’œil mi-clos la bouche torve
Ils s’impatientent d’une vie trop longue
Dans la pluvieuse misère des Monts d’Arrée
Effarés
Oubliés
Damnés
De rares souvenirs parfois illuminent
Leur mémoire rabougrie
Ils songent aux jours anciens
Des avoines et des luzernes
Aux grandes faux lumineuses
Dans le golfe des hautes herbes,
Aux moissons triomphales, ils rêvent
Dans les étés criblés d’hirondelles
Au Jabadao, à l’an-dro des fêtes de nuit
Ils songent aux truites rieuses et aux rivières
Aux plaisirs des bretonnes enfances
Parmi les ogives les chênes et les hêtres
Et parfois raclant des colères
Sur leurs derniers chicots
Ces crapauds humiliés de l’ère industrielle
Crachent des venins dans les coquelicots
Ivrognes
Sourds
Lourds
Cramoisis
Les déments de l’Arrée sans descendance
Éteignent les vieux clans campagnards
Des gerbes et des meules
Ils ont refusé l’exil, l’usine et l’encan
Et la vie qui marche a piétiné leur raison
Leur laissant le quignon la soif et la misère
Et les grands chiens galeux des désastres fermiers
Lèchent leurs pieds jaunes sous les tables rondes
Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments
À quel orme
Pour quel suicide ?
Seuls ils rient tels des idiots
Des choses de la vie et des grimaces de la mort
Et l’aube bondissante les trouve ainsi
Affalés dans leur fêlure mentale
La soif des gnôles meurtrières et flamboyantes
Reprend alors leur esprit solitaire
Et c’est en titubant
À Botmeur, Commana et Brasparts
Qu’ils arpentent les chemins du néant
Face à la haine des pierres et au cynisme des ifs
Nos déments, nos semblables, nos frères…
Mon poème favori de Grall
De l’Arrée
Où vont-ils les déments ?
Ils poussent des troupeaux souillés
Dans les vallons de tourbes
Et dans leurs caboches molles
Des cloches d’airain cognent
Des glas épouvantables
Et de torrides effrois
On les voit les déments du côté de Commana
De Botmeur et de Brasparts
Leur panse pourrie de cidres amers
Et de vinasses violettes
Effrayant les corneilles
Que les épouvantails angoissent
Ils bavent les déments comme des gargouilles
Des jurons fatidiques
Entre de hargneuses malédictions
Déments
Démons
Abandonnés
Boulimiques
Éthyliques
Ils traînent leur lourd célibat
Dans les hameaux sans femme
Nulle flamme ne brûle leur cœur
Nulle épouse n’attend leur pas
Ils vont dans leur propre pays
Comme des relégués et des maudits
Leurs guenilles griffées par les ronces
L’œil mi-clos la bouche torve
Ils s’impatientent d’une vie trop longue
Dans la pluvieuse misère des Monts d’Arrée
Effarés
Oubliés
Damnés
De rares souvenirs parfois illuminent
Leur mémoire rabougrie
Ils songent aux jours anciens
Des avoines et des luzernes
Aux grandes faux lumineuses
Dans le golfe des hautes herbes,
Aux moissons triomphales, ils rêvent
Dans les étés criblés d’hirondelles
Au Jabadao, à l’an-dro des fêtes de nuit
Ils songent aux truites rieuses et aux rivières
Aux plaisirs des bretonnes enfances
Parmi les ogives les chênes et les hêtres
Et parfois raclant des colères
Sur leurs derniers chicots
Ces crapauds humiliés de l’ère industrielle
Crachent des venins dans les coquelicots
Ivrognes
Sourds
Lourds
Cramoisis
Les déments de l’Arrée sans descendance
Éteignent les vieux clans campagnards
Des gerbes et des meules
Ils ont refusé l’exil, l’usine et l’encan
Et la vie qui marche a piétiné leur raison
Leur laissant le quignon la soif et la misère
Et les grands chiens galeux des désastres fermiers
Lèchent leurs pieds jaunes sous les tables rondes
Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments
À quel orme
Pour quel suicide ?
Seuls ils rient tels des idiots
Des choses de la vie et des grimaces de la mort
Et l’aube bondissante les trouve ainsi
Affalés dans leur fêlure mentale
La soif des gnôles meurtrières et flamboyantes
Reprend alors leur esprit solitaire
Et c’est en titubant
À Botmeur, Commana et Brasparts
Qu’ils arpentent les chemins du néant
Face à la haine des pierres et au cynisme des ifs
Nos déments, nos semblables, nos frères…
Mon poème favori de Grall
Branlette méditerannéene de narbo puants
il y a 13 heures
C'est lui qui m'a réconcilié avec la métrique. Avant, comme beaucoup de lecteurs, j'avais beaucoup de mal à apprécier toutes ces règles. Maintenant, c'est tout l'inverse.
Même si je ne suis pas contre le vers libre, je trouve qu'on a laissé passé bien trop de choses médiocres au nom de cette innovation, à commencer par un Prévert
Même si je ne suis pas contre le vers libre, je trouve qu'on a laissé passé bien trop de choses médiocres au nom de cette innovation, à commencer par un Prévert
Prévert je ne le trouve pas médiocre. Parfois il me touche. Il y a quelque chose chez lui. Je trouve que c'est un peu le Pagnol de la poésie. C'est léger, inoffensif, joli, mais oui ça ne casse pas trois pattes à un canard, Prévert n'a jamais changé la vie de personne, il n'a jamais bouleversé qui que ce soit. C'est un bon petit poète un peu surcoté
En revanche quand je lis des revues de poésie, je vois parfois des horreurs en vers libres pondues par des types qui se donnent une posture d'écrivain, c'est infect je te rejoins, et on ne mesure pas l'imposture parce qu'on ne mesure plus la maîtrise techniques de la métrique. C'est une liberté à double tranchant
En revanche quand je lis des revues de poésie, je vois parfois des horreurs en vers libres pondues par des types qui se donnent une posture d'écrivain, c'est infect je te rejoins, et on ne mesure pas l'imposture parce qu'on ne mesure plus la maîtrise techniques de la métrique. C'est une liberté à double tranchant
il y a 13 heures
Branlette méditerannéene de narbo puants
Xavier Grall est l’antithèse absolue du narbo mais bien essayé
il y a 13 heures
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Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments ?
Ils poussent des troupeaux souillés
Dans les vallons de tourbes
Et dans leurs caboches molles
Des cloches d’airain cognent
Des glas épouvantables
Et de torrides effrois
On les voit les déments du côté de Commana
De Botmeur et de Brasparts
Leur panse pourrie de cidres amers
Et de vinasses violettes
Effrayant les corneilles
Que les épouvantails angoissent
Ils bavent les déments comme des gargouilles
Des jurons fatidiques
Entre de hargneuses malédictions
Déments
Démons
Abandonnés
Boulimiques
Éthyliques
Ils traînent leur lourd célibat
Dans les hameaux sans femme
Nulle flamme ne brûle leur cœur
Nulle épouse n’attend leur pas
Ils vont dans leur propre pays
Comme des relégués et des maudits
Leurs guenilles griffées par les ronces
L’œil mi-clos la bouche torve
Ils s’impatientent d’une vie trop longue
Dans la pluvieuse misère des Monts d’Arrée
Effarés
Oubliés
Damnés
De rares souvenirs parfois illuminent
Leur mémoire rabougrie
Ils songent aux jours anciens
Des avoines et des luzernes
Aux grandes faux lumineuses
Dans le golfe des hautes herbes,
Aux moissons triomphales, ils rêvent
Dans les étés criblés d’hirondelles
Au Jabadao, à l’an-dro des fêtes de nuit
Ils songent aux truites rieuses et aux rivières
Aux plaisirs des bretonnes enfances
Parmi les ogives les chênes et les hêtres
Et parfois raclant des colères
Sur leurs derniers chicots
Ces crapauds humiliés de l’ère industrielle
Crachent des venins dans les coquelicots
Ivrognes
Sourds
Lourds
Cramoisis
Les déments de l’Arrée sans descendance
Éteignent les vieux clans campagnards
Des gerbes et des meules
Ils ont refusé l’exil, l’usine et l’encan
Et la vie qui marche a piétiné leur raison
Leur laissant le quignon la soif et la misère
Et les grands chiens galeux des désastres fermiers
Lèchent leurs pieds jaunes sous les tables rondes
Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments
À quel orme
Pour quel suicide ?
Seuls ils rient tels des idiots
Des choses de la vie et des grimaces de la mort
Et l’aube bondissante les trouve ainsi
Affalés dans leur fêlure mentale
La soif des gnôles meurtrières et flamboyantes
Reprend alors leur esprit solitaire
Et c’est en titubant
À Botmeur, Commana et Brasparts
Qu’ils arpentent les chemins du néant
Face à la haine des pierres et au cynisme des ifs
Nos déments, nos semblables, nos frères…
Mon poème favori de Grall
De l’Arrée
Où vont-ils les déments ?
Ils poussent des troupeaux souillés
Dans les vallons de tourbes
Et dans leurs caboches molles
Des cloches d’airain cognent
Des glas épouvantables
Et de torrides effrois
On les voit les déments du côté de Commana
De Botmeur et de Brasparts
Leur panse pourrie de cidres amers
Et de vinasses violettes
Effrayant les corneilles
Que les épouvantails angoissent
Ils bavent les déments comme des gargouilles
Des jurons fatidiques
Entre de hargneuses malédictions
Déments
Démons
Abandonnés
Boulimiques
Éthyliques
Ils traînent leur lourd célibat
Dans les hameaux sans femme
Nulle flamme ne brûle leur cœur
Nulle épouse n’attend leur pas
Ils vont dans leur propre pays
Comme des relégués et des maudits
Leurs guenilles griffées par les ronces
L’œil mi-clos la bouche torve
Ils s’impatientent d’une vie trop longue
Dans la pluvieuse misère des Monts d’Arrée
Effarés
Oubliés
Damnés
De rares souvenirs parfois illuminent
Leur mémoire rabougrie
Ils songent aux jours anciens
Des avoines et des luzernes
Aux grandes faux lumineuses
Dans le golfe des hautes herbes,
Aux moissons triomphales, ils rêvent
Dans les étés criblés d’hirondelles
Au Jabadao, à l’an-dro des fêtes de nuit
Ils songent aux truites rieuses et aux rivières
Aux plaisirs des bretonnes enfances
Parmi les ogives les chênes et les hêtres
Et parfois raclant des colères
Sur leurs derniers chicots
Ces crapauds humiliés de l’ère industrielle
Crachent des venins dans les coquelicots
Ivrognes
Sourds
Lourds
Cramoisis
Les déments de l’Arrée sans descendance
Éteignent les vieux clans campagnards
Des gerbes et des meules
Ils ont refusé l’exil, l’usine et l’encan
Et la vie qui marche a piétiné leur raison
Leur laissant le quignon la soif et la misère
Et les grands chiens galeux des désastres fermiers
Lèchent leurs pieds jaunes sous les tables rondes
Par les chemins noirs
De l’Arrée
Où vont-ils les déments
À quel orme
Pour quel suicide ?
Seuls ils rient tels des idiots
Des choses de la vie et des grimaces de la mort
Et l’aube bondissante les trouve ainsi
Affalés dans leur fêlure mentale
La soif des gnôles meurtrières et flamboyantes
Reprend alors leur esprit solitaire
Et c’est en titubant
À Botmeur, Commana et Brasparts
Qu’ils arpentent les chemins du néant
Face à la haine des pierres et au cynisme des ifs
Nos déments, nos semblables, nos frères…
Mon poème favori de Grall
Putain c'est vraiment très beau
il y a 13 heures
Même parmi les géants
Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Eluard, aucun autre ne m'a transpercé le coeur, ils sont 4
Certains peuvent me toucher si je me concentre, mais il n'y a pas cette évidence
Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Eluard, aucun autre ne m'a transpercé le coeur, ils sont 4
Certains peuvent me toucher si je me concentre, mais il n'y a pas cette évidence
Paul eluard le peu de poeme que je connais de lui j'adore
il y a 13 heures
Paul eluard le peu de poeme que je connais de lui j'adore
Ah mais Paul Eluard c'est un pur génie pour moi il est top 3 derrière Rimbaud et Lautréamont. Quand je lis Eluard putain j'ai pas les mots, son cerveau fait des associations tellement prodigieuses, il faut prendre du LSD pour éprouver la même chose sans son aide
il y a 13 heures
Rimbaud et Lautréamont, c'est littéralement Dieu et le Diable incarnés, j'ai pas d'autre explication
il y a 13 heures
Xavier Grall est l’antithèse absolue du narbo mais bien essayé
Ce cuck puant breton qui insultait la France en disant qu'on a torturé les pauvres algériens
il y a 13 heures
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À part baudelaire, jamais été touché par la poésie
Meme rimbaud, le personnage est tellement faux et affreux, son seul talent aura été de cacher sa laideur
Meme rimbaud, le personnage est tellement faux et affreux, son seul talent aura été de cacher sa laideur
il y a 13 heures
À part baudelaire, jamais été touché par la poésie
Meme rimbaud, le personnage est tellement faux et affreux, son seul talent aura été de cacher sa laideur
Meme rimbaud, le personnage est tellement faux et affreux, son seul talent aura été de cacher sa laideur
Comment ça ?
il y a 13 heures
Comment ça ?
Toute la vie de Rimbaud n'a été que mensonges et faussetés
Il voulait etre poete à succes, il a appris ce que les gens reconnaissaient comme de la poesie, mais sans ressentir aucun élan
Toutz sa vie il a mentit, trahit, de la maniere la plus crasse possible
Il s'est meme fait pd pour soutirer de la thune à un autre personnage celebre (Verlaine)
Il voulait etre poete à succes, il a appris ce que les gens reconnaissaient comme de la poesie, mais sans ressentir aucun élan
Toutz sa vie il a mentit, trahit, de la maniere la plus crasse possible
Il s'est meme fait pd pour soutirer de la thune à un autre personnage celebre (Verlaine)
il y a 13 heures
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