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ERIC CIOTTI – IL FAUT SAUVER LE SOLDAT CIOTTI
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En hommage à Charles Pasqua et Jean-Claude Gaudin.
Paris, le jeudi 16 novembre 2023
C’est un séisme politique qui secoue la France ce matin. Emmanuel Macron, Président de la République depuis 2017, a annoncé hier soir sa démission lors d’une allocution solennelle depuis l’Élysée.
En 2023, la France a traversé une période de turbulences politiques et économiques sans précédent. Du fait de l'absence de majorité absolue, plusieurs textes ont été adoptés à la suite du recours à l'article 49, alinéa 3 de la Constitution utilisé à 23 reprises par la Première ministre Élisabeth Borne. Ces textes sont notamment la réforme des retraites au printemps dernier ainsi que les lois de finances et de financement de la sécurité sociale le mois dernier.
Dans un discours de dix minutes retransmis en direct, Emmanuel Macron a justifié sa décision par « l’impossibilité de gouverner dans un climat de blocage permanent et de violence institutionnelle ». Visiblement ému mais ferme, il a dénoncé « la bordélisation » de l’Assemblée nationale et « la montée des extrêmes » qui, selon lui, paralysent le pays. Depuis plusieurs mois, la situation au Palais Bourbon semblait hors de contrôle. Après les élections législatives de 2022, qui avaient conduit à une Assemblée sans majorité claire, les oppositions de gauche comme de droite n’avaient cessé de multiplier les obstructions parlementaires. Les débats s’étaient souvent transformés en pugilats verbaux, ponctués par des suspensions de séance et des cris. Dernier épisode en date : le rejet d’une énième réforme budgétaire pourtant jugée cruciale par le gouvernement. Les grèves massives et les manifestations incessantes ont fragilisé l’exécutif et illustré une fracture grandissante entre le pouvoir et une partie de la population.
Ce geste, inattendu et sans précédent sous la Ve République, marque une fin abrupte pour un quinquennat déjà marqué par les crises et les tensions. Il a déclaré avoir pris cette décision pour permettre au pays de retrouver sa stabilité. Constitutionnellement, c’est donc la Première ministre, Élisabeth Borne, qui assure l’intérim en attendant l’élection présidentielle anticipée mais son autorité est remise en question le soir-même et l’assemblée nationale est dissoute. Ces décisions chocs entrainent donc des élections présidentielles et législatives anticipées les 17 et 31 décembre, le second tour étant le jour du réveillon du nouvel an, plongeant la nation dans une nouvelle campagne électorale intense.
Le jeu
il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsPourquoi j'ai lu "il faut sauver le soldat Clitori"
Une noeliste des années 2000 dans le monde des happistes . Je viens en paix . La Daria du forum
il y a 2 ans-PEMT
LES ACCORDS DE NICE
Nice, le lundi 20 novembre 2023
Quatre jours après la démission surprise d’Emmanuel Macron et la dissolution de l’Assemblée Nationale, et alors que le dépôt des listes à l’élection présidentielle et aux élections législatives anticipées doivent être fait dans la semaine, Eric Ciotti annonce qu’un accord a été trouvé avec Eric Zemmour pour qu’il ne présente pas sa candidature. Cet événement est « orchestré » par Vincent Bolloré, fatouche partisan de l’union des droite, à Nice au fief du président des Républicains, qui n'en a encore rien dit dans son propre parti, sans prévenir ni consulter les élus. Le projet rapidement est qualifié par l’ancien Président de la République François Hollande de « pacte du diable » lors d'une conférence de presse depuis sa Corrèze.
Réunis dans la capitale azuréenne, Éric Ciotti et Éric Zemmour ont mis de côté leurs différends pour sceller un pacte. Zemmour reconnaît ses limites pour atteindre le second tour après son résultat de 2022 (7%) et apporte son soutien à Ciotti, plus rassembleur. « La France est à un tournant de son histoire. L’urgence impose de dépasser les égos et mon ami Éric Ciotti est aujourd’hui le mieux placé pour sauver notre pays » a expliqué Zemmour aux journalistes à l’issue de la réunion. Zemmour met ainsi fin à ses ambitions présidentielles pour soutenir Ciotti mais non pas sans concessions. L’ancien journaliste obtient des promesses sur l’immigration avec un référendum pour supprimer le droit du sol et le regroupement familial, limiter le droit d’asile à quelques centaines d’individus, la suppression de l’AME et la révision de l’article 55 de la Constitution en instaurant la supériorité des nouvelles lois nationales sur tous les textes internationaux et européens. Dans le cadre des législatives, Eric Ciotti s’est engagé à ne pas présenter de candidats LR dans 30 circonscriptions stratégiques face aux candidats Reconquête, principalement dans le sud-est, l’ouest parisien et la métropole lyonnaise. Marion Maréchal pourrait également intégrer le gouvernement en cas de victoire de Ciotti à la présidentielle, probablement en lien avec l’immigration ou l’éducation.
Marine Le Pen persiste et signe
Alors que certains cadres du Rassemblement National, comme Jordan Bardella, auraient tenté de convaincre Marine Le Pen d’un rapprochement similaire avec Ciotti, Marine Le Pen a catégoriquement refusé de se retirer. Elle a affirmé être la seule à pouvoir représenter les souverainistes, défendre les classes populaires et rurales et augmenter le pouvoir d’achat des Français lors d’un meeting à Lille. Les journalistes distinguent le « RN du Sud » et le « RN du Nord » ; ceux qu’on pourrait qualifier de social-souverainistes (socialistes en économie, libertaires sur les questions sociétales) tiennent le parti d’une main de fer et n’hésitent pas à persécuter ceux qui sont d’une tendance identitaire, plus conservatrice. Gilbert Collard, Nicolas Bay, Stéphane Ravier, Damien Rieu, Philippe Vardon, et bien sûr, Marion Maréchal ont été ostracisés par « le clan d’xn--hnin-beaumont-bhb.il n’est pas jusqu’à Jordan Bardella qui ne soit traité « d’identitaire » mais il est pour l’instant encore trop utile à Marine Le Pen. Néanmoins, de nombreux électeurs du RN mettent avant tout le reste (notamment le pouvoir d’achat) le combat contre l’immigration, l’islamisation de la France et la sauvegarde de son identité.
il y a 2 ans
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il y a 2 ans
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Mais je suis déjà en traitement
Une noeliste des années 2000 dans le monde des happistes . Je viens en paix . La Daria du forum
il y a 2 ans
Mais je suis déjà en traitement
il y a 2 ans
Paris, le mardi 21 novembre 2023
La plus grande crise de l'histoire récente à droite? En scellant « les Accords de Nice » avec Éric Zemmour, Éric Ciotti a fait voler le cordon sanitaire entre la droite républicaine et l'extrême droite. Si Éric Ciotti a réussi à rallier une bonne partie des Républicains à sa candidature comme le numéro deux François-Xavier Bellamy ou la fidèle Nadine Morano, certains poids lourds du parti restent farouchement opposés à ce pacte, dénonçant une radicalisation. En urgence, Les Républicains ont convoqué ce mardi 21 novembre un bureau politique qui s’est tenu à 15 heures au Musée Social, à Paris.
Xavier Bertrand a affirmé qu’il n'avalisera jamais, sous aucun prétexte, un accord avec l’extrême droite. Le bureau politique devait se prononcer sur l’exclusion du parti d’Éric Ciotti. Sur les 80 membres à avoir voté, 34 se sont prononcés pour, 42 contre et 4 ont voté blanc. En sortant du n°5 rue Las-Cases, du 7e arrondissement, le Président de la Région des Hauts-de-France s’est dit désabusé et a rendu symboliquement sa carte d’adhérents à la presse qui a fait le déplacement en nombre et a appelé à une candidature alternative plus centriste, en dehors des LR. Valérie Pécresse fustige elle le danger fasciste. Pour le député Julien Dive, « en 1940, Eric Ciotti n’aurait jamais traversé la Manche », pour Aurélien Pradié « Ciotti signe les accords de Munich », Daniel Fasquelle le maire du Touquet appelle la droite à « refuser la collaboration ».Toujours la même rengaine.
En revanche, Laurent Wauquiez a quant à lui affirmer qu’il n’y avait plus le temps pour les divisions et des querelles internes et que la droite se devait désormais de gagner et de porter Éric Ciotti à l’Elysée. Le sénateur Bruno Retailleau, candidat malheureux à la présidence du parti en 2022, soutient lui aussi le candidat LR, rappelant que les promesses faites à Zemmour sont celles du programme de Ciotti pour lesquelles les militants avaient votées. La députée Christelle D'Intorni salie le courage et le bon sens de Ciotti, alors que Nadine Morano vante un homme qui est toujours resté fidèle à ses valeurs et qui veut plus que tout que la France reste la France. Un sondage annonce que près de deux tiers (64%) des « sympathisants » LR approuve « Les Accords de Nice », sans donner d'indications sur l'étendue et le périmètre de cette notion de sympathisants.
La ligne identitaire et civilisationnelle a frappé de plein fouet la « droite sociale » chère à Xavier Bertrand. Éric Ciotti est lui grand sourire. Il a pris sa revanche sur les hiérarques du parti qui l’ont toujours méprisé. C’est souvent ainsi avec les élus de Sud, ils ne sont jamais pris au sérieux par leurs collègues du Nord. On se moque de leur accent, quand ce n’est pas de leur physique ; le centriste Pierre Méhaignerie surnommait ses collègues de l’UDF élus dans le Sud « les pizzaïoli » ; même Jean-Claude Gaudin et Charles Pasqua ont subi semblable dédain.

il y a 2 ans
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsParis, le lundi 26 novembre 2023
Le paysage politique français s’apprête à vivre une élection présidentielle hors norme, convoquée en urgence après la démission d’Emmanuel Macron. Avec un calendrier réduit et des élections couplées aux législatives, 9 candidats se lancent dans une campagne éclair qui redessine les clivages traditionnels.
• ÉRIC CIOTTI (LR) : Fort des "Accords de Nice", Éric Ciotti (Les Républicains) mène une campagne axée sur l’immigration, la sécurité, un grand choc fiscal et une réduction massive de la dette. Soutenu par le parti Reconquête d’Éric Zemmour, il incarne une droite unie mais radicalisée. Une partie des modérés au sein des Républicains rejette cette ligne dure, préférant soutenir un candidat plus centriste.
• MARINE LE PEN (RN) : l’héritière est seule contre tous. Malgré les appels de certains cadres du RN à se rallier à Éric Ciotti, Marine Le Pen maintient sa candidature. Elle accuse Ciotti d’abandonner les classes populaires et de vouloir détruire les services publics au profit de populisme et démagogie. Elle compte redonner aux Français le pouvoir d’achat qu’ils ont perdu pendant les présidences de Macron. Une baisse de la TVA sur les énergies, la suppression du droit du sol rétablissement du délit de séjour irrégulier, la suspension des allocations familiales aux parents de mineurs récidivistes et la retraite à 60 ans dans certaines conditions sont les mesures phares de son programme.
• SEBASTIEN LECORNU (ENS) : la continuité macroniste dans une contexte marqué par des enjeux internationaux, Sébastien Lecornu, ministre des Armées, est le candidat du camp présidentiel (sortant). Son profil technique et son expérience dans la gestion de la guerre en Ukraine en font un choix de continuité pour la majorité présidentielle. Il a affirmé haut et fort son soutien indéfectible à l’Ukraine et à Israël. son manque de notoriété auprès du grand public et le bilan controversé de Macron pourraient limiter sa capacité à rassembler.
• JEAN-LUC MELENCHON (LFI) : une quatrième candidature pour le leader de La France Insoumise qui a finalement décidé de se lancer à nouveau. Son programme reste fidèle à ses thématiques habituelles : mise en place de la VIe République, accentuer la créolisation de la société française, la régularisation de tous les étrangers et une transition écologique ambitieuse. Il devra cependant faire face au PS qui a décidé de présenter un candidat commun avec les écologistes, ainsi que d’un dissident, et pas des moindres.
• BORIS VALLAUD (PS) : consensuel, connu pour ses qualités oratoires, il représente un PS rénové, ouvert au dialogue. Il incarne une gauche modérée et rassembleuse, et sa proximité avec les valeurs sociales et écologiques lui ont permis d’avoir le soutien des écologistes.
• FRANÇOIS RUFFIN (DVG) : la figure emblématique de La France insoumise se présente en dissident. Il incarne une gauche populaire et ouvrière, opposé à ce qu’il perçoit comme un éloignement des préoccupations quotidiennes des classes populaires par la gauche classique. Il espère capter les voix des électeurs mécontents de Mélenchon. Son discours centré sur les classes ouvrières et les territoires délaissés pourrait résonner dans un contexte de forte crise sociale.
• JEAN LASSALLE : la voix des territoires, toujours fidèle à son image d’élu proche des campagnes, Jean Lassalle se présente comme le candidat des "oubliés" de la République.
• AURELIEN PRADIE (ex-LR): Le député du Lot, vient pour représenter une droite humaniste et sociale, centrée sur les préoccupations des territoires ruraux, l’égalité des chances pour les classes populaires et la défense des services. Sa candidature hors du giron des Républicain, qu’il a qualifié comme « un parti mort », reflète une volonté de se démarquer de la ligne incarnée par Éric Ciotti
• FLORIAN PHILIPPOT (LP) : L’ancien lieutenant de Marine Le Pen et président du mouvement Les Patriotes, Florian Philippot incarne un souverainisme pur et dur, avec un discours focalisé sur la sortie de l’Union Européenne (Frexit) ce qui lui a valu le total soutien de François Asselineau, la critique des institutions globales comme l’OMS, et une opposition frontale aux politiques sanitaires perçues comme liberticide.
il y a 2 ans
Paris, le 24 décembre
1. Éric Ciotti (Les Républicains) – 25,6 %
Éric Ciotti arrive en tête du premier tour avec un score solide. Son discours axé sur la sécurité et l’immigration trouve un large écho dans l'électorat de droite et de droite radicale. Le soutien stratégique de figures comme Zemmour et Marion Maréchal booste sa campagne et peut espérer la victoire au second tour.
2. Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) – 21,4 %
Jean-Luc Mélenchon, malgré les dissidences à gauche, réussit à maintenir un socle solide d’électeurs populaires, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines. Pour sa quatrième participation à l’élection présidentielle et malgré un score légèrement plus faible qu’en 2022, il accède pour la première fois au second tour. S’il veut aller à l’Elysée, il va devoir modérer son discours dans l’entre-deux tours pour espérer le report des voix des centristes.
3. Marine Le Pen (Rassemblement National) – 21,1%
Marine Le Pen, bien que toujours populaire dans son électorat traditionnel, se voit devancée par Jean-Luc Mélenchon pour quelques milliers de voix. Son score reste élevé mais deux points inférieurs à 2022. Cependant, la concurrence à sa droite (Ciotti soutenu par Zemmour) l’empêche d’accéder au second tour pour une troisième fois consécutive. Une fois sa défaire reconnu à 22h00, elle a immédiatement appelé à voter pour Eric Ciotti sans condition.
4. Sébastien Lecornu (Renaissance) – 14,2 %
Sébastien Lecornu, représentant de la continuité macroniste, connaît une campagne marquée par une faible dynamique. Son score autour de 14% reflète bien sa grande peine à convaincre au-delà de ses bases traditionnelles, surtout avec le bilan d’Emmanuel Macron comme fardeau. Emmanuel Macron et la majorité des cadres d’Ensemble n’ont pas donné de consignes de vote pour le second tour.
5. François Ruffin (Indépendant, ex-LFI) – 6,4 %
Le député de la Somme a su capter une partie de l’électorat ouvrier et rural de gauche, mais sans parvenir à s’imposer face à Mélenchon. Il a joué le rôle d’Eric Zemmour en 2022 pour la gauche. Il appelle bien évident
6. Aurélien Pradié (Indépendant, ex-LR) – 5,3 %
Pradié, qui voulait incarner une alternative humaniste, à quelque peu profité du désintérêt pour la candidature de Lecornu et attirer l’électorat le plus modéré de la droite. Il a néanmoins dit qu’aucune voix ne devait aller à Jean-Luc Mélenchon la semaine prochaine.
7. Boris Vallaud (Parti Socialiste) – 4 %
Le candidat socialiste Boris Vallaud, soutenu par les écologistes, peine à se faire une place dans la course. Son score de 4% reflète une gauche désunie et incapable de s'imposer face à la dynamique de Mélenchon et la montée de la droite populiste. Il fait néanmoins largement mieux qu’Anne Hidalgo et a appelé à voter pour Mélenchon.
8. Jean Lassalle (Résistons) – 1,7 %
Fidèle à son style atypique, Lassalle a défendu les territoires oubliés mais n’a pas su élargir sa base.
9. Florian Philippot (Les Patriotes) – 1 %
Philippot, malgré sa rhétorique souverainiste, a pâti de la domination de Ciotti et Le Pen dans son électorat cible.
il y a 2 ans
ELECTIONS PRESIDENTIELLE – 2E TOUR
ERIC CIOTTI ELU PRESIDENT
CAN’T STOPPI THE CIOTTI
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ERIC CIOTTI ELU PRESIDENT
CAN’T STOPPI THE CIOTTI
Paris, le dimanche 31 décembre 2023
En ce soir de réveillon, la France a fait le choix d’élire Éric Ciotti Président de la République, dans un contexte marqué par une abstention record. Le Candidat Les Républicains remporte le second tour avec 56,33% des voix contre 43,67% pour Jean-Luc Mélenchon. Il a pu bénéficier d’un report de voix quasi-total du RN (90%) mais aussi des électeurs d’Aurélien Pradié (71%) pour s’assurer la victoire. Ce scrutin restera également marqué par une abstention inédite sous la Ve République, atteignant 32,6 %, signe de la polarisation de la politique et de la société. Malgré tout, Éric Ciotti devient le 26e président de la République, marquant une rupture dans l’histoire politique française, porté par la rupture du cordon sanitaire et les soutiens d’Éric Zemmour puis de Marine Le Pen au second tour.
Avec 190 sièges pour Les Républicains et ses alliés, et 104 pour le Rassemblement National sont les grands gagnants. Ces élections anticipées, convoquées après la démission d’Emmanuel Macron et la victoire de Ciotti à la présidentielle, ont été marquées par une mobilisation populaire autour de questions clés, notamment l’immigration, les impôts et la souveraineté nationale, thèmes centraux du programme présidentiel. Les Républicains de Ciotti et et le Rassemblement National sont les grands gagnants.
• Les Républicains et ses alliés ont capitalisé sur l’élan de la victoire d’Éric Ciotti. Portés par une campagne axée sur la fermeté, la diminution des dépenses publiques et la rupture du cordon sanitaire, ils obtiennent 190 sièges, une première depuis 2007 et l’UMP. Parmi ces nouveaux élus, nous retrouvons 8 députés élus sous l’étiquette Reconquête, l’avocat et chroniqueur Gilles-William Golnadel pour le CNIP, Laurence Trochu du Mouvement Conservateur (ex-Sens Commun) ainsi que Nicolas Dupont-Aignan (Debout La France) réélu dans son fief historique de l’Essonne, soutenu à la fois par LR, le RN et Reconquête qui n’ont pas présenté de candidat face à lui. Ils siègeront tous ensemble (LR, REC, DLF, CNIP, SC) au sein du groupe parlementaire renommé «Union des Droites pour la République) qui sera présidée par le proche du Président, Christelle d’Intorni.
• Le Rassemblement National poursuit sa progression avec 104 sièges et est en position de force pour entrer au gouvernement. En effet, Eric Ciotti et son parti arrive en tête et obtiennent la majorité relative, nonobstant la majorité absolue n’est pas atteinte (289 députés) et une participation ou un soutien au gouvernement du RN semble désormais inévitable. Eric Ciotti n’a pas hésité à demander le retrait de ses candidats arrivés troisième au profit du RN lors de triangulaire face au Nouveau Front Populaire, et inversement, Marine Le Pen en a fait autant. Elle présidera son groupe parlementaire composée du RN mais aussi du mouvement de Jean-Philippe Tanguy (L’Avenir Français).
• Ensemble pour la République, désormais présidé par Gabriel Attal, regroupant Renaissance, Modem, Agir et désormais l’UDI, paye le prix de la défaite de Macron et d’une usure du pouvoir. Avec 156 sièges, ils deviennent la principale opposition. Le parti politique fondé par Emmanuel Macron a aussi pu enregistrer l’arrivée d’anciens élus Républicains qui ont quitté le navire Ciotti et permet au groupe de limiter la casse (ainsi que grâce au « barrage républicain » orchestré par la gauche au second tour).
• Le parti Horizons maintient sa présence avec 23 sièges. L’ancien Premier Ministre Edouard Philippe a indiqué que ses députés ne siègeront pas avec Ensemble. Naïma Moutchou a été élue nouvelle présidente du groupe parlementaire Horizons et Indépendants qui enregistre l’arrivée d’Aurélien Pradié (Lot) qui a quitté LR.
• Le Nouveau Front Populaire, fusion des gauches écologiste, socialiste, et insoumise, communistes, anticapitalistes, échoue à reproduire le succès de la NUPES en 2022. La division autour de la candidature présidentielle de Mélenchon a pesé sur leurs résultats, notamment chez les socialistes et écologistes. Ils totalisent 103 sièges. Ils perdent donc 41 sièges et semblent incapables de capitaliser sur les tensions sociales et économiques, malgré une forte présence dans la rue.
il y a 2 ans
Paris, le vendredi 12 janvier 2024
Le mercredi 3 janvier 2024, le Conseil Constitutionnel a proclamé officiellement l’élection de Ciotti et la passation de pouvoir entre Emmanuel Macron et Eric Ciotti s’est tenu le samedi 6 janvier à 9 heures sur le perron de l’Elysée. Le nouveau Président de la République a nommé aussitôt son cabinet.
Après une semaine de tractations intenses, un accord historique vient de voir le jour en ce vendredi midi entre Les Républicains (LR) et le Rassemblement National (RN). Avec une majorité relative obtenue par les LR et ses alliés lors des législatives (190 sièges), Éric Ciotti, élu président de la République la veille du nouvel an, a su imposer un gouvernement de coalition avec le RN pour garantir la stabilité de l'exécutif. Cet accord, scellé grâce à des négociations conduites par Éric Ciotti, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau côté LR, et Marine Le Pen, Philippe Olivier et Jordan Bardella côté RN, redessine le paysage politique français. Le cœur de l’accord repose sur une promesse phare : l'organisation d'un grand référendum national sur l’immigration, prévu dans moins de deux mois. Parmi les mesures qui seront soumises au vote figurent la suppression du droit du sol pour rétablir le droit du sang, de l’Aide Médicale d’Etat et la fin du regroupement familial. L'accord a permis de répartir les portefeuilles ministériels stratégiques, répondant aux revendications du RN sur un ministère régalien cher à leurs cœurs : l’Intérieur.
L'accord de coalition entre Les Républicains et le Rassemblement National ne cesse de provoquer des secousses au sein de la droite française. En réaction à cette alliance, Aurélien Pradié, député du Lot et figure des LR modérés, ainsi que Pierre-Henri Dumont, député du Pas-de-Calais, ont annoncé leur départ du groupe LR pour siéger avec le groupe Horizons et apparentés à l'Assemblée nationale. Aurélien Pradié, longtemps en désaccord avec la ligne de Ciotti et les ténors du parti comme Bruno Retailleau, a également accusé la direction de LR de sacrifier l’unité et l’héritage gaulliste sur l’autel de la realpolitik. En intégrant le groupe Horizons, ces deux députés rejoignent une opposition modérée mais déterminée à peser contre la coalition LR-RN, tout en restant attachés à une droite indépendante et républicaine.
La crise provoquée par cette coalition ne se limite pas aux bancs de l’Assemblée. Des figures emblématiques des Républicains, à commencer par Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Jean-François Copé, ont annoncé qu’ils quittaient le parti. Malgré ces turbulences, la coalition LR-RN peut compter sur plusieurs soutiens au sein du parti. Nadine Morano, fidèle à Éric Ciotti, a salué un courage politique nécessaire pour répondre aux attentes des Français qui se sont exprimés dans les urnes. Julien Aubert, député du Vaucluse, a exprimé son plein soutien à une coalition qui marque enfin une rupture avec l’inaction des dernières décennies. Eric Zemmour, récemment élu député dans le Var, se félicite d’avoir pu contribuer à l’union des droites et la résurgence d’un grand mouvement populaire qui n’est pas sans rappeler le RPR, digne de Charles Pasqua, Philippe de Villiers, Jean-Claude Gaudin et Philippe Séguin.
Le pari de l’alliance LR-RN n’est reste pas moins risqué : s’il offre une majorité à court terme, il fragilise durablement la maison Républicaine, désormais plus divisée que jamais.
il y a 2 ans
T'as abandonné l'autre fic avec Zemmour ?
Oui je pense
Je pense que celle ci est plus crédible
T’en penses quoi ?
Je pense que celle ci est plus crédible
T’en penses quoi ?
il y a 2 ans























