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Bruxelles, le mardi 19 mars 2024
Deux jours après la validation par référendum de la primauté des lois françaises sur les normes européennes, Laurent Wauquiez, ministre des Affaires étrangères, s’est rendu à Bruxelles afin de leur annoncer que la France allait amender l’article 55 de la Constitution qui consacre aux traités et accords internationaux « une autorité supérieure » à celle des lois, et l’article 88-1 sur la primauté du droit de l’Union européenne. En se rendant à Bruxelles si tôt après le référendum, Laurent Wauquiez montre que la France n’entend pas se cantonner à une posture défensive. Au contraire, Paris aspire à jouer un rôle moteur dans la refonte des politiques européennes.
Wauquiez a aussi annoncé la volonté de la France de réduire drastiquement sa contribution au budget européen consacré aux politiques d’asile et d’immigration. En contrepartie, Paris plaide pour une augmentation des fonds destinés à la gestion des frontières extérieures. La priorité doit être la protection des peuples européens, pas l’entretien d’une immigration incontrôlée.
Face à ce nouvel axe souverainiste, l’Allemagne se retrouve de plus en plus isolée. Berlin, principal défenseur d’un accueil solidaire des migrants, a vivement critiqué la position française. Il est regrettable que certains États choisissent de sacrifier la solidarité européenne sur l’autel de leurs politiques nationales », a déploré Nancy Faeser, ministre allemande de l’Intérieur. Mais Wauquiez, fidèle à son franc-parler, n’a pas hésité à répondre : «La solidarité européenne, c’est d’abord protéger les Européens. » Au-delà des traditionnels alliés souverainistes comme la Hongrie de Viktor Orbán et l’Italie de Giorgia Meloni, la France peut aussi compter sur les soutiens des pays du nord, la Suède et le Danemark, qui ont renversé leurs dogmes sur l’immigration dernièrement.
il y a 2 ans
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Connectez-vous pour masquer les pubsTHE BIG BANG FISCAL
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Paris, le jeudi 28 mars 2024
Le Parlement a adopté le plan fiscal ambitieux porté par Sarah Knafo, ministre des Finances et de l'Economie. Ce projet, qualifié de "big bang fiscal", redistribue les cartes de la fiscalité française. Si les ménages aisés et les entreprises saluent des mesures qui réduisent fortement leur fiscalité, les classes populaires et la gauche dénoncent une réforme profondément inégalitaire, alimentant une vague de protestations dans tout le pays. En tout, ces mesures représentent un coût estimé à 55 milliards d’euros, financé par un renforcement du contrôle fiscal, la suppression de l’aide médicale d’État (AME), et une réforme à venir de la sécurité sociale et d’une grande loi pour inciter au travail plutôt qu’à l’assistanat.
La réforme introduit plusieurs mesures phares :
• Droits de succession divisés par deux : Initialement prévue pour une suppression totale, la réduction des droits de succession à 10 % en moyenne est présentée comme une première étape. Éric Ciotti, en déplacement à Lyon, a rappelé que "supprimer cette ignominie est un objectif central du quinquennat".
• Réduction des tranches d’imposition : L’impôt sur le revenu est simplifié à trois tranches : 15 %, 25 %, et 35 %, entraînant une baisse significative pour les classes moyennes et supérieures. Cependant, les ménages populaires, parfois jusqu’alors non-imposables, pourraient désormais être soumis à l’impôt. Seuls les revenus inférieurs au SMIC sont exonérés.
• Allégement des charges sociales : Les cotisations salariales passent de 22% à 20 %, augmentant le salaire net. Un salarié gagnant 2 000€ par mois bénéficiera d’une hausse d’environ 40 € par mois, soit 480 € par an. Du côté des entreprises, les charges patronales baissent de 42 % à 40 %.
• Suppression de l’IFI et de la TGAP : Ces suppressions visent à attirer des investisseurs et relancer l’activité économique.
• Impôt sur les sociétés : Une baisse de 25 % à 20 %, alignant la France sur les fiscalités les plus attractives d’Europe.
• Heures supplémentaires : exonération totale d’impôts et de charges sociales des heures supplémentaires en revenant pleinement au principe vertueux « Travailler plus pour gagner plus ».
il y a 2 ans
POUR QUE LE TRAVAIL PAIE TOUJOURS PLUS QUE L’ASSISTANAT
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Paris, le mercredi 17 avril
À la sortie du Conseil des ministres, Hanane Mansouri, porte-parole du gouvernement, a défendu avec vigueur les grandes lignes de la nouvelle réforme du travail. Présentée comme une réponse aux défis économiques et sociaux du pays pour que le travail soit revalorisé, et paie toujours plus que l’assistanat. La réforme entend réduire significativement le coût des dispositifs d’accompagnement des demandeurs d’emploi, mais aussi limiter les prestations sociales, au profit d’une logique d’incitation au travail. Selon le gouvernement, ces mesures permettront d’économiser 12 milliards d’euros par an et favoriseront un retour à l’emploi.
• Réduction de la durée d’indemnisation chômage : Elle passera de 24 à 15 mois. Le taux d’allocation chômage est également revu à la baisse, passant de 57 % à 45 % du dernier salaire brut.
• Coupe budgétaire pour France Travail : Le budget de l’agence pour l’emploi diminue de 20 %, soit une économie de près de 2 milliards d’euros.
• RSA revu à la baisse : L’aide, actuellement de 607 euros, sera réduite à 400 euros mensuels, accompagnée d’une obligation renforcée de formation ou d’activité pour les bénéficiaires.
• Diminution des indemnités de licenciement : Une baisse de 25 % des indemnités légales est prévue, visant à "fluidifier le marché de l’emploi".
• Réaffectation budgétaire : Les 300 millions d’euros économisés sur les dispositifs de lutte contre les discriminations à l’embauche et pour la parité homme-femme seront réinvestis dans un contrôle accru des demandeurs d’emploi.
Ces annonces ont immédiatement déclenché une grève illimitée menée par les syndicats nationaux qui promettent un mouvement plus dur qu’en 1995. Cette réforme attaque frontalement les droits des travailleurs et des plus précaires selon eux. Au RN, le clivage est net entre les social-souverainistes du "RN du Nord", qui jugent la réforme très dure pour les classes populaires françaises, et les identitaires-libéraux du "RN du Sud", plus enclins à soutenir ces mesures. La distension est telle que le texte pourrait être rejeté par l’Assemblée Nationale en l’état actuel. Au Sénat, tenus principalement par les anciens LR et les centristes l’adoption du texte est aussi loin d’être faite.
De ce fait, le gouvernement va recourir à l’article 45, alinéa 2 de la Constitution, afin de déclenché la procédure accélérée afin de limiter les navettes parlementaires (les allers-retours entre l’Assemblée nationale et le Sénat). Cela va donc permettre d’adopter la loi plus rapidement et éviter les navettes interminables lorsque les deux chambres ont des majorités opposées. En procédure accélérée, après une seule lecture par chacune des deux chambres, le projet peut être soumis directement à une commission mixte paritaire (CMP) en cas de désaccord. Si la CMP trouve un accord, ce texte est soumis à un vote dans chaque chambre. En cas d’échec de la CMP ou de désaccord persistant entre les chambres, l'Assemblée nationale a le dernier mot. Les oppositions reprochent souvent à la procédure accélérée de réduire la qualité des débats et de concentrer le pouvoir dans les mains de l'exécutif.
il y a 2 ans
Paris, le jeudi 25 avril 2024
La France vit l’une des crises les plus graves de son histoire récente. Depuis lundi 22 avril, la grève générale initiée par la CGT et rejointe par plusieurs autres syndicats à l’encontre de la loi « Pour que le Travail paie toujours plus » s’est muée en un bras de fer marqué par des scènes de violence extrême. À Paris, Nantes et Toulouse les manifestations ont immédiatement dégénéré, laissant place à des affrontements entre forces de l’ordre et groupes de casseurs particulièrement organisés. L’épisode le plus tragique s’est déroulé dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, où un policier a été sauvagement attaqué lors d’un affrontement près de la place de la République. Pris pour cible par des cocktails Molotov, il a ensuite été roué de coups avec des barres de fer par plusieurs individus. Malgré son transfert en urgence à l’hôpital, il est décédé dans la matinée de mercredi, suscitant une onde de choc au sein des forces de l’ordre et dans toute la société française.
Face à l’embrasement, le président Éric Ciotti a convoqué un conseil restreint mercredi matin, réunissant le Premier ministre François-Xavier Bellamy, le ministre de l’Intérieur Jordan Bardella, le ministre des Armées Bruno Retailleau, et le ministre des Affaires Etrangères Laurent Wauquiez qu’il porte en très haute estime. Au terme de cette réunion d’urgence, une décision inédite a été prise : le déploiement de l’armée dans cinq villes particulièrement touchées par les violences. À partir de 18 heures, des unités militaires seront présentes dans les rues de Paris, Toulouse, Nantes, Grenoble et Bordeaux. Selon une source proche du dossier, cette mesure a été rendue nécessaire par l’épuisement des forces de police, débordées par la multiplication des émeutes et des blocages, et décidée suite au décès du policier. L’armée peut intervenir sur le territoire national lorsque les moyens civils sont jugés « indisponibles, inadaptés, inexistants ou insuffisants ». Bien que cette règle des « 4 i » n’ait été que rarement invoquée, le gouvernement considère que la situation actuelle dépasse les capacités des forces de l’ordre classiques.
Les syndicats de police, encore sous le choc du meurtre de leur collègue, saluent cette mesure. Le porte-parole du syndicat Alliance a déclaré « Nos forces sont à bout. L’armée ne vient pas pour tirer sur les manifestants, mais pour nous épauler face à des groupes de casseurs qui veulent semer le chaos. » Le climat social reste tendu. Chaque soir, des scènes d’émeutes éclatent dans les grandes villes. Les dégâts matériels sont considérables : magasins pillés, bâtiments incendiés, transports publics paralysés. Selon un sondage IFOP publié aujourd’hui, 51 % des Français soutiennent encore le mouvement social, mais ils sont 67 % à approuver l’intervention de l’armée pour rétablir l’ordre.
Philippe Poutou, figure emblématique du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), a jeté de l’huile sur le feu avec une déclaration qui fait polémique. Invité sur BFM TV à la suite du meutre du policier, l’ancien candidat à la présidentielle a appelé à l’insurrection populaire pour faire tomber les fascistes qui sont à l’Elysée, par tous les moyens nécessaires. « La grève ne suffit plus ! Le pouvoir nous écrase, nous envoie l’armée dans les rues et tue nos droits. Il est temps de se lever, de s’organiser et de faire tomber ce gouvernement fasciste. Par tous les moyens nécessaires. » Le discours de Poutou risque d’attiser davantage les tensions. Des groupes d’extrême gauche radicale, tels que les Black Blocs, ont intensifié leurs appels à la confrontation directe avec les forces de l’ordre et l’armée sur les réseaux sociaux.
Le ministre de l’Intérieur, Jordan Bardella, a réagi fermement ce jeudi matin aux propos incendiaires de Philippe Poutou. Sur la plateforme X (anciennement Twitter), Bardella a annoncé que le gouvernement déposerait une plainte contre Poutou pour incitation à la violence et à l’insurrection, et qu’une procédure d’interdiction du NPA serait engagée dans les prochains jours. La procédure visant à interdire le NPA pourrait ouvrir une brèche politique et juridique inédite en France. Si l’appel à l’insurrection de Philippe Poutou est largement condamné, l’interdiction d’un parti politique reste un acte exceptionnel, rarement employé sous la Ve République. Le gouvernement pourrait s’appuyer sur l’article L212-1 du Code de la sécurité intérieure, qui permet de dissoudre des associations ou groupements « provoquant à des manifestations armées dans la rue ou troublant gravement l’ordre public ».
Le locataire de la Place Beauvau a également adressé un message de soutien appuyé aux forces de l’ordre. Il a appelé policiers et gendarmes à ne pas hésiter à se défendre et à utiliser leurs armes en cas de légitime défense. Dans la foulée, il a annoncé une augmentation immédiate de 10 % des salaires pour l’ensemble des policiers et gendarmes, applicable dès la prochaine paie. Cette augmentation est une reconnaissance de leur engagement exceptionnel et du courage dont ils font preuve chaque jour face à la violence.
il y a 2 ans
J’ai tenté d’introduire des images de l’IA en espérant que ça rende assez bien
il y a 2 ans
Paris, le samedi 27 avril 2024
Les manifestations contre la réforme controversée de la loi travail, initiée par le gouvernement Ciotti, ont plongé le pays dans un chaos sans précédent. L’intensité des violences depuis plusieurs jours dépasse tout ce que la France a connu depuis mai 1968 avec le meurtre d’un policier jeudi matin et le déploiement de l’armée dans les grandes villes du pays.
À Toulouse, vers 10 heures, un groupe de 200 black blocs antifas a violemment pris à partie une unité isolée de six militaires, déployée pour sécuriser les quartiers les plus agités. Alors que les manifestants utilisaient des cocktails Molotov et des barres de fer, les soldats, sous pression, ont ouvert le feu pour se défendre. Un des assaillants, identifié comme fiché S pour radicalisation et déjà connu pour violences urbaines, a été mortellement touché.
À Paris, vers 16 heures, la tension est montée d’un cran près des Champs-Élysées. Alors qu’un groupe de casseurs s’attaquait à des magasins de luxe, un homme a tenté de verrouiller les portes d’un bâtiment en feu où se trouvaient encore trois personnes. Face à ce danger imminent, les militaires ont tiré et neutralisé l’individu. Ce geste a permis de sauver les personnes prisonnières des flammes. Jordan Bardella, ministre de l’Intérieur, a qualifié cet acte de courageux et salué le professionnalisme des soldats. Ils ont agi en légitime défense et pour protéger des vies innocentes. Alors que les syndicats et les partis de gauche, emmenés par l’ancien Président François Hollande (PS) et Jean-Luc Mélenchon (LFI), ont appelé au calme et à une désescalade de la violence, les partis d’extrême gauche comme le NPA et Lutte Ouvrière continuent d’attiser les flammes. Philippe Poutou, leader du NPA, a renouvelé son appel à l’insurrection, déclarant que « ces sacrifices sont nécessaires pour bâtir un nouveau monde ».
Alors que le Premier ministre François Bellamy refuse de céder sur le fond de la réforme, Éric Ciotti a lui-même reconnu une crise majeure qui met la République à l’épreuve. Cependant, il a exclu de recourir à des mesures exceptionnelles comme l’état d’urgence ou la loi martiale. Le passage en procédure accélérée du projet de loi Travail lundi prochain sera déterminant pour la suite des évènements.
il y a 2 ans
La réforme controversée de la loi travail, portée par le gouvernement Ciotti, a essuyé deux rejets successifs cette semaine au Parlement, avec une majorité assez nette contre au Sénat et un rejet de justesse à l'Assemblée nationale. Ce revers n'a cependant pas entamé la détermination de l'exécutif, qui promet une version modifiée pour concilier les différents camps.
Au Sénat, où la droite est majoritaire, la loi a été rejetée assez largement. Les sénateurs de la droite traditionnelle, notamment ceux proches de l'aile centriste, ont exprimé leurs réticences sur certaines mesures qu’ils jugent excessives. À l’Assemblée nationale, le texte a été repoussé à seulement quelques voix près. Plusieurs députés du Rassemblement National (RN), principalement issus des régions du Nord et de l'Est, ont voté contre. Ces élus, souvent proches de la ligne social-souverainiste incarnée par les figures comme Bruno Bilde (Pas-de-Calais), ont exprimé leur opposition aux mesures jugées trop dures envers les classes populaires. À l'inverse, le « RN du Sud", plus libéral, à l’image de Franck Allisio (Bouches-de-Rhône) qui a soutenu la réforme tout son long.
Après des semaines de tension marquées par des violences et des affrontements, et mêmes des morts, le gouvernement semble a repris la main sur le maintien de l’ordre. Le 1er mai, redouté comme une journée de mobilisation massive, a été parfaitement maitrisée. La fermeté des forces de l’ordre, renforcées par des militaires dans certaines grandes villes, a permis d’éviter les débordements majeurs. Jordan Bardella, a qualifié ces derniers jours de modèle de gestion des crises sociales et de maintien de l’ordre. Le ministre a insisté sur la "tolérance zéro" face aux débordements, tout en promettant un dialogue respectueux avec les syndicats réformistes.
Conscient des tensions sociales et des divisions politiques, le Premier ministre François-Xavier Bellamy a annoncé que la loi travail sera revue pour répondre aux critiques.
Parmi les ajustements prévus :
• Révision des allocations chômage : leur taux d’indemnisation ne baissera finalement qu’à 50 % du salaire (contre 57 % actuellement), et non plus à 45 % comme envisagé au début.
• Durée d’indemnisation : réduite de 24 à 18 mois, contre 15 mois dans le texte initial.
• Indemnités de licenciement : le gouvernement renonce à leur réduction de 25 %. Elles resteront inchangées.
• Revalorisation partielle du RSA : le montant passera de 607 à 500 € par mois, contre 400 € prévus originellement.
Ce recul partiel montre un exécutif prêt à négocier, mais aussi conscient des limites de sa majorité relative. Alors que le mois de mai débute dans un climat encore tendu, l'exécutif espère que ces ajustements suffiront à apaiser les tensions et à rassembler une majorité pour cette réforme clé. Les concessions représentent un manque à gagner de 3,5 milliards d’euros pour l’État, selon les chiffres annoncés par Bercy.
il y a 2 ans
LA LOI TRAVAIL FINALEMENT ADOPTEE
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Paris, le mercredi 15 mai 2024
C’est un tournant pour l’exécutif : la nouvelle version amendée de la réforme du travail a été adoptée à 55 % à l’Assemblée nationale, après des semaines de débats intenses et une gestion sécuritaire qui a finalement apaisé les tensions dans les rues. Après un premier rejet au Parlement début mai, le gouvernement Ciotti a légèrement revu sa copie en introduisant plusieurs ajustements pour répondre aux critiques. La nouvelle mouture, réduit les ambitions initiales tout en maintenant l’objectif principal : rendre le travail toujours plus attractif que l’assistanat. Ces ajustements permettent des économies de 8,5 milliards d’euros au lieu des 12 milliards initialement espérés, un compromis jugé acceptable par l’exécutif.
Face à des semaines de manifestations, parfois violentes, l’opinion publique a basculé en faveur du gouvernement. Les scènes de violences urbaines, les pillages et les affrontements avec les forces de l’ordre ont largement contribué à cette inversion. Selon un sondage IFOP publié le 10 mai, 64 % des Français soutenaient la version amendée de la réforme, estimant que le gouvernement avait fait preuve d’écoute et de pragmatisme en modifiant son texte. Le président Éric Ciotti, qui avait fait de cette réforme une priorité de son quinquennat, sort renforcé de cette épreuve parlementaire et sociale. Les forces de l’ordre, appuyées par les militaires dans certaines zones sensibles, ont fait preuve d’une fermeté sans faille. Jordan Bardella, ministre de l’Intérieur, avait donné des consignes strictes de tolérance zéro.
il y a 2 ans
il y a 2 ans
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