Ce sujet a été résolu
LabelConFort
8 mois
Jésus, fils de Dieu, n'a pas échappé au martyr. Il était cher entre tous cependant à sire Dieu ; mais le destin l'a vaincu, et le courroux cruel des juifs. Eh bien donc ! si même destin m’est fixé, on me verra sur la croix, à mon tour, quand la mort m’aura atteint.
Là c'est toi, l'op, qui dit ça ?
Oui
Au plaisir ~
il y a 8 mois
Oui
Ça tombe bien, chaque humain doit porter sa croix
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 8 mois
ColRoulin
8 mois
Personnellement, je n'ai jamais assisté à une messe
Il y a quand même de sacrés cas sur internet
Un topic raté malgré une intention louable ; appuyer un verset biblique à l'aide de quelques banalités sur Achille est insuffisant, il faut travailler davantage. 4.
il y a un nombre invraisemblable de gens qui ne vont plus à la messe en France, faudrait peut être que tu t'en rende compte.
il y a 8 mois
il y a un nombre invraisemblable de gens qui ne vont plus à la messe en France, faudrait peut être que tu t'en rende compte.
Si j'assiste à une messe, il y a 50% de chances de que je devienne anti-chrétien. Je préfère ne pas prendre ce risque
Au plaisir ~
il y a 8 mois
Si j'assiste à une messe, il y a 50% de chances de que je devienne anti-chrétien. Je préfère ne pas prendre ce risque
Pas la peine de te justifier, le christianisme a été combattu et pourchassé en France de 1789 à 1905, aujourd'hui cette religion est complètement vaincue. À cet égard il est tout à fait normal que tu ne sois jamais allé à la messe, c'est pareil pour tout le monde. Il ne reste plus que quelques chrétiens vraiment croyant par ci et par là, des originaux comme Colroulin qui essaye désespérément de te faire passer pour un mec bizarre alors que le marginal c'est lui.
Pour en revenir à ton topic, je trouve que tu marques un gros point en faisant remarquer que la colère d'Achille débouche sur de la passivité, je n'avais pas fait le lien avec l'époque moderne mais c'est vrai qu'il y a un truc à creuser ici.
Pour en revenir à ton topic, je trouve que tu marques un gros point en faisant remarquer que la colère d'Achille débouche sur de la passivité, je n'avais pas fait le lien avec l'époque moderne mais c'est vrai qu'il y a un truc à creuser ici.
il y a 8 mois
Pas la peine de te justifier, le christianisme a été combattu et pourchassé en France de 1789 à 1905, aujourd'hui cette religion est complètement vaincue. À cet égard il est tout à fait normal que tu ne sois jamais allé à la messe, c'est pareil pour tout le monde. Il ne reste plus que quelques chrétiens vraiment croyant par ci et par là, des originaux comme Colroulin qui essaye désespérément de te faire passer pour un mec bizarre alors que le marginal c'est lui.
Pour en revenir à ton topic, je trouve que tu marques un gros point en faisant remarquer que la colère d'Achille débouche sur de la passivité, je n'avais pas fait le lien avec l'époque moderne mais c'est vrai qu'il y a un truc à creuser ici.
Pour en revenir à ton topic, je trouve que tu marques un gros point en faisant remarquer que la colère d'Achille débouche sur de la passivité, je n'avais pas fait le lien avec l'époque moderne mais c'est vrai qu'il y a un truc à creuser ici.
Petit up car j'ai eu une mini-révélation sur ce sujet : les grèves
Ressentiment, colère, passivité. C'est la définition parfaite de la grève. La grève étant le mode de protestation moderne par excellence, avec la manif
Rappeler aussi que le rêve de tout gauchiste est la "grève générale", donc l'arrêt total de la production, qui devrait conduire à une révolution ou à un gros changement positif.
Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, à première vue on dirait que les gauchistes font une inversion totale de la morale de l'Iliade. Ce qui est probablement une mauvaise chose.
Ressentiment, colère, passivité. C'est la définition parfaite de la grève. La grève étant le mode de protestation moderne par excellence, avec la manif
Rappeler aussi que le rêve de tout gauchiste est la "grève générale", donc l'arrêt total de la production, qui devrait conduire à une révolution ou à un gros changement positif.
Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, à première vue on dirait que les gauchistes font une inversion totale de la morale de l'Iliade. Ce qui est probablement une mauvaise chose.
Au plaisir ~
il y a 8 mois
Petit up car j'ai eu une mini-révélation sur ce sujet : les grèves
Ressentiment, colère, passivité. C'est la définition parfaite de la grève. La grève étant le mode de protestation moderne par excellence, avec la manif
Rappeler aussi que le rêve de tout gauchiste est la "grève générale", donc l'arrêt total de la production, qui devrait conduire à une révolution ou à un gros changement positif.
Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, à première vue on dirait que les gauchistes font une inversion totale de la morale de l'Iliade. Ce qui est probablement une mauvaise chose.
Ressentiment, colère, passivité. C'est la définition parfaite de la grève. La grève étant le mode de protestation moderne par excellence, avec la manif
Rappeler aussi que le rêve de tout gauchiste est la "grève générale", donc l'arrêt total de la production, qui devrait conduire à une révolution ou à un gros changement positif.
Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, à première vue on dirait que les gauchistes font une inversion totale de la morale de l'Iliade. Ce qui est probablement une mauvaise chose.
là où il y a une inversion par rapport à l'Illiade c'est le rapport de force. Achille est fort, plus que n'importe qui.
Les gauchistes ne sont pas pareil, ils utilisent la grève à défaut de pouvoir utiliser d'autres moyens. Ils n'ont pas le choix de faire autrement. Achille a le choix par contre. Il peut agir ou pas, c'est lui qui décide. Pour les prolo communiste du XX ème la grève n'avais rien d'un choix, c'était le seul moyen de lutter.
Par ailleurs Achille est humain, sa colère vient du coeur et toute sa bouderie vient de là, chez les gauchiste c'est moins sentimental, tout est calculé
Enfin Achille n'attendait rien de spécial, il ne se disait pas qu'en boudant il obtiendrait quelque chose, ou alors il faut que je relise l'Illiade. Il boudait juste, mais pour la gauche c'est une autre histoire. Ils veulent obtenir des choses par leurs grèves.
Les gauchistes ne sont pas pareil, ils utilisent la grève à défaut de pouvoir utiliser d'autres moyens. Ils n'ont pas le choix de faire autrement. Achille a le choix par contre. Il peut agir ou pas, c'est lui qui décide. Pour les prolo communiste du XX ème la grève n'avais rien d'un choix, c'était le seul moyen de lutter.
Par ailleurs Achille est humain, sa colère vient du coeur et toute sa bouderie vient de là, chez les gauchiste c'est moins sentimental, tout est calculé
Enfin Achille n'attendait rien de spécial, il ne se disait pas qu'en boudant il obtiendrait quelque chose, ou alors il faut que je relise l'Illiade. Il boudait juste, mais pour la gauche c'est une autre histoire. Ils veulent obtenir des choses par leurs grèves.
il y a 8 mois
On a déjà dit non :
https://breviairedecombat[...].com/judeo-christianisme/
Yeshayahou Leibowitz, Ha-Aretz (Automne 1968)
« Cet « héritage judéo-chrétien commun » que prennent pour drapeau les Juifs réformés ou tout bonnement assimilés, notamment aux États-Unis – des Juifs dont le seul but est d’obtenir que le monde chrétien reconnaisse son caractère de secte judaïsante –, cet héritage commun, donc, n’a jamais existé. Un tel concept est absurde et ne ressemble à rien de plus qu’à « un triangle à quatre côtés » ou encore à de la « glace chaude », vormer Prost (en yiddish), expression que Haïm Weizmann appréciait beaucoup. Le christianisme, en effet, n’a pas fleuri à partir du judaïsme : il s’est constitué comme sa négation même. Il ne s’est pas sustenté de la sève du judaïsme, et il n’a assimilé aucun élément substantiel de la foi juive et encore moins de ce qui constitue sa concrétisation dans la réalité – à savoir, le monde de la Torah et des mitzvoth. »
Josué Jéhouda, L’Antisémitisme, miroir du monde
« L’expression judéo-chrétien est une erreur qui a altéré le cours de l’histoire chrétienne par la confusion qu’elle a semée dans l’esprit des chrétiens si par cette expression on comprend les origines du christianisme. C’est en abolissant la distinction fondamentale qui existe entre les messianismes Juif et chrétien qu’elle tend à rassembler deux idées qui sont en opposition radicale. En mettant l’accent sur l’idée chrétienne plutôt que sur l’idée juive, elle évacue le messianisme monothéiste en tant que discipline valable dans tous les domaines et la réduit à un pur messianisme confessionnel préoccupé, comme le messianisme chrétien, du salut des âmes. Si par cette expression on veut faire croire à une origine commune du judaïsme et du christianisme, on émet une idée très dangereuse. Elle est basée sur la contradiction sur l’objet qui a orienté l’histoire dans la mauvaise voie. Elle réunit deux idées qui sont totalement irréconciliables. Elle tend à démontrer qu’il n’existe aucune différence entre le jour et la nuit, le chaud et le froid, le blanc et le noir et, par là, introduit un élément de confusion fatal sur la base duquel certains, néanmoins, tentent de construire une civilisation judaïque. »
Ariella Atzmon, Israélienne, docteur en philosophie, enseignante aux facultés d’éducation et de droit de l’Université hébraïque de Jérusalem, Article « Detachment and Alienation : From freedom of choice to the promise of being chosen » (17 septembre 2005)
« L’expression « tradition judéo-chrétienne », du point de vue philosophique, révèle une tentative pour faire oublier la différence absolue opposant le judaïsme et le christianisme. Cette expression a été inventée aux États-Unis, en 1964, au cours d’une réunion de 120 rabbins. C’était une volonté délibérée, pour donner l’impression que le judaïsme et le christianisme sont des religions sœurs, qui adoreraient le même Dieu, et auraient en partage les mêmes textes sacrés, les mêmes standards éthiques. Cette expression a été forgée afin de créer un consensus religieux, basé sur l’idée illusoire selon laquelle la reconnaissance du judaïsme permettrait de repousser l’antisémitisme.
Il serait plus juste de souligner la parenté entre le judaïsme et l’Islam, plutôt que sa prétendue proximité avec le christianisme. Invention politique, le terme « judéo-chrétien » dissimule le fait qu’il n’y a aucun principe compatible qui soit commun au judaïsme et au christianisme. Ces deux religions prônent en effet des valeurs éthiques totalement opposées, ainsi que des conceptions de Dieu et de l’être humain en violente opposition. De fait, toute l’histoire occidentale pourrait être vue sous l’angle du conflit éternel qui oppose ces deux religions. »
Eliezer Berkovits, Disputation and Dialogue : Readings in the Jewish Christian Encounter (Page 291)
« Le judaïsme est le judaïsme parce qu’il rejette le christianisme, et le christianisme est le christianisme parce qu’il rejette le judaïsme. »
D'autres citations dans le lien au début du message.
Yeshayahou Leibowitz, Ha-Aretz (Automne 1968)
« Cet « héritage judéo-chrétien commun » que prennent pour drapeau les Juifs réformés ou tout bonnement assimilés, notamment aux États-Unis – des Juifs dont le seul but est d’obtenir que le monde chrétien reconnaisse son caractère de secte judaïsante –, cet héritage commun, donc, n’a jamais existé. Un tel concept est absurde et ne ressemble à rien de plus qu’à « un triangle à quatre côtés » ou encore à de la « glace chaude », vormer Prost (en yiddish), expression que Haïm Weizmann appréciait beaucoup. Le christianisme, en effet, n’a pas fleuri à partir du judaïsme : il s’est constitué comme sa négation même. Il ne s’est pas sustenté de la sève du judaïsme, et il n’a assimilé aucun élément substantiel de la foi juive et encore moins de ce qui constitue sa concrétisation dans la réalité – à savoir, le monde de la Torah et des mitzvoth. »
Josué Jéhouda, L’Antisémitisme, miroir du monde
« L’expression judéo-chrétien est une erreur qui a altéré le cours de l’histoire chrétienne par la confusion qu’elle a semée dans l’esprit des chrétiens si par cette expression on comprend les origines du christianisme. C’est en abolissant la distinction fondamentale qui existe entre les messianismes Juif et chrétien qu’elle tend à rassembler deux idées qui sont en opposition radicale. En mettant l’accent sur l’idée chrétienne plutôt que sur l’idée juive, elle évacue le messianisme monothéiste en tant que discipline valable dans tous les domaines et la réduit à un pur messianisme confessionnel préoccupé, comme le messianisme chrétien, du salut des âmes. Si par cette expression on veut faire croire à une origine commune du judaïsme et du christianisme, on émet une idée très dangereuse. Elle est basée sur la contradiction sur l’objet qui a orienté l’histoire dans la mauvaise voie. Elle réunit deux idées qui sont totalement irréconciliables. Elle tend à démontrer qu’il n’existe aucune différence entre le jour et la nuit, le chaud et le froid, le blanc et le noir et, par là, introduit un élément de confusion fatal sur la base duquel certains, néanmoins, tentent de construire une civilisation judaïque. »
Ariella Atzmon, Israélienne, docteur en philosophie, enseignante aux facultés d’éducation et de droit de l’Université hébraïque de Jérusalem, Article « Detachment and Alienation : From freedom of choice to the promise of being chosen » (17 septembre 2005)
« L’expression « tradition judéo-chrétienne », du point de vue philosophique, révèle une tentative pour faire oublier la différence absolue opposant le judaïsme et le christianisme. Cette expression a été inventée aux États-Unis, en 1964, au cours d’une réunion de 120 rabbins. C’était une volonté délibérée, pour donner l’impression que le judaïsme et le christianisme sont des religions sœurs, qui adoreraient le même Dieu, et auraient en partage les mêmes textes sacrés, les mêmes standards éthiques. Cette expression a été forgée afin de créer un consensus religieux, basé sur l’idée illusoire selon laquelle la reconnaissance du judaïsme permettrait de repousser l’antisémitisme.
Il serait plus juste de souligner la parenté entre le judaïsme et l’Islam, plutôt que sa prétendue proximité avec le christianisme. Invention politique, le terme « judéo-chrétien » dissimule le fait qu’il n’y a aucun principe compatible qui soit commun au judaïsme et au christianisme. Ces deux religions prônent en effet des valeurs éthiques totalement opposées, ainsi que des conceptions de Dieu et de l’être humain en violente opposition. De fait, toute l’histoire occidentale pourrait être vue sous l’angle du conflit éternel qui oppose ces deux religions. »
Eliezer Berkovits, Disputation and Dialogue : Readings in the Jewish Christian Encounter (Page 291)
« Le judaïsme est le judaïsme parce qu’il rejette le christianisme, et le christianisme est le christianisme parce qu’il rejette le judaïsme. »
D'autres citations dans le lien au début du message.
il y a 8 mois
Article du Newsweek (7 décembre 1992)
« Les politiques en appellent sans cesse à la tradition judéo-chrétienne. Cette idée est un mythe forgé aux États-Unis et les savants religieux savent que, théologiquement et historiquement, il n’existe rien de tel. C’est un mythe laïc qui à la faveur de gens qui ne sont pas vraiment croyant eux-mêmes. »
Hervé Ryssen, La guerre eschatologique
« On ne peut douter de la sincérité d’Alain de Benoist dans sa défense de l’identité européenne et son opposition au mondialisme unificateur. Cependant, l’homme a une fâcheuse tendance à associer le judaïsme et l’Église catholique, de manière parfaitement inepte. La vérité est que le “judéo-christianisme” qu’il évoque n’existe guère que dans la bouche des intellectuels juifs ou des goys judaïsants, imprégnés de cosmopolitisme médiatique. Il est évident que la civilisation européenne, depuis deux mille ans, est helléno-chrétienne, et certainement pas “judéo”. Il nous suffit de constater que ce sont les juifs qui, depuis des décennies, portent les coups les plus rudes à notre identité européenne, et non les chrétiens. Ce sont les financiers juifs, en premier lieu, qui soutiennent les politiques d’immigration en Europe ; ce sont les producteurs juifs d’Hollywood qui déversent des cataractes de propagande cosmopolite et des tombereaux d’ordures sur nos écrans ; ce sont les intellectuels juifs, qui n’ont eu de cesse, depuis des lustres, de railler la religion catholique, de promouvoir l’égalité de tous et les droits de “l’Homme”, de nous culpabiliser par tous les moyens afin de dissoudre nos nations et notre culture commune helléno-chrétienne. Mais de Benoist porte des lunettes filtrantes : il ne voit pas les juifs. »
Yeshayahou Leibowitz, Le Nouvel Observateur (24 décembre 1992)
« II n’y a [entre Juifs et chrétiens] ni héritage commun ni dialogue. Le christianisme est issu de sources juives, mais c’est une religion grecque. […] Pour nous, du point de vue de la foi, le christianisme n’a aucune importance. Mais, pour les chrétiens, depuis l’an 33, le fait même de l’existence d’un judaïsme est impensable. […] La base de la foi chrétienne est la négation de la légitimité du judaïsme. Le christianisme se considère comme le seul judaïsme authentique. […] Les papes [d’avant Vatican II] accomplissaient ce qui devait être accompli : la liquidation du judaïsme »
« Les politiques en appellent sans cesse à la tradition judéo-chrétienne. Cette idée est un mythe forgé aux États-Unis et les savants religieux savent que, théologiquement et historiquement, il n’existe rien de tel. C’est un mythe laïc qui à la faveur de gens qui ne sont pas vraiment croyant eux-mêmes. »
Hervé Ryssen, La guerre eschatologique
« On ne peut douter de la sincérité d’Alain de Benoist dans sa défense de l’identité européenne et son opposition au mondialisme unificateur. Cependant, l’homme a une fâcheuse tendance à associer le judaïsme et l’Église catholique, de manière parfaitement inepte. La vérité est que le “judéo-christianisme” qu’il évoque n’existe guère que dans la bouche des intellectuels juifs ou des goys judaïsants, imprégnés de cosmopolitisme médiatique. Il est évident que la civilisation européenne, depuis deux mille ans, est helléno-chrétienne, et certainement pas “judéo”. Il nous suffit de constater que ce sont les juifs qui, depuis des décennies, portent les coups les plus rudes à notre identité européenne, et non les chrétiens. Ce sont les financiers juifs, en premier lieu, qui soutiennent les politiques d’immigration en Europe ; ce sont les producteurs juifs d’Hollywood qui déversent des cataractes de propagande cosmopolite et des tombereaux d’ordures sur nos écrans ; ce sont les intellectuels juifs, qui n’ont eu de cesse, depuis des lustres, de railler la religion catholique, de promouvoir l’égalité de tous et les droits de “l’Homme”, de nous culpabiliser par tous les moyens afin de dissoudre nos nations et notre culture commune helléno-chrétienne. Mais de Benoist porte des lunettes filtrantes : il ne voit pas les juifs. »
Yeshayahou Leibowitz, Le Nouvel Observateur (24 décembre 1992)
« II n’y a [entre Juifs et chrétiens] ni héritage commun ni dialogue. Le christianisme est issu de sources juives, mais c’est une religion grecque. […] Pour nous, du point de vue de la foi, le christianisme n’a aucune importance. Mais, pour les chrétiens, depuis l’an 33, le fait même de l’existence d’un judaïsme est impensable. […] La base de la foi chrétienne est la négation de la légitimité du judaïsme. Le christianisme se considère comme le seul judaïsme authentique. […] Les papes [d’avant Vatican II] accomplissaient ce qui devait être accompli : la liquidation du judaïsme »
il y a 8 mois
là où il y a une inversion par rapport à l'Illiade c'est le rapport de force. Achille est fort, plus que n'importe qui.
Les gauchistes ne sont pas pareil, ils utilisent la grève à défaut de pouvoir utiliser d'autres moyens. Ils n'ont pas le choix de faire autrement. Achille a le choix par contre. Il peut agir ou pas, c'est lui qui décide. Pour les prolo communiste du XX ème la grève n'avais rien d'un choix, c'était le seul moyen de lutter.
Par ailleurs Achille est humain, sa colère vient du coeur et toute sa bouderie vient de là, chez les gauchiste c'est moins sentimental, tout est calculé
Enfin Achille n'attendait rien de spécial, il ne se disait pas qu'en boudant il obtiendrait quelque chose, ou alors il faut que je relise l'Illiade. Il boudait juste, mais pour la gauche c'est une autre histoire. Ils veulent obtenir des choses par leurs grèves.
Les gauchistes ne sont pas pareil, ils utilisent la grève à défaut de pouvoir utiliser d'autres moyens. Ils n'ont pas le choix de faire autrement. Achille a le choix par contre. Il peut agir ou pas, c'est lui qui décide. Pour les prolo communiste du XX ème la grève n'avais rien d'un choix, c'était le seul moyen de lutter.
Par ailleurs Achille est humain, sa colère vient du coeur et toute sa bouderie vient de là, chez les gauchiste c'est moins sentimental, tout est calculé
Enfin Achille n'attendait rien de spécial, il ne se disait pas qu'en boudant il obtiendrait quelque chose, ou alors il faut que je relise l'Illiade. Il boudait juste, mais pour la gauche c'est une autre histoire. Ils veulent obtenir des choses par leurs grèves.
Tout cela est vrai, mais au bout du compte, on réalise que la passivité calculée est l'idéal moral du faible tandis que le pardon inconditionnel est l'idéal moral du fort
Et on ne le voit pas seulement dans la grève. Economiquement les chômeurs, ou les gens au RSA, sont dans la passivité calculée. Les forts prônent généralement de bosser, bosser, bosser, donc implicitement de pardonner au patron boomer d'être un sale avare de merde (ce qui était à la base l'accusation faite à Agamemnon, pour rappel).
Je rappelle aussi qu'on a toujours le choix, c'est pas la grève ou rien.
Et on ne le voit pas seulement dans la grève. Economiquement les chômeurs, ou les gens au RSA, sont dans la passivité calculée. Les forts prônent généralement de bosser, bosser, bosser, donc implicitement de pardonner au patron boomer d'être un sale avare de merde (ce qui était à la base l'accusation faite à Agamemnon, pour rappel).
Je rappelle aussi qu'on a toujours le choix, c'est pas la grève ou rien.
Au plaisir ~
il y a 8 mois
Ouais bon toi tu as un démon dans ton coeur, on en reparlera quand il aura sorti
Au plaisir ~
il y a 8 mois
Putaso
8 mois
Bonsoir, chers kheyons, et soyez les bienvenus à ce que crois être mon topic le plus important et mon préféré. Et j'en ai fait des dizaines (
https://onche.org/topic/2[...]es-mes-paves-de-reflexion)
En ce moment, Zemmour a annoncé son nouveau chef-d'oeuvre, le "sursaut judéo-chrétien"
Nous sommes tous d'accord sur un point : cette expression est odieuse et insupportable. La civilisation occidentale est gréco-romaine et catholique (universelle) ; les nombreux peuples occidentaux ont adopté ces trois composantes à leur sauce, mais jamais le judaïsme, qui a toujours été une religion au mieux tolérée dans nos terres.
Nonobstant cet accord, ce qui divise les européens conscients d'eux-mêmes c'est la question du christianisme. Plusieurs fins commentateurs se sont mis à dire que de toute façon, judaïsme et christianisme c'est la même chose, puisque Jésus était juif à la base. Ce ne sont, selon eux, que des religions du désert qui n'ont rien à voir avec nous, et qu'il faut juste ignorer et mépriser.
Réfléchir à cette question m'a permis de constater, avec un certain émerveillement, l'étonnante continuité de la morale et de la spiritualité européenne au fil des âges.
Je vais être clair : non, le christianisme n'est pas une simple religion du désert. C'est une religion européenne dans la continuité de l'esprit occidental.
Je sais que, pour beaucoup, c'est chiant de parler de cette religion. Mais à un moment va falloir se réconcilier avec le fait que notre civilisation s'est construite sur le christianisme pendant 2000 ans. On ne peut pas revenir au paganisme comme si de rien n'était. Je ne propose pas de revenir au christianisme non plus, mais simplement de comprendre pourquoi cette religion a eu autant de succès chez nous.
Personnellement, je n'ai jamais assisté à une messe, et quand j'écoute les chrétiens actuels, j'ai envie de devenir un athée de reddit qui donne 300 euros au ZEVENT. Cependant, il y a des vérités qui sautent aux yeux, et aussi des simples nécessités logiques.
Si le christianisme était une vulgaire religion du désert sans intérêt pour les européens, ça voudrait dire que les peuples européens se sont laissés coloniser spirituellement pendant 2000 ans sans réaction efficace. Pardon, je ne crois pas que les européens soient aussi faibles et cons de se faire enculer par des juifs pendant 2000 ans. Je les ai en plus haute estime que ça.
Si cette religion s'est imposée, c'est parce qu'elle poursuit un fil de pensée qui s'étend depuis très longtemps. J'ai pris pour exemple... l'Iliade
J'aimerais parler un peu des éléments étonamment "proto-chrétiens", ou pour être un peu plus conciliant, "proto-évangéliques" de l'Iliade.
Rappelons d'abord que l'Iliade date de 2800 ans environ, et qu'elle a été l'un des seuls textes du cycle Troyen (l'épopée de la guerre de Troie) ayant survécu dans son intégralité, avec l'Odysée. Qu'est-ce que ça veut dire ? Que les grecs de l'époque, qu'on ne peut pas accuser de sémitisme, appréciaient tellement l'Iliade qu'ils ont fait des efforts remarquables pour la préserver au fil des âges. Les élites romaines lisaient également ce texte, en réalité toute la civilisation européenne en est imbibée.
On n'est donc pas face à un texte marginal, une exception, mais plutôt un grand pilier de notre civilisation.
Que dit donc l'Iliade ?
C'est essentiellement l'histoire de la colère d'Achille. Le héros grec le plus fort de tous se fait humilier et insulter publiquement par Agamemnon, chef de l'armée grecque contre Troie. Cela met le héros en colère, une "colère funeste" qui ne se manifeste pas par une rage destructrice, mais plutôt par... la passivité.
Achille dépose les armes et cesse tout combat. Il laisse les grecs, ses frères, se faire massacrer à cause de son ressentiment contre Agamemnon. Même quand celui-ci se posterne et s'excuse, Achille refuse de lâcher l'affaire.
Ce n'est qu'après le sacrifice de Patrocle que notre héros se réveille. Il décide alors de déposer sa colère, son ressentiment, contre Agamemnon... une sorte de semi-pardon.
Le "martyr" de Patrocle éveille le héros de son sommeil, et parvient seul à vaincre cette colère, ce courroux, ce mal qui envahit la poitrine d'Achille.
Ah ! qu’il périsse donc, chez les dieux comme chez les hommes, cet esprit de querelle, ce courroux, qui induit l’homme en fureur, pour raisonnable qu’il puisse être, et qui semble plus doux que le miel sur la langue, quand, dans une poitrine humaine, il monte comme une fumée ! et c’est de la sorte qu’ici j’ai été mis en courroux par le protecteur de son peuple, Agamemnon.
Ce "courroux" qui est "doux comme le miel sur la langue" et qui "monte comme une fumée" de la poitrine vers, logiquement, la tête, l'esprit. En effet, le démon s'introduit dans le coeur puis envahit notre esprit, nous empêche de penser clairement.
"Maîtriser son coeur" c'est ce que prônait Jésus par le pardon. Ne pas succomber à ce doux miel sur la langue et laisser le passé être le passé, quoiqu'il en coûte.
Beaucoup de gens pensent, à tort, que "tendre l'autre joue" consiste à accepter passivement le mal qui nous est fait. Ce qui est fascinant, ici, c'est de voir à quel point la lecture de l'Iliade aide à mieux comprendre les Evangiles, à en extraire le sens véritable. Telle est l'étonnante continuité et cohésion de l'esprit occidental : les réflexions se complètent dans l'ordre, comme s'il s'agissait d'un roman écrit d'avance.
Achille accepte passivement l'humiliation d'Agamemnon ; il ne fait rien. RIEN DU TOUT. Nous voyons aisément que ce n'est pas la solution : la passivité d'Achille provoque des milliers de morts inutiles, l'hécatombe de son peuple. Ce qu'Achille aurait dû faire, c'est "tendre l'autre joue" : continuer le combat, s'exposer à des nouvelles humiliations d'Agamemnon. Car aussi insupportables que ces rabaissements puissent être, ils sont moins cruels que le massacre de centaines d' "âmes valeureuses de héros", et pire que tout, la mort de Patrocle.
Nous voyons ici comment même le plus puissant des héros ne devient qu'un vulgaire "fardeau de la terre" dès qu'il est envahi par ce "courroux".
"Fardeau de la terre" est une belle expression. Pour rappel, "humain" veut dire "bout de terre" (humus). Malgré toute sa force, Achille est resté un simple humain ; sa nature divine est restée endormie. Or Jésus disait d'être "parfait" comme Dieu lui-même :
Tout le message christique prône le dépassement de soi-même : ne plus être un "fardeau de la terre" mais se battre activement contre le mal (il n'a pas apporté la paix, mais l'épée...).
Enfin, un dernier commentaire sur ce passage :
Jésus, fils de Dieu, n'a pas échappé au martyr. Il était cher entre tous cependant à sire Dieu ; mais le destin l'a vaincu, et le courroux cruel des juifs. Eh bien donc ! si même destin m’est fixé, on me verra sur la croix, à mon tour, quand la mort m’aura atteint.
800 ans plus tard, les européens continuent de s'émerveiller des mêmes histoires.
Tout comme Achille, les européens (les occidentaux) sont envahis par un courroux, une colère funeste qui cause l'hécatombe de leur propre peuple.
Courroux contre les boomers, contre les femmes, contre les gauchistes, contre les migrants, contre les chrétiens, contre mille et une communautés diverses et variées.
Ce courroux fait que les européens restent des "fardeaux de la terre", et ne se battent pas pour arrêter le massacre.
Logiquement, la suite c'est un grand sacrifice, un énorme martyr qui va réveiller tout le monde. Enfin... ça sera le cas si on n'a rien retenu des leçons du passé.
Les chrétiens disent que Jésus s'est sacrifié pour nos pêchés. J'aime interpréter cela de la façon suivante : Jésus s'est sacrifié pour que personne n'ait plus à le faire. On n'a plus besoin d'un grand martyr, de la mort de Patrocle, pour se réveiller. Si on maîtrise notre coeur avant cela, on pourra mettre fin à la guerre de Troie avant que ce destin funeste n'arrive.
Alors mes chers kheyons, je vous propose de pardonner et de tendre l'autre joue, afin que votre trap mignon ne meure pas entre les mains du divin Hector
Au plaisir !
En ce moment, Zemmour a annoncé son nouveau chef-d'oeuvre, le "sursaut judéo-chrétien"
Nous sommes tous d'accord sur un point : cette expression est odieuse et insupportable. La civilisation occidentale est gréco-romaine et catholique (universelle) ; les nombreux peuples occidentaux ont adopté ces trois composantes à leur sauce, mais jamais le judaïsme, qui a toujours été une religion au mieux tolérée dans nos terres.
Nonobstant cet accord, ce qui divise les européens conscients d'eux-mêmes c'est la question du christianisme. Plusieurs fins commentateurs se sont mis à dire que de toute façon, judaïsme et christianisme c'est la même chose, puisque Jésus était juif à la base. Ce ne sont, selon eux, que des religions du désert qui n'ont rien à voir avec nous, et qu'il faut juste ignorer et mépriser.
Réfléchir à cette question m'a permis de constater, avec un certain émerveillement, l'étonnante continuité de la morale et de la spiritualité européenne au fil des âges.
Le christianisme s'inscrit dans la continuité de la civilisation européenne
Je vais être clair : non, le christianisme n'est pas une simple religion du désert. C'est une religion européenne dans la continuité de l'esprit occidental.
Je sais que, pour beaucoup, c'est chiant de parler de cette religion. Mais à un moment va falloir se réconcilier avec le fait que notre civilisation s'est construite sur le christianisme pendant 2000 ans. On ne peut pas revenir au paganisme comme si de rien n'était. Je ne propose pas de revenir au christianisme non plus, mais simplement de comprendre pourquoi cette religion a eu autant de succès chez nous.
Personnellement, je n'ai jamais assisté à une messe, et quand j'écoute les chrétiens actuels, j'ai envie de devenir un athée de reddit qui donne 300 euros au ZEVENT. Cependant, il y a des vérités qui sautent aux yeux, et aussi des simples nécessités logiques.
Si le christianisme était une vulgaire religion du désert sans intérêt pour les européens, ça voudrait dire que les peuples européens se sont laissés coloniser spirituellement pendant 2000 ans sans réaction efficace. Pardon, je ne crois pas que les européens soient aussi faibles et cons de se faire enculer par des juifs pendant 2000 ans. Je les ai en plus haute estime que ça.
Si cette religion s'est imposée, c'est parce qu'elle poursuit un fil de pensée qui s'étend depuis très longtemps. J'ai pris pour exemple... l'Iliade
Le proto-christianisme de l'Iliade
J'aimerais parler un peu des éléments étonamment "proto-chrétiens", ou pour être un peu plus conciliant, "proto-évangéliques" de l'Iliade.
Rappelons d'abord que l'Iliade date de 2800 ans environ, et qu'elle a été l'un des seuls textes du cycle Troyen (l'épopée de la guerre de Troie) ayant survécu dans son intégralité, avec l'Odysée. Qu'est-ce que ça veut dire ? Que les grecs de l'époque, qu'on ne peut pas accuser de sémitisme, appréciaient tellement l'Iliade qu'ils ont fait des efforts remarquables pour la préserver au fil des âges. Les élites romaines lisaient également ce texte, en réalité toute la civilisation européenne en est imbibée.
On n'est donc pas face à un texte marginal, une exception, mais plutôt un grand pilier de notre civilisation.
Que dit donc l'Iliade ?
C'est essentiellement l'histoire de la colère d'Achille. Le héros grec le plus fort de tous se fait humilier et insulter publiquement par Agamemnon, chef de l'armée grecque contre Troie. Cela met le héros en colère, une "colère funeste" qui ne se manifeste pas par une rage destructrice, mais plutôt par... la passivité.
Achille dépose les armes et cesse tout combat. Il laisse les grecs, ses frères, se faire massacrer à cause de son ressentiment contre Agamemnon. Même quand celui-ci se posterne et s'excuse, Achille refuse de lâcher l'affaire.
Ce n'est qu'après le sacrifice de Patrocle que notre héros se réveille. Il décide alors de déposer sa colère, son ressentiment, contre Agamemnon... une sorte de semi-pardon.
Achille
Mais laissons le passé être le passé, quoi qu’il nous en coûte, et maîtrisons, puisqu’il le faut, notre cœur en notre poitrine.
Le "martyr" de Patrocle éveille le héros de son sommeil, et parvient seul à vaincre cette colère, ce courroux, ce mal qui envahit la poitrine d'Achille.
Achille
Ah ! qu’il périsse donc, chez les dieux comme chez les hommes, cet esprit de querelle, ce courroux, qui induit l’homme en fureur, pour raisonnable qu’il puisse être, et qui semble plus doux que le miel sur la langue, quand, dans une poitrine humaine, il monte comme une fumée ! et c’est de la sorte qu’ici j’ai été mis en courroux par le protecteur de son peuple, Agamemnon.
Ce "courroux" qui est "doux comme le miel sur la langue" et qui "monte comme une fumée" de la poitrine vers, logiquement, la tête, l'esprit. En effet, le démon s'introduit dans le coeur puis envahit notre esprit, nous empêche de penser clairement.
"Maîtriser son coeur" c'est ce que prônait Jésus par le pardon. Ne pas succomber à ce doux miel sur la langue et laisser le passé être le passé, quoiqu'il en coûte.
Beaucoup de gens pensent, à tort, que "tendre l'autre joue" consiste à accepter passivement le mal qui nous est fait. Ce qui est fascinant, ici, c'est de voir à quel point la lecture de l'Iliade aide à mieux comprendre les Evangiles, à en extraire le sens véritable. Telle est l'étonnante continuité et cohésion de l'esprit occidental : les réflexions se complètent dans l'ordre, comme s'il s'agissait d'un roman écrit d'avance.
Achille accepte passivement l'humiliation d'Agamemnon ; il ne fait rien. RIEN DU TOUT. Nous voyons aisément que ce n'est pas la solution : la passivité d'Achille provoque des milliers de morts inutiles, l'hécatombe de son peuple. Ce qu'Achille aurait dû faire, c'est "tendre l'autre joue" : continuer le combat, s'exposer à des nouvelles humiliations d'Agamemnon. Car aussi insupportables que ces rabaissements puissent être, ils sont moins cruels que le massacre de centaines d' "âmes valeureuses de héros", et pire que tout, la mort de Patrocle.
Achille
Je n’ai su être la lumière du salut ni pour Patrocle ni pour aucun de ceux des miens qui, par centaines, sont tombés sous les coups du divin Hector, tandis que je restais ainsi, inactif, près des nefs, vain fardeau de la terre, moi, qu’aucun Achéen à la cotte de bronze n’égale à la bataille [...]
Nous voyons ici comment même le plus puissant des héros ne devient qu'un vulgaire "fardeau de la terre" dès qu'il est envahi par ce "courroux".
"Fardeau de la terre" est une belle expression. Pour rappel, "humain" veut dire "bout de terre" (humus). Malgré toute sa force, Achille est resté un simple humain ; sa nature divine est restée endormie. Or Jésus disait d'être "parfait" comme Dieu lui-même :
« Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. »
Tout le message christique prône le dépassement de soi-même : ne plus être un "fardeau de la terre" mais se battre activement contre le mal (il n'a pas apporté la paix, mais l'épée...).
Enfin, un dernier commentaire sur ce passage :
Achille
"La mort, je la recevrai le jour où Zeus et les autres dieux immortels voudront bien me la donner. Le puissant Héraclès lui-même n’a pas échappé à la mort ; il était cher entre tous cependant à sire Zeus, fils de Cronos ; mais le destin l’a vaincu, et le courroux cruel d’Héré. Eh bien donc ! si même destin m’est fixé, on me verra gisant sur le sol, à mon tour, quand la mort m’aura atteint."
Jésus, fils de Dieu, n'a pas échappé au martyr. Il était cher entre tous cependant à sire Dieu ; mais le destin l'a vaincu, et le courroux cruel des juifs. Eh bien donc ! si même destin m’est fixé, on me verra sur la croix, à mon tour, quand la mort m’aura atteint.
800 ans plus tard, les européens continuent de s'émerveiller des mêmes histoires.
Conclusion : le réveil européen
Tout comme Achille, les européens (les occidentaux) sont envahis par un courroux, une colère funeste qui cause l'hécatombe de leur propre peuple.
Courroux contre les boomers, contre les femmes, contre les gauchistes, contre les migrants, contre les chrétiens, contre mille et une communautés diverses et variées.
Ce courroux fait que les européens restent des "fardeaux de la terre", et ne se battent pas pour arrêter le massacre.
Logiquement, la suite c'est un grand sacrifice, un énorme martyr qui va réveiller tout le monde. Enfin... ça sera le cas si on n'a rien retenu des leçons du passé.
Les chrétiens disent que Jésus s'est sacrifié pour nos pêchés. J'aime interpréter cela de la façon suivante : Jésus s'est sacrifié pour que personne n'ait plus à le faire. On n'a plus besoin d'un grand martyr, de la mort de Patrocle, pour se réveiller. Si on maîtrise notre coeur avant cela, on pourra mettre fin à la guerre de Troie avant que ce destin funeste n'arrive.
Alors mes chers kheyons, je vous propose de pardonner et de tendre l'autre joue, afin que votre trap mignon ne meure pas entre les mains du divin Hector
Au plaisir !
Et je trouve ça ironique que beaucoup de ceux qui prônent une sorte de retour au paganisme en Europe soient marrons.
il y a 8 mois
Tu n'ES pas un démon, tu AS un démon dans ton coeur et dans ta tête, nuance.
Comme le doux miel sur la langue.
Comme le doux miel sur la langue.
Au plaisir ~
il y a 8 mois
Je n'aime pas du tout d'être entouré d'inconnus, je me sentirais mal à l'aise.
Et à chaque fois que j'entends parler des catholiques, je me persuade de plus en plus que les catho étaient les gauchistes woke de leur époque.
Et à chaque fois que j'entends parler des catholiques, je me persuade de plus en plus que les catho étaient les gauchistes woke de leur époque.
Au plaisir ~
il y a 8 mois
Analyse séduisante, mais je crois que l’esprit grecque et la culture grecque sont très éloignés de nos mœurs actuelles, par conséquent il ne faut pas les analyser avec nos critères actuels. Les rapports aux concepts de communauté, de vertu, de divin sont très spécifiques. Ainsi, la symbolique des mythes grecques est à mon sens plus complexe, tragique, et pleine de tensions que ce que tu décris.
Cependant le développement reste interessant, et il y a sans doute des éléments qui ont pu être repris quand même
Cependant le développement reste interessant, et il y a sans doute des éléments qui ont pu être repris quand même
il y a 8 mois
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