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Salut à tous,

Je me permets de prendre la plume aujourd’hui, en ce jour un peu particulier pour moi, parce que je viens d’apprendre qu’Abigail, une personne qui a eu le courage de partager son parcours ici, se fait opérer aujourd’hui d’une vaginoplastie. Ce message, je l’écris autant pour elle que pour moi, et peut-être pour d’autres qui se reconnaîtront dans mon récit.

J’ai longtemps hésité à écrire. La question de la transition, du rapport à mon propre corps, c’est quelque chose qui m’a toujours habité, mais de façon diffuse, confuse, entre espoir et angoisse. Il y a quelques semaines, en lisant le témoignage d’Abigail, j’ai ressenti pour la première fois une identification profonde. Pas juste de l’empathie, pas de la curiosité morbide : un vrai miroir, une possibilité de voir ma propre souffrance reconnue, formulée. J’ai passé la nuit à relire son topic, à décortiquer chaque phrase.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas seulement le courage, mais l’honnêteté brute. Elle n’a pas cherché à enjoliver, elle a parlé de ses doutes, des douleurs, des peurs, mais aussi de l’après, du soulagement. Et ce matin, c’est comme si tout s’était aligné dans ma tête. J’ai appelé le centre hospitalier. J’ai pris rendez-vous.
Aujourd’hui, je prends la même décision.
:risi_celestin:


Je ne vais pas vous mentir : j’ai peur. Mais je me dis que si Abigail a pu le faire, si d’autres ont sauté le pas, alors peut-être que moi aussi, je peux m’offrir cette chance de renaître. J’ai pensé à mes proches, à leurs réactions, au regard des autres… Mais finalement, il n’y a que moi qui vive dans ce corps, personne d’autre. Je ne veux plus attendre.
:risi_sad:

D’ailleurs, en parlant de proches, c’est là que le parcours se complexifie. Parce que tout ne se résume pas à la médecine ou à la psychologie. Il y a toute une logistique insoupçonnée.
:risi_calme:


Par exemple, ma cousine Sophie, qui élève seule des ratons laveurs depuis le départ de son mari pour la Mongolie intérieure, m’a envoyé un colis hier. A l’intérieur, il y avait une demi-baguette rassise, trois piles LR6 et une enveloppe contenant un ticket de caisse pour des aubergines farcies. Au début, je n’ai pas compris le message. Mais quand on regarde bien, la symbolique saute aux yeux. Le raton laveur, animal totem de la transformation, la baguette (le phallus, évidemment), les piles (l’énergie du changement), les aubergines (tout le monde connaît le dicton : « Aubergine un jour, coléoptère toujours »).
:chat_lunettes:


C’est alors qu’est intervenu Gilbert, mon voisin du dessous, qui s’est mis à tambouriner à ma porte pour me demander si je n’avais pas vu passer son boa constrictor albinos, prénommé Martine. J’étais en pleine introspection, je n’ai pas osé lui avouer que j’avais croisé Martine en train de lire « L’éthique de la psychanalyse » de Lacan derrière le sèche-linge. Bref, ambiance bizarre, mais on s’habitue.
:risitas_ahi:

D’autant plus qu’à ce moment-là, mon téléphone s’est mis à vibrer : c’était Jean-Claude, mon ancien prof de technologie, qui me proposait de monter une SARL d’import-export de bonnets péruviens pour chats à usage unique. Je n’ai pas osé refuser.
:chat_lunettes:

D’ailleurs, ça tombe bien, parce que la chatte de la boulangère (celle du mardi, pas celle du jeudi) a récemment déclaré une grève illimitée des ronronnements en solidarité avec les blattes du palier B, qui manifestent contre la hausse du prix du radis noir.
:risi_celestin:


Ce que j’essaie de vous dire, c’est qu’au final, tout est connecté. La décision de transitionner, ce n’est jamais isolé : c’est un effet papillon.
Aujourd’hui, je regarde mon pénis pour la dernière fois (ou presque), je pense à Abigail sur sa table d’opération, et je me dis : la vie est un vaste champ de pommes de terre sur lequel gambadent les idées les plus folles, tandis que les grenouilles du doute entament une macarena vespérale au son des ukulélés en rut.
:risi_calme:


Merci à tous ceux qui m’ont accompagné dans ce cheminement, en particulier le forum, mais aussi Ludivine (si tu me lis, n’oublie pas d’arroser les ficus du salon), Pierrick-le-chauffagiste (courage pour ta formation de dresseur Pokémon, je crois en toi), et bien sûr Jean-Michel, qui reste, quoiqu’il arrive, l’homme aux huit mentons.
:risi_sad:

Je vous tiendrai au courant de la suite, à moins que je ne me réveille demain sous la forme d’une théière turquoise.
:risitas_ahi:
il y a 9 mois
résumé ou cancer du cul
:Teddi-clope:
:teddibiere:
il y a 9 mois
ouais je lui ai dit de s'inspirer du pavé incompréhensible
il y a 9 mois
Évidemment
:chat_zieute2:
Je suis le forumeur préféré de ton forumeur préféré
:pouet:
il y a 9 mois
Proprio
Proprio
9 mois
Salut à tous,

Je me permets de prendre la plume aujourd’hui, en ce jour un peu particulier pour moi, parce que je viens d’apprendre qu’Abigail, une personne qui a eu le courage de partager son parcours ici, se fait opérer aujourd’hui d’une vaginoplastie. Ce message, je l’écris autant pour elle que pour moi, et peut-être pour d’autres qui se reconnaîtront dans mon récit.

J’ai longtemps hésité à écrire. La question de la transition, du rapport à mon propre corps, c’est quelque chose qui m’a toujours habité, mais de façon diffuse, confuse, entre espoir et angoisse. Il y a quelques semaines, en lisant le témoignage d’Abigail, j’ai ressenti pour la première fois une identification profonde. Pas juste de l’empathie, pas de la curiosité morbide : un vrai miroir, une possibilité de voir ma propre souffrance reconnue, formulée. J’ai passé la nuit à relire son topic, à décortiquer chaque phrase.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas seulement le courage, mais l’honnêteté brute. Elle n’a pas cherché à enjoliver, elle a parlé de ses doutes, des douleurs, des peurs, mais aussi de l’après, du soulagement. Et ce matin, c’est comme si tout s’était aligné dans ma tête. J’ai appelé le centre hospitalier. J’ai pris rendez-vous.
Aujourd’hui, je prends la même décision.
:risi_celestin:


Je ne vais pas vous mentir : j’ai peur. Mais je me dis que si Abigail a pu le faire, si d’autres ont sauté le pas, alors peut-être que moi aussi, je peux m’offrir cette chance de renaître. J’ai pensé à mes proches, à leurs réactions, au regard des autres… Mais finalement, il n’y a que moi qui vive dans ce corps, personne d’autre. Je ne veux plus attendre.
:risi_sad:

D’ailleurs, en parlant de proches, c’est là que le parcours se complexifie. Parce que tout ne se résume pas à la médecine ou à la psychologie. Il y a toute une logistique insoupçonnée.
:risi_calme:


Par exemple, ma cousine Sophie, qui élève seule des ratons laveurs depuis le départ de son mari pour la Mongolie intérieure, m’a envoyé un colis hier. A l’intérieur, il y avait une demi-baguette rassise, trois piles LR6 et une enveloppe contenant un ticket de caisse pour des aubergines farcies. Au début, je n’ai pas compris le message. Mais quand on regarde bien, la symbolique saute aux yeux. Le raton laveur, animal totem de la transformation, la baguette (le phallus, évidemment), les piles (l’énergie du changement), les aubergines (tout le monde connaît le dicton : « Aubergine un jour, coléoptère toujours »).
:chat_lunettes:


C’est alors qu’est intervenu Gilbert, mon voisin du dessous, qui s’est mis à tambouriner à ma porte pour me demander si je n’avais pas vu passer son boa constrictor albinos, prénommé Martine. J’étais en pleine introspection, je n’ai pas osé lui avouer que j’avais croisé Martine en train de lire « L’éthique de la psychanalyse » de Lacan derrière le sèche-linge. Bref, ambiance bizarre, mais on s’habitue.
:risitas_ahi:

D’autant plus qu’à ce moment-là, mon téléphone s’est mis à vibrer : c’était Jean-Claude, mon ancien prof de technologie, qui me proposait de monter une SARL d’import-export de bonnets péruviens pour chats à usage unique. Je n’ai pas osé refuser.
:chat_lunettes:

D’ailleurs, ça tombe bien, parce que la chatte de la boulangère (celle du mardi, pas celle du jeudi) a récemment déclaré une grève illimitée des ronronnements en solidarité avec les blattes du palier B, qui manifestent contre la hausse du prix du radis noir.
:risi_celestin:


Ce que j’essaie de vous dire, c’est qu’au final, tout est connecté. La décision de transitionner, ce n’est jamais isolé : c’est un effet papillon.
Aujourd’hui, je regarde mon pénis pour la dernière fois (ou presque), je pense à Abigail sur sa table d’opération, et je me dis : la vie est un vaste champ de pommes de terre sur lequel gambadent les idées les plus folles, tandis que les grenouilles du doute entament une macarena vespérale au son des ukulélés en rut.
:risi_calme:


Merci à tous ceux qui m’ont accompagné dans ce cheminement, en particulier le forum, mais aussi Ludivine (si tu me lis, n’oublie pas d’arroser les ficus du salon), Pierrick-le-chauffagiste (courage pour ta formation de dresseur Pokémon, je crois en toi), et bien sûr Jean-Michel, qui reste, quoiqu’il arrive, l’homme aux huit mentons.
:risi_sad:

Je vous tiendrai au courant de la suite, à moins que je ne me réveille demain sous la forme d’une théière turquoise.
:risitas_ahi:
Baisse le prix des loyers et ferme là l'op
:crier:
:risitas_ahi:
il y a 9 mois
Proprio
Proprio
9 mois
Salut à tous,

Je me permets de prendre la plume aujourd’hui, en ce jour un peu particulier pour moi, parce que je viens d’apprendre qu’Abigail, une personne qui a eu le courage de partager son parcours ici, se fait opérer aujourd’hui d’une vaginoplastie. Ce message, je l’écris autant pour elle que pour moi, et peut-être pour d’autres qui se reconnaîtront dans mon récit.

J’ai longtemps hésité à écrire. La question de la transition, du rapport à mon propre corps, c’est quelque chose qui m’a toujours habité, mais de façon diffuse, confuse, entre espoir et angoisse. Il y a quelques semaines, en lisant le témoignage d’Abigail, j’ai ressenti pour la première fois une identification profonde. Pas juste de l’empathie, pas de la curiosité morbide : un vrai miroir, une possibilité de voir ma propre souffrance reconnue, formulée. J’ai passé la nuit à relire son topic, à décortiquer chaque phrase.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas seulement le courage, mais l’honnêteté brute. Elle n’a pas cherché à enjoliver, elle a parlé de ses doutes, des douleurs, des peurs, mais aussi de l’après, du soulagement. Et ce matin, c’est comme si tout s’était aligné dans ma tête. J’ai appelé le centre hospitalier. J’ai pris rendez-vous.
Aujourd’hui, je prends la même décision.
:risi_celestin:


Je ne vais pas vous mentir : j’ai peur. Mais je me dis que si Abigail a pu le faire, si d’autres ont sauté le pas, alors peut-être que moi aussi, je peux m’offrir cette chance de renaître. J’ai pensé à mes proches, à leurs réactions, au regard des autres… Mais finalement, il n’y a que moi qui vive dans ce corps, personne d’autre. Je ne veux plus attendre.
:risi_sad:

D’ailleurs, en parlant de proches, c’est là que le parcours se complexifie. Parce que tout ne se résume pas à la médecine ou à la psychologie. Il y a toute une logistique insoupçonnée.
:risi_calme:


Par exemple, ma cousine Sophie, qui élève seule des ratons laveurs depuis le départ de son mari pour la Mongolie intérieure, m’a envoyé un colis hier. A l’intérieur, il y avait une demi-baguette rassise, trois piles LR6 et une enveloppe contenant un ticket de caisse pour des aubergines farcies. Au début, je n’ai pas compris le message. Mais quand on regarde bien, la symbolique saute aux yeux. Le raton laveur, animal totem de la transformation, la baguette (le phallus, évidemment), les piles (l’énergie du changement), les aubergines (tout le monde connaît le dicton : « Aubergine un jour, coléoptère toujours »).
:chat_lunettes:


C’est alors qu’est intervenu Gilbert, mon voisin du dessous, qui s’est mis à tambouriner à ma porte pour me demander si je n’avais pas vu passer son boa constrictor albinos, prénommé Martine. J’étais en pleine introspection, je n’ai pas osé lui avouer que j’avais croisé Martine en train de lire « L’éthique de la psychanalyse » de Lacan derrière le sèche-linge. Bref, ambiance bizarre, mais on s’habitue.
:risitas_ahi:

D’autant plus qu’à ce moment-là, mon téléphone s’est mis à vibrer : c’était Jean-Claude, mon ancien prof de technologie, qui me proposait de monter une SARL d’import-export de bonnets péruviens pour chats à usage unique. Je n’ai pas osé refuser.
:chat_lunettes:

D’ailleurs, ça tombe bien, parce que la chatte de la boulangère (celle du mardi, pas celle du jeudi) a récemment déclaré une grève illimitée des ronronnements en solidarité avec les blattes du palier B, qui manifestent contre la hausse du prix du radis noir.
:risi_celestin:


Ce que j’essaie de vous dire, c’est qu’au final, tout est connecté. La décision de transitionner, ce n’est jamais isolé : c’est un effet papillon.
Aujourd’hui, je regarde mon pénis pour la dernière fois (ou presque), je pense à Abigail sur sa table d’opération, et je me dis : la vie est un vaste champ de pommes de terre sur lequel gambadent les idées les plus folles, tandis que les grenouilles du doute entament une macarena vespérale au son des ukulélés en rut.
:risi_calme:


Merci à tous ceux qui m’ont accompagné dans ce cheminement, en particulier le forum, mais aussi Ludivine (si tu me lis, n’oublie pas d’arroser les ficus du salon), Pierrick-le-chauffagiste (courage pour ta formation de dresseur Pokémon, je crois en toi), et bien sûr Jean-Michel, qui reste, quoiqu’il arrive, l’homme aux huit mentons.
:risi_sad:

Je vous tiendrai au courant de la suite, à moins que je ne me réveille demain sous la forme d’une théière turquoise.
:risitas_ahi:
Ça se voit que c'est du ChatGPT
:chat_lunettes:
J'ai été méprisé, humilié, traqué comme un chien. Et pourtant je continue d'écrire, parce que c'est ma façon de hurler.
il y a 9 mois
J'ai lu et à voix haute pour le discord Onche...
:jesus_mouais_bof:
‎‎ ‎
il y a 9 mois
:rougeyron_ptdr4:
il y a 9 mois
Joep
Joep
9 mois
Baisse le prix des loyers et ferme là l'op
:crier:
:risitas_ahi:
il y a 9 mois
:bras_honneur:
il y a 9 mois