Ce sujet a été résolu
On me l'a dit plusieurs fois
Du coup IRL j'ose pas faire de blague sur Palmade de peur qu'on me le redise
Du coup IRL j'ose pas faire de blague sur Palmade de peur qu'on me le redise
il y a un mois
il y a un mois
il y a un mois
Moi on me fuit à la première seconde
Je suis le seul 0 tout ici
Surhomme
il y a un mois
J'aimerai servir de chiotte humain a une horde de kikoojap mignon s'étant retenu de chier durant toute la japan expo
il y a un mois
un roman "complet" c'est un roman écueil pour moi, la littérature ne parvient à avoir vraiment de sens que si elle fait allégeance au mystère, que si elle est consciente de l'illusion connaturelle à l'homme, de l'aporie au fond de chaque existence, de l'infini auquel tout se réfère. le roman qui a la prétention de dissoudre par la suranalyse (à la Laclos) perd de vue ce dont il parle, le roman qui ignore la complication et réduit tout à un simulacre d'évidence (à la Flaubert) ne parle vraiment plus de rien, il faut une littérature consciente de sa condition, une littérature spirituelle (au vrai sens du terme), qui s'offre aux illusions, aux symboles sans en avoir peur, mais sans en faire le tombeau de la raison, dont le coeur soit spontané sans être frénétique, qui soit morale et qui suive toujours et qui manifeste la grâce particulière qui l'inspire. il ne faut pas avoir la prétention d'épuiser les rapports qui sont entre chaque chose, mais reconnaître que tout est lié à tout, il faut une harmonie en somme, et une harmonie pleine de grâce, et c'est au fond tout ce que l'art a à offrir
il y a un mois
un roman "complet" c'est un roman écueil pour moi, la littérature ne parvient à avoir vraiment de sens que si elle fait allégeance au mystère, que si elle est consciente de l'illusion connaturelle à l'homme, de l'aporie au fond de chaque existence, de l'infini auquel tout se réfère. le roman qui a la prétention de dissoudre par la suranalyse (à la Laclos) perd de vue ce dont il parle, le roman qui ignore la complication et réduit tout à un simulacre d'évidence (à la Flaubert) ne parle vraiment plus de rien, il faut une littérature consciente de sa condition, une littérature spirituelle (au vrai sens du terme), qui s'offre aux illusions, aux symboles sans en avoir peur, mais sans en faire le tombeau de la raison, dont le coeur soit spontané sans être frénétique, qui soit morale et qui suive toujours et qui manifeste la grâce particulière qui l'inspire. il ne faut pas avoir la prétention d'épuiser les rapports qui sont entre chaque chose, mais reconnaître que tout est lié à tout, il faut une harmonie en somme, et une harmonie pleine de grâce, et c'est au fond tout ce que l'art a à offrir
il y a un mois
je réfléchis à écrire une sorte de récit narratif qui soit à la fois une hagiographie, une description et une méditation, je n'ai pas connaissance que ça ait été vraiment fait même si je n'ai pas regardé en détail et je crois que c'est susceptible d'avoir une valeur littéraire et artistique nouvelle si c'est bien fait, ça correspondrait aux traits que tu imagines pour le roman sacré (mais ça ne serait pas vraiment du roman)
il y a un mois
la légende dorée c'est vraiment de la pure hagiographie, du peu que j'ai lu, c'est très laconique, ça prend quelques pages par saint, la contextualisation est réduite au minimum, et ça se cantonne aux faits sans approfondir la signification spirituelle des faits ou à expliciter le caractère propre de chaque vie de saint. j'aimerais faire quelque chose qui mélange à l'hagiographie de la description, qui recontextualise vraiment une vie dans un ordre, une époque, un paysage, mais qui ne soit pas non plus un pur travail d'histoire religieuse, mais qui prenne le temps de méditer sur la mystique particulière, sur le sentiment spirituel, sur les miracles et les dévotions propres du saint que je suivrais, un peu de la manière qu'on trouve dans le roman hugolien, par exemple dans le long passage où il médite sur l'amour entre gwynplaine et dea dans l'homme qui rit, et où il parvient à s'élever à des considérations très profondes à partir de la fiction narrative qu'il a construite. je me dis que si dans le cas d'une fiction narrative astucieuse ça marche, combien mieux encore ça doit marcher dans la méditation d'un modèle réel de vertu et de dévotion.
après oui c'est certain que l'équilibre entre tout cela doit être délicat il qu'il faut un goût impeccable pour trouver le ton et le rythme qui conviennent, mais dans mon imagination je vois que ça peut donner quelque chose de très bien.
moi aussi j'ai du mal avec les romanciers que tu évoques, et même presque avec le récit de fiction en général, je voudrais bien que tous les récits soient fondés sur la réalité et que l'imagination se cantonne au style le plus possible. je pense que l'imagination ne sied qu'au théâtre, au conte et à la mythologie, ailleurs même si elle peut être très astucieusement intégrée il y a toujours un fond dérangeant, elle ressemble à de la tromperie
après oui c'est certain que l'équilibre entre tout cela doit être délicat il qu'il faut un goût impeccable pour trouver le ton et le rythme qui conviennent, mais dans mon imagination je vois que ça peut donner quelque chose de très bien.
moi aussi j'ai du mal avec les romanciers que tu évoques, et même presque avec le récit de fiction en général, je voudrais bien que tous les récits soient fondés sur la réalité et que l'imagination se cantonne au style le plus possible. je pense que l'imagination ne sied qu'au théâtre, au conte et à la mythologie, ailleurs même si elle peut être très astucieusement intégrée il y a toujours un fond dérangeant, elle ressemble à de la tromperie
il y a un mois
je vais essayer le paysan de paris, j'aime beaucoup la poésie d'aragon mais je n'ai jamais lu son oeuvre narrative
le seul auquel j'arrive à penser qui se rapproche peu ou prou de ce que j'imagine c'est bernanos (sous le soleil de satan) mais c'est encore trop psychologique, trop torturé, enfin pas vraiment la tonalité que je veux
le seul auquel j'arrive à penser qui se rapproche peu ou prou de ce que j'imagine c'est bernanos (sous le soleil de satan) mais c'est encore trop psychologique, trop torturé, enfin pas vraiment la tonalité que je veux
il y a un mois
je vois à peu près ce que tu veux dire même si je déteste l'idée de poème en prose qui en pratique n'a jamais rien donné de beau. je suis globalement d'accord avec ça, un bon roman c'est ce que tu dis, mais un bon roman ce n'est jamais un très bon livre, parce que le roman lui-même est condamné à être ce qu'il est, c'est à dire de la psychologie, alors que la réflexion psychologique est très mauvaise pour ce que j'attends de la littérature. alors certes on ne peut jamais se passer tout à fait de psychologie, mais j'aimerais mieux qu'elle soit au second rang, parce que dans l'importance qu'il lui donne, le roman réduit systématiquement la pensée à de la psychologie et du sentiment, alors qu'elle est avant tout un rapport à la réalité et fondée dans l'esprit, le roman immanentise la pensée alors qu'il faut montrer qu'elle s'inscrit dans la réalité (théâtre) et qu'elle est vouée à la contemplation des essences divines (poésie). je comprends qu'on ait appelé le roman genre bourgeois, il est préoccupé de son ventre alors que les genres plus nobles sont tournés vers ce qui fait vraiment la grandeur et la dignité de la personne humaine
il y a un mois
je ne crois pas que la narration soit nécessairement une mise en fiction, ni que la réécriture soit une abstraction supplémentaire, pour moi la narration peut être fidèle à la réalité (si ce n'est pas le récit d'une fiction évidemment) et la réécriture n'est jamais qu'une nouvelle approche herméneutique des faits qu'on réécrit, j'ai tendance à dire même que la réécriture est moins abstraite que la première écriture, parce qu'elle est plus incarnée sans être moins fidèle à la réalité.
je ne comprends pas non plus pourquoi tu associes tant le roman/la fiction et l'idéal, pour moi je sens beaucoup mieux l'idéal dans la poésie ou la mythologie que dans le roman, en fait je trouve que le roman est un des genre littéraires les plus contraires à l'expression de l'idéal et à la sublimité esthétique
je ne comprends pas non plus pourquoi tu associes tant le roman/la fiction et l'idéal, pour moi je sens beaucoup mieux l'idéal dans la poésie ou la mythologie que dans le roman, en fait je trouve que le roman est un des genre littéraires les plus contraires à l'expression de l'idéal et à la sublimité esthétique
il y a un mois
le problème du roman c'est que s'il prétend être vraisemblable, il ressemble à un mensonge, et s'il est invraisemblable, il ressemble à un divertissement, il y a toujours une distance entre l'intention de l'auteur et ce que j'attends de la littérature
il y a un mois



