Ce sujet a été résolu
La droite… ou votre droite ?
Parce que si vous vous placez à droite, vous trouverez toujours quelqu’un "pas assez à droite" à vos yeux, et vous finirez par décaler la droite… vers la gauche.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être "de droite" ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez de droite, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme la vraie droite. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
La droite peut être libérale, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre droite est la droite, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment de droite, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter de la droite par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs de la "droite authentique" !
"Socialisme", "droits des [insérez ce que vous voulez]", "République", "patronat", "syndicat", etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
"Oui mais à gauche, ils font..."
On la retrouve tellement souvent chez certains "gens de droite" qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la gauche.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette "de droite", pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe la droite en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la gauche qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre "déviance idéologique" chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si la droite veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’elle arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, elle risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot "droite" lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que la droite ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’elle gagnera le jour où elle cessera de se penser comme la droite.
Parce que si vous vous placez à droite, vous trouverez toujours quelqu’un "pas assez à droite" à vos yeux, et vous finirez par décaler la droite… vers la gauche.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être "de droite" ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez de droite, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme la vraie droite. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
La droite peut être libérale, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre droite est la droite, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment de droite, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter de la droite par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs de la "droite authentique" !
"Socialisme", "droits des [insérez ce que vous voulez]", "République", "patronat", "syndicat", etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
"Oui mais à gauche, ils font..."
On la retrouve tellement souvent chez certains "gens de droite" qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la gauche.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette "de droite", pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe la droite en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la gauche qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre "déviance idéologique" chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si la droite veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’elle arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, elle risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot "droite" lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que la droite ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’elle gagnera le jour où elle cessera de se penser comme la droite.

il y a un an
La gauche… ou votre gauche ?
Parce que si vous vous placez à gauche, vous trouverez toujours quelqu’un "pas assez à gauche" à vos yeux, et vous finirez par décaler la gauche… vers la droite.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être "de gauche" ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez de gauche, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme la vraie gauche. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
La gauche peut être libérale, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre gauche est la gauche, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment de gauche, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter de la gauche par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs de la "gauche authentique" !
"Socialisme", "droits des [insérez ce que vous voulez]", "République", "patronat", "syndicat", etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
"Oui mais à droite, ils font..."
On la retrouve tellement souvent chez certains "gens de gauche" qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la droite.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette "de gauche", pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe la gauche en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la droite qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre "déviance idéologique" chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si la gauche veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’elle arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, elle risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot "gauche" lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que la gauche ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’elle gagnera le jour où elle cessera de se penser comme la gauche.
Parce que si vous vous placez à gauche, vous trouverez toujours quelqu’un "pas assez à gauche" à vos yeux, et vous finirez par décaler la gauche… vers la droite.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être "de gauche" ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez de gauche, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme la vraie gauche. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
La gauche peut être libérale, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre gauche est la gauche, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment de gauche, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter de la gauche par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs de la "gauche authentique" !
"Socialisme", "droits des [insérez ce que vous voulez]", "République", "patronat", "syndicat", etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
"Oui mais à droite, ils font..."
On la retrouve tellement souvent chez certains "gens de gauche" qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la droite.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette "de gauche", pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe la gauche en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la droite qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre "déviance idéologique" chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si la gauche veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’elle arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, elle risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot "gauche" lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que la gauche ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’elle gagnera le jour où elle cessera de se penser comme la gauche.
il y a un an
Le centre… ou votre centre ?
Parce que si vous vous placez au centre, vous trouverez toujours quelqu’un “pas assez au centre” à vos yeux, et vous finirez par décaler le centre… vers la droite.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être “du centre” ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez du centre, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme le vrai centre. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
Le centre peut être libéral, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre centre est le centre, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment du centre, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter du centre par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs du “centre authentique” !
“Socialisme”, “droits des [insérez ce que vous voulez]”, “République”, “patronat”, “syndicat”, etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
“Oui mais à droite, ils font…”
On la retrouve tellement souvent chez certains “gens du centre” qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la droite.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette “du centre”, pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe le centre en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la droite qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre “déviance idéologique” chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si le centre veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’il arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, il risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot “centre” lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que le centre ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’il gagnera le jour où il cessera de se penser comme le centre.
Parce que si vous vous placez au centre, vous trouverez toujours quelqu’un “pas assez au centre” à vos yeux, et vous finirez par décaler le centre… vers la droite.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être “du centre” ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez du centre, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme le vrai centre. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
Le centre peut être libéral, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre centre est le centre, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment du centre, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter du centre par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs du “centre authentique” !
“Socialisme”, “droits des [insérez ce que vous voulez]”, “République”, “patronat”, “syndicat”, etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
“Oui mais à droite, ils font…”
On la retrouve tellement souvent chez certains “gens du centre” qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la droite.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette “du centre”, pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe le centre en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la droite qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre “déviance idéologique” chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si le centre veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’il arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, il risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot “centre” lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que le centre ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’il gagnera le jour où il cessera de se penser comme le centre.
¡Esta serpiente marina MATÓ a un Celestino! https://streamable.com/fmjgjb
il y a un an
JeanHamid
1 an
Gpalu.
les 3 pavés tu dois lire
¡Esta serpiente marina MATÓ a un Celestino! https://streamable.com/fmjgjb
il y a un an
cest bien pour ça que j'emmerde les clivages
je suis du camp du bon sens point barre, si le bon sens est incarné à un moment donné par les idées de droites alors je voterais à droite, idem avec la gauche ou autre
je suis du camp du bon sens point barre, si le bon sens est incarné à un moment donné par les idées de droites alors je voterais à droite, idem avec la gauche ou autre
le méchant forum haineux de males privilégiés
https://www.youtube.com/watch?v=CzIAIf1povU
il y a un an
trapvador
1 an
Le centre… ou votre centre ?
Parce que si vous vous placez au centre, vous trouverez toujours quelqu’un “pas assez au centre” à vos yeux, et vous finirez par décaler le centre… vers la droite.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être “du centre” ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez du centre, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme le vrai centre. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
Le centre peut être libéral, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre centre est le centre, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment du centre, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter du centre par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs du “centre authentique” !
“Socialisme”, “droits des [insérez ce que vous voulez]”, “République”, “patronat”, “syndicat”, etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
“Oui mais à droite, ils font…”
On la retrouve tellement souvent chez certains “gens du centre” qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la droite.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette “du centre”, pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe le centre en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la droite qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre “déviance idéologique” chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si le centre veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’il arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, il risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot “centre” lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que le centre ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’il gagnera le jour où il cessera de se penser comme le centre.
Parce que si vous vous placez au centre, vous trouverez toujours quelqu’un “pas assez au centre” à vos yeux, et vous finirez par décaler le centre… vers la droite.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être “du centre” ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez du centre, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme le vrai centre. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
Le centre peut être libéral, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre centre est le centre, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment du centre, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter du centre par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs du “centre authentique” !
“Socialisme”, “droits des [insérez ce que vous voulez]”, “République”, “patronat”, “syndicat”, etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
“Oui mais à droite, ils font…”
On la retrouve tellement souvent chez certains “gens du centre” qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la droite.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette “du centre”, pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe le centre en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la droite qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre “déviance idéologique” chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si le centre veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’il arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, il risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot “centre” lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que le centre ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’il gagnera le jour où il cessera de se penser comme le centre.
Dire que je viens de me faire chier à pondre un truc pour éclairer les esprits


il y a un an
Je te rassure à gauche c'est pareil
Et c'est signé "Z" comme "Harry se lève" !
il y a un an
Dire que je viens de me faire chier à pondre un truc pour éclairer les esprits
Moi perso je me définis de gauche souverainiste
En aucunement de la gauche caviar type PS ou gauche woke pro migrants type LFI
Faut remplacer tous les politiciens qu'on se tape depuis les années 60-70, faut du sang neuf et des nouveaux partis avec des idées cohérentes
En aucunement de la gauche caviar type PS ou gauche woke pro migrants type LFI
Faut remplacer tous les politiciens qu'on se tape depuis les années 60-70, faut du sang neuf et des nouveaux partis avec des idées cohérentes
¡Esta serpiente marina MATÓ a un Celestino! https://streamable.com/fmjgjb
il y a un an
Cody_Rhodes
1 an
Je te rassure à gauche c'est pareil
Mais j'ai fait un paragraphe pour l'expliquer putain ! Je l'ai écrit et vous tombez dedans ! C'est pour ça que les droitardés ne gagneront JAMAIS !!!!!

il y a un an
Mais j'ai fait un paragraphe pour l'expliquer putain ! Je l'ai écrit et vous tombez dedans ! C'est pour ça que les droitardés ne gagneront JAMAIS !!!!!
Je suis pas de droite
Et c'est signé "Z" comme "Harry se lève" !
il y a un an
Je pense n'avoir jamais cliqué sur un seul topic intéressant de la part de l'OP. C'est stupéfiant.
il y a un an
Bordel de merde
Perso je dis qu'Héraclite a raison; c'est le mouvement le plus important
Perso je dis qu'Héraclite a raison; c'est le mouvement le plus important
il y a un an
JackDonaghy
1 an
La gauche… ou votre gauche ?
Parce que si vous vous placez à gauche, vous trouverez toujours quelqu’un "pas assez à gauche" à vos yeux, et vous finirez par décaler la gauche… vers la droite.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être "de gauche" ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez de gauche, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme la vraie gauche. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
La gauche peut être libérale, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre gauche est la gauche, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment de gauche, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter de la gauche par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs de la "gauche authentique" !
"Socialisme", "droits des [insérez ce que vous voulez]", "République", "patronat", "syndicat", etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
"Oui mais à droite, ils font..."
On la retrouve tellement souvent chez certains "gens de gauche" qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la droite.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette "de gauche", pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe la gauche en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la droite qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre "déviance idéologique" chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si la gauche veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’elle arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, elle risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot "gauche" lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que la gauche ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’elle gagnera le jour où elle cessera de se penser comme la gauche.
Parce que si vous vous placez à gauche, vous trouverez toujours quelqu’un "pas assez à gauche" à vos yeux, et vous finirez par décaler la gauche… vers la droite.
Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire, être "de gauche" ?
Chacun a sa propre définition — et bien sûr, il est persuadé que c’est la seule qui vaille. Quand vous vous sentez de gauche, certains viennent vous expliquer que non, vos idées ne le sont pas vraiment. Et vous voilà excommunié de la paroisse mentale qu’ils considèrent comme la vraie gauche. Une méthode qui, au fond, rappelle étrangement celle d’un autre bord politique…
La gauche peut être libérale, monarchiste, nationaliste, racialiste, gaulliste, etc. Mais selon où vous vous situez sur l’échiquier, vous déciderez que votre gauche est la gauche, et que les autres ne sont pas légitimes. Et comme on adore les étiquettes, on s’offre joyeusement des procès d’intention : qui est vraiment de gauche, et qui ne l’est pas ?
Malheur à celui qui prononce certains mots, car il pourrait bien se faire éjecter de la gauche par les inquisiteurs autoproclamés du forum, ces grands penseurs de la "gauche authentique" !
"Socialisme", "droits des [insérez ce que vous voulez]", "République", "patronat", "syndicat", etc.
Des dizaines de mots qu’il faut manier avec une extrême prudence, en choisissant les adjectifs qu’il faut, dans le bon contexte… Sinon gare à l’excommunication.
Et puis il y a cette phrase magique :
"Oui mais à droite, ils font..."
On la retrouve tellement souvent chez certains "gens de gauche" qu’on se demande s’ils ont encore la moindre capacité d’autocritique. Plutôt que de réfléchir à leurs propres contradictions, ils justifient tout par la comparaison avec leurs adversaires. Un comble, pour des gens qui passent leur temps à critiquer la droite.
Mais pendant qu’on débat âprement de qui peut vraiment porter l’étiquette "de gauche", pendant qu’on lance des anathèmes et qu’on découpe la gauche en tranches plus ou moins pures, une chose essentielle est oubliée : les idées.
Les vraies. Celles qui devraient être défendues, expliquées, incarnées.
Pas celles qui servent juste à se définir par opposition ou à se rassurer entre soi.
À force de se perdre dans une guerre des mots, des appartenances, des postures, ce n’est plus la droite qu’il faut craindre — mais l’immobilisme. Car rien ne progresse quand tout devient prétexte à exclure, à pointer du doigt, à débattre du lexique plutôt que du fond.
Et pendant que certains s’épuisent à traquer la moindre "déviance idéologique" chez leurs semblables, d’autres, plus organisés, plus militants, plus clairs sur leurs objectifs (quels qu’ils soient), avancent. Sans se saborder eux-mêmes.
Si la gauche veut exister autrement que dans les tweets, les forums et les bulles de pureté, il faudra bien, un jour, qu’elle arrête de se tirer dans le pied à chaque phrase de travers. Car à force de préférer la police des mots au combat des idées, elle risque simplement de perdre les deux.
Peut-être est-il temps, aussi, de reconnaître que le mot "gauche" lui-même est en train de devenir un fardeau.
Un mot usé, vidé de son sens à force d’avoir servi à tout et son contraire. Un mot qui divise plus qu’il ne rassemble, qui enferme plus qu’il n’éclaire.
Ce n’est plus une direction politique, c’est un champ de bataille sémantique. Et tant qu’on s’y accrochera comme à une identité sacrée, on passera à côté de l’essentiel : le réel.
Il faudrait peut-être cesser de penser en camp, en couleur, en posture, et commencer à penser en termes de résultats, de solutions, de vision concrète.
Pas parce qu’il faut être tiède ou centriste, mais parce qu’à un moment, le pragmatisme bat les dogmes — sur le terrain, dans la société, dans la vie des gens.
Alors peut-être que la gauche ne gagnera jamais.
Ou peut-être qu’elle gagnera le jour où elle cessera de se penser comme la gauche.
AYAAAAAA
Nous sommes un.
il y a un an
je trouve qu au vu des 3 plaidoyers
la droite est clairement, la plus convainquant
la droite est clairement, la plus convainquant
Monkey see Monkey do
il y a un an
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