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Le vice-amiral Ônishi Takijirô créé le premier corps de « forces spéciales d’attaque » tokubetsu kôgeki tai, souvent abrégé tokkôtai) connus aussi comme kamikazes durant la bataille des Philippines afin de ralentir la victoire alliée dans le Pacifique. De jeunes pilotes ou recrues, souvent présentés comme « volontaires » acceptent ou sont forcés de piloter des avions destinés à s’écraser sur les bâtiments de la marine américaine, avec la promesse d’être ensuite considérés comme des martyrs (et des symboles de pureté) morts pour la patrie. Leur taux de réussite en mission est estimé aujourd’hui entre 1 et 3 %, pour un nombre de morts établi aux alentours de 5 000. En novembre de la même année, l’Unité marine du chrysanthème (kiku sui tai), en référence à la fleur symbole de la Maison impériale, est la première unité de sous-marins suicides (kaiten) établie selon un principe similaire : 106 morts jusqu’à la fin de la guerre du côté japonais. Le 18 janvier 1945, les attaques de type kamikaze deviennent une « politique nationale ». La population japonaise dans son ensemble doit se comporter comme ces « martyrs » et se sacrifier pour le pays : « destruction de cent millions de Japonais comme autant d’éclats de diamant » ichioku gyokusai) devient le nouveau slogan des autorités. Afin de faciliter le processus d’identification dans la population, les unités kamikazes sont régulièrement présentées en image dans la presse japonaise entre 1944 et 1945.
il y a un an
Pendant le siège de Manille par les Alliés (de février à mars 1945), 20 000 soldats japonais tuent, violent et torturent plus de 1 000 civils retenus en otages avant de se lancer dans une contre-attaque suicide. En deux mois, les civils tués par les troupes impériales dans des combats de rue sont estimés à 100 000 aux Philippines.
il y a un an
L’ambassadeur japonais en Indochine demande la reddition immédiate des forces françaises sur le territoire. Celle-ci tardant à venir, des civils comme des officiers sont torturés, exécutés et/ou décapités. Quelques jours plus tard, les autorités impériales annoncent un accroissement de la mobilisation des ressources. Des réquisitions de nourriture ont lieu à travers le pays dès 1944 dans le but de nourrir les troupes japonaises et, en 1945, de larges stocks de riz sont confisqués. De plus, à partir de 1943, les bombardements américains sur les chemins de fer locaux ralentissent fortement la livraison de nourriture à travers le territoire. Dès lors, des épidémies de choléra et de typhus se développent comme conséquence de la famine. Le total de victimes est très imprécis mais estimé entre 400 000 et deux millions de personnes dans la population indochinoise. Les victimes françaises tombées aux mains de l’armée japonaise ne sont pas dénombrées dans les ouvrages disponibles.
il y a un an
Les troupes alliées débarquent sur l’île de Tokashiki-jima, marquant le début de l’invasion d’Okinawa. Les civils japonais reçoivent de l’état-major l’ordre de se donner la mort afin d’éviter les tortures que pourraient leur infliger les troupes américaines. Dans ce but, des grenades sont distribuées à la population et lorsqu’elles manquent d’exploser, des faucilles, des rasoirs et des pierres sont utilisés. Deux jours plus tard, le nombre de morts s’élève à 329 personnes. Le mois d’après, 1 200 enfants (entre 11 et 14 ans) sont incorporés dans des « bataillons de défense » de l’armée japonaise, tués par l’ennemi ou par voie de suicide, selon les ordres transmis par la propagande impériale. Les habitants d’Okinawa qui communiquent en dialecte local et non en japonais standard sont également exécutés car considérés comme des espions. À la fin du conflit, on estime qu’un tiers de la population locale est décédée (entre 150 000 et 160 000 personnes).
il y a un an
il y a un an
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