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Connectez-vous pour masquer les pubsEn vrai à une certaine époque c'était quelque chose cet empire
Civilisation sympa sur Age of Empires 3
Mon guide sur l'or : https://onche.org/topic/3[...]oire-utilite-economie-art
il y a 2 ans
Empire intéressant à étudier pour un amateur d'histoire comme moi.
https://shs-cairn-info.proxy.bibliotheques.uqam.ca[...]72941436-page-285?lang=fr Chapitre : Les exigences de la modernité.
https://shs-cairn-info.proxy.bibliotheques.uqam.ca[...]72941436-page-215?lang=fr Chapitre : La défense des domaines.
il y a 2 ans
Et avec des musiques cool : 
La suprématie impériale ( suite )
La ligne de séparation se franchit, mais elle se condolide car d'une part les fils de paysans chrétiens enôlés dans le système du devsirme ( dont les plus anciennes références datent du règne de Bayezid Ier ) ou les musulamns devenus cadis, muftis ou professeurs quittent pour de bon la masse des reaya; d'autre part si les fils de timariotes chrétiens restent timariotes, ils se convertissent souvent à l'islam. Dans les provinces constituées au XVIème siècle, le timar ne s'imposer pas autant que dans les territoires précédemment conquis. Il remplace les précédents fiefs de service en Anatolie centrale et dans le Bilâd al Shâm : à l'époque mamelouke, les terres céréalières, propriété du souverian étaient attribuées à des indivuds sous forme d'iqta ( octroi d'un ensemble de revenus publics en échange d'un service ). Mais en Anatolie orientale en Irak, au Yémen et au Maghreb, les coutumes tribales et le fikh restent la norme, surtout quand la terre ne revient pas à la Couronne. Prenons le cas de l'Egypte. A l'instar des provinces du Maghreb, de Tripolitaine, d'Abyssie, du Yémen, due Bagdad, Basra et Lahse, elle est fiscalement autonome ( saliyaneli ). Le tribut versé annuellement n'est pas un surplus issu d'un calcul de recetteset de dépenses mais une somme fixée et modulée régulièrement par Istanbul. La ponction imposée au Caire est considérable mais représente moins du dixième des revenus disponibles : le gouverneur général perçoit les revenus les plus élevés de l'Empire après le grand vizir.
Prenons le cas de son collège en poste au Hedjaz. La protection des Lieux Saints lui vaut de ne verser aucun tribut au sultan, d'échapper au régime de l'imposition personnelle et de ne s'acquitter que des droits de douane, en sorte que plus tard au XIXème siècle la province coûte plus cher au Trésor qu'elle ne lui rapporte. La Crimée est dans une situation inverse : la Porte tire des bénéfices considérables des droits de douane, des taxes sur les salines, des pêcheries et de la vente d'esclaves - entre 1475 et la fin du XVIIème siècle, plus d'un million d'esclaves auraient été pris en Ukraine et en Pologne pour être vendus sur les marchés de Crimée. La monétarisation des échanges progresse en ville mais aussi dans les campagnes. Les villageois doivent payer certains de leurs droits en numéraire : la capitation pour les non musulmans, la taxe de labour ( resm i cift ) pour les musulmans en place de laquelle les non musulmans de Roumélie s'acquittent d'une taxe sur le travail déjà évouée, l'ispence. Au XVème siècle, la solde est versée en espèce aux nouveaux corps d'élite. A la fin des années 1470, la Porte introduit un système monétaire unifié fondé sur l'unité de compte sultani ( pièce d'or, symbole de la souveraineté ottomane ) indexée sur le ducat vénitien pour facilier notamment les échanges zn Méditerrannée tandis que l'azspre d'argent ( akçe ) et les pièces de cuivre sont utilisés dans les transactions quotidiennes. Mais elle ne parvient pas à imposer ce système sur l'ensemble des territoires conquis. A telle enseigne que plusieurs types de monnaie sont en circulation de la Crimée aux Balkans, de la Bosnie à la Syrie, de la Tunisie au Yémen. En Egypte par exemple, la petite pièce d'argent ( meidin, nisf ou nisf fidda ) en vigueur depuis le XVème siècle, devenue pare ou para ( pièce ) sous les Ottomans, demeure l'unité standard en argent jusqu'à la fin du XVIIIème siècle.
En outre les monnaies étrangères sont très présentes : alimentés par les arrivages considérables en or et argent du Nouveau Monde, ducats et thalers sont les moyens de paiements utilisés du Nicaragua au Bengale. A Patmos par exemple les sujets du sultan effectuent leurs achats avec une variété d'espèces dont l'addition correspond à peu près à la somme due. APrès le transfert définitif des services de l'Etat au palais de Toptaki, le divan impérial devient une institution organisée autour d'un mode de fonctionnement et d'un protocale affinés au fil du temps. Comme dans les autres monarchies musulmanes de l'époque, son domaine de compétences inclut les affaires politqiues intérieures, les questions financières, la politique fiscale, les choix stratégiques et militaires et les nominations aux postes. Il administre les territoires et constitue la cour suprême de l'Empire. Il ne développe aucune pensée économique d'ensemble, cultive une vision fixiste du cours des choses et s'attache au respect prudent des coutumes locales et communautaires. Il veille à conciler intérêts divergents entre 3 corps structurant l'appareil d'Etat : les officiers militaires ( seyfiye ); la pyramide des oulémas ( ilmiye ); la bureaucratie ( kalemiye ), comprenant notamment les services contrôleur général des finances ( basdefterdar ) et du garde des sceaux ( nisanci ). Jusqu'au milieu du XVème siècle on n'observe aucune régularité particulière dans le rythme des réunions du divan, ni aucune stabilité dans sa composition. Autour des personnels assistant aux délibérations, gravite un nombre croissant d'auxilaires et secrétaires de différents grades préparant les actes et les procès verbaux des séance. Cependant à la fin du règne de Mehmed II, le kanunname i al i Osman met pour la première fois par écrit la hiérarche de la cour.
Les secrétaires relèvent désormais de 4 secteurs distincts : le Trésor; les bureaux des contrôleurs ( defterdar ) chargés des ordres financiers; ceux du garde des sceaux qui traitent de politique générale; les recensements provinciaux. Les vizirs, defterdar, kazasker, mais aussi les gouverneurs de province, sont habilités à tenir conseil. Dans les parties extérieures du Palais le vezie i azam ( le plus grand des vizirs ) ou sadrazam ( à partir du milieu du XVIème siècle ) dirige le gouvernement de l'Empire. Initialement issu du corps des oulémas et doté d'un pouvoir considérable sous le règne d'Orhan, il partage le titre de vizir avec d'autres dignitaires ( les vizirs de la coupole se réunissent dans une pièce qui jouxte la tour de justice du Palais ). Au cours du XVème siècle, la fonction s'ouvre au kapi kulari, " esclaves de la Porte ", préalablement formés dans les écoles du Palais : les chroniquers ignorent jusqu'aux origines de plusieurs d'entre ux, tels Dervis Mehmed ( 1482 ) dont on supposait qu'il était circassin, ou Anî Mahmud ( 1474 ) dont on se demandait s'il était seulement serbe ou aussi grec. Plus la fonction s'ouvre à des homines novi, plus elle se ferme aux noblesses chrétiennes des pays conquis sont l'intégration politique est moins indispensable à un pouvoir désormais bien implanté dans les Balkans et en Anatolie. Le sultan confie au grand vizie la présidence du conseil, s'offrant la possibilité d'assister aux séances incognito, à l'abri d'une fenêtre grillagée, cette présence invisible a fasciné quantité d'observateurs occidentaux et forgé le caractère secret d'un pouvoir retiré dans les parties intérieures du Palais.
Le grand vizir voir ses prérogatives élargies à des fonction de commandement militaire; Hissé au rang de " délégué plénipotentiaire ( vekil i mutlak ) du sultan en vertu du règlement ( kanunname ) de Mehmed II, il est dépositaire du sceau du souverian. Il rend justice au nom de ce dernier, préside les séance du divan et détient la haute main sur l'administration et l'armée. Aussi le sultan préfère t il nommer à ce poste des gens de confiance dont il attend la plus grande loyauté et qu'il châtie s'il s'estime trahi - Ibrahim Pacha, ami de jeunesse de Soliman, est ainsi exécute en 1536. Dans l'ensemble les grands vizirs sont des pachas chevronnés, d'anciens gouverneurs généraux, des seconds vizirs sinon des gendres impériaux ( damad, mariés à des filles ou soeurs du sultan ), tous rattachés à des clientèles fidélisées par le jeu des promotions. Le souverian s'efforce de leur laisser le temps de remplir leurs tâches et de contribuer ainsi à l'équilibre des institutions : entre 1453 et 1579, les grands vizirs restent en fonction un peu moins de 4 ans en moyenne.
Dans la deuxième moitié du XIVème siècle des unités provinciales sont constituées en Roumélie sous Murad Ier puis en Anatolie sous Bayezid Ier. Dans ces parties de l'Empire, l'organisation administrative se confond avec celle de l'armée timariale, tandis que le nombre de provinces augmente ( 8 en 1520, 11 en 1544, 32 en 1610 ). 2 types de circonscriptions sont à différencier : les beylerbeylik ( eyalet, vilayet ) sont dirigés par des gouverneurs généraux ( beyerbeyli, vali ) assistés d'agents financiers dépendants du contrôleur général ( basdefterdar ). Les sancak ( sous gouvernorats ) sont les subdivisions des beylerbeylik dirigées par des sancakbeyi ( " chef d'enseigne " ). Ces chefs de poste et leurs hommes sont rémunérés par des revenus tirés des domaines royaux ( hass ) en échange desquels ils doivent s'équiper et équiper des troupes mobilisables lors ds campagnes. Ils assurent le maintien de l'ordre, arrêtent criminels et délinquants, diligentent enquêtes et président au recensement systématique des sujets contribuables : les recenseurs vont de village en village et regroupent les relevés par circonscription ( kaza ); les données sont mises au propre dans des registres remplis au niveau des sancak et précérés de kanunname fixant les règles d'application en fonction des particularités locales. Le recensement s'achète par une liste de taxes dont la dîme prélevée à hauteur de 10% au moins de la révolte. Les cadis forment les cadres de la magistrature territoriale. Ils assurent le lien entre l'autorité publique et les administrés. Les titulaires des postes les plus prestigieux portent le titre de molla : au sommet de la hiérarchie, les 3 capitales ( Istanbul, Edirne et Bursa ), les 2 villes saintes ( La Mecque et Médine ), puis 3 villes historiques dont 2 anciens sièges califaux ( Damas, Bagdad et Alep ).

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Vidéo YouTubeLa suprématie impériale ( suite )
La ligne de séparation se franchit, mais elle se condolide car d'une part les fils de paysans chrétiens enôlés dans le système du devsirme ( dont les plus anciennes références datent du règne de Bayezid Ier ) ou les musulamns devenus cadis, muftis ou professeurs quittent pour de bon la masse des reaya; d'autre part si les fils de timariotes chrétiens restent timariotes, ils se convertissent souvent à l'islam. Dans les provinces constituées au XVIème siècle, le timar ne s'imposer pas autant que dans les territoires précédemment conquis. Il remplace les précédents fiefs de service en Anatolie centrale et dans le Bilâd al Shâm : à l'époque mamelouke, les terres céréalières, propriété du souverian étaient attribuées à des indivuds sous forme d'iqta ( octroi d'un ensemble de revenus publics en échange d'un service ). Mais en Anatolie orientale en Irak, au Yémen et au Maghreb, les coutumes tribales et le fikh restent la norme, surtout quand la terre ne revient pas à la Couronne. Prenons le cas de l'Egypte. A l'instar des provinces du Maghreb, de Tripolitaine, d'Abyssie, du Yémen, due Bagdad, Basra et Lahse, elle est fiscalement autonome ( saliyaneli ). Le tribut versé annuellement n'est pas un surplus issu d'un calcul de recetteset de dépenses mais une somme fixée et modulée régulièrement par Istanbul. La ponction imposée au Caire est considérable mais représente moins du dixième des revenus disponibles : le gouverneur général perçoit les revenus les plus élevés de l'Empire après le grand vizir.
Prenons le cas de son collège en poste au Hedjaz. La protection des Lieux Saints lui vaut de ne verser aucun tribut au sultan, d'échapper au régime de l'imposition personnelle et de ne s'acquitter que des droits de douane, en sorte que plus tard au XIXème siècle la province coûte plus cher au Trésor qu'elle ne lui rapporte. La Crimée est dans une situation inverse : la Porte tire des bénéfices considérables des droits de douane, des taxes sur les salines, des pêcheries et de la vente d'esclaves - entre 1475 et la fin du XVIIème siècle, plus d'un million d'esclaves auraient été pris en Ukraine et en Pologne pour être vendus sur les marchés de Crimée. La monétarisation des échanges progresse en ville mais aussi dans les campagnes. Les villageois doivent payer certains de leurs droits en numéraire : la capitation pour les non musulmans, la taxe de labour ( resm i cift ) pour les musulmans en place de laquelle les non musulmans de Roumélie s'acquittent d'une taxe sur le travail déjà évouée, l'ispence. Au XVème siècle, la solde est versée en espèce aux nouveaux corps d'élite. A la fin des années 1470, la Porte introduit un système monétaire unifié fondé sur l'unité de compte sultani ( pièce d'or, symbole de la souveraineté ottomane ) indexée sur le ducat vénitien pour facilier notamment les échanges zn Méditerrannée tandis que l'azspre d'argent ( akçe ) et les pièces de cuivre sont utilisés dans les transactions quotidiennes. Mais elle ne parvient pas à imposer ce système sur l'ensemble des territoires conquis. A telle enseigne que plusieurs types de monnaie sont en circulation de la Crimée aux Balkans, de la Bosnie à la Syrie, de la Tunisie au Yémen. En Egypte par exemple, la petite pièce d'argent ( meidin, nisf ou nisf fidda ) en vigueur depuis le XVème siècle, devenue pare ou para ( pièce ) sous les Ottomans, demeure l'unité standard en argent jusqu'à la fin du XVIIIème siècle.
En outre les monnaies étrangères sont très présentes : alimentés par les arrivages considérables en or et argent du Nouveau Monde, ducats et thalers sont les moyens de paiements utilisés du Nicaragua au Bengale. A Patmos par exemple les sujets du sultan effectuent leurs achats avec une variété d'espèces dont l'addition correspond à peu près à la somme due. APrès le transfert définitif des services de l'Etat au palais de Toptaki, le divan impérial devient une institution organisée autour d'un mode de fonctionnement et d'un protocale affinés au fil du temps. Comme dans les autres monarchies musulmanes de l'époque, son domaine de compétences inclut les affaires politqiues intérieures, les questions financières, la politique fiscale, les choix stratégiques et militaires et les nominations aux postes. Il administre les territoires et constitue la cour suprême de l'Empire. Il ne développe aucune pensée économique d'ensemble, cultive une vision fixiste du cours des choses et s'attache au respect prudent des coutumes locales et communautaires. Il veille à conciler intérêts divergents entre 3 corps structurant l'appareil d'Etat : les officiers militaires ( seyfiye ); la pyramide des oulémas ( ilmiye ); la bureaucratie ( kalemiye ), comprenant notamment les services contrôleur général des finances ( basdefterdar ) et du garde des sceaux ( nisanci ). Jusqu'au milieu du XVème siècle on n'observe aucune régularité particulière dans le rythme des réunions du divan, ni aucune stabilité dans sa composition. Autour des personnels assistant aux délibérations, gravite un nombre croissant d'auxilaires et secrétaires de différents grades préparant les actes et les procès verbaux des séance. Cependant à la fin du règne de Mehmed II, le kanunname i al i Osman met pour la première fois par écrit la hiérarche de la cour.
Les secrétaires relèvent désormais de 4 secteurs distincts : le Trésor; les bureaux des contrôleurs ( defterdar ) chargés des ordres financiers; ceux du garde des sceaux qui traitent de politique générale; les recensements provinciaux. Les vizirs, defterdar, kazasker, mais aussi les gouverneurs de province, sont habilités à tenir conseil. Dans les parties extérieures du Palais le vezie i azam ( le plus grand des vizirs ) ou sadrazam ( à partir du milieu du XVIème siècle ) dirige le gouvernement de l'Empire. Initialement issu du corps des oulémas et doté d'un pouvoir considérable sous le règne d'Orhan, il partage le titre de vizir avec d'autres dignitaires ( les vizirs de la coupole se réunissent dans une pièce qui jouxte la tour de justice du Palais ). Au cours du XVème siècle, la fonction s'ouvre au kapi kulari, " esclaves de la Porte ", préalablement formés dans les écoles du Palais : les chroniquers ignorent jusqu'aux origines de plusieurs d'entre ux, tels Dervis Mehmed ( 1482 ) dont on supposait qu'il était circassin, ou Anî Mahmud ( 1474 ) dont on se demandait s'il était seulement serbe ou aussi grec. Plus la fonction s'ouvre à des homines novi, plus elle se ferme aux noblesses chrétiennes des pays conquis sont l'intégration politique est moins indispensable à un pouvoir désormais bien implanté dans les Balkans et en Anatolie. Le sultan confie au grand vizie la présidence du conseil, s'offrant la possibilité d'assister aux séances incognito, à l'abri d'une fenêtre grillagée, cette présence invisible a fasciné quantité d'observateurs occidentaux et forgé le caractère secret d'un pouvoir retiré dans les parties intérieures du Palais.
Le grand vizir voir ses prérogatives élargies à des fonction de commandement militaire; Hissé au rang de " délégué plénipotentiaire ( vekil i mutlak ) du sultan en vertu du règlement ( kanunname ) de Mehmed II, il est dépositaire du sceau du souverian. Il rend justice au nom de ce dernier, préside les séance du divan et détient la haute main sur l'administration et l'armée. Aussi le sultan préfère t il nommer à ce poste des gens de confiance dont il attend la plus grande loyauté et qu'il châtie s'il s'estime trahi - Ibrahim Pacha, ami de jeunesse de Soliman, est ainsi exécute en 1536. Dans l'ensemble les grands vizirs sont des pachas chevronnés, d'anciens gouverneurs généraux, des seconds vizirs sinon des gendres impériaux ( damad, mariés à des filles ou soeurs du sultan ), tous rattachés à des clientèles fidélisées par le jeu des promotions. Le souverian s'efforce de leur laisser le temps de remplir leurs tâches et de contribuer ainsi à l'équilibre des institutions : entre 1453 et 1579, les grands vizirs restent en fonction un peu moins de 4 ans en moyenne.
Dans la deuxième moitié du XIVème siècle des unités provinciales sont constituées en Roumélie sous Murad Ier puis en Anatolie sous Bayezid Ier. Dans ces parties de l'Empire, l'organisation administrative se confond avec celle de l'armée timariale, tandis que le nombre de provinces augmente ( 8 en 1520, 11 en 1544, 32 en 1610 ). 2 types de circonscriptions sont à différencier : les beylerbeylik ( eyalet, vilayet ) sont dirigés par des gouverneurs généraux ( beyerbeyli, vali ) assistés d'agents financiers dépendants du contrôleur général ( basdefterdar ). Les sancak ( sous gouvernorats ) sont les subdivisions des beylerbeylik dirigées par des sancakbeyi ( " chef d'enseigne " ). Ces chefs de poste et leurs hommes sont rémunérés par des revenus tirés des domaines royaux ( hass ) en échange desquels ils doivent s'équiper et équiper des troupes mobilisables lors ds campagnes. Ils assurent le maintien de l'ordre, arrêtent criminels et délinquants, diligentent enquêtes et président au recensement systématique des sujets contribuables : les recenseurs vont de village en village et regroupent les relevés par circonscription ( kaza ); les données sont mises au propre dans des registres remplis au niveau des sancak et précérés de kanunname fixant les règles d'application en fonction des particularités locales. Le recensement s'achète par une liste de taxes dont la dîme prélevée à hauteur de 10% au moins de la révolte. Les cadis forment les cadres de la magistrature territoriale. Ils assurent le lien entre l'autorité publique et les administrés. Les titulaires des postes les plus prestigieux portent le titre de molla : au sommet de la hiérarchie, les 3 capitales ( Istanbul, Edirne et Bursa ), les 2 villes saintes ( La Mecque et Médine ), puis 3 villes historiques dont 2 anciens sièges califaux ( Damas, Bagdad et Alep ).
il y a 2 ans

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Vidéo YouTubeLes noms, rangs et salaires des cadis sont couchés dans les registres des kazasker dont ils dépendent. C'est une particularité ottomane par rapport aux cadis de l'époque médiévale : agents de l'Etat, ils sont souvent co destinataires des ordres impériaux ( firmans ) adressés aux beylerbeyi et sancakbeyi. Ils enregistrent les ordres de nomination des agents locaux et encadrent leur prise de poste, président à l'affermage local des revenus publics et à la stabilité des prix des denrées - le muhtesib chargé de la police des marchés est placé sous leurs ordres. Les actes qu'ils établissent et signent constituent une validation notariale ou de copie conforme. Ils enregistrent les contrats établis entre particuliers ( vente achet, location, mariage, etc... ) . Enfin à l'instar de leurs prédécesseurs abbassides ou mamelouks, il leur revient de réosoudre les litiges entre personnes, de protéger les orphelins, les mineurs, les vuves, les femmes non mariées et sans tuteur, et de procéder à la répartition des héritages en cas de désaccord entre les parties. Avec l'extension de l'Empire, Istanbul conduit une politique générale pragmatique : il s'agit d'étendre le régime d'administration provinciale, tout en l'adaptant à la situation des pays conquis. En Anatolie occidentale et centrale, Thrace, Bulgarie, Macédoine, Albanie méridionale, Morée, Bosnie à Alep et à Damas, la Porte prélève directement certains impôts, les autres étant affectés aux timariotes et aux hauts fonctionnaires. Elle exerce son autorité militaire et administrative en la personne de son gouverneur général, flanqué de sous gouverneurs et asisté d'agents enus d'Istanbul ou recrutés sur place. Dans les provinces frontalières en Hongrie à l'ouest et à Mossou à l'est, elle se donne les moyens d'implanter des timars afin de disposer de troupes régulières.
En revanche en Croatie dans plusieurs Egéennes, au Kurdistan, en Egypte dans le reste de l'Irak, en Abyssinie et au Yémen, elle s'accompagne d'une administration autonome. La perception de l'impôt est affermée. Les prélèvements établis en fonction d'un barème qui ne préjuge pas du montant total servent à payer les dépenses sur place et la solde des troupes locales, le surplus étant destiné au Trésor impérial. La vie des sujets et le prélèvement de l'impôt sont aux mains des grands notables et des chefs de tribu. En Egypte, l'essentiel des revenus provient des impôts fonciers ainsi que des droits de douane et de marché dans les ports et les villes ( les uns et les autres sont affermés ). Les revenus du gouverneur général du Caire sont considérables alors qu'une partie des gains et de l'argent sont affectés aux Lieux Saints. La dynamique cité marchande de Raguse, l'Albanie du Nord et le Monténégro sont autonomes. En Albanie du Nord, les Guègues ont conservé une large autonomie héritée de leur système tribal. Le Monténégro fait partie du domaine du sultan. Les maigres ressources du pays ont dissuadé les conquérants d'implanter un contrôle plus direct et d'introduire timars et sipahi; Une suzeraineté lâche s'xerce sur le gouvernement d'un prince évêques placé à la tête des cadres tribaux et du clergé orthodoxe. La Moldavie, la Valachie et la Transylvanie sont des principautés vassales : aucun agent civil ou militaire ne saurait y mettre les pieds et le devsirme n'y est pas pratique. Au Maghreb en revanche, l'atuonomie est de fait plus que de droit car la Porte y envoie des gouverneurs.
Dans les provinces d'Alger, Tunis et Tripoli de Libye ( Trablusgarb ), l'administration repose sur 3 institutions : doté de moyens militaires et financiers réduits, un pacha ( beylerbeyi ) gouverne pour une période variant d'1 à 3 ans; l'institution judiciaire est confiée à des cours provinciales; chaque province dispose d'une ou plusieurs compagnies ( orta ) de l'ocak des janissaires, celui de Tunis compte 3 000 à 4000 hommes, celui d'Alger en mobilise jusqu'à 12 000. A noter qu'un autre corps joue un rôle croissant dans le gouvernement de la Régence d'Alger : c'est la tâ'ifa des reis, la puissante assotiation des capitaines de corsaires. Au Hedjaz, en Erythrée, Crimée, Géorgie, Circassie ou dans le golde Arabo Persique, seules les bordures côtières sont placées sous le contrôle direct des Ottomans.
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il y a 2 ans
L'inefficacité administrative de cette empire bordel
C'est vérifiable hein ! C'est écris dans mon livre !
il y a 2 ans














