Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubs
Lexique de l'empire ottoman.
Abbassides : Deuxième dynastie califienne régnant de 749 à 1258. Elle se fait ensuite hébergée par le pouvoir mamelouk au Caise.
Acemi oglan : " garçon étranger ", aspirant complétant sa formation au métier de janissaire dans des corps affectés à de gros travaux.
Adab : culture des belles lettres, bonne éducation morale.
Archarides : dynastie iranienne fondée par Nadir Shah qui a régné entre 1736 et 1747 et abolie lors de l'événement des Qajars en 1796.
Agha : chef, maître. Titre donné aux officiers de janissaires, commandants des différents corps de troupes ainsi qu'aux eunuques du palais.
Ahdname : traités, chartes, capitulations octroyés par le sultan.
Akce ( aspre ) : pièce de monnaie ottomane en argent.
Akinci : " faiseur de raid ". Membre d'une cavalerie légère installée sur les frontières européennes de l'Empire où il mène des raids transfrontaliers.
Akkoyunlu : " mouton blanc ". Confédération turcomae régnant sur l'Anatolie orientale, la Mésopotamnie et l'Iran entre le XIVème siècle et le début du XVIème siècle.
Alévis : " partisans " d'Ali ( gendre du prophète Muhammad et quatrième calife ). Désigne à partir de la fin du XIXème siècle les groupes kizilbas.
Alp : héros militaire.
Amil : fermier de l'impôt.
Archonte : notable à l'époque byzantine.
Arpalik : pension accordée à des dignitaires, sans obligation de service.
Artuqides : dynastie établie dans les hautes vallées du Tigre et de l'Euphrate entre la fin du XIème siècle et le début du XVème siècle.
Asabiyya : " esprit de parenté ". familiale ou tribale. " esprit de corps " dans la doctrine politique d'Ibn Khaldun.
Asker : armée; militaire.
Askeri : " de la classe ouvrière "; agent de l'état exempté d'impôt.
Ayan : notable.
Ayin : cérémonie du rituel mevlevi.
Ayyubides : dynastie issue de Salah Al Din ( Saladin ). Quand il meurt en 1193 elle donne naissance sultanienne en Egypte.
Azab : " célibataire "; fantassin fourni sur réquisition.
Bab us-saade: " porte de la félicité ". Troisièùe porte du palais de Topkapi, elle marque l'entrée de l'espace privé.
Bahrites : première série des sultans d'Egypte d'origine servile.
Basdefterdar : contrôleur général des finances.
Badesten : marh
Bedesten : marché ouvert réservé au commerce des denrées précieuses et des produits de luxe.
Bektachis : confrérie soufie rattachée à la figure de Haci Bektas.
Berat : brevetou certificat émis par le sultan.
Beylerbeyi : gouverneur général de province.
Beylerbeylik : gouvernorat général.
Beylik : émirat, principauté.
Bilad al Ajam : pays des Iraniens.
Bilas al-Rum : Asie Mineure.
Bilad al-Sham : partie occidentale du croissant fertile, englobant les actuels pays de Syrie, Liban, Israel et Jordanie.
Bilad al Takrur : pays du Sahel subsaharien à l'ouest de l'actuel Soudan.
Bismillah : " Au nom de Dieu ".
Boza : boisse tirée de millet fermenté, de texte épaisse et nutritive.
Cadi ( kadi ) : ouléma, désigné par le pouvoir central à la tête d'un tribunal local exerçant des fonctions d'administrateurs, de juge et de notaire.
Caid : notable au Maghreb cumulant des fonctions administratives, judiciaires et financières.
Calife : " successeur ", " lieutenant "; désigne le chef de la communauté musulmane.
Cami : mosquée dotée d'un minaret et destinée à la prière commune du vendredi.
Cheikh : chef de confrérie, de tribu ou de village.
Celvetis : adeptes d'une confrérie ottomane fondée à la fin du XVIème siècle par Aziz Mahmud Hudayi.
Chérif : descendant du prophète Muhammad.
Chiisme : mouvement politico religieux formé autour des " partisans d'Ali ", 4ème calife du Prophète, et de ses descendants. Il est constitué de plusieurs branches, parmi lesquelles l'imamisme duodécimain, l'ismaélisme septimain, le zaydisme et les groupes anatoliens kizibas.
Cizye : taxe de capitation levée sur les non musulmans au titre de la protection du sultan.
Contando italien : territoire rural dépendant d'une ville.
Coran : livre consignant les révélations transmises par Muhammed.
Course : activité admise par le droit des gens : naviguant pour son compte, le corsaire ne s'en prend qu'aux ennemis de la puissance qu'il sert et dont il a reçu licence d'agir.
Cift : " paire "; attelage; superficie de terre pouvant être exploitée par une paire d'animaux de labour.
Damad : gendre
Dar al Hard : " territoire de la guerre ", ensemble des pays extérieures au dar al islam contre lesquels la guerre est légitime.
Dar al-islam : " territoire de l'islam ", c'est à dire de la communauté des croyants, par opposition au dar al harb.
Dawlat al Atrak : " régime des Turcs " dans les pays du Croissant fertile.
Defterdar : contrôleur chargé des ordres financiers.
Derbendci : corps auxiliaires chargés de la garde de défilés et de points de passage.
Derviche : " pauvre " , " humble "; membre initié d'une confrérie soufie.
Devlet-i aliye : " prospérité sublime " c'est à dire du sultan; Etat ottoman.
Devsirme : " ramassage "; système de levée périodique de jeunes gens, ordinaires des Balkans le plus souvent destinés à l'armée ou aux services du Palais et de l'administration.
Dey :" oncle maternel " Titre donné au cuef de l'ocak d'Alger, Tunis et Tripoli.
Divan : conseil du souverain, du grand vizir, d'un gouverneur ou d'un commandant militaire.
Djihad :" effort de guerre " entrepris contre les infidèles pour assurer l'expansion de l'Islam.
Druzes : " adeptes d'une doctrine chiite apparue au début du XIème siècle au sud de la Syrie.
Duodécimain ( ou imamite ) : branche du chiisme arrêtant la lignée des imams alides à une série de 12.
Dustur : code de lois.
Emin : intendant, chargé de mission.
Emir : chef militaire, gouverneur.
Enderun-humayin : services intérieures du Palais impérial.
Eyalet : province de premier rang.
Gaza : expédition militaire menée contre les infidèles.
Fatwa : consultation juridique rendue par un mufti.
Fikh : " connaissance da la loi religieuse "; droit musulman.
Firman : ordre impérial.
Gaza : expédition militaire menée contre les infidèles.
Gazi : combattant pratiquant la gaza.
Germiyan : émirat turcoman constitué autour de Kuntahya à la fin du XIIIème siècle et rattaché à l'Etat ottoman en 1428.
Hadight : récit certifié attribuant un acte ou un propos au Prophète Muhammad.
Hafsides : Dynastie établie au Maghreb oriental entre 982 et 1574.
Harac : dans l'empire ottoman, correspond à la cizye.
Harem : parties d'une maison, résidence ou palais réservéres au maître, à ses femmes, ses enfants non pubères et le cas échéant, à ses eunuques.
Hanéfites : adeptes d'une école juridique fondée au VIIIème siècle et remontant à Abu Hanifa, juriste et théologien mort à Bagdad en 767. Ecole officielle de l'empire ottoman.
Haci : titre donné à un musulman ayant accompli le pèlerinage à la Mecque.
Hass : domaine royal; timar attribué à des officiers supérieurs, rapport un revenu supérieur à 100 000 aspres.
Hatt-t humayun : " écrit auguste " de la main du sultan.
Hégire : émigration du prophète Muhammed et de ses compagnons de la Mecque vers Yathrib ( Médine ).
Hutba : allocation rituelle prononcée le vendredi à la mosquée. Elle contient une forume d'invocation en faveur du souverain régnant.
.
Hospodar : titre des princes gouverneurs nommés par le sultan à lat tête des provinces de Valachie et de Moldavie.
Ikinci mescrutiyet : " seconde constitution" ; désigne le régime politique institué en 1908.
Ilkanides : dynastie mongole régnant sur l'Iran, agrandi de l'Irak et de l'Anatolie orientale entre les dernières décennies du XIIIème siècle et le milieu du XIVème siècle.
imam : guide de la prière collective à la mosquée. Seul souverain légitime en islam chiite.
Ispense : impôt personnel prélevé sur les cultivateurs non musulmans de Roumélie.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 2 ans
Pas très respectueux de la Syrie en tout cas.
Pourquoi l'Empire Ottoman?
1839 - 1922. La nouvelle Turquie.
Evliya Celebi au XVIIIème siècle proclame que ses aieux venus de Transoxiane ont accompagné le père d'Osman, Ertugrul en Bithynie. A la fin du XIXème siècle, intellectuels et gouvernants commencent à associer leurs origines ethniques ou culturelles et leur devenir politique à une forme de turcité ne recouvrant pas toutes les facettes de leur identité. Par exemple le croissance sur le drapeau de la République turque est employé par les conquérants turcs en Anatolie et associé par les chrétiens occidentaux aux autorités ottomanes au XVème siècle déjà. Mais il faut attendre le règne de Selim III pour que ce soit rattaché à la dynastie officiellement. Au début du XXème siècle les diplomates représentent officiellement la Turquie dans les capitales européennes, les Jeunes Turcs continuent de désigner leur pays comme état ottoman. ( evlet i Osmaniye à. Mais de telles désignations se conjugent à d'autres appartenances. La Sublime Porte a forgé le concept de citoyenneté autour de l'ottomanité et l'autocratie a fait du califat un axe majeur de sa politique internationale, le terme turc a pris un caractère plus ethnique. A partir du milieu du XIXème siècle, des philologues et grammairiens européens identifient les caractères d'une langue turque et les intellectuels ottomans explorent le pays " des Turcs ) ( Turkistan ) qui s'étend de la mer Caspienne aux confins de la Mongolie. Durant la guerre contre la Grèce en 1897 Mehmed Emin, poège, célèbre la " grandeur de la race ( cins ) du Turc ".Les recherches turcologiques développées en Allemagne, Hongrie, Russie ou France révèlent l'ancienneté hisotrique des peuples turcs et leur extension géographique. Au tournant du XXème siècle en réaction au panslavisme des intellectuels tatars de Russie identifient les contours d'une ethnie turque et la Révolution jeune-turque a lieu en 1908.
Les inspirateurs de la révolution veulent une politique nationale fondée sur l'ethnie turque ( urk ). Cette politique conjuge appartenances politique, linguistique et ethnique. En 1933 Mustafa Kemal célèbre les 10 ans de la République dans son discours fondateur : " Heureux celui qui dit : Je suis turc " ( ne mutlu turkum diyenne ), conclut le président prenant le nom d'Ataturk en 1934 ( Père - Turc ). On passe de l'Empire Ottoman à la République turque. Après la première Turquie des Seldjoukides et la deuxième Turquie des Ottomans, se dessine une nouvelle " Turquie des Turcs " ( A. Miquel à. Elle nou est contemporaine. En 1833 le gouverneur général d'Egypte est sa révolte contre le sultan. Ibrahim Pacha, son fils, parvient à Kutahya distante de quelques journées à cheval d'Istanbul. Jusqu'à San Stefano les troupes du tsar avancent en 1878. L'empire Ottoman était " l'homme malade de l'Europe " selon une formule employée dans l'avant veille de la guerre de Crimée ( 1853 - 1856 ), sans doute dite par le tsar Nicolas Ier. Entre la destruction de la flotte ottomane à Navarin en 1827 et l'entrée des troupes alliées à Istanbul en 1918, diplomates et voyageurs décrivent cet état comme une formation politique d'un autre temps. Les puissances européennes organisent la tripartition de l'Empire comme le dis H. Laurents. Elles favorisent le mouvement des nationalités dans les partis européennes et se font des territoires en Afrique du Nord et au Proche Orient mais préservent la souveraineté du sultan en Asie Mineure. Malgré l'indépendance, l'état Ottoman est dépendent financièrement des puissances intervenues comme celle des Anglais en Egypte en 1840 ou les Français au Liban en 1860. Seule modification de la carte de l'Empire au XIXème siècle est l'union entre Valachie et Moldavie en 1862 car plusieurs territoires ont un statut d'autonomie suite aux mouvements de rébellion notamment la Crète en 1868.
Les Ottomans reprennent le contrôle de provinces éloignées mais stratégiques pour le développement de leur commerce. Entre Druzes et maronites, les Egyptiens avaient au Liban joué des antagonismes. Après leur départ, les anglais soutiennent les premiers, les français les seconds. Après l'accrue de la violence en 1841 un accord est trouvé en 1846 prévoyant la constitution d'une autorité administrative ( sancak ). En juin 1861, le Mont Liban a son autonomie financière, administrative et judiciaire, permettant l'instauration d'une longue paix comme le note E. Akarli. Pas de conflit international entre 1841 et 1877 sauf la guerre de Crimée, seule victoire ottomane remportée depuis des décennies, malgré le soutien de grandes puissances certes. Le traité de Paris en 1658 engage l'intégration de l'Empire au Concert européen et valide le maintien de son intégrité territorial. La Porte se déploie au Yémen entre 1871 et 1872 et sur le pourtour du golfe Arabo Persique avec le risque de s'aliéner l'allié britannique dans la région sans atteindre ses objectifs. Au Qatar, avec le soutien britannique, les Al Thani dominent. Dans le Najd où la Porte parvient à peine à jouer de la rivalité Rashidi Saudi. Au Hedjaz où l'interdiction de la traite des esclaves en 1855 provoque des émeutes. En Irak le gouverneur Midhat Pacha échoue à rattacher Hasa au reste de la province de Basra malgré une politique active de constructions de mosquées, de casernes et d'écoles. Les Ottomans s'imposent face aux imams saydites à Sanaa sans pouvoir bloquer la révolte entre 1904 et 1906. Le sultan concède que soit mise en place des organes législatifs avec assemblée mixte au Mont Liban en 1864, bicaméralisme en Roumanie et assemblée générale en Crète en 1866. En 1876 2 sultans sont déposés en quelques mois. Abdulaziz se suicide ou est assassiné selon les version. Le deuxième, Murad V, est déclaré inapte psychologiquement.
Abdulhamid II n'était pas prêt à gouverner. En décembre 1876 il doit ratifier une constitution portée par les réformistes et inspirée de la constitution belge de 1831 même si le sultan n'y est pas favorable. Si l'initiative des lois dépend du Cabinet et leur ratification du Palais même si le souverain dispose d'un droit de veto, cette nouvelle Constitution reconnait un pouvoir législatif à la Chambre des députés et du Sénat. Pour examiner les questions d'Orient, une conférence est tenue à Istanbul en avril 1876 après les rébellions d'Herzégovine de juin 1875 et des révoltes bulgares d'avril 1876. Les propositions ne suffisent pas à empêcher l'intervention russe aux côtés des Bulgares et des Serbes. La guerre est menée sur un double front et déclarée le 24 avril 1877. Le double front est européen et anatolien. Malgré une grande résistance à Plevne et à Erzurum, la défaite ottomane est écrasante et au début de l'année 1878 les troupes russes arrivent à quelques kilomètres de la capitale. Le sultan réaffirme son autorité par le renvoi du grand vizir Midhat Pachat, la dissolution du parlement et la suspension de la constitution en février 1878. Suite à la signature du traité de Berlin en juillet 1878, l'Empire perd 210 000 kilomètres carré de sa superficie et 5,5 millions de sujets soit 1 cinquième de sa population, ce qui la recentre sur ses territoires asiatiques et augmente la part de ses populations musulmanes. Certaines des dispositions du traité de San Stefano de mars 1878 sont annulées et la Russie garde la Bessarabie qui avait été concédée par la Roumanie en échange de la Dobroudja et une partie de l'Arménie ottomane jusqu'alors. Le Monténégro et la Serbie gardent leur indépendance nouvellement acquise même si leurs territoires sont réduits car la Macédoine fait retour à l'Empire ottoman, permettant le maintien des communications directes avec d'autres provinces balkaniques, le tout faisant un ensemble, la Roumélie.
Abdulhamid II n'était pas prêt à gouverner. En décembre 1876 il doit ratifier une constitution portée par les réformistes et inspirée de la constitution belge de 1831 même si le sultan n'y est pas favorable. Si l'initiative des lois dépend du Cabinet et leur ratification du Palais même si le souverain dispose d'un droit de veto, cette nouvelle Constitution reconnait un pouvoir législatif à la Chambre des députés et du Sénat. Pour examiner les questions d'Orient, une conférence est tenue à Istanbul en avril 1876 après les rébellions d'Herzégovine de juin 1875 et des révoltes bulgares d'avril 1876. Les propositions ne suffisent pas à empêcher l'intervention russe aux côtés des Bulgares et des Serbes. La guerre est menée sur un double front et déclarée le 24 avril 1877. Le double front est européen et anatolien. Malgré une grande résistance à Plevne et à Erzurum, la défaite ottomane est écrasante et au début de l'année 1878 les troupes russes arrivent à quelques kilomètres de la capitale. Le sultan réaffirme son autorité par le renvoi du grand vizir Midhat Pachat, la dissolution du parlement et la suspension de la constitution en février 1878. Suite à la signature du traité de Berlin en juillet 1878, l'Empire perd 210 000 kilomètres carré de sa superficie et 5,5 millions de sujets soit 1 cinquième de sa population, ce qui la recentre sur ses territoires asiatiques et augmente la part de ses populations musulmanes. Certaines des dispositions du traité de San Stefano de mars 1878 sont annulées et la Russie garde la Bessarabie qui avait été concédée par la Roumanie en échange de la Dobroudja et une partie de l'Arménie ottomane jusqu'alors. Le Monténégro et la Serbie gardent leur indépendance nouvellement acquise même si leurs territoires sont réduits car la Macédoine fait retour à l'Empire ottoman, permettant le maintien des communications directes avec d'autres provinces balkaniques, le tout faisant un ensemble, la Roumélie.
Pourquoi l'Empire Ottoman?
1839 - 1922. La nouvelle Turquie.
Evliya Celebi au XVIIIème siècle proclame que ses aieux venus de Transoxiane ont accompagné le père d'Osman, Ertugrul en Bithynie. A la fin du XIXème siècle, intellectuels et gouvernants commencent à associer leurs origines ethniques ou culturelles et leur devenir politique à une forme de turcité ne recouvrant pas toutes les facettes de leur identité. Par exemple le croissance sur le drapeau de la République turque est employé par les conquérants turcs en Anatolie et associé par les chrétiens occidentaux aux autorités ottomanes au XVème siècle déjà. Mais il faut attendre le règne de Selim III pour que ce soit rattaché à la dynastie officiellement. Au début du XXème siècle les diplomates représentent officiellement la Turquie dans les capitales européennes, les Jeunes Turcs continuent de désigner leur pays comme état ottoman. ( evlet i Osmaniye à. Mais de telles désignations se conjugent à d'autres appartenances. La Sublime Porte a forgé le concept de citoyenneté autour de l'ottomanité et l'autocratie a fait du califat un axe majeur de sa politique internationale, le terme turc a pris un caractère plus ethnique. A partir du milieu du XIXème siècle, des philologues et grammairiens européens identifient les caractères d'une langue turque et les intellectuels ottomans explorent le pays " des Turcs ) ( Turkistan ) qui s'étend de la mer Caspienne aux confins de la Mongolie. Durant la guerre contre la Grèce en 1897 Mehmed Emin, poège, célèbre la " grandeur de la race ( cins ) du Turc ".Les recherches turcologiques développées en Allemagne, Hongrie, Russie ou France révèlent l'ancienneté hisotrique des peuples turcs et leur extension géographique. Au tournant du XXème siècle en réaction au panslavisme des intellectuels tatars de Russie identifient les contours d'une ethnie turque et la Révolution jeune-turque a lieu en 1908.
Les inspirateurs de la révolution veulent une politique nationale fondée sur l'ethnie turque ( urk ). Cette politique conjuge appartenances politique, linguistique et ethnique. En 1933 Mustafa Kemal célèbre les 10 ans de la République dans son discours fondateur : " Heureux celui qui dit : Je suis turc " ( ne mutlu turkum diyenne ), conclut le président prenant le nom d'Ataturk en 1934 ( Père - Turc ). On passe de l'Empire Ottoman à la République turque. Après la première Turquie des Seldjoukides et la deuxième Turquie des Ottomans, se dessine une nouvelle " Turquie des Turcs " ( A. Miquel à. Elle nou est contemporaine. En 1833 le gouverneur général d'Egypte est sa révolte contre le sultan. Ibrahim Pacha, son fils, parvient à Kutahya distante de quelques journées à cheval d'Istanbul. Jusqu'à San Stefano les troupes du tsar avancent en 1878. L'empire Ottoman était " l'homme malade de l'Europe " selon une formule employée dans l'avant veille de la guerre de Crimée ( 1853 - 1856 ), sans doute dite par le tsar Nicolas Ier. Entre la destruction de la flotte ottomane à Navarin en 1827 et l'entrée des troupes alliées à Istanbul en 1918, diplomates et voyageurs décrivent cet état comme une formation politique d'un autre temps. Les puissances européennes organisent la tripartition de l'Empire comme le dis H. Laurents. Elles favorisent le mouvement des nationalités dans les partis européennes et se font des territoires en Afrique du Nord et au Proche Orient mais préservent la souveraineté du sultan en Asie Mineure. Malgré l'indépendance, l'état Ottoman est dépendent financièrement des puissances intervenues comme celle des Anglais en Egypte en 1840 ou les Français au Liban en 1860. Seule modification de la carte de l'Empire au XIXème siècle est l'union entre Valachie et Moldavie en 1862 car plusieurs territoires ont un statut d'autonomie suite aux mouvements de rébellion notamment la Crète en 1868.
Les Ottomans reprennent le contrôle de provinces éloignées mais stratégiques pour le développement de leur commerce. Entre Druzes et maronites, les Egyptiens avaient au Liban joué des antagonismes. Après leur départ, les anglais soutiennent les premiers, les français les seconds. Après l'accrue de la violence en 1841 un accord est trouvé en 1846 prévoyant la constitution d'une autorité administrative ( sancak ). En juin 1861, le Mont Liban a son autonomie financière, administrative et judiciaire, permettant l'instauration d'une longue paix comme le note E. Akarli. Pas de conflit international entre 1841 et 1877 sauf la guerre de Crimée, seule victoire ottomane remportée depuis des décennies, malgré le soutien de grandes puissances certes. Le traité de Paris en 1658 engage l'intégration de l'Empire au Concert européen et valide le maintien de son intégrité territorial. La Porte se déploie au Yémen entre 1871 et 1872 et sur le pourtour du golfe Arabo Persique avec le risque de s'aliéner l'allié britannique dans la région sans atteindre ses objectifs. Au Qatar, avec le soutien britannique, les Al Thani dominent. Dans le Najd où la Porte parvient à peine à jouer de la rivalité Rashidi Saudi. Au Hedjaz où l'interdiction de la traite des esclaves en 1855 provoque des émeutes. En Irak le gouverneur Midhat Pacha échoue à rattacher Hasa au reste de la province de Basra malgré une politique active de constructions de mosquées, de casernes et d'écoles. Les Ottomans s'imposent face aux imams saydites à Sanaa sans pouvoir bloquer la révolte entre 1904 et 1906. Le sultan concède que soit mise en place des organes législatifs avec assemblée mixte au Mont Liban en 1864, bicaméralisme en Roumanie et assemblée générale en Crète en 1866. En 1876 2 sultans sont déposés en quelques mois. Abdulaziz se suicide ou est assassiné selon les version. Le deuxième, Murad V, est déclaré inapte psychologiquement.
Abdulhamid II n'était pas prêt à gouverner. En décembre 1876 il doit ratifier une constitution portée par les réformistes et inspirée de la constitution belge de 1831 même si le sultan n'y est pas favorable. Si l'initiative des lois dépend du Cabinet et leur ratification du Palais même si le souverain dispose d'un droit de veto, cette nouvelle Constitution reconnait un pouvoir législatif à la Chambre des députés et du Sénat. Pour examiner les questions d'Orient, une conférence est tenue à Istanbul en avril 1876 après les rébellions d'Herzégovine de juin 1875 et des révoltes bulgares d'avril 1876. Les propositions ne suffisent pas à empêcher l'intervention russe aux côtés des Bulgares et des Serbes. La guerre est menée sur un double front et déclarée le 24 avril 1877. Le double front est européen et anatolien. Malgré une grande résistance à Plevne et à Erzurum, la défaite ottomane est écrasante et au début de l'année 1878 les troupes russes arrivent à quelques kilomètres de la capitale. Le sultan réaffirme son autorité par le renvoi du grand vizir Midhat Pachat, la dissolution du parlement et la suspension de la constitution en février 1878. Suite à la signature du traité de Berlin en juillet 1878, l'Empire perd 210 000 kilomètres carré de sa superficie et 5,5 millions de sujets soit 1 cinquième de sa population, ce qui la recentre sur ses territoires asiatiques et augmente la part de ses populations musulmanes. Certaines des dispositions du traité de San Stefano de mars 1878 sont annulées et la Russie garde la Bessarabie qui avait été concédée par la Roumanie en échange de la Dobroudja et une partie de l'Arménie ottomane jusqu'alors. Le Monténégro et la Serbie gardent leur indépendance nouvellement acquise même si leurs territoires sont réduits car la Macédoine fait retour à l'Empire ottoman, permettant le maintien des communications directes avec d'autres provinces balkaniques, le tout faisant un ensemble, la Roumélie.
Abdulhamid II n'était pas prêt à gouverner. En décembre 1876 il doit ratifier une constitution portée par les réformistes et inspirée de la constitution belge de 1831 même si le sultan n'y est pas favorable. Si l'initiative des lois dépend du Cabinet et leur ratification du Palais même si le souverain dispose d'un droit de veto, cette nouvelle Constitution reconnait un pouvoir législatif à la Chambre des députés et du Sénat. Pour examiner les questions d'Orient, une conférence est tenue à Istanbul en avril 1876 après les rébellions d'Herzégovine de juin 1875 et des révoltes bulgares d'avril 1876. Les propositions ne suffisent pas à empêcher l'intervention russe aux côtés des Bulgares et des Serbes. La guerre est menée sur un double front et déclarée le 24 avril 1877. Le double front est européen et anatolien. Malgré une grande résistance à Plevne et à Erzurum, la défaite ottomane est écrasante et au début de l'année 1878 les troupes russes arrivent à quelques kilomètres de la capitale. Le sultan réaffirme son autorité par le renvoi du grand vizir Midhat Pachat, la dissolution du parlement et la suspension de la constitution en février 1878. Suite à la signature du traité de Berlin en juillet 1878, l'Empire perd 210 000 kilomètres carré de sa superficie et 5,5 millions de sujets soit 1 cinquième de sa population, ce qui la recentre sur ses territoires asiatiques et augmente la part de ses populations musulmanes. Certaines des dispositions du traité de San Stefano de mars 1878 sont annulées et la Russie garde la Bessarabie qui avait été concédée par la Roumanie en échange de la Dobroudja et une partie de l'Arménie ottomane jusqu'alors. Le Monténégro et la Serbie gardent leur indépendance nouvellement acquise même si leurs territoires sont réduits car la Macédoine fait retour à l'Empire ottoman, permettant le maintien des communications directes avec d'autres provinces balkaniques, le tout faisant un ensemble, la Roumélie.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 2 ans
Le tsar voulait une Grande Bulgarie mais elle éclate en 3 avec une Bulgarie autonome au nord, la Thrace restituée au sultan et garantissant l'accès à la Mer noire, et une principauté de Roumélie sous suzeraineté ottomane au centre. L'Autriche Hongrie se voit confier l'administration de la Bosnie Herzégovine et peut installer des garnisons dans le sancak de Novipazar séparant Serbie et Monténégro. La Grande Bretagne obtient Chypre en échange de l'appui diplomatique apporté à la Porte. Après le traité de Berlin, des modifications au traité sont faits avec la Thessalie attribuée à la Grèce en 1881, prenant aussi le contrôle de la Crète en 1898, la Tunisie devenant protectorat français en 1881, l'Egypte passant sous dépendance de l'Angleterre en 1882 et le Koweit en 1900. Ces mesurent complètent les dispositifs coloniaux français et britanniques et sont le produit de tractations menées entre puissances. Au prix de concessions et de zones d'influences attribuées, le régime hamidien stoppe le dépeçage de l'Empire mais la chute du régime hamidien en 1908 accélère les effets des poussées nationalistes et l'augmentation des tensions géopolitiques en Europe. La Bulgarie profite de la Révolution jeune turque pour proclamer son indépendance et l'Autriche Hongrie pour annexer la Bosnie Herzégovine. La perte de la Tripolitaine des des îles du Dodécanèse en 1912 marque la fin de la présence ottomane au Maghreb et son recul en Méditerranée. En 1912 - 1913 les domaines du sultan sont rayés de la carte des Balkans avec l'entrée en rébellion, l'indépendance de l'Albanie et les guerres balkaniques avec pour résultats la perte de la Thrace orientale et de la Macédoine, territoires partagées entre belligérants bulgares, grecs et serbes. Entre 1911 et 1913 un quart de la population plus un dixième du territoire sont perdus.
Seule la Thrace occidentale est gardée avec une redéfinition assez proche de la Turquie d'aujourd'hui. Les parts européennes de l'Empire représentaient je le rappelle le quart de la dîme et des taxes collectées sur les bêtes ainsi que le quart de la production agricole. En 1916 la rébellion arabe oblige les Ottomans à reculer sur la Palestine et la Syrie puis en Anatolie en 1918. Le retrait des soviétiques autorise une opération de reconquête dans le Caucase les menant au nord du Daghestan juste avant l'armistice de la WW1. La convention de Moudros du 30 octobre 1918 les oblige à partir de Transcaucasie sauf la partie sud ouest et à reconnaître la libre circulation dans le Bosphore et les Dardanelles. Les puissances de l'Entente peuvent occuper les points stratégiques qu'ils veulent avec les italiens prenant la province d'Antalya, l'armée hellénique allant à Smyrne et les français prenant la Cilicie. A la conférence de Paris de janvier 1919 des projets de partage sont discutés. Le traité de Sèvres du 10 août 1920 consacré la fin de l'Empire ottoman avec des provinces à population arménienne, de la Thrace, de la région de Smyrne, de la Syrie, de l'Arabie, de Mésopotamie et dépouillée du Kurdistan, la Turquie est réduite à un petit état anatolien. La France prend contrôle d'un Grand Liban avec le Mont Liban gagnant des territoires de Syrie et des anciennes provinces de Beyrouth. Mais le découpage de l'Empire ne tenait pas compte des aspirations nationales et un nouvel armistice est signé le 11 octobre 1922 après les victoires militaires des kémalistes. Après que l'Empire tombe, le traité de Lausanne est signé le 24 juillet 1923, effaçant le traité de Sèvre et instituant la Turquie actuelle sauf le sancak d'Alexandrette.
L'administration ottomane du XIXème siècle était plus nombreuse que celles des siècles précédents, et aux revenus supérieures. Serasker voulait dire ministère de la guerre, poste créé en 1826et placé sous l'autorité du sultan. Le sultan ratifie les traités et détermine la diplomatie. Il a une partie des revenus de la Couronne et donc il peut infléchir la politique du grand vizir. Il reste aux yeux des hauts dignitaires source première de l'autorité politique et il garde ses prérogatives et titres avec un cadre protocolaire aménagé par la craétion de multiples décorations. Le sultan s'installe en 1856 dans le palais de Dolmabahce au pied du Bosphore. Décoration néoclassique et baroque, mobilier moderne et grands lustres de Bogême sont des caractérisques importantes de ce palais. Comme les tsars russes par exemple, son pouvoir dépend du désir qu'il a de gouverner. Il peut s'en remettre au grand vizir. C'était notamment le cas d'Abdulmecid et Abdulaziz pour le XIXème siècle, de Mehmed V et de Mehmed VI au début du XXème siècle, les 2 premiers validant les décisions de la Sublime Porte et les 2 derniers étant des monarques constitutionnels sur le papier. Il peut choisirentre traité l'essentiel ou le reste. Abdulhamid II pouvait lire des centaines de notes par jour, intervenir dans les nominations et décider seul des plus importantes. Le principe même de sa souveraineté est contesté avec d'une part un nombre de sujets croissant rejetant l'autorité de la Porte avec l'essor des nationalités dans les années 1820 et des nationalismes dans les années 1870 entraînant la multiplication des mouvements d'autonomie et d'indépendance. Ensuite le souverain doit faire avec l'émergence d'une " proto citoyenneté " pour reprendre les termes de B. Onaran, allant être jusqu'à considéré comme fonctionnaire de la nation pour reprendre l'expression utilisée par les instigatuers de la conjuration de Meslek en 1867.
Les Jeunes Ottomans invitent à ce qu'il se fasse monarque constitutionnel, l'appelant à redonner sa part à la charia dans la promulgation du droit. La personne politique du sultan est dévalorisée. Avant même quand le sultan était renversé c'était le fait de révoltes ou séditions ne le visant pas directement, ni sa personne, ni le règne des Ottomans. Là c'était différent. Mustafa Resid Pacha joue un rôle décisif dans la préparation de l'acte inaugural des Tanzimat.
Les Jeunes Ottomans invitent à ce qu'il se fasse monarque constitutionnel, l'appelant à redonner sa part à la charia dans la promulgation du droit. La personne politique du sultan est dévalorisée. Avant même quand le sultan était renversé c'était le fait de révoltes ou séditions ne le visant pas directement, ni sa personne, ni le règne des Ottomans. Là c'était différent. Mustafa Resid Pacha joue un rôle décisif dans la préparation de l'acte inaugural des Tanzimat. Le rescrit impérial de Gulhane en 1839 marque le début des réformes. Le sultan dit que la charia et le kanun ont été négligés. Il affirme vouloir promulguer de nouvelles lois, kavanin i cedide, pour garantir sécurité et biens des sujets et la régularisation de la taxation et du service militaire. Différents conseils font les lois avec le Conseil suprême des ordonnances judiciaires d'abord ( Meclis -i vala-yi ahkam-i adliye ) créé par Mahmud II en 1837 et le Haut Conseil des Tanzimat ( Meclis-i ali-i tanzimat ) en fonction entre 1853 et 1861 puis enfin le Conseil d'Etat fondé sur le modèle français en 1868 ( Sura-yi devlet ). Ce dernier a des membres musulmans et non musulmans. A cela s'ajoute des lois, décrets et codes adaptés pour partie des précédents kanun ou de la charia, en partie inspirés du système juridique romano germanique. Notamment en 1840, c'est la réforme de l'impôt, la création d'assemblées provinciales; code pénal, révisé en 1851 et la parution du premier journal non officiel ottoman ( Ceride-i havadis ). En 1842 c'est la mise en circulation du papier monnaie. Ensuite en 1844 c'est le recensement démographique. En 1845 c'est l'ouverture des premières écoles secondaires ( rusdiyz); campagne de vaccination contre la variole. En 1847, c'est la prohibition du commerce des esclaves et la publication du premier almanach officiel. En 1850 puis 1854 est publié le code du commerce. La création d'une commission d'aménagement urbain à Istanbul a lieu en 1855.
Le décret impérial de réformes ( islahat fermani ) est très important et a lieu en 1856. En 1858 c'est le code foncier et le code pénal ce dernier s'inspirant du modèle français. L'école d'administration civique - Mevteb-i mulkiye ) voit le jour en 1859. Entre 1860 et 1865 ce sont les règlements sur les millet juif, grec et arménien. Le code de commerce maritime apparaît en 1863. En 1864, 1867 et 1871, les lois sur l'administration provinciale voient le jour. En 1867, loi sur le droit de propriété des étrangers. En 1868, c'est l'ouverture du lycée de Galatasaray. Entre 1868 et 1876, compilation d'un code civil ( mecelle ). Puis en 1869 la loi sur la nationalité voit le jour. Enfin la ratification de la Constitution a lieu en 1876. Ce n'est pas tant la réforme que la façon de réformer qui est nouvelle. Une partie du programme n'est pas mise en oeuvre ou fait l'objet de réajustements : la centralisation de l'impôt, la politique de conscription, l'enseignement effectif des programmes scolaires. Ahmed Cevdet a vu juste et c'est plus facile de créer un Etat à partir de rien que de réformer un Etat existant. Et le décret impérial de 1856 réaffirme l'actualité des principes de 1839 en signalant leur application insuffisante, en creux. Le discours de la réforme impossible devient prétexte constant pour l'intervention de puissances étrangères au motif que les droits des non musulmans ne sont pas reconnus.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 2 ans








