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Certaines estimations parlent de

Force initiale :

270 000 Allemands
75 000 Roumains
55 000 Italiens

Forces dans et autour de la ville au max.

400 000 Allemands
145 000 Roumains
220 000 Italiens
200 000 Hongrois
40 000 volontaires étrangers (Hiwi)
Pertes:

Total : 850 000
400 000 Allemands
200 000 Roumains
130 000 Italiens
120 000 Hongrois
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Au plus fort de la bataille, les Allemands employaient plus de 1 011 000 soldats à Stalingrad, se battant pour chaque centimètre carré contre l'assaut des renforts soviétiques. Si on prend en compte les pertes totales avec la force allemande totale à son apogée, le taux de pertes était de 84 %. Si on le mesure par rapport au nombre total de victimes, les Allemands ont eu environ 42 % des pertes.
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il y a 3 ans
Concernant l'URSS, d'autres chiffres intéressants sur le sujet rapportent :

Force initiale :

187 000 Soviétiques

Force au maximum dans et autour de la ville :

1 143 000 Soviétiques

Pertes:

1 129 619 Soviétiques (478 741 tués, 650 878 blessés)
40 000 civils
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il y a 3 ans
Au plus fort de la bataille, les Soviétiques ont employé plus de 1 200 000 soldats dans leur contre-offensive à Stalingrad. Si on tient compte des pertes totales par rapport à la force totale à son apogée, les Soviétiques ont perdu 94% de leur force de combat totale. Si vous le mesure par rapport au nombre total de victimes, les Soviétiques ont eu 58 % des pertes au sein de leurs effectifs.
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il y a 3 ans
Total des pertes : estimé à 1,7-2 millions de soldats soviétiques et de l'Axe.
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il y a 3 ans
Demain, je mettrai les images de Stalingrad à l'époque et des photographies de certains documents importants.

Plus, le contexte qui a mené à la mise en place du plan Blau puis qui a mené la Wehrmacht sur Stalingrad après la contre offensive de Moscou de 1941 et la stabilisation allemande du début de l'année 1942.
:chat_lunettes:
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il y a 3 ans
Et après demain, je donnerai plus de détails concernant la bataille de Stalingrad en elle même avant de terminer sur les conséquences militaires d'un point de vue politique comme d'un point de vue militaire et psychologique.
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il y a 3 ans
Pas de style de citation particulière, si ce n'est le fait de mettre le nom de l'auteur et de son oeuvre à la fin de chaque fait important écrit. Perso, moi je met toutes les références à la fin.
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il y a 3 ans
Pour revenir au contexte de la bataille, la semaine du 5 au 11 décembre est catastrophique pour le IIIème Reich. En effet, le 5, l'Armée rouge lance sa contre offensive devant Moscou qui fait reculer le Groupe d'Armée Centre de 25 à 100 kilomètres selon les secteurs. Le 7 décembre, A pearl Harbor, la flotte américaine est attaquée par la flotte japonaise. Le 11, l'Allemagne, bientôt rejoint par la Croatie et par l'Italie notamment, déclarent la guerrer aux Etats Unis par solidarité avec le Japon. La crise se prolonge durant l'hiver 1941 1942. Elle se termine par la directive assignant les pétroles de Bakou comme objectifs le 5 avril 1942 à travers la directive 41.
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il y a 3 ans
Depuis 1938 1939, la stratégie du Reich repose sur le fait de n'avoir à combattre que sur un seul front, conséquence des leçons tirées de la première guerre mondiale. Cele s'est vu en Tchéchoslovaquie, puis en Pologne et en France. Cependant, l'échec de la campagne aérienne de 1940 font que Hitler penser devoir faire une courte exception à cette règle en attaquant l'URSS, ce qui aura pour effet non seulement d'éliminer la menace bolchevique pour l'Europe ainsi perçue par l'Allemagne mais cela est censé faire sortir l'Angleterre de la guerre. Ce serait donc une pierre deux coups. Mais la contre offensive de Moscou signe la fin de Barbarossa ainsi que les espoirs d'une guerre courte. Hitler s'impose une contrainte du temps forte. Car la Wehrmacht doit en avoir finit d'ici l'hiver 1941 1942 et se situer sur la ligne Archangelsk Astrakhan après avoir pris Moscou et s'être emparé des principales ressources de matières possibles de l'Union Soviétique, lui donnant ainsi la possibilité d'une guerre longue. Pour revenir à la contre offensive de Moscou, la deuxième phase débute le 17 décembre contre les Groupes d'Armées Nord, Centre mais aussi Sud en Crimée, se traduisant là aussi par des reculs allant jusqu'à 100 kilomètres.

Mais en janvier, les attaques de l'Armée rouge se révèlent infructueuses car l'offensive est stoppée malgré un bilan de 380 000 pertes, morts, bléssés ou disparus. Mais au moins, Staline comme Hitler savent que la guerre sera longue que le Reich devra s'engager sur 2 fronts à terme. Ainsi, l'entrée en guerre des américains ruinent encore plus les espérances d'une guerre courte ainsi que la volonté de se battre sur un seul front pour de bon.

Car pour Hitler, affronter les Etats Unis ne pouvaient pas se faire avant avoir vaincu l'URSS et bâti une Europe continentale centrée autour du IIIème Reich. Mais Hitler est soulagé par l'attaque de Pearl Harbor en même temps car il sait que la guerre dans le Pacifique retardera leur entrée en Europe.

Le jugement de Hitler sur l'Armée rouge n'a pas changé malgré le revers devant Moscou. En effet, il voit cette armée comme une armée de slaves fanatisés par le judéo bolchevisme, étant juste capables de tenir un front face à la Wehrmacht que grâce au général hiver ou à leur supériorité numérique. Hitler attribue d'ailleurs l'échec devant Moscou à diverses raisons. Certaines vraies, d'autres fausses.

Parmi les raisons évidentes figurent la logistique qui n'a pas tenue le coup, des objectifs trop ambitieux pour des moyens limités à ce moment là et une météo défavorable même si Hitler mettra cela sur le compte de l'hiver alors que ce sont les boues d'automne qui ont bien plus pénalisé la Wehrmacht que l'hiver en transformant les routes en véritables bourbiers. Parmi les raisons fausses, hormis l'excuse de l'hiver, figurent celle du manque d'entraînement de la troupe pour la défense.

Or, l'infanterie a su très bien résisté face aux contre attaques de l'Armée rouge, les SS également. Malgré cela, à Rostov le premier mouvement de retraite intervient le 29 novembre avec Hitler contremandant un ordre donné par Von Rundstedt, patron du Groupe d'Armée Sud, qui démissionne aussitôt. D'un côté on a Hitler qui veut tenir à tout prix et de l'autre ses généraux qui veulent reculer afin d'éviter le plus possible leur destruction et anéantissement débouche sur le limogeage de Von Leev et de Von Bock, commandants des Groupes d'Armées Nord et Centre respectivement. De même que 30 généraux plus Guderian.
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il y a 3 ans
Le mémorandum de l'OKH est clair quant aux 4 points principaux développés, à savoir que des objectifs fixés devront être atteint dans un temps court, que les alliés de l'Allemagne devront s'impliquer davantage dans cette guerre, que la Japon parviendra à fixer d'importantes forces anglo saxones dans le Pacifique et que par conséquent, dernier point, il sera impossible de mener une guerre sur 2 océans pour les Etats Unis. Or Halder doute sur le fait que la Wehrmacht puisse tenir ses positions sur le front russe, ce qui fait craindre une déroute napoléonienne. L'OKH reconnait ne pas être en capacité de développer une offensive d'envergure pour l'été 1942 qui s'annonce. Le mémorandum du 25 février 1942 par la Direction de la guerre maritime propose une réorientation stratégique globale à Hitler, ayant pris conscience de la mondialisation du conflit. Or à ce moment là, le Japon enchaîne les victoires en s'emparant des Philippines, de la Malaisie, de Singapour, puis de la Birmanie.
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il y a 3 ans
Il s'agit pour l'Afrika Korps de Rommel de prendre le canal de Suez puis d'aller en Mésopotamie pour faire la jonction avec les forces allemandes se trouvant du côté de l'Ukraine. Et ces dernières forces devraient après avoir passé le Caucase, descendre en direction des plateaux iraniens pour finalement aller en direction du golfe Persique aux environs à'Abadan et du Koweit. En fin de compte, il s'agit de faire main basse sur le pétrole irakien et iranien. Hitler lui, ne voit ça d'un bon oeil que dans une perspective plus lointaine. Dans l'immédiat, il sait que son pays n'a pas les moyens pour cela. Et il a raison sur ce point là car le Reich n'avait pas les moyens de lancer ses forces vers le Moyen Orient sachant qu'il devrait vaincre l'URSS sur le front de l'est en même temps alors même que la grande majorité des forces s'y trouvaient. En fait pour que cela ait une chance de réussir, il faudrait se placer en défensive sur le front de l'est. C'était possible mais refusé par Hitler. Il veut achever les russes à tout prix. A ce moment là la moitié des avions allemands se trouvaient sur le front de l'est pour plus de trois quarts de ses forces terrestres. Or à ce moment là les seules possibilités de faire sortir l'URSS de la guerre est d'accepter un compromis avec éventuellement retour sur les frontières de 1940 avec quelques concessions territoriales faites à l'Allemagne. A ce stade là, moins de 9 millions de Soviétiques avaient déjà été tués. Il faut dire qu'avec l'Armée rouge dans le dos de la Wehrmacht en permanence, impossible de tenter quoique ce soit. Il faut donc tenter la deuxième solution, à savoir se donner les moyens suffisants pour mener une guerre longue ou pour enlever sa capacité combattive à l'Armée rouge si ce n'est les deux. Les pétroles du Caucase semblent b ien remplir ces 2 critères. Mais il faut faire vite. Car Hitler s'est persuadé que le débarquement américain aurait lieu dès la fin de l'année 1942 soit 18 mois avant la réalité.
Impossible de se fournir auprès de ses fournisseurs habituels d'Amérique du sud depuis le blocus imposé par les Alliés, ce qui n'a pas empêché les usines de carburants synthétiques allemandes d'augmenter leur productione passant de 2,2 millions en 1939 à 4,1 millions en 1941.
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il y a 3 ans
Staline tenait déjà tous les pouvoirs en Union Soviétique en tant secrétaire général du parti communiste, seul parti autorisé, et ce depuis 1922. Ensuite, il devient président du conseil du commissaires des peuples de l'Union Soviétique avant de se mettre en position de président du GKO, le comité de défense de l'Etat. En d'autres termes, tout passe par lui. Pour ce qui est de ces compétences, certains ont prétendu qu'ils ne savaient pas lire une carte quand d'autres prétendaient qu'il s'agissait d'un génie. Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de propagandes guidées par la peur, la vengeance voire l'admiration. La bataille de Stalingrad n'aurait même pas eu lieu s'il n'avait pas mis en place des contre attaques pas coordonés durant 1941 et qu'il n'était pas intervenu pour mettre le gros des forces de l'Armée rouge en Ukraine plutôt qu'en Biélorussie.

Entre le 22 juin 1941 et le début de la bataille de Stalingrad le 23 aout 1942, Staline est responsable en partie des 10 millions de morts soviétiques civils comme soldats. D'autant plus qu'il est persuadé que Hitler visera encore Moscou et non le Caucase en 1942. Ce que l'on sait c'est que Staline n'a pas fait son service militaire car réforme.

Alors que Hitler avait acquis son expérience de la guerre via la WW1, Staline, lui, attend la guerre civile pour vraiment se former militairement en Russie. En tant que président du conseil militaire du Front Sud, il avait contribué à la défense du futur Stalingrad, à savoir Tsaritsyne contre les cosaques blancs de Krasnov même s'il n'a fait que commandé de l'arrière quelques raids de cavalerie. A noter qu'il possède une grande mémoire tout comme Hitler et qu'il dispose d'une très grande capacité de travail. Il discute plusieurs fois par jours avec ses généraux également. Son expérience de vieux chef bolchevique fait qu'il ne s'écroule pas contrairement à une vieille croyance lors des premières semaines de Barbarossa à l'exception des 28, 29 et 30 juin 1941.
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il y a 3 ans
Les défauts de Staline sont évidents. A savoir qu'il demande des objectifs irréalistes et néglige les contraintes logistiques. De plus, il ne tient pas compte de la fatigue des hommes ou des conditions sur le terrain. De même, ses objectifs stratégiques au début du conflit sous estiment la Wehrmacht. D'abord, il prévoit la libération de tout le territoire Soviétique d'ici noel 1942 au début de l'année 1942. En novembre 1941, il avait ainsi déclaré l'Allemagne au bout du rouleau, ne lui donnant que quelques 6 mois voire 12 mois tout au plus. De plus, Staline est connu non seulement pour sa paranoia mais aussi sa brutalité extrême vu qu'il n'hésite pas à menacer chaque général qu'il soupçonne de la moindre trahison. Or, il voit la trahison partout. D'où sa paranoia.

Cependant, à partir de 1942, il ne fait plus fusiller ses généraux voire ne les met plus à le retraite définitive comme l'a fait Hitler au début de la même année. Maintenant, c'est la rétrogration qui se voit le plus souvent, avec des commandants de fronts rétrogradés en commandants d'armées, ou des commandants d'armées rétrogradés en chefs de corps, etc... Même le général Kozlov parvient à survivre malgré la défaite de Kertch en mai 1942.

Enfin, à partir de l'été 1942, une certaine confiance limitée tout de même fait jour entre Staline et ses généraux vu qu'ils leur laisse la planification de l'oépration Uranus par la suite notamment. Les débats vont bon train au sein de la Stavka.

Néanmoins, cela ne fait pas oublier les purges staliniennes ayant affaibli l'Armée rouge. Ces purges faisaient partie d'un plan d'épuration visant l'élite communiste. Les chefs les plus inventifs et créatifs ont péri. Cette génération laissera place à partir du début du conflit et notamment après la contre offensive de Moscou à des talents comme Rokossovski, Joukov, Vassilevski, Vatounine, Antonov, Emerenko, etc... Qui eux au moins se montreront capables d'affronter Staline et à faire valoir des points de vue divergents, ce qui n'était pas le cas de la vieille fgarde stalinienne de 1940 et de 1941 qui lui était entièrement découé sans avoir de grandes compétences pour autant. Encore tout de même en 1941, il fait fusiller une vingtaine de généraux pour avoir retraité sans autorisation ou pour s'être laissé encerclé. Même Hitler n'a pas traité ainsi ses généraux.
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il y a 3 ans
Selon Staline et certains généraux, le manque de nouvelles divisions aurait fait que le Groupe d'Armées Centre n'a pas été reflué jusqu'au Dniepr. L'infanterie avait beau avoir effectué des percées, les forces mobiles d'exploitation étaient trop faibles pour faire ce qui sera fait en 1944 et en 1945 notamment, à savoir la destruction de Groupe d'Armées entiers. En effet en 1941 et 1942, seulement quelques brigades blindées exploitent après la percée. Or ces brigades combattent sans coordination, pour elles même, vu que les chars soviétique ne disposaient pas de radio à l'époque. Et sans soutient aérien ou parachutiste digne de ce nom. Ajoutons à cela le manque d'artillerie et une logistique défaillante, les raisons de l'échec de janvier février 1942 parait évident du côté de l'URSS. Ce n'est qu'en avril qu'apparaîtront les premiers corps blindés bien que pas assez bien formés et fournis. Car il ne suffit pas de coller quelques brigades entre elles pour en faire des corps blindés dignes de ce nom capables de rivaliser avec les Panzerkorps allemands. De plus, malgré les pertes considérables entre le 22 juin 1941 et la fin de la contre offensive de Moscou, cela n'a rien avoir avec le taux de pertes astronomique côté soviétique. Là où les Allemands ont eu 225 000 morts durant cette période, les soviétiques, eux eu 3 millions de pertes, tués, prisonniers ou disparus, rien que durant les 6 mois de Barbarossa côté militaire. On pense côté russe que l'allemand n'attaquera pas avant l'été 1942. Or entretemps, le printemps doit être utilisé de la meilleure des façons en enrôlant de nouvelles forces, en produisant plus de matériels, en formant mieux ses soldats. Ces points là sont débattus au Kremlin durant le mois de mars. Pour ce qui sont des points faibles de l'Armée rouge, outre l'infanterie, l'aviation rouge est totalement surclassée par la Luftwaffe, de telle sorte qu'il lui faudra attendre la bataille de Koursk avant de se montrer vraiment efficace.
Côté blindés, malgré la mauvaise surprise qu'a représenté le T 34 76 pour les Allemands, bon nombre de blindés rouges se sont également révélés obsolètes et leurs pertes ont été supérieures aux pertes allemandes. Les 29 corps mécanisés présents le 22 juin ne suffisent pas malgré leur grand nombre étant donné leur absence de logistique, de communication et de formation digne de ce nom. Sans oublier la coordination inexistante, malgré la présentce d'une division d'infanterie motorisée et de deux divisions blindés soit 1000 chars par corps mécanisé en théorie grand maximum.
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il y a 3 ans
A la présence de 22 armées soviétiques repérées par les reconnaissances de la Luftwaffe entre Koursk et Demiansk contre 12 armées entre Rostov et Koursk, Hitler devine facilement que Staline veut avant tout défendre Moscou. Et encore entre le Haut Don et la Volga 13 armées soviétiques sont encore dissimulées, ce qu'il ne sait pas. Etant donné que les forces engagés dans le plan Blau sont tous sauf invincibles, il sait qu'il ne faut pas cogner contre le gros de l'Armée rouge. Il faut donc faire en sorte que Staline soit persuadé que le danger rôde encore sur Moscou. D'où la mise au point de l'opération Kreml, pour Kremlin. Une opération peu connue des historiens hormis peut être Earl Ziemke. Or il n'existe que très peu de documents allemands et de documents soviétiques mentionnant l'opération. Or, cette dernière pourrait expliquer de nombreuses choses entre la défaite soviétique à Kharkov en mai 1942 et la défaite allemande à Stalingrad 9 mois plus tard. Le directive du quartier général du Groupe d'Armées Centre émet une directive le 29 mai 1942 signée Von Kluge. Les services d'écoutes soviétiques captent le message envoyé par la radio. A partir du 10 juin, date de distribution de cartes de la région de Moscou jusqu'au niveau régimentaire concernant les unités du Groupe d'Armée Centre, les états majors d'armées, de corps comme de divisions font un travail de planification de l'offensive. Il s'agit en gros de faire semblant. Seul une dizaine d'officiers sur les milliers au courant, savent qu'il s'agit d'un leurre. Pendant ce temps , la Luftwaffe fait des sorties de reconnaissance au dessus de la région de Moscou. Des agents de renseignement de mission sont envoyés à Moscou, Toula et Kalinine. Les Allemands savent très bien que certains d'entre eux se feront interceptés par les services du NKVD. A tout cela s'ajoute les suspicions de Staline et le plus forte probabilité d'une attaque sur Moscou étant donné que les unités allemandes sont à plus de 100 kilomètres de là.
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il y a 3 ans
Tout cela fait que Staline n'accorde aucune importance à un rapport de ses services de renseignement qui lui a été présenté le 23 mars 1942, stipulant que l'attaque viserait avant tout le sud et donc le Caucase. De plus, l'affaire Reichel renforce davantage Staline dans ses convictions. A en croire les mémoires de Vassilevski, cette opération a fonctionné puisqu'il y est affirmé que l'attaque principale avait pour but Moscou à partir de Tula. L'histoire de la Grande Guerre Patriotique publié à Moscou en 1961 par l'institut du marxisme léninisme. La biographie de Staline le crédite même d'avoir compris que les Allemands masquaient l'attaque principale vers Moscou par une attaque secondaire en direction du Caucase. Le Front de Briansk commandé par Golikov, bien que mieux garni que le Front du Sud Ouest de Timochenko logiquement étant donné que le premier gardait la route de Moscou, reçoit bien plus d'attention malgré les preuves des préparatifs allemands dans la région de Koursk.

Le Front de Briansk attaque même la 2ème armée panzer à cause de la crainte toujours présente d'un enveloppement de Moscou par le sud. Les corps blindés utilisés pour empêcher la 2ème armée panzer de reprendre le terrain perdu le 2 aout ainsi que ses milliers de blindés dont des centaines de T 34 manqueront justement pour bloquer l'avancée allemande vers le Caucase. D'ailleurs, jusqu'en septembre, des effectifs énormes sont jetés dans le saillant de Rjev dans une optique de protection de Moscou par Joukov.

En donnant l'ordre de recul aux Fronts du Sud Ouest et du Sud, il s'agit d'échanger de l'espace contre du temps afin que les Allemands dévoilent leurs véritables intentions, étant donné qu'ils peuvent se permettre à ce moment là de lâcher du territoire au sud, ce qui n'est plus possible au centre dans la région de Moscou, pour des raisons évidentes. Pourtant, ce n'est pas comme si le frère d'Avksenti Narikovitch Rapava n'avait pas utilisé comme un espion par Béria.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
A la disproportion des forces alloués devant Moscou et celles allouées au sud, s'ajoutent le fait que les réserves soviétiques en hommes sont également plus nombreuses au centre qu'au sud. Et aucune armée de réserve ne se trouve au sud de la ligne allant de Koursk à Voronej. Parmi les armées de réserve stratégique, il n'y en a qu'une en avril 1942, à savoir la 3ème armée de tanks nouvellement formée à 200 kilomètres au sud de Moscou. Ensuite, les 27ème et 53ème armées s'ajoutent à la première en mai 1942. En juin 1942, la 5ème armée de tanks ainsi que la 6ème armée de réserves arrivent. En juillet ce sera carrément 7 unités en plus avec les 1ère et 4ème Armées de tanks auxquelles s'ajoutent les 60ème, 63ème, 64ème, 66ème et enfin la 7ème armée de réserve qui sera la future 62ème armée commandée par Tchouikov à Stalingrad.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Pour Chapochnikov, il fallait rester en position défensive devant Moscou. Une fois la Wehrmacht usée, l'Armée rouge contre attaquerait. Le gros de l'armée doit donc être devant la capitale selon lui. Vassilevski est d'accord. Ils savent qu'à ce moment là, sur le plan opérationnel et encore plus tactiquement, la Wehrmacht a l'avantage. Joukov se montre quant à lui favorable à une attaque préventive bien qu'il comprend et est d'accord avec la majorité des analyses précédentes. Joukov veut enlever le saillant de Rjev à la Wehrmacht. Staline, qui a écouté les 3 généraux, préfère la frappe préventive de Joukov.

Mais il n'agrée pas avec lui sur l'idée d'une frappe préventive devant Moscou. Le commandement suprême ordonne au début du mois de mars à la svtaka de se préparer à une défense stratégique. Il s'agit d'offensives d'envergures relativement réduites. Il s'agit de harceler constamment les forces allemandes et retarder au maximum son offensive estivale. 7 points sont visés par Staline, à savoir à Demiansk, à Leningrad, en Carélie, en Crimée, à Kharkov, à Smolensk et à Koursk. Il s'agit pour Staline d'affaiblir le coup ennemi principal.

Finalement, Khrouchtchev, Timochenko et Bagramian se retrouvent au Kremlin avec Staline et Chapochnikov. Finalement on voit les contours non pas d'une offensive locale mais d'une offensive stratégique de grande envergure puisque l'objectif est non seulement Kharkov mais le franchissement du sud du Dniepr plusieurs centaines de kilomètres plus loin. Mais Chapochnikov fait savoir son désaccord face à une opération dont l'Armée rouge n'a à ce moment là pas les moyens de réaliser. Vassilevski fait savoir également que les forces reconstruites difficilement ne peuvent qu'être gravement endommagées.

Heureusement pour eux que Staline se retrouve également d'accord sur ce point et trouve ce plan trop ambitieux par rapport aux moyens de l'Armée rouge, lui qui avait pourtant jusque là pour habitude de fixer à l'Armée rouge des objectifs irréalistes. Il demande donc un nouveau plan plus réaliste à Timochenko. Finalement, il retire à ce dernier le commandement du Front de Briansk et le met sous le commandement direct de la Stavka. En effet, c'est ce front là qui barre les directions Orel Toula et Koursk Voronej, jugés comme étant les axes les plus dangereux.

Le plan plus réaliste mis au point consiste à prendre Kharkov suite à un double enveloppement par le nord et par le sud. En effet, à l'est de la ville, le front forme 2 hernies de taille égale où les gros du Front du Sud Ouest ont été massés. Entre Volchansk et Stari Saltov, les Soviétiques tiennent une tête de pont étroite sur la rive occidentale du Donetz de 40 kilomètres de long pour 9 kilomètres de profondeur.

Et c'est de là que vont s'élancer les 21ème, 28ème et 31ème armées respectivement dirigées par le général Gordov, le général Riabitchev et le général Moskalenko, dont on entendra beaucoup parler par la suite notamment à la tête de la 38ème armée. Le tout pour 14 divisions d'infanterie,2 corps de cavalerie et 18 brigades blindées au motorisées. Au sud, c'est à partir d'Izium et son saillant que partent plusieurs armées soviétiques.

Ce saillant est long de 300 kilomètres pour une profondeur de 80 kilomètres. Ce saillant s'appelle Lovorvaia Barvenkovo également.

Les forces devant s'élancer à partir de se saillant consiste principalement en la 6ème armée soviétique, commandée par le général Gorodnianski, à ne pas confondre avec la 6ème armée allemande qui se fera encercler plus tard à Stalingrad en novembre 1942. Le groupe Bobkin garde le flanc gauche de la 6ème armée soviétique. Le tout pour un total de 10 divisions d'infanterie, 2 corps blindés, un corps de cavalerie et une brigade de chars indépendante. A cela s'ajoute un flanc plus au sud constitué des 57ème et 9ème armées soviétiques, respectivement commandées par le général Podlas et le général Kharitonov, venant tout deux du Front du Sud, lui même sous le commandement du général Malinovski, lui même ayant le très connu Antonov en chef d'état major. Mais ces 2 armées ne disposent que de 11 divisions d'infanterie pour garder un front long de 176 kilomètres. Or, ils affronteront des forces allemandes plus puissantes dans le cadre de l'opération Fridericus.
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il y a 3 ans
Pour sauver la 6ème armée, Hitler refuse de lâcher des unités de Kharkov en vue du plan Blau. Pour lui il faut préserver avant tout les stocks de munitions, de carburants et l'effet de surprise. Il faut doit soit opter poue une petite solution qui consisterait à envoyer la 17ème armée allemande vers Izium en guise de diversion voire pour s'emparer de ponts sur le Donetz. Ou alors pour une grande solution qui consisterait à employer la 1ère armée panzer aux côtés de la 17ème armée allemande pour les envoyer sur les arrières soviétiques. Et ainsi couper les ponts de Balakleia et de Protopopovka.

Hitler décide de la grande solution. Mais Von Bock estime que c'est trop risqué car cela signifie lancer les blindés de von Kleist dans une vaste rocade de 200 kilomètres vers Poltava. Or quand Hitler décide d'attaquer par le sud le saillant d'Izium, Timochenko commet une grosse erreur. En effet pour attaquer, les 21ème et 23ème corps blindés de la 6ème armée soviétique doivent se trouver vers l'est pour pouvoir attaquer à l'aube du 16 mai.

Le 17 mai justement Bagramian comme Timochenko savent pour l'attaque de Kleist. Mais au début il n'envoie que la 2nd division de cavalerie, de rappeler le 21ème corps blindé vers le sud est et tirer des unités de réserve d'infanterie du Front Sud et de la Stavka. Le 18 mai, Timochenko et Khrouchtchev plaident en faveur d'une continuation de l'offensive alors que Vassilevski qui sait que l'arrière est en train de s'écrouler, voit l'encerclement se dessiner et proteste.

Finalement le lendemain au 19 mai, Timochenko se rend à l'évidence et stoppe son offensive. Sauf que cela s'est fait 24 heures trop tard car la 14ème division panzer parvient à prendre Protopopovka. Près de Balakleia elle fait la jonction avec une partie de la 6ème armée allemande de von Paulus. Une poche se forme à l'ouest du Donetz entre le 22 et le 28 mai 1942. Les MG 42 font des ravages et l'aviation hâche les troupes soviétiques. La 38ème armée échoue à percer.

Pour au final seulement 22 000 hommes qui parviennent à s'échapper de l'encerclement. La destruction du saillant d'Izium offre ainsi une meilleure base de départ pour le plan Blau bien qu'une petite tête de pont à l'ouest de la rivière d'Izium est conservée par les Soviets, celle de Starii Saltov. Le général Krivosheev évoque le chiffre de plus de 277 000 pertes dont plus de 170 000 morts ou prisonniers. Au niveau du matériel, cela fait 652 chars, 542 avions et 4 924 canons d'assauts détruits ou capturés. Beaucoup de généraux soviétiques sont morts, bont Gorodniaski, Podlas, Boklin ou encore Kostenko.
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il y a 3 ans