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La prise de Bastille a eu lieu le 14 juillet 1789 à Paris. La forteresse tombe à l'issue de l'émeute.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Ce que beaucoup ne savent pas c'est que la révolution n'a pas commencé sur la place de la Bastille mais bel et bien à Versailles quelques mois plus tôt. Il y avait 1 139 députés élus aux états généraux. Tous ou presque inexpérimentés sur le plan politique. Les députés de la noblesse étaient pour la plupart des militaires et des propriétaires terriens.

Du côté du clergé, plus de 65% étaient des curés de paroisse tandis que le tiers état était majoritairement composé de petits bourgeois. Les ouvriers et paysans étaient quasi absents. Les plus connus parmi les députés élus aux états généraux du côté du Tiers Etat étaient Duport, Barnave, Mounier, Sieyès et Duport. La Fayette, Condorcet, le compte de Clermont Tonerre ainsi que le duc d'Orléans, sans oublier le compte d'Antraigues, étaient les figures les plus mémorables du côté de la noblesse.

L'abbé Maury est une figure majeure parmi les députés du clergé ainsi que Talleyrand. Notable est l'influence de la franc maçonnerie qui compte 214 membres au total dont 80 au sein de la noblesse, 19 au sein du clergé ainsi que 115 parmi les députés du Tiers. Malgré la fausseté de la théorie du complot franc maçon, on ne peut pas nier les buts de changement de société qui caractérisent la franc maçonnerie. En l'occurrence, on verra les députés se réunir le 4 mai 1789 pour la première fois. Pour chaque ordre, ils ont du revêtir un habit différent afin de signifier le maintien de la division séculaire ainsi que le maintien du vote par ordre. Les députés du Tiers devront porter un habit noir tandis que le clergé et la noblesse sont vêtus d'un habit plus chamarré.
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il y a 3 ans
C'est le lendemain le 5 mai que l'ouverture des états généraux a réellement lieu avec la parution de Louis XVI qui prononce un discours de manière assez peu assuré. Il parle d'abord de la dette de l'Etat français avant d'évoquer l'inquiétude et le désir exagéré d'innovations qui selon lui "finiraient par égarer totalement les opinions si on ne se hâtait de les fixer par une réunion d'avis sages et modérés. Puis, c'est au tour de Barentin, nouveau garde des Sceaux, ensuite de Necker de prendre la parole. Le discours de Necker est marqué par l'évocation de l'aménagement du système fiscal ainsi que du rétablissement des finances. Cependant, nombre de députés à Paris regrettent que les questions de la Constitution à donner au Royaume ainsi que la question du vote par tête ou par ordre n'ait pas été abordé. Pour apaiser les tension, il aurait mieux fallu à Louis XVI de proposer des réformes aux députés, notamment concernant l'établissement de deux chambres à l'anglaise avec le roi en arbitre.

L'absence de volonté du roi et son retrait de la scène après son discours n'est pas anodin puisque durant la journée du 6 mai 1789, les députés de Tiers refusent de se réunir à part et proposent aux députés de la noblesse et du clergé de se joindre à eux ainsi que de s'octroyer le titre.

De son côté, Louis XVI hésite entre le choix de la fermeté comme le suggère le compte d'Artois entre autre ou la reine, et le choix de la modernisation monarchique, ce qui est proposé et défendu par Necker. Le 4 juin 1789, le dauphin meurt.

Malgré cet événement d'habitude considéré comme étant dramatique, Paris accueille la nouvelle avec une indifférence relative frappante.

En réalité, la paralysie des états généraux débutent le 13 et 14 juin de la même année lorsque respectivement 3 et 6 curés se joignent aux députés du Tiers. Le 16 juin, ce sera carrément 10 curés supplémentaires.

A partir du moment où le roi a choisi de ne pas réagir, la révolution était en rouge. Comme le disait Madame de Staêl, " ce décret était la révolution même." Elle parlait des députés du Tiers qui se déclaraient de l'Assemblée nationale.

Durant la nuit du 12 au 13 juillet, les armuriers sont pillés et la majorité des barrières d'octroi incendiés. Le électeurs de Paris se réunissent à l'Hotel de ville le 13 juillet à 8 heures. Des émeutiers du faubourg Saint Antoine font savoir que de transport de munitions ont été opérés de l'Arsenal à la Bastille voisine le jour précédent.
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il y a 3 ans
En ce qui concerne la prise de la Bastille, 15 canons chargés à mitraille et 12 fusils de rempart composent la haute forteresse avec des canons qui ont une portée de tir plus courtes. 3 autres canons défendent la cour intérieure. La garnison, contrairement à une vieille croyance, n'était pas composée que d'une poignée d'invalides.

En réalité, même si on nomme les 70 sous officiers vétérans ayant servis durant la guerre de Sept ans "Invalides", ils sont tout à fait aptes, notamment lorsqu'il s'agit de l'utilisation de canons étant donné que la majorité d'entre eux avait justement servi dans l'artillerie. De plus, ils ont été renforcés sur ordre de Besenval par 33 militaires d'active détachés du régiment suisse de Salis Samade. Louis Deflue, Le gouverneur, Bernard Réné Jourdan, 49 ans, n'est pas un militaire qui commande une citadelle mais un civil qui dirige une prison d'état.

En abandonnant les 2 cours avancées et son hôtel qui ne sont pas isolés par des fossés et en s'enfermant dans la forteresse de la Bastille, il a pris la pire décision possible. De telle sorte qu'une partie de la forteresse sera vulnérable aux manifestants qui seront à la fin de la matinée du 14 juillet, entre 10 000 et 20 000. Bien que sans meneurs véritables au départ, on peut évoquer un possible rôle de la part de provocateurs, dont certains proviennent du clan du duc d'Orléans.

De plus, les pourparlers entre Launey et plusieurs délégations ne représentant qu'elles même ne font que nourrir la fausse idée que le gouverneur avait promis de ne pas tirer. En bref, la Bastille est sans chef au moment de l'assaut, au contraire des émeutiers, qui voient émerger 2 chefs : d'une part, Jacob Elie, 43 ans, sous lieutenant, officier roturier de l'Ancien Régime, et d'autre part Pierre Augustin Hulin, 31, ancien sergent aux gardes suisses et directeur d'une buanderie près de Paris.
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il y a 3 ans
A 3 heures et demi, la Bastille cherche à se rendre. On ne trouve pas le drapeau blanc dans un premier temps et quand le gouverneur veut une capitulation dans les formes, garantissant la vie des défenseurs de la forteresse, les émeutiers ne l'entendent pas de cette oreille, eux qui veulent mettre à bas le point. Les 2 chefs des émeutiers veulent faire tirer leurs canons sur la lourde porte mais c'est sans compter les 3 canons de la cour ainsi que de son potentiel destructeur sur une foule qui compte déjà une centaine de victimes dont plusieurs dizaines de morts. A 5 heures, cependant, le pont est baissé.

On ne sait toujours pas exactement si c'est sur ordre du gouverneur ou de part l'initiative des 4 invalides ayant pour fonction d'actionner le mécanisme d'abaissement du point. Deflue et ses suisses survivent grâce à leur tenu de combat, qui consiste en une blouse de toile écrue qui les fait passer pour des prisonniers auprès des assaillants. Launey est amené par Hulin et Elie jusqu'à l'Hotel de Ville avec les autres prisonniers, sans quoi il serait mort, tout comme le lieutenant de roi qui parvient à s'échapper par les jardins du gouverneur. Mais le gouverneur se fait percer de coup avant 6 heures devant l'Hotel de Ville. Il se fait trancher le cou par un cuisinier. Jacques de Flesselles connait le même sort. Les 2 têtes sont mises sur une pique et exhibées à travers Paris. Du 14 au 15 juillet, Bastille est toujours mise à sac et on pense à délivrer les prisonniers, qui ne sont finalement que 7.
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il y a 3 ans
Rien
:louis_xv:
il y a 3 ans
La présence d'une Assemblée nationale autoproclamée mêlée à la présence d'un roi passif et inopérant se mélangent pour créer une atmosphère de chaos institutionnel à Versailles. A cela s'ajoute le peuple de Paris, du moins présenté comme tel.

Malouet dira que la terreur a commencé dès le 14 juillet. Bastille a d'ailleurs donné lieu à un mythe puisque la liste des Vainqueurs de la Bastille, qui varie selon les sources à entre 849 et 954 acteurs. Il est établi que 75% d'entre eux environs sont artisans et salariés du faubourg Saint Antoine ou des gardes françaises.

Nombre de héros surgirent. Dont Louis La Reynie, qui était présenté comme étant premier partout à la fois sur le pont levis, puis sur a plateforme. On dit qu'il a reçu un coup de baillonnette et qu'il a délivré des prisonniers, voire même éteint des incendies. Comme s'il avait pris Bastille à lui seul. A cela s'ajoute Rossignol, Antoine Joseph Santerre, qui a transporté à la Bastille 2 charrettes remplies de fumiers qui furent par la suite incendiées devant l'entrée. Bien sûr, les marchands en profitent via la création de médaillons, de chromos, d'éventails, de faiences , de bijoux ou encore de tabatières et de jeux de cartes. Pierre Palloy, entrepreneur malin, commercialise même des pierres de la Bastille. Le même prétendra d'ailleurs avoir fait partie des émeutiers ayant pris part au siège de la Bastille, malgré le fait que ce ne fut pas le cas. Mais il réussit quand même à figurer parmi les membres de la liste des vainqueurs de la Bastille après le déroulement d'une commission de la Commune de Paris qui procédera à ce qu'ils appellent la "vérification des faits et gestes de la Bastille" comme ils le nomment.

Malgré cette hystérie ambiante, Jean François Marmontel, ancien dirigeant du Mercure de France note que la place de la Bastille ne s'est pas défendu et que l'assassinat du gouverneur est injustifié car c'est grâce à lui qu'un carnage a pu être évité.

Le Comité des électeurs présent à l'Hotel de Ville s'inquiète de son côté des débordements du 14 juillet étant donné l'assassinat du prévôt des marchands.
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il y a 3 ans
Le carnage continue car le 21 juillet, Bertier de Sauvigny et Foulon de Doué qui est son beau père, connaîtront un sort bien funeste. La premier est intendeant de Paris. Ils sont tous les deux accusés de vouloir affamés le peuple. Foulon de Doué, hostile à l'entourage du duc d'Orléans avait été nommé en remplacement de Necker au Contrôle général des finances le 12 juillet. On lui reproche, accusation ridicule soit disant passant, d'avoir dit que si le peuple n'avait pas de pain, il n'avait qu'à manger du foin. Il est arrêté à Viry Châtillon. Il est conduit par des paysans et des domestiques avec du foin dans la bouche. On le force à boire du vinaigre poivré. Bertier de Sauvigny et Foulon de Doué sont finalement pendus le 22 juillet et leur tête là aussi, mis au bout d'une pique. La disparition du blé des marchés font qu'on parle de complot contre le peuple. L'Assemblée, devant l'agitation grandissante, souhaite installer une répression sévère. Pour cela il faut des forces armées. Il y a les armées du roi mais ce serait potentiellement dangereux.

Finalement Jean Joseph Mounier qui est connu pour s'être distingué à l'occasion du Serment du jeu de paume, qui a proposé et ce dès le 9 juillet que la future Constitution soit précédée d'une Déclaration à portée universelle.

Les nouvelles élections municipales de fin juillet 1789 n'ont rien arrangé du tout. Bien au contraire. Le suffrage censitaire remplaçant le Comité des électeurs via 300 membres chargés d'établie une constitution municipale définitive.
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il y a 3 ans
Pour revenir à l'Assemblée, 120 députés démissionnent après le 6 octobre, notamment Mounier le 8. Malgré son rôle dans la réflexion quant à la Constituante, il était déjà considéré comme étant réactionnaire car son opinion n'avait pas changé là où l'opinion, elle avait changé. Ce sont tous les gens raisonnables qui quittent l'Assemblée.

En s'arrogeant le droit de pouvoir rédiger une constitution ainsi qu'en s'emparant du pouvoir législatif, les députés du Tiers Etat ont renversé la monarchie absolue. L'Assemblée nationale autoproclamée devient Assemblée constituante. A ce stade, Madame de Stael, tout comme Chateaubriand, favorables pourtant à la Révolution, s'exileront.

A partir du 11 septembre, les députés se regroupent de part et d'autre du président avec à droite, ceux qui sont désignés comme les monarchiens, avec Mounier en leader, qui sont favorables à un veto absolu de la part du roi. A gauche, ceux qui sont désignés comme étant les patriotes, n'acceptent qu'un veto suspensif, rien de plus. Cela s'effectue dans la salle du Manège.

C'est le début de la naissance de la gauche et de la droite malgré le fait que Mirabeau, chef de files du côté des patriotes, est, selon l'historien Alphonse Aulard, un parti à lui tout seul. Parmi les patriotes on retrouve également La Fayette, Sieyès, Bailly parmi les plus connus, malgré le fait qu'ils se classent davantage vers une sorte de centre gauche qui n'en porte pas le nom, pas particulièrement défavorable à la monarchie en soit, à condition qu'il s'agisse d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise et non d'une monarchie absolue à la française. On compte également Thouret, Barnave, Lanjuinais, Duport, qui sont avocats. Ajoutons également l'abbé Grégoire. Parmi ces figures, Duport, Barnave, ainsi que le colonel de cavalerie Alexandre de Lameth, commencent à se distinguer des autres à l'Assemblée.

Du côté de l'extrême gauche, on trouve Jerome Pétion, très éloquent, Pierre Louis Prieur ainsi que François Buzot. Et surtout un autre avocat qui deviendra célèbre, un certain Maximilien Robespierre. Ce dernier est admirateur de Rousseau et acquis aux idées du philosophisme. Il entre à l'Académie royale d'Arras en 1783.
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il y a 3 ans
En l'occurrence, les choses n'iront pas toujours bien. En effet, du côté des patriotes, les intimidations ne se feront pas rares, notamment via l'appel nominal des votes. Ce qui fait que les plus apeurés votent contre leur conviction. De plus, les députés qui votent mal sont poursuivis par la vindicte populaire ou plus précisement par les agitateurs à leur dévolution. La force physique est même parfois employée. Les députés de l'opposition finissent par se murer dans le silence ou à se taire. Voilà la manière dont une Assemblée Constituante pu verser dans la totalitarisme. Elle prétend que nul ne peut avoir de pouvoir sur elle, y compris et surtout le roi. En se voulant garante de l'avenir elle s'enferme dans une fuite en avant. Elle en finit par piétiner le pouvoir exécutif et à se libérer des parlements. Le 21 octobre 1789, l'Assemblée vote même la loi martiale suite au lynchage d'un boulanger, étant donné que Denis François avait été accusé par la foule d'avoir caché du pain.
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il y a 3 ans
La main basse sur les biens du clergé se traduit par des mesures prises par la Commune de Paris, qui contrairement à l'Assemblée nationale devenue par la suite Assemblée Constituante, n'a jamais caché son caractère très radical.

La preuve en est la présence d'un Comité des recherches ayant pour mission, en plus de rétablir l'ordre à Paris, de recevoir des dénonciations de complots contre la liberté". Ce comité avait donc le droit d'arrêter des suspects et de rassembler des preuves contre eux. Des agents ayant pour rôle de dénoncer sont même recrutés.

C'est le début d'une inquisition civile, pour reprendre les termes d'Elisée Loustallot, pourtant favorable à la Révolution. François de Pange, qui est journaliste libéral, parle même de retour des lettres de cachet. L'instauration du " crime de lèse nation" le 30 novembre 1789 renforce le pouvoir policier de la Commune comme celui de l'Assemblée. Malgré le fait que l'article 7 de la Déclaration des droits de l'hommes précise bien que nul homme ne peut être accusé, arrête ni détenu que dans les cas déterminés par la loi. De telle sorte que les prisons parisiennes se remplissent presque à vue d'oeil et que la Commune de Paris répugne à donner les noms des suspects arrêtés et ce malgré des demandes de la presse d'opposition.

Finalement, le 21 mai 1789, Paris est divisé en 48 sections en remplacement des 60 districts.
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il y a 3 ans
Les clubs de Cordeliers entretient l'agitation parisienne. Ce club a tendance à noyauter les sections. Il se nomme officiellement "Société des amis des droits de l'homme et du citoyen". Il a pour vocation de surveiller l'Assemblée. Les rôles principaux sont tenus par Danton, Marat ou encore Camille Desmoulins. Il organise émeutes, réquisitions et enquêtes entre autres.

Sans oublier ses contrôles et surveillances multiples.

Au delà des émeutes révolutionnaires à Paris comme à Versailles le 7 janvier 1790, il y a aussi les émeutes contre révolutionnaires, notamment à Toulon, Toulouse, Nimes et Vannes durant le 6 avril 1790, et notamment des affrontements entre catholiques et protestants favorables à l'Assemblée. Il y a un décalage entre Paris et la Province.

Or la province représente plus de 97% de la population française et la majorité d'entre eux n'est pas particulièrement favorable à la Révolution. Selon les Jacobins de l'Assemblée, c'est juste que le peuple des provinces et des campagnes a été élevé dans la superstition et dans l'ignorance et a besoin d'être " éclairé ". Une des figures des Jacobins, Jean Paul Rabaut, ou Rabaut Saint Etienne, avait déclaré le 11 novembre 1780 : " il faut remonter ce peuple, le rajeunir, changer ses formes pour changer ses moeurs, et tout détruire, oui, tout détruire, puisque tout est à créer. Parmi les comités à l'intérieur desquels se déroulent les travaux de l'Assemblée, le plus important d'entre eux est le comité de constitution formé en septembre 1789 et constitué de personnalités comme Talleyrand, Le Chapelier, Target, Thouret ou encore Sieyès.

Thouret a présenté un projet de refonte territorial de la France à la fin du mois de septembre 1789. Le projet consiste à effacer les traces et les disparités de l'Ancien Régime mais aussi de mettre fin aux provincialismes et aux particularismes. Selon Dusquesnoy, député d'extrême gauche, il faut qu'il n'y ait que des " français en France ", et non des " provencaux, des Normands, etc... ".
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il y a 3 ans
Tout cela entraîne la création de 83 départements le 22 décembre 1789. Au départ les départements étaient de simples numéros étant donné la difficulté de donner des noms. Il est décidé que les conseils de département, de district et de communes sont élus. On est en plein dans une phase de décentralisation administrative de la France.

De plus, les ordres du roi sont supprimés, notamment ceux concernant les prisons d'état. Concernant la situation économique et financière du pays, le rendement des fermes, soit les impôts indirects, était de 153 millions en 1788. Il a été réduit à seulement 18 millions en 1790. La taille a connu une diminution similaire. A côté de ça, le Trésor doit faire face à une augmentations des dépenses, notamment celles provenant de Paris, dans une optique de conjuration de la révolte frumentaire durant lesquels le pain est subventionné. Or, le problème réside dans l'incompétence des députés concernant les questions financières. Ils ont beau avoir été obsédés par le fondement d'un nouveau système politique qu'ils en ont presque oublier l'économie.

Ainsi, le 24 septembre 1789, Necker se présente il devant l'Assemblée pour demander le lancement d'un emprunt obligatoire auprès de tous les citoyens gagnant plus de 400 livres par an. Le nom de cet emprunt étant la : contribution patriotique.

Or cela va à l'encontre du droit de propriété venant de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Malgré cela, Mirabeau soutient le projet. Pourtant, ce n'est pas comme si par la suite, l'argent n'entre que très lentement et que l'attribution des rôles concernant l'imposition ne prend pas du temps.

C'est dans ce contexte là qu'on se tourne vers les bien du clergé. Pierre Samuel du Pont de Nemous propose précisément la perception des revenus ecclésiastiques en prenant les frais du culte, les dettes du clergé ainsi que les oeuvres charitables, et ce à la charge de l'Etat. Le but étant de ne pas trop porter atteinte aux bien du clergé d'abord.
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il y a 3 ans
Une armés de gueux venus liberer 7 putains de nobles dont deux faussaires et sade lui meme tu parle d'un evenement
:Lisa_paille:
il y a 3 ans
Du moins dans un premier temps et sur le cours terme. La réaction hostile de la part de la gauche jacobine est bien entendu inévitable. Mais Talleyrand va encore plus loin puisqu'il veut que l'Etat puisse s'accaparer la richesse considérable que sont les biens du clergé. Il le propose le 10 octobre 1789 précisément. Cela va encore plus à l'encontre de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Tout cela doit être décidé le 2 novembre 1789.

A ce moment là on voit arriver une foule à Paris venant et entonnant des chants clairement anti cléricaux et anti ecclésiastiques. Les députés ecclésiastiques ne sont pas davantage épargnés par les injures de toute sorte. Au point même que certains sont empêchés de participer à la séance et au vote à cause de l'intimidation. La décision de la confiscation des biens du clergé au profit de la nation est décidé à 586 voix contre 346, sans oublier les 40 voix abstentionnistes. Plus tard, Jean Jaurès dira même dans son ouvrage intitulé : "Histoire socialiste de la Révolution française", que les biens du clergé venaient avant tout des donateurs voulant s'assurer le salut de leur âme.

Autrement dit il s'agissait d'une main basse du clergé effectuée au détriment non seulement du clergé lui même mais également des donateurs. Il faut dire que le climat anti clérical qui date de la période des lumières n'a pas arrangé grand chose.
Batman sera toujours là pour faire régner la justice sur les topics de onche.
il y a 3 ans
Noob
Noob
3 ans
Rien
:louis_xv:
Sa Majesté qui préfère s'en aller chasser plutôt que de donner une quelque conque importance à une révolte de vas-nus-pieds
:CHAD4:
Le petit train du forum au Japon
il y a 3 ans
Pour ce qui est des finances, le 14 novembre 1789, Necker avance comme proposition de changer la Caisse d'escompte en Banque nationale qui soit doté d'un privilège d'émission pour 240 millions de papier monnaie au total.. Ceux ci étant couvert par les futures rentrées ainsi que la vente des biens du clergé. Au total, l'émission de 400 millions d'assignats en bons du Trésor de 1 000 livres est décidé le 21 décembre 1789. Autrement dit gagés sur les biens du clergé. Par la suite, c'est l'idée de l'instauration d'un papier monnaie qui aura du succès au sein de l'Assemblée puisque les Jacobins notamment y seront particulièrement favorables. Selon Pétion, le papier monnaie est garant du salut du peuple. Globalement c'est à gauche qu'on y est favorable. Pour ce qui est de la droite, en revanche, c'est tout le contraire. Cela résulte notamment de l'histoire du banquier Law durant la Régence. Selon l'abbé Maury, cela entraînera la dépréciation de l'assignat, qui elle même ruinera les rentiers. Cependant, leurs voix ne sont pas prises au sérieux étant donné la suspicion de vouloir bloquer les ventes des bien de l'Eglise.

Pourtant, selon Lavoisier, les biens issus du clergé ont vu leur valeurs être largement surestimé, parlant d'une fuite du numéraire métallique à l'étranger. Du Pont de Nemours, de son côté, lui, explique que les assignats sont certes bons pour les riches qui ont des dettes conséquentes à rembourser mais néfastes pour les pauvres étant donné l'augmentation du prix du pain, sans oublier que les spéculateurs pourront acheter les biens nationaux grâce aux assignats. Necker essaye lui aussi de sonner l'alarme. Mais il finit par donner sa démission durant le mois de septembre 1790.
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il y a 3 ans
J'ai vraiment les boules pour le roi et sa famille, ils ne méritaient en aucun cas la mort
:sad3:
le roi aimait profondément, d'un amour très chrétien la France et les Français
Le petit train du forum au Japon
il y a 3 ans
Les événements s'enchaîneront éventuellement jusqu'à entraîner un schisme. En effet, le pape Pie VI ne pouvait pas rester sans rien faire face à cette situation. La condamnation de la confiscation des biens du clergé s'effectue le 29 mars 1790. Cette condamnation est toutefois tenue secrète sur la demande de Louis XVI et du compte de Montmorin Saint Herem qui est son ministre des Affaires étrangères. Le 22 juillet 1790, la pape prévient Louis XVI du risque du guerre de religions encourue en cas d'approbation des différentes mesures anti cléricales. Les députés de la Constituante reçoivent un bref papal qui est une lettre officielle mais privée également pour les prévenir.

De plus, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est également mise en cause par le pape étant donné sa déclaration durant laquelle il compare le droit et la liberté d'agir de l'homme social par opposition aux droits du Créateur suprême. Pour le pape, il ne s'agit que d'un renversement de la religion catholique. Mais ce n'est que le 13 avril que le schisme est définitivement en place avec le second bref adressé non pas aux députés ecclésiastiques mais à l'Eglise de France dans sa globalité. L'Eglise se divise alors entre ceux qui prêtent serment, appelés "jureurs", et ceux qui refusent, appelés " réfractaires". Parmi les 205 députés ecclésiastiques, il y en a 105 qui acceptent de jurer, et ce malgré les hurlements de la foule à l'extérieur ainsi que les vociférations provenant des tribunes.

Seulement 4 évêques sur 93 en France jurent par la suite. Moins de la moitié du bas clergé jure, avec des différentes régionales marquées. A partir de 1791, les évêques départementaux devront être élu, même par des non catholiques. Au total, la plus grande partie du patrimoine de l'Eglise disparait durant l'année 1791, le processus débutant en mai 1790.

Tout cela a débouché sur une crise religieuse conséquente. Rien qu'à Montauban, suite à l'inventaire des biens religieux, il y a eu 5 gardes nationaux morts.

60 partisans du pape sont massacrés par la suite par les révolutionnaires durant la nuit du 16 au 17 octobre 1791. Pourtant, ce n'est pas comme si le 22 mai 1790, le décret dit de Déclaration de paix au monde n'affirmait pas dans la Constituante, que la nation française renonce à entreprendre des conquêtes et déclare qu'elle n'emploiera jamais la force contre la liberté d'aucun peuple.
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il y a 3 ans
Depuis octobre 1789, l'entourage du roi le conjure de fuir Paris. Il hésite pendant longtemps, à tel point qu'il faudra attendre le schisme provoqué par l'Assemblée pour qu'il puisse s'y résoudre. Le départ est fixé pour le 20 juin 1791. La fuite du roi du palais de Luxembourg prend du retard dès le début à cause de la berline qui n'arrive pas à l'heure, très exactement avec 1 heure 30 de retard. La première pause prend place à Bondy vers 3 heures. Meaux est atteint à 6 heures environ. Ce n'est qu'à 11 heures que Montmirail est atteint, pour près de 3 heures de retard désormais. Ce n'est qu'à 2 heures de l'après midi que Chaintrix est atteint. A Chalons sur Marnes, le roi y parvient vers 6 heures. Le lendemain, le roi parvient à Somme Vesle avec plus de 4 heures de retard. L'arrivée à Varennes se fait à 11 heures moins 10.

Le roi finit éventuellement par être reconnu et ramené à Paris.
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il y a 3 ans