Aquaboulevard est rempli d'une population pour laquelle ils militent quotidiennement pour leur importation, mais refusent catégoriquement de les côtoyer dans leurs activités quotidiennes alors même que ce sont eux qui les ont importé par paquet.
Là ils sont tranquilles, dans la montagne loin de la ville (donc ils sont suffisamment aisés financièrement pour renoncer à plusieurs jours de travail pour aller gambader, chose que l'immigré précaire ne peut pas se permettre) ; entre blancs ; dans une parfaite homogénéité sociale, culturelle et ethnique...
Si j'étais mauvaise langue je pourrais leur reprocher cette hypocrisie, mais ce n'est pas le genre de la maison.
Décidément les luttes grotesques et puériles ont bel et bien grand-remplacés la seule lutte digne d'intérêt : les pauvres contres les riches.