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Cette année encore il allait devoir faire bonne figure avec Sylvie devant ses parents pour le réveillon de Noël alors que son couple battait de l'aile. Il devait passer la prendre à la gare Saint Lazare vers 19h pour ensuite prendre la route vers sa Vendée natale. Ils avaient prévu de dîner dans un Courtepaille en bord d'autoroute après être sortis de Paris. Courtepaille servait principalement des grillades que Julien appréciait particulièrement.
:Collard_regard_:
Cette chaîne de franchisés jouait la carte du terroir, de la cuisine de la viande "comme au bon vieux temps" dans une ambiance chaleureuse quoi qu’impersonnelle. L'ambiance chaleureuse était renforcée par la présence du grill et de son âtre au milieu de la pièce principale circulaire du restaurant. Sylvie était moins portée sur la viande, comme toutes les connasse anorexiques de ce début de XXIe siècle. Elle prenait souvent des salades ce qui avait pour effet d'exaspérer Julien qui estimait "qu'on pouvait faire ce même assemblage à la maison". Mais chez Courtepaille, c'était différent. Les socs de charrues fixés aux murs et les tables en bois massif devaient vaguement lui rappeler son ascendance paysanne et elle se laissait aller à manger une andouillette.
:Collard_regard_:

Ils arriveraient vers 23h chez ses parents et passeraient 48h sur place. Ils iraient ensemble à la messe de Noël simplement par tradition. Julien serait exaspéré par l'inévitable moment où le prêtre, au milieu de son homélie, parlerait des migrants et du devoir d'accueillir les pauvres pour l'Eglise. Sylvie, elle, dans un esprit contestataire et pour montrer qu'elle était libre d'esprit, resterait silencieuse pendant le credo.
Ils feraient bonne impression, comme ils avaient toujours fait, puis rentreraient sur Paris. Le 31 au soir, ils fêteraient la nuit de la St Sylvestre dans un club échangiste, Julien se faisant gober les couilles par une salope de 15 ans de moins que lui, Sylvie se faisant enculer par un black au membre disproportionné.
il y a 3 ans
A en juger par le bruit du ventilateur mon Toshiba semblait prêt-à-décoller. Il était une heure du matin et, affalé sur mon lit, je restais plus de temps que nécessaire devant la bruyante boîte à image posée sur mon torse poisseux.
Je me cramponnais au vain but d'établir une conversation avec d'autres noctambules de mon acabit. Tel en était réduit mon existence, seul dans ma chambre, à échanger mon précieux temps de sommeils contre quelques secondes de dopamines.

Ma santé contre un peu de chaleur humaine.
Le dilemme entre deux des choses les plus rares du monde moderne que par un singulier tour de force appelé « chômage » je pouvais me permettre de gaspiller.

Voici donc le pitoyable arbitrage propre aux asociaux et parias de tout poil.
il y a 3 ans
Bon j'arrette pour ce soir
:patron_fatigue:
il y a 3 ans