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c'est douloureux qu'il batte il faudrait le suspendre longtemps dans son expectative, mais le temps passe et je ne sais pas bien ce que je peux espérer, il faut attendre toujours que l'avenir advienne, qui repousse toujours un peu l'amour, l'amitié, la paix, le bonheur, l'idéal. je voudrais dire avenir tu es trompeur, avenir je te condamne par contumace, laisse-moi tranquille, je voudrais dire Dieu, je te laisse ma volonté, prends-la et fais qu'elle travaille pour ta plus grande gloire, mais la liberté reste, et tout continue, et je ne sais pas ma vocation, et chaque journée de plus est comme une pierre d'achoppement où vient se heurter l'idéal, et je me frappe le front, je me dis qu'il est vertueux d'espérer, il faut demander en prière la deuxième vertu, et rien n'y fait, toujours l'expectative, toujours le même jour flottant, toujours le caillou au fond du coeur. parfois je voudrais m'accuser de surdité mais je sais que c'est ma faute

tout suspendre et planer, et asseoir mon âme au bord du monde, regarder l'impermanence de la vie et des choses longuement, essayer de distinguer dans le vent le bruissement de l'esprit, dans le silence de l'herbe, dans le reflet des lacs, le ciel, la lumière, dans le symbole de l'univers, et là, au sein de la merveille de la création, gésir péniblement en attendant que la providence veuille mener à son terme la gestation de mon coeur

c'est facile la résilience devant le malheur, il faut attendre, la résilience devant l'expectative de l'idéal est bien plus pénible, parce que l'attente même de la résolution creuse toujours un peu plus le désarroi. sans doute la vraie sagesse c'est de n'attendre l'idéal que dans l'au-delà, de vivre de charité en attendant la tombe, mais l'attente est si pressante, si brûlante, que je m'épuise à sentir mon coeur battre sans savoir ce que mon sang doit irriguer, et tout ce qui chaque jour trahit l'idéal me fait sentir un peu plus se dénuer mon âme
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a 2 heures
c'est douloureux qu'il batte il faudrait le suspendre longtemps dans son expectative, mais le temps passe et je ne sais pas bien ce que je peux espérer, il faut attendre toujours que l'avenir advienne, qui repousse toujours un peu l'amour, l'amitié, la paix, le bonheur, l'idéal. je voudrais dire avenir tu es trompeur, avenir je te condamne par contumace, laisse-moi tranquille, je voudrais dire Dieu, je te laisse ma volonté, prends-la et fais qu'elle travaille pour ta plus grande gloire, mais la liberté reste, et tout continue, et je ne sais pas ma vocation, et chaque journée de plus est comme une pierre d'achoppement où vient se heurter l'idéal, et je me frappe le front, je me dis qu'il est vertueux d'espérer, il faut demander en prière la deuxième vertu, et rien n'y fait, toujours l'expectative, toujours le même jour flottant, toujours le caillou au fond du coeur. parfois je voudrais m'accuser de surdité mais je sais que c'est ma faute

tout suspendre et planer, et asseoir mon âme au bord du monde, regarder l'impermanence de la vie et des choses longuement, essayer de distinguer dans le vent le bruissement de l'esprit, dans le silence de l'herbe, dans le reflet des lacs, le ciel, la lumière, dans le symbole de l'univers, et là, au sein de la merveille de la création, gésir péniblement en attendant que la providence veuille mener à son terme la gestation de mon coeur

c'est facile la résilience devant le malheur, il faut attendre, la résilience devant l'expectative de l'idéal est bien plus pénible, parce que l'attente même de la résolution creuse toujours un peu plus le désarroi. sans doute la vraie sagesse c'est de n'attendre l'idéal que dans l'au-delà, de vivre de charité en attendant la tombe, mais l'attente est si pressante, si brûlante, que je m'épuise à sentir mon coeur battre sans savoir ce que mon sang doit irriguer, et tout ce qui chaque jour trahit l'idéal me fait sentir un peu plus se dénuer mon âme
L'être qui se regarde souffre de ne pas vivre
:cyber:
il y a une heure
:ReisenSad:
Gormignonne
:Chat_sad:
il y a une heure
L'être qui se regarde souffre de ne pas vivre
:cyber:
c'est qu'il essaie de discerner comment vivre
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a une heure
c'est qu'il essaie de discerner comment vivre
L'éveil des sens
:cyber:
il y a une heure
L'éveil des sens
:cyber:
c'est comme un éveil qui ne vient jamais, on sait qu'on n'est encore que dans le songe, parfois, des intuitions, des fulgurances de l'idéal, on cherche le chemin, parfois on se dit c'est bon, et puis on se rend compte qu'on errait, qu'on avait des nuages dans la tête
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a une heure
c'est douloureux qu'il batte il faudrait le suspendre longtemps dans son expectative, mais le temps passe et je ne sais pas bien ce que je peux espérer, il faut attendre toujours que l'avenir advienne, qui repousse toujours un peu l'amour, l'amitié, la paix, le bonheur, l'idéal. je voudrais dire avenir tu es trompeur, avenir je te condamne par contumace, laisse-moi tranquille, je voudrais dire Dieu, je te laisse ma volonté, prends-la et fais qu'elle travaille pour ta plus grande gloire, mais la liberté reste, et tout continue, et je ne sais pas ma vocation, et chaque journée de plus est comme une pierre d'achoppement où vient se heurter l'idéal, et je me frappe le front, je me dis qu'il est vertueux d'espérer, il faut demander en prière la deuxième vertu, et rien n'y fait, toujours l'expectative, toujours le même jour flottant, toujours le caillou au fond du coeur. parfois je voudrais m'accuser de surdité mais je sais que c'est ma faute

tout suspendre et planer, et asseoir mon âme au bord du monde, regarder l'impermanence de la vie et des choses longuement, essayer de distinguer dans le vent le bruissement de l'esprit, dans le silence de l'herbe, dans le reflet des lacs, le ciel, la lumière, dans le symbole de l'univers, et là, au sein de la merveille de la création, gésir péniblement en attendant que la providence veuille mener à son terme la gestation de mon coeur

c'est facile la résilience devant le malheur, il faut attendre, la résilience devant l'expectative de l'idéal est bien plus pénible, parce que l'attente même de la résolution creuse toujours un peu plus le désarroi. sans doute la vraie sagesse c'est de n'attendre l'idéal que dans l'au-delà, de vivre de charité en attendant la tombe, mais l'attente est si pressante, si brûlante, que je m'épuise à sentir mon coeur battre sans savoir ce que mon sang doit irriguer, et tout ce qui chaque jour trahit l'idéal me fait sentir un peu plus se dénuer mon âme
Tu parles d'expectative, d'espérer, d'attente, mais quel est cette attente dont tu parles ? L'amour ? Un idéal ? Ou alors tu ne le sais pas vraiment ?
il y a une heure
c'est comme un éveil qui ne vient jamais, on sait qu'on n'est encore que dans le songe, parfois, des intuitions, des fulgurances de l'idéal, on cherche le chemin, parfois on se dit c'est bon, et puis on se rend compte qu'on errait, qu'on avait des nuages dans la tête
Tout dépend si tu cherches l'impersonnel dans le personnel ou le personnel dans l'impersonnel

En somme c'est toute la question et la difficulté du mariage devant Dieu
il y a une heure
Tu parles d'expectative, d'espérer, d'attente, mais quel est cette attente dont tu parles ? L'amour ? Un idéal ? Ou alors tu ne le sais pas vraiment ?
c'est tout à la fois, l'amour, la paix, l'idéal, là où Dieu nous fait sentir sa munificence, là où l'on se dit c'est ici que j'adorerai le mieux, et que notre volonté sera comme toute tendue à l'infini
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a une heure
"Ah ! s'écria-t-elle en sentant la colère lui donner une envie de vengeance"
:laincote:
il y a une heure
c'est tout à la fois, l'amour, la paix, l'idéal, là où Dieu nous fait sentir sa munificence, là où l'on se dit c'est ici que j'adorerai le mieux, et que notre volonté sera comme toute tendue à l'infini
Je ne suis pas sûr que ce genre de choses soient vraiment accessibles au cours de notre vie terrestre, et si elles le sont, je pense qu'elles ne peuvent pas venir sans leur lot de souffrances, à côté de brefs moments d'extase. Ce qui est certain c'est qu'elles viendront après si nous sommes assez bons. En tout cas je te le souhaite vivement Sainte
il y a une heure
Je ne suis pas sûr que ce genre de choses soient vraiment accessibles au cours de notre vie terrestre, et si elles le sont, je pense qu'elles ne peuvent pas venir sans leur lot de souffrances, à côté de brefs moments d'extase. Ce qui est certain c'est qu'elles viendront après si nous sommes assez bons. En tout cas je te le souhaite vivement Sainte
je ne sais pas s'il faut y croire, je sens l'idéal si proche, et quand je tends la main, il est si loin, c'est trop long d'attendre la mort, et la brûlure de l'infini est trop lancinante, nous verrons bien, merci pour tes voeux, je te souhaite aussi tout le bien qu'on peut espérer
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a une heure