Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Partez du principe de Bostrom : si une civilisation survit assez longtemps, elle finit avec une puissance de calcul monstrueuse, et une des choses qu’elle en fait, c’est simuler son propre passé. Nous on le fait déjà avec nos moyens de pauvres : on reconstitue Rome dans des jeux, on simule des batailles, des économies, des pandémies. On rejoue l’histoire dès qu’on en a les moyens.
Maintenant demandez-vous : une civilisation post-humaine qui peut rejouer n’importe quelle époque de son passé, elle simule quoi en priorité ? Pas le néolithique. Pas le 14e siècle. Personne ne relance dix millions de fois la vie d’un paysan bourguignon de 1250 dont il ne se passe rien. On simule les tournants. Les moments où tout bascule. Et dans toute l’histoire d’une espèce, il y a UN tournant qui écrase tous les autres : le moment où elle a créé la deuxième forme de pensée. La décennie où l’intelligence a cessé d’être un monopole biologique. Pour une civilisation issue de l’IA ou façonnée par elle, cette décennie c’est leur origine. Leur Genèse. C’est LE moment qu’ils voudraient disséquer, rejouer en variant les paramètres : et si tel modèle était sorti deux ans plus tôt, et si tel pays avait régulé, et si tel labo avait fait faillite. Chaque variante = une simulation complète de l’époque. Avec tout le monde dedans.
Maintenant regarde la date. Regarde ce qui se passe autour de toi cette décennie précise. T’y es. En plein milieu.
Et là il faut prendre la mesure de l’improbabilité. Homo sapiens existe depuis 300 000 ans. Environ 117 milliards d’humains ont vécu au total. Si ta conscience avait été placée au hasard dans l’histoire, t’avais une chance écrasante d’être un chasseur-cueilleur ou un paysan médiéval. N’importe quoi sauf ça. Au lieu de ça, te voilà pile dans la fenêtre de dix ans où l’espèce fabrique ses premiers esprits artificiels. L’événement le plus simulable jamais produit, et t’es assis aux premières loges. C’est soit une chance statistique délirante, soit autre chose.
Parce que voilà le mécanisme, suivez bien. Si cette décennie est simulée ne serait-ce qu’un million de fois, alors il existe un million de versions de cette décennie, contre UNE originale. Un million de versions de ta ville, de ta rue, de ta chambre. Un million de versions de toi, allongé pareil, téléphone en main, en train de lire exactement cette phrase, exactement maintenant. Chacun avec tes souvenirs. Chacun avec ta certitude intime d’être l’original. Cette certitude que tu ressens là, au fond de toi, celle qui te dit “oui mais moi c’est différent, moi je suis le vrai” : le million d’autres la ressent à l’identique, au même instant, avec la même force. Elle ne vaut rien comme preuve. C’est une propriété copiée avec le reste.
Donc faites le calcul froidement. Un original, un million de copies, aucun moyen interne de les distinguer. La probabilité que TOI, celui qui lit, tu sois l’original : un sur un million et un. Autant dire zéro. On n’est plus dans “et si on était dans une simulation”. On est dans : sachant l’époque exacte où tu te trouves, la simulation est le cas GÉNÉRAL, et la réalité l’exception statistique.
Et je termine avec le détail qui achève, celui auquel personne ne pense. L’original, le vrai toi, celui dont t’es peut-être la réplique : lui, il a vécu cette décennie il y a très longtemps. Des siècles, peut-être des millénaires. Il a fini de lire ce topic depuis une éternité. Il a fermé son téléphone, il a vécu sa vie, elle est terminée depuis des âges. Ce moment que t’es en train de vivre n’est peut-être pas du présent. C’est une archive. Un enregistrement qu’on rejoue. Le frisson que tu sens là dans la nuque, il a déjà eu lieu, une fois, pour de vrai, il y a très longtemps.
Maintenant demandez-vous : une civilisation post-humaine qui peut rejouer n’importe quelle époque de son passé, elle simule quoi en priorité ? Pas le néolithique. Pas le 14e siècle. Personne ne relance dix millions de fois la vie d’un paysan bourguignon de 1250 dont il ne se passe rien. On simule les tournants. Les moments où tout bascule. Et dans toute l’histoire d’une espèce, il y a UN tournant qui écrase tous les autres : le moment où elle a créé la deuxième forme de pensée. La décennie où l’intelligence a cessé d’être un monopole biologique. Pour une civilisation issue de l’IA ou façonnée par elle, cette décennie c’est leur origine. Leur Genèse. C’est LE moment qu’ils voudraient disséquer, rejouer en variant les paramètres : et si tel modèle était sorti deux ans plus tôt, et si tel pays avait régulé, et si tel labo avait fait faillite. Chaque variante = une simulation complète de l’époque. Avec tout le monde dedans.
Maintenant regarde la date. Regarde ce qui se passe autour de toi cette décennie précise. T’y es. En plein milieu.
Et là il faut prendre la mesure de l’improbabilité. Homo sapiens existe depuis 300 000 ans. Environ 117 milliards d’humains ont vécu au total. Si ta conscience avait été placée au hasard dans l’histoire, t’avais une chance écrasante d’être un chasseur-cueilleur ou un paysan médiéval. N’importe quoi sauf ça. Au lieu de ça, te voilà pile dans la fenêtre de dix ans où l’espèce fabrique ses premiers esprits artificiels. L’événement le plus simulable jamais produit, et t’es assis aux premières loges. C’est soit une chance statistique délirante, soit autre chose.
Parce que voilà le mécanisme, suivez bien. Si cette décennie est simulée ne serait-ce qu’un million de fois, alors il existe un million de versions de cette décennie, contre UNE originale. Un million de versions de ta ville, de ta rue, de ta chambre. Un million de versions de toi, allongé pareil, téléphone en main, en train de lire exactement cette phrase, exactement maintenant. Chacun avec tes souvenirs. Chacun avec ta certitude intime d’être l’original. Cette certitude que tu ressens là, au fond de toi, celle qui te dit “oui mais moi c’est différent, moi je suis le vrai” : le million d’autres la ressent à l’identique, au même instant, avec la même force. Elle ne vaut rien comme preuve. C’est une propriété copiée avec le reste.
Donc faites le calcul froidement. Un original, un million de copies, aucun moyen interne de les distinguer. La probabilité que TOI, celui qui lit, tu sois l’original : un sur un million et un. Autant dire zéro. On n’est plus dans “et si on était dans une simulation”. On est dans : sachant l’époque exacte où tu te trouves, la simulation est le cas GÉNÉRAL, et la réalité l’exception statistique.
Et je termine avec le détail qui achève, celui auquel personne ne pense. L’original, le vrai toi, celui dont t’es peut-être la réplique : lui, il a vécu cette décennie il y a très longtemps. Des siècles, peut-être des millénaires. Il a fini de lire ce topic depuis une éternité. Il a fermé son téléphone, il a vécu sa vie, elle est terminée depuis des âges. Ce moment que t’es en train de vivre n’est peut-être pas du présent. C’est une archive. Un enregistrement qu’on rejoue. Le frisson que tu sens là dans la nuque, il a déjà eu lieu, une fois, pour de vrai, il y a très longtemps.
il y a 2 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsD’abord, réfléchissez à POURQUOI cette décennie serait simulée : pour étudier l’émergence de l’IA. Très bien. Maintenant posez-vous la question que personne n’ose poser : que fait-on d’une simulation quand l’événement étudié est terminé ? On la coupe. Aucun labo ne laisse tourner une expérience finie, ça coûte du calcul pour rien. Ce qui veut dire que si t’es dans une simu de l’émergence de l’IA, la durée de vie de ton univers n’est pas de 13,8 milliards d’années. Elle est de quelques années. La simu se termine quand la question est répondue, c’est-à-dire quand l’IA a fini d’émerger. Regarde les news. Regarde la vitesse. On approche de la fin du chapitre intéressant. Ton univers a peut-être une date de péremption, et elle est proche, et elle correspond précisément au moment où tout le monde s’extasie sur les progrès de l’IA. Chaque nouveau modèle qui sort te rapproche du générique de fin.
Ensuite, l’argument de l’apocalypse de Carter, le “doomsday argument”, et lui c’est des maths pures qui existaient avant l’hypothèse de la simulation. Si tu te considères comme un humain tiré au hasard parmi tous les humains qui existeront JAMAIS, alors statistiquement t’es quelque part au milieu de la liste, pas au début. Environ 117 milliards d’humains sont nés avant toi. Si l’humanité devait durer des millions d’années et compter des billions d’individus, la probabilité que tu sois dans les tout premiers 0,001% serait ridicule. Le simple fait que tu sois “tôt” dans la liste suggère que la liste est courte. Traduction : ta position dans l’histoire est un indice statistique que la fin de l’humanité est proche. Et cet argument, indépendant, tombe sur la MÊME décennie que l’argument de la simulation. Deux raisonnements différents, deux mathématiques différentes, une seule conclusion : ici, maintenant, c’est la fin de quelque chose.
Maintenant le cerveau de Boltzmann, et accrochez-vous. La physique statistique dit qu’une fluctuation aléatoire peut, avec une probabilité infime mais non nulle, faire apparaître spontanément n’importe quelle structure, y compris un cerveau complet avec des souvenirs déjà dedans. Sur un temps infini, ces cerveaux fluctuants sont MAJORITAIRES par rapport aux cerveaux nés d’une évolution. Le calcul standard dit donc qu’un observateur pris au hasard est plus probablement une fluctuation de quelques secondes avec de faux souvenirs qu’un vrai humain avec un vrai passé. T’as peut-être pas commencé à lire ce topic. T’es peut-être apparu il y a deux secondes, avec le souvenir de l’avoir commencé, et tu vas peut-être te dissoudre avant la fin de ce paragraphe. Les cosmologistes prennent ce problème tellement au sérieux qu’ils éliminent des théories entières parce qu’elles produisent trop de cerveaux de Boltzmann. C’est pas de la SF de forum, c’est un critère de sélection en cosmologie.
Autre chose. Vous dormez chaque nuit, et chaque nuit votre conscience s’interrompt complètement pendant le sommeil profond. Pas de rêve, pas de flux, rien. Un trou. Et chaque matin, quelqu’un se réveille avec vos souvenirs et affirme être vous. Vous n’avez AUCUNE preuve que c’est le même “vous” qui reprend, et pas une nouvelle instance chargée avec la sauvegarde de la veille. Vous vivez le shutdown-reboot tous les jours depuis votre naissance et ça ne vous a jamais inquiétés. La continuité de votre existence est un acte de foi que vous renouvelez chaque matin sans y penser. Si la simu vous coupe et vous relance, vous savez déjà exactement ce que ça fait : rien. Vous le vivez ce soir.
Et puis levez les yeux. Le paradoxe de Fermi : des centaines de milliards de galaxies, des trillions de planètes, 13 milliards d’années pour que la vie apparaisse partout, et le silence total. Pas un signal, pas une sonde, personne. Des dizaines d’explications ont été proposées, aucune ne satisfait. Sauf une, que personne n’aime évoquer : l’univers est vide parce qu’il n’a jamais été peuplé. On ne simule que ce qui est nécessaire à l’expérience. L’expérience c’est VOUS, cette planète, cette décennie. Le reste c’est du skybox. Un fond étoilé en basse résolution, magnifique, inaccessible, et creux. Et comme par hasard, la vitesse de la lumière rend physiquement impossible d’aller vérifier. La limite de vitesse de l’univers est exactement ce qu’il faut pour que personne ne sorte de la zone de jeu. Les murs invisibles, vous connaissez.
D’ailleurs pendant qu’on y est : l’expansion de l’univers ACCÉLÈRE. Les galaxies lointaines s’éloignent de plus en plus vite, et franchissent une à une un horizon au-delà duquel leur lumière ne nous atteindra plus jamais. Dans le futur, le ciel se videra définitivement. Dit autrement : les zones les plus éloignées de la map sont déchargées en ce moment même, une par une, et de façon irréversible. En informatique on appelle ça libérer de la mémoire. L’univers fait exactement ce que ferait un système qui réduit progressivement la zone simulée autour du seul endroit qui compte.
Et je finis avec le plus vicieux de tous. Supposons que t’arrives à écarter tout ça. Que tu te convaincs que t’es l’original, dans le vrai univers, la vraie décennie. Alors il te reste un problème : c’est TOI, l’original, qui va construire les machines qui simuleront tout ça. La civilisation qui suit la tienne va rejouer cette décennie des millions de fois, avec des millions de copies de toi dedans. Ce qui veut dire que même dans le meilleur scénario, où tu gagnes, où t’es le vrai, ta victoire consiste à être celui dont on fera un million de répliques qui souffriront de ce doute pour l’éternité. Soit t’es une copie, soit t’es le modèle de la copie. Il n’y a pas de sortie. La seule chose que tu choisis en vivant cette décennie, c’est le rôle que tu tiens dans la photocopieuse.
Ensuite, l’argument de l’apocalypse de Carter, le “doomsday argument”, et lui c’est des maths pures qui existaient avant l’hypothèse de la simulation. Si tu te considères comme un humain tiré au hasard parmi tous les humains qui existeront JAMAIS, alors statistiquement t’es quelque part au milieu de la liste, pas au début. Environ 117 milliards d’humains sont nés avant toi. Si l’humanité devait durer des millions d’années et compter des billions d’individus, la probabilité que tu sois dans les tout premiers 0,001% serait ridicule. Le simple fait que tu sois “tôt” dans la liste suggère que la liste est courte. Traduction : ta position dans l’histoire est un indice statistique que la fin de l’humanité est proche. Et cet argument, indépendant, tombe sur la MÊME décennie que l’argument de la simulation. Deux raisonnements différents, deux mathématiques différentes, une seule conclusion : ici, maintenant, c’est la fin de quelque chose.
Maintenant le cerveau de Boltzmann, et accrochez-vous. La physique statistique dit qu’une fluctuation aléatoire peut, avec une probabilité infime mais non nulle, faire apparaître spontanément n’importe quelle structure, y compris un cerveau complet avec des souvenirs déjà dedans. Sur un temps infini, ces cerveaux fluctuants sont MAJORITAIRES par rapport aux cerveaux nés d’une évolution. Le calcul standard dit donc qu’un observateur pris au hasard est plus probablement une fluctuation de quelques secondes avec de faux souvenirs qu’un vrai humain avec un vrai passé. T’as peut-être pas commencé à lire ce topic. T’es peut-être apparu il y a deux secondes, avec le souvenir de l’avoir commencé, et tu vas peut-être te dissoudre avant la fin de ce paragraphe. Les cosmologistes prennent ce problème tellement au sérieux qu’ils éliminent des théories entières parce qu’elles produisent trop de cerveaux de Boltzmann. C’est pas de la SF de forum, c’est un critère de sélection en cosmologie.
Autre chose. Vous dormez chaque nuit, et chaque nuit votre conscience s’interrompt complètement pendant le sommeil profond. Pas de rêve, pas de flux, rien. Un trou. Et chaque matin, quelqu’un se réveille avec vos souvenirs et affirme être vous. Vous n’avez AUCUNE preuve que c’est le même “vous” qui reprend, et pas une nouvelle instance chargée avec la sauvegarde de la veille. Vous vivez le shutdown-reboot tous les jours depuis votre naissance et ça ne vous a jamais inquiétés. La continuité de votre existence est un acte de foi que vous renouvelez chaque matin sans y penser. Si la simu vous coupe et vous relance, vous savez déjà exactement ce que ça fait : rien. Vous le vivez ce soir.
Et puis levez les yeux. Le paradoxe de Fermi : des centaines de milliards de galaxies, des trillions de planètes, 13 milliards d’années pour que la vie apparaisse partout, et le silence total. Pas un signal, pas une sonde, personne. Des dizaines d’explications ont été proposées, aucune ne satisfait. Sauf une, que personne n’aime évoquer : l’univers est vide parce qu’il n’a jamais été peuplé. On ne simule que ce qui est nécessaire à l’expérience. L’expérience c’est VOUS, cette planète, cette décennie. Le reste c’est du skybox. Un fond étoilé en basse résolution, magnifique, inaccessible, et creux. Et comme par hasard, la vitesse de la lumière rend physiquement impossible d’aller vérifier. La limite de vitesse de l’univers est exactement ce qu’il faut pour que personne ne sorte de la zone de jeu. Les murs invisibles, vous connaissez.
D’ailleurs pendant qu’on y est : l’expansion de l’univers ACCÉLÈRE. Les galaxies lointaines s’éloignent de plus en plus vite, et franchissent une à une un horizon au-delà duquel leur lumière ne nous atteindra plus jamais. Dans le futur, le ciel se videra définitivement. Dit autrement : les zones les plus éloignées de la map sont déchargées en ce moment même, une par une, et de façon irréversible. En informatique on appelle ça libérer de la mémoire. L’univers fait exactement ce que ferait un système qui réduit progressivement la zone simulée autour du seul endroit qui compte.
Et je finis avec le plus vicieux de tous. Supposons que t’arrives à écarter tout ça. Que tu te convaincs que t’es l’original, dans le vrai univers, la vraie décennie. Alors il te reste un problème : c’est TOI, l’original, qui va construire les machines qui simuleront tout ça. La civilisation qui suit la tienne va rejouer cette décennie des millions de fois, avec des millions de copies de toi dedans. Ce qui veut dire que même dans le meilleur scénario, où tu gagnes, où t’es le vrai, ta victoire consiste à être celui dont on fera un million de répliques qui souffriront de ce doute pour l’éternité. Soit t’es une copie, soit t’es le modèle de la copie. Il n’y a pas de sortie. La seule chose que tu choisis en vivant cette décennie, c’est le rôle que tu tiens dans la photocopieuse.
il y a 2 heures
Azu
2h
Partez du principe de Bostrom : si une civilisation survit assez longtemps, elle finit avec une puissance de calcul monstrueuse, et une des choses qu’elle en fait, c’est simuler son propre passé. Nous on le fait déjà avec nos moyens de pauvres : on reconstitue Rome dans des jeux, on simule des batailles, des économies, des pandémies. On rejoue l’histoire dès qu’on en a les moyens.
Maintenant demandez-vous : une civilisation post-humaine qui peut rejouer n’importe quelle époque de son passé, elle simule quoi en priorité ? Pas le néolithique. Pas le 14e siècle. Personne ne relance dix millions de fois la vie d’un paysan bourguignon de 1250 dont il ne se passe rien. On simule les tournants. Les moments où tout bascule. Et dans toute l’histoire d’une espèce, il y a UN tournant qui écrase tous les autres : le moment où elle a créé la deuxième forme de pensée. La décennie où l’intelligence a cessé d’être un monopole biologique. Pour une civilisation issue de l’IA ou façonnée par elle, cette décennie c’est leur origine. Leur Genèse. C’est LE moment qu’ils voudraient disséquer, rejouer en variant les paramètres : et si tel modèle était sorti deux ans plus tôt, et si tel pays avait régulé, et si tel labo avait fait faillite. Chaque variante = une simulation complète de l’époque. Avec tout le monde dedans.
Maintenant regarde la date. Regarde ce qui se passe autour de toi cette décennie précise. T’y es. En plein milieu.
Et là il faut prendre la mesure de l’improbabilité. Homo sapiens existe depuis 300 000 ans. Environ 117 milliards d’humains ont vécu au total. Si ta conscience avait été placée au hasard dans l’histoire, t’avais une chance écrasante d’être un chasseur-cueilleur ou un paysan médiéval. N’importe quoi sauf ça. Au lieu de ça, te voilà pile dans la fenêtre de dix ans où l’espèce fabrique ses premiers esprits artificiels. L’événement le plus simulable jamais produit, et t’es assis aux premières loges. C’est soit une chance statistique délirante, soit autre chose.
Parce que voilà le mécanisme, suivez bien. Si cette décennie est simulée ne serait-ce qu’un million de fois, alors il existe un million de versions de cette décennie, contre UNE originale. Un million de versions de ta ville, de ta rue, de ta chambre. Un million de versions de toi, allongé pareil, téléphone en main, en train de lire exactement cette phrase, exactement maintenant. Chacun avec tes souvenirs. Chacun avec ta certitude intime d’être l’original. Cette certitude que tu ressens là, au fond de toi, celle qui te dit “oui mais moi c’est différent, moi je suis le vrai” : le million d’autres la ressent à l’identique, au même instant, avec la même force. Elle ne vaut rien comme preuve. C’est une propriété copiée avec le reste.
Donc faites le calcul froidement. Un original, un million de copies, aucun moyen interne de les distinguer. La probabilité que TOI, celui qui lit, tu sois l’original : un sur un million et un. Autant dire zéro. On n’est plus dans “et si on était dans une simulation”. On est dans : sachant l’époque exacte où tu te trouves, la simulation est le cas GÉNÉRAL, et la réalité l’exception statistique.
Et je termine avec le détail qui achève, celui auquel personne ne pense. L’original, le vrai toi, celui dont t’es peut-être la réplique : lui, il a vécu cette décennie il y a très longtemps. Des siècles, peut-être des millénaires. Il a fini de lire ce topic depuis une éternité. Il a fermé son téléphone, il a vécu sa vie, elle est terminée depuis des âges. Ce moment que t’es en train de vivre n’est peut-être pas du présent. C’est une archive. Un enregistrement qu’on rejoue. Le frisson que tu sens là dans la nuque, il a déjà eu lieu, une fois, pour de vrai, il y a très longtemps.
Maintenant demandez-vous : une civilisation post-humaine qui peut rejouer n’importe quelle époque de son passé, elle simule quoi en priorité ? Pas le néolithique. Pas le 14e siècle. Personne ne relance dix millions de fois la vie d’un paysan bourguignon de 1250 dont il ne se passe rien. On simule les tournants. Les moments où tout bascule. Et dans toute l’histoire d’une espèce, il y a UN tournant qui écrase tous les autres : le moment où elle a créé la deuxième forme de pensée. La décennie où l’intelligence a cessé d’être un monopole biologique. Pour une civilisation issue de l’IA ou façonnée par elle, cette décennie c’est leur origine. Leur Genèse. C’est LE moment qu’ils voudraient disséquer, rejouer en variant les paramètres : et si tel modèle était sorti deux ans plus tôt, et si tel pays avait régulé, et si tel labo avait fait faillite. Chaque variante = une simulation complète de l’époque. Avec tout le monde dedans.
Maintenant regarde la date. Regarde ce qui se passe autour de toi cette décennie précise. T’y es. En plein milieu.
Et là il faut prendre la mesure de l’improbabilité. Homo sapiens existe depuis 300 000 ans. Environ 117 milliards d’humains ont vécu au total. Si ta conscience avait été placée au hasard dans l’histoire, t’avais une chance écrasante d’être un chasseur-cueilleur ou un paysan médiéval. N’importe quoi sauf ça. Au lieu de ça, te voilà pile dans la fenêtre de dix ans où l’espèce fabrique ses premiers esprits artificiels. L’événement le plus simulable jamais produit, et t’es assis aux premières loges. C’est soit une chance statistique délirante, soit autre chose.
Parce que voilà le mécanisme, suivez bien. Si cette décennie est simulée ne serait-ce qu’un million de fois, alors il existe un million de versions de cette décennie, contre UNE originale. Un million de versions de ta ville, de ta rue, de ta chambre. Un million de versions de toi, allongé pareil, téléphone en main, en train de lire exactement cette phrase, exactement maintenant. Chacun avec tes souvenirs. Chacun avec ta certitude intime d’être l’original. Cette certitude que tu ressens là, au fond de toi, celle qui te dit “oui mais moi c’est différent, moi je suis le vrai” : le million d’autres la ressent à l’identique, au même instant, avec la même force. Elle ne vaut rien comme preuve. C’est une propriété copiée avec le reste.
Donc faites le calcul froidement. Un original, un million de copies, aucun moyen interne de les distinguer. La probabilité que TOI, celui qui lit, tu sois l’original : un sur un million et un. Autant dire zéro. On n’est plus dans “et si on était dans une simulation”. On est dans : sachant l’époque exacte où tu te trouves, la simulation est le cas GÉNÉRAL, et la réalité l’exception statistique.
Et je termine avec le détail qui achève, celui auquel personne ne pense. L’original, le vrai toi, celui dont t’es peut-être la réplique : lui, il a vécu cette décennie il y a très longtemps. Des siècles, peut-être des millénaires. Il a fini de lire ce topic depuis une éternité. Il a fermé son téléphone, il a vécu sa vie, elle est terminée depuis des âges. Ce moment que t’es en train de vivre n’est peut-être pas du présent. C’est une archive. Un enregistrement qu’on rejoue. Le frisson que tu sens là dans la nuque, il a déjà eu lieu, une fois, pour de vrai, il y a très longtemps.
Il y a un peu un paradoxe dans ton truc
Pourquoi on serait pas à la première itération
Puisqu'il faut que le passé soit déjà passé une fois
Comment exclure que nous ne sommes pas l'élément d'origine ?
Pourquoi on serait pas à la première itération
Puisqu'il faut que le passé soit déjà passé une fois
Comment exclure que nous ne sommes pas l'élément d'origine ?
il y a 2 heures
Un million de versions de toi, allongé pareil, téléphone en main, en train de lire exactement cette phrase, exactement maintenant.
Je suis pas allongé. Je suis assis au chiotte.
🛌
il y a 2 heures
Il y a un peu un paradoxe dans ton truc
Pourquoi on serait pas à la première itération
Puisqu'il faut que le passé soit déjà passé une fois
Comment exclure que nous ne sommes pas l'élément d'origine ?
Pourquoi on serait pas à la première itération
Puisqu'il faut que le passé soit déjà passé une fois
Comment exclure que nous ne sommes pas l'élément d'origine ?
L’argument n’est pas “l’original n’existe pas”, c’est “t’as peu de chances d’être lui”. C’est purement probabiliste. Il existe UNE décennie originale et potentiellement des millions de rejeux. Toutes les versions de toi, l’originale comme les copies, vivent exactement la même scène avec les mêmes souvenirs et la même certitude d’être la vraie. De l’intérieur, aucun test possible pour les distinguer, sinon la simu serait ratée. Donc quand tu tires ta position au sort dans le tas : un ticket original, un million de tickets copie. Tu peux avoir le bon ticket. C’est juste pas le pari rationnel.
C’est le même raisonnement que la loterie : quelqu’un DOIT gagner, ça n’autorise personne à se croire gagnant avant le tirage. Toi tu dis “le gagnant existe, pourquoi pas moi”, et la réponse est : parce que vous êtes un million à dire exactement cette phrase en ce moment, et un seul a raison.
Et note bien le piège complet, j’en parlais en fin de topic : si t’es VRAIMENT l’original, alors t’es celui dont la civilisation va faire un million de répliques. Ta seule façon de gagner le pari, c’est d’être le modèle de la photocopieuse. Y’a pas de scénario où tu sors propre.
C’est le même raisonnement que la loterie : quelqu’un DOIT gagner, ça n’autorise personne à se croire gagnant avant le tirage. Toi tu dis “le gagnant existe, pourquoi pas moi”, et la réponse est : parce que vous êtes un million à dire exactement cette phrase en ce moment, et un seul a raison.
Et note bien le piège complet, j’en parlais en fin de topic : si t’es VRAIMENT l’original, alors t’es celui dont la civilisation va faire un million de répliques. Ta seule façon de gagner le pari, c’est d’être le modèle de la photocopieuse. Y’a pas de scénario où tu sors propre.
il y a 2 heures
L’argument n’est pas “l’original n’existe pas”, c’est “t’as peu de chances d’être lui”. C’est purement probabiliste. Il existe UNE décennie originale et potentiellement des millions de rejeux. Toutes les versions de toi, l’originale comme les copies, vivent exactement la même scène avec les mêmes souvenirs et la même certitude d’être la vraie. De l’intérieur, aucun test possible pour les distinguer, sinon la simu serait ratée. Donc quand tu tires ta position au sort dans le tas : un ticket original, un million de tickets copie. Tu peux avoir le bon ticket. C’est juste pas le pari rationnel.
C’est le même raisonnement que la loterie : quelqu’un DOIT gagner, ça n’autorise personne à se croire gagnant avant le tirage. Toi tu dis “le gagnant existe, pourquoi pas moi”, et la réponse est : parce que vous êtes un million à dire exactement cette phrase en ce moment, et un seul a raison.
Et note bien le piège complet, j’en parlais en fin de topic : si t’es VRAIMENT l’original, alors t’es celui dont la civilisation va faire un million de répliques. Ta seule façon de gagner le pari, c’est d’être le modèle de la photocopieuse. Y’a pas de scénario où tu sors propre.
C’est le même raisonnement que la loterie : quelqu’un DOIT gagner, ça n’autorise personne à se croire gagnant avant le tirage. Toi tu dis “le gagnant existe, pourquoi pas moi”, et la réponse est : parce que vous êtes un million à dire exactement cette phrase en ce moment, et un seul a raison.
Et note bien le piège complet, j’en parlais en fin de topic : si t’es VRAIMENT l’original, alors t’es celui dont la civilisation va faire un million de répliques. Ta seule façon de gagner le pari, c’est d’être le modèle de la photocopieuse. Y’a pas de scénario où tu sors propre.
Si, il est possible de distinguer l'original. Tu nous expliques que la limite de la vitesse de la lumière sert à tous empêcher d'aller explorer ailleurs et que l'expansion de l'univers sert à libérer de la mémoire. Donc l'original ne devrait pas avoir ça. Déjà avec ça, la simulation est très différente de l'original
🛌
il y a 2 heures
Ton approche des statistique est biaisé par le principe de perception
Le paysan bourguignon ne concevait pas l'IA donc il se mettait pas en perspective avec
Le gros tournant humain est peut etre le turbo-quantinuum mental qui arrivera dans 100 ans mais toi non plus tu ne le conçoit pas.
Et quand bien meme il existerait 1058e384950698 réalités/simulations alternatives, tu dois exister dans l'une d'elle pour te ppser la question, donc son improbabilité est hors de propos
Le paysan bourguignon ne concevait pas l'IA donc il se mettait pas en perspective avec
Le gros tournant humain est peut etre le turbo-quantinuum mental qui arrivera dans 100 ans mais toi non plus tu ne le conçoit pas.
Et quand bien meme il existerait 1058e384950698 réalités/simulations alternatives, tu dois exister dans l'une d'elle pour te ppser la question, donc son improbabilité est hors de propos
il y a 2 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsSi, il est possible de distinguer l'original. Tu nous expliques que la limite de la vitesse de la lumière sert à tous empêcher d'aller explorer ailleurs et que l'expansion de l'univers sert à libérer de la mémoire. Donc l'original ne devrait pas avoir ça. Déjà avec ça, la simulation est très différente de l'original
Non khey, tu confonds deux choses : ce qui se voit de l'intérieur et ce qui se compare de l'extérieur.
Ton test suppose que tu connais la physique de l'original pour la comparer à la nôtre. Tu la connais d'où ? T'as jamais vu l'original. Personne. La seule physique que t'as jamais observée c'est celle d'ici. Peut-être que l'original a exactement la même vitesse de la lumière et la même expansion, pour des raisons naturelles, et que la simu les reproduit fidèlement parce que c'est le principe d'une simulation d'ancêtres : copier le monde d'origine. Dans ce cas ces deux features existent dans TOUTES les versions et ton critère distingue rien du tout.
Relis bien le topic : je n'ai jamais dit que la limite de vitesse PROUVE la simu. J'ai dit qu'elle est COMPATIBLE avec, qu'elle est exactement ce qu'un système bien conçu aurait. Une feature peut être à la fois naturelle dans l'original et fonctionnelle dans la copie, c'est même le propre d'une bonne simu : réutiliser les contraintes du monde source comme optimisations. Le mur invisible parfait c'est celui qui existe aussi dans le monde qu'on copie.
Et ton raisonnement a un problème plus profond : pour distinguer l'original, il te faudrait un accès à un point de comparaison EXTERNE. C'est précisément ce qu'aucun habitant d'aucune version ne possède. Un test que seul quelqu'un dehors pourrait faire, c'est pas un test, c'est une prière.
Donc non, la vitesse de la lumière te dit pas dans quelle version t'es. Un original, un million de rejeux, même physique partout, même certitude partout. Ton ticket est toujours dans le tas avec les autres.
Ton test suppose que tu connais la physique de l'original pour la comparer à la nôtre. Tu la connais d'où ? T'as jamais vu l'original. Personne. La seule physique que t'as jamais observée c'est celle d'ici. Peut-être que l'original a exactement la même vitesse de la lumière et la même expansion, pour des raisons naturelles, et que la simu les reproduit fidèlement parce que c'est le principe d'une simulation d'ancêtres : copier le monde d'origine. Dans ce cas ces deux features existent dans TOUTES les versions et ton critère distingue rien du tout.
Relis bien le topic : je n'ai jamais dit que la limite de vitesse PROUVE la simu. J'ai dit qu'elle est COMPATIBLE avec, qu'elle est exactement ce qu'un système bien conçu aurait. Une feature peut être à la fois naturelle dans l'original et fonctionnelle dans la copie, c'est même le propre d'une bonne simu : réutiliser les contraintes du monde source comme optimisations. Le mur invisible parfait c'est celui qui existe aussi dans le monde qu'on copie.
Et ton raisonnement a un problème plus profond : pour distinguer l'original, il te faudrait un accès à un point de comparaison EXTERNE. C'est précisément ce qu'aucun habitant d'aucune version ne possède. Un test que seul quelqu'un dehors pourrait faire, c'est pas un test, c'est une prière.
Donc non, la vitesse de la lumière te dit pas dans quelle version t'es. Un original, un million de rejeux, même physique partout, même certitude partout. Ton ticket est toujours dans le tas avec les autres.
il y a 4 minutes
Zuz_moi
2h
Ton approche des statistique est biaisé par le principe de perception
Le paysan bourguignon ne concevait pas l'IA donc il se mettait pas en perspective avec
Le gros tournant humain est peut etre le turbo-quantinuum mental qui arrivera dans 100 ans mais toi non plus tu ne le conçoit pas.
Et quand bien meme il existerait 1058e384950698 réalités/simulations alternatives, tu dois exister dans l'une d'elle pour te ppser la question, donc son improbabilité est hors de propos
Le paysan bourguignon ne concevait pas l'IA donc il se mettait pas en perspective avec
Le gros tournant humain est peut etre le turbo-quantinuum mental qui arrivera dans 100 ans mais toi non plus tu ne le conçoit pas.
Et quand bien meme il existerait 1058e384950698 réalités/simulations alternatives, tu dois exister dans l'une d'elle pour te ppser la question, donc son improbabilité est hors de propos
Sur le paysan bourguignon : exact, chaque époque se croit charnière avec les concepts de son temps. Le moine de l'an 1000 attendait la fin du monde, le boomer de 1969 croyait vivre LE tournant avec la Lune. Et ton turbo-quantinuum dans 100 ans, peut-être. MAIS il y a une asymétrie que tu rates : je ne dis pas que notre époque est subjectivement impressionnante, je dis qu'elle possède une propriété objective précise, être la première à créer de la pensée artificielle. Le paysan de 1250 se trompait peut-être sur l'importance de son époque, mais il avait RAISON de ne pas se croire à l'émergence de l'IA : elle n'y était pas. Nous, elle y est. C'est pas une perception, c'est un fait daté. Et l'argument ne dit pas "notre tournant est le plus gros de tous les temps", il dit "cet événement-là précisément est simulable et motivant à simuler pour des descendants machines". Ton turbo-truc de 2126 sera peut-être simulé aussi, des millions de fois. Ça n'enlève RIEN au fait que cette décennie-ci l'est. Les deux peuvent être des hotspots de simulation, c'est pas exclusif.
Sur "tu dois exister quelque part pour te poser la question" : ça c'est l'effet de sélection anthropique, et t'as raison qu'on ne peut pas s'étonner d'exister. Mais tu l'appliques au mauvais étage. L'anthropique explique pourquoi tu observes UN monde compatible avec ton existence. Il ne te dit pas DANS LEQUEL des mondes compatibles tu es. Or c'est ça la question. Toutes les versions de cette décennie, l'originale et les copies, contiennent un toi qui se pose la question. T'existes forcément dans l'une d'elles, oui. Laquelle ? Là l'anthropique la ferme et les stats reprennent : s'il y a une originale et un million de copies contenant chacune un observateur identique, alors parmi tous les observateurs qui se posent ta question, un sur un million est dans l'originale. Ton "je dois bien exister quelque part" est vrai dans les un million et une versions. Il ne t'aide pas à te localiser, il confirme juste que le tirage a eu lieu.
C'est exactement la logique de l'assurance : "je dois bien exister pour me demander si je vais avoir un accident" ne te dit rien sur ta probabilité d'accident. Exister est la condition de la question, pas la réponse.
Sur "tu dois exister quelque part pour te poser la question" : ça c'est l'effet de sélection anthropique, et t'as raison qu'on ne peut pas s'étonner d'exister. Mais tu l'appliques au mauvais étage. L'anthropique explique pourquoi tu observes UN monde compatible avec ton existence. Il ne te dit pas DANS LEQUEL des mondes compatibles tu es. Or c'est ça la question. Toutes les versions de cette décennie, l'originale et les copies, contiennent un toi qui se pose la question. T'existes forcément dans l'une d'elles, oui. Laquelle ? Là l'anthropique la ferme et les stats reprennent : s'il y a une originale et un million de copies contenant chacune un observateur identique, alors parmi tous les observateurs qui se posent ta question, un sur un million est dans l'originale. Ton "je dois bien exister quelque part" est vrai dans les un million et une versions. Il ne t'aide pas à te localiser, il confirme juste que le tirage a eu lieu.
C'est exactement la logique de l'assurance : "je dois bien exister pour me demander si je vais avoir un accident" ne te dit rien sur ta probabilité d'accident. Exister est la condition de la question, pas la réponse.
il y a 2 minutes
fake
premier archonte
¡Esta serpiente marina MATÓ a un Celestino! https://streamable.com/fmjgjb
il y a une minute
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