Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Aujourd'hui, je vais parler de La Curée de Zola.
Il existe une mode sur internet qui consiste à descendre cet auteur. Je ne la comprends pas. Zola est un auteur prodigieux.
Pourtant, La Curée m'a surpris, parce qu'il n'est pas si zolien que ça. Le roman traite des grands travaux d'architecture sous le second empire, et je m'attendais alors à voir Haussmans, les plans, les ouvriers, les expropriés, dans un grand travail de naturaliste.
Rien de tout ça.
Zola tourne son regard du côté des spéculateurs immobiliers. Aristide Saccard dont le nom évoque phonétiquement une pluie d'or monte une combine : il rachètes de vieux immeubles voués à la destruction, fait augmenter artificiellement leur valeur grâce à des contacts puis touche l'indemnité de la commune avec une plus-value.
C'est la naissance du capitalisme spéculatif moderne. Ils sont plusieurs à bâtir une fortune, mais cette fortune ne repose sur rien. L'argent de Saccard part en plaisirs éphémères ou en nouveaux coups spéculatifs. Pas de rente, pas de loyers stables, pas de terres, uniquement des achats à crédit.
Saccard fait partie d'une nouvelle race de bourgeois opportunistes et sans héritage. Ils consument tout, en plein délire spéculatif jusqu'à l'absurde. Un associé de Saccard ira jusqu'à dire qu'il a tellement d'argent qu'il pourrait faire raser Paris une seconde fois pour doubler ses bénéfices, ce qui n'a absolument aucun sens dans le monde matériel véritable.
Zola flaire ici les rudiments de la finance qui s'éloignera peu à peu de l'économie réelle et de toute réalité matérielle pour n'être plus que des actifs fictifs comme c'est le cas de nos jours.
Mais en ne disant que ça, je manque toute l'épaisseur du roman : le plaisir. Partout, de l'or, de la chair, des robes, des femmes, du vice, des soirées mondaines, des rires, des lumières, des jeux, des danses. Nous plongeons au coeur d'une bourgeoisie décadente, légère et sans profondeur.
Renée, la femme de Saccard, connaît tellement de plaisirs qu'elle en devient blasée. Elle va chercher toujours plus loin des plaisirs interdits pour se sentir vibrer. L'adultère, puis surtout l'inceste avec le fils de son mari qu'elle a élevé, Maxime.
Maxime est l'être le plus plat et le moins profond qu'on puisse imaginer. Efféminé, mou, sans volonté, il passe sa vie de salons en salons, de femmes en femmes, de soirées en soirées, sans autre intérêt que les plaisirs éphémères de la mondanité. Il ne pense qu'à s'amuser. Rien n'a d'importance. Coucher avec sa mère, ce n'est qu'un piment dans sa vie. Il n'a aucune valeur, aucun intérêt, ce n'est qu'un être de surface.
Comme la quasi totalité des personnages de ce roman. C'est pourquoi il s'agit d'un roman très poétique, très imagé, presque pictural. Zola m'enivre de tous ces plaisirs, de toutes ces couleurs, de cette fête permanente. J'ai terminé le roman comme un lendemain de soirée, tout saturé, les sens épuisés.
On peut comparer Renée à Emma Bovary, l'éternelle insatisfaite, sauf que Renée avait les moyens de ses ambitions, pouvant échapper à l'ennui grâce à la fortune immense de son mari qui lui donne accès à des plaisirs illimités. Emma imagine sa vie avec mélancolie tandis que Renée brûle jusqu'à s'éteindre.
Renée est aussi comparable au héro de La peau de chagrin chez Balzac qui par la magie pouvait tout désirer et tout obtenir. Ce roman était davantage un conte philosophique mais il montre également comment on peut se brûler dans le plaisir. Le héro de Balzac pouvait tout désirer, mais pas infiniment, et cette seule condition l'a perdu parce qu'il ne pouvait plus cesser de désirer. Renée peut désirer infiniment jusqu'à la lassitude, jusqu'à l'overdose, jusqu'au dégoût, parce que c'est là que mène inévitablement le plaisir sans frein
L'ascension de Saccard a également des équivalences : Rastignac, Bel-Ami, Julien Sorel, mais la particularité de Saccard c'est qu'il ne touche qu'à la finance. Son esprit est étroit, mais visionnaire. Par ruse, son regard devient clairvoyant, quasiment prophétique. Il y a des passages effrayant où l'avenir
semble lui parler, s'esquisser dans son crâne.
Bel Ami, c'est l'idiot charmeur qui sait passer sous les bonnes tables, Sorel, c'est l'homme brillant qui mérite grâce à son travail, Rastignac, c'est un calculateur pragmatique et prudent. Saccard n'est ni idiot, ni charmant, ni brillant, ni prudent, c'est un fou furieux animé par des visions mais incapable d'asseoir sa fortune, en équilibre permanent entre les dettes et les bons coups
Donc, de manière inattendue, Zola part du thème architectural pour dresser le portrait décadent d'une époque où toute la haute société française n'est plus qu'oisiveté, plaisir, surface, effluve dissipée, ne brûlant que pour le sexe et l'or.
Le confort des grandes avenues, l'ornement de ses façades, voilà l'unique ambition politique impériale qui transparait et qui satisfait cette société-là
#lecture
Il existe une mode sur internet qui consiste à descendre cet auteur. Je ne la comprends pas. Zola est un auteur prodigieux.
Pourtant, La Curée m'a surpris, parce qu'il n'est pas si zolien que ça. Le roman traite des grands travaux d'architecture sous le second empire, et je m'attendais alors à voir Haussmans, les plans, les ouvriers, les expropriés, dans un grand travail de naturaliste.
Rien de tout ça.
Zola tourne son regard du côté des spéculateurs immobiliers. Aristide Saccard dont le nom évoque phonétiquement une pluie d'or monte une combine : il rachètes de vieux immeubles voués à la destruction, fait augmenter artificiellement leur valeur grâce à des contacts puis touche l'indemnité de la commune avec une plus-value.
C'est la naissance du capitalisme spéculatif moderne. Ils sont plusieurs à bâtir une fortune, mais cette fortune ne repose sur rien. L'argent de Saccard part en plaisirs éphémères ou en nouveaux coups spéculatifs. Pas de rente, pas de loyers stables, pas de terres, uniquement des achats à crédit.
Saccard fait partie d'une nouvelle race de bourgeois opportunistes et sans héritage. Ils consument tout, en plein délire spéculatif jusqu'à l'absurde. Un associé de Saccard ira jusqu'à dire qu'il a tellement d'argent qu'il pourrait faire raser Paris une seconde fois pour doubler ses bénéfices, ce qui n'a absolument aucun sens dans le monde matériel véritable.
Zola flaire ici les rudiments de la finance qui s'éloignera peu à peu de l'économie réelle et de toute réalité matérielle pour n'être plus que des actifs fictifs comme c'est le cas de nos jours.
Mais en ne disant que ça, je manque toute l'épaisseur du roman : le plaisir. Partout, de l'or, de la chair, des robes, des femmes, du vice, des soirées mondaines, des rires, des lumières, des jeux, des danses. Nous plongeons au coeur d'une bourgeoisie décadente, légère et sans profondeur.
Renée, la femme de Saccard, connaît tellement de plaisirs qu'elle en devient blasée. Elle va chercher toujours plus loin des plaisirs interdits pour se sentir vibrer. L'adultère, puis surtout l'inceste avec le fils de son mari qu'elle a élevé, Maxime.
Maxime est l'être le plus plat et le moins profond qu'on puisse imaginer. Efféminé, mou, sans volonté, il passe sa vie de salons en salons, de femmes en femmes, de soirées en soirées, sans autre intérêt que les plaisirs éphémères de la mondanité. Il ne pense qu'à s'amuser. Rien n'a d'importance. Coucher avec sa mère, ce n'est qu'un piment dans sa vie. Il n'a aucune valeur, aucun intérêt, ce n'est qu'un être de surface.
Comme la quasi totalité des personnages de ce roman. C'est pourquoi il s'agit d'un roman très poétique, très imagé, presque pictural. Zola m'enivre de tous ces plaisirs, de toutes ces couleurs, de cette fête permanente. J'ai terminé le roman comme un lendemain de soirée, tout saturé, les sens épuisés.
On peut comparer Renée à Emma Bovary, l'éternelle insatisfaite, sauf que Renée avait les moyens de ses ambitions, pouvant échapper à l'ennui grâce à la fortune immense de son mari qui lui donne accès à des plaisirs illimités. Emma imagine sa vie avec mélancolie tandis que Renée brûle jusqu'à s'éteindre.
Renée est aussi comparable au héro de La peau de chagrin chez Balzac qui par la magie pouvait tout désirer et tout obtenir. Ce roman était davantage un conte philosophique mais il montre également comment on peut se brûler dans le plaisir. Le héro de Balzac pouvait tout désirer, mais pas infiniment, et cette seule condition l'a perdu parce qu'il ne pouvait plus cesser de désirer. Renée peut désirer infiniment jusqu'à la lassitude, jusqu'à l'overdose, jusqu'au dégoût, parce que c'est là que mène inévitablement le plaisir sans frein
L'ascension de Saccard a également des équivalences : Rastignac, Bel-Ami, Julien Sorel, mais la particularité de Saccard c'est qu'il ne touche qu'à la finance. Son esprit est étroit, mais visionnaire. Par ruse, son regard devient clairvoyant, quasiment prophétique. Il y a des passages effrayant où l'avenir
semble lui parler, s'esquisser dans son crâne.
Bel Ami, c'est l'idiot charmeur qui sait passer sous les bonnes tables, Sorel, c'est l'homme brillant qui mérite grâce à son travail, Rastignac, c'est un calculateur pragmatique et prudent. Saccard n'est ni idiot, ni charmant, ni brillant, ni prudent, c'est un fou furieux animé par des visions mais incapable d'asseoir sa fortune, en équilibre permanent entre les dettes et les bons coups
Donc, de manière inattendue, Zola part du thème architectural pour dresser le portrait décadent d'une époque où toute la haute société française n'est plus qu'oisiveté, plaisir, surface, effluve dissipée, ne brûlant que pour le sexe et l'or.
Le confort des grandes avenues, l'ornement de ses façades, voilà l'unique ambition politique impériale qui transparait et qui satisfait cette société-là
#lecture
il y a 9 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsil y a 9 heures
Zola c'est fabuleux, mais les critiques populaires ne sont pas étonnantes quand on voit les goûts de la plupart
il y a 4 heures
@resumax2livres efface ton pseudo de honte
il y a 4 heures
Aujourd'hui, je vais parler de La Curée de Zola.
Il existe une mode sur internet qui consiste à descendre cet auteur. Je ne la comprends pas. Zola est un auteur prodigieux.
Pourtant, La Curée m'a surpris, parce qu'il n'est pas si zolien que ça. Le roman traite des grands travaux d'architecture sous le second empire, et je m'attendais alors à voir Haussmans, les plans, les ouvriers, les expropriés, dans un grand travail de naturaliste.
Rien de tout ça.
Zola tourne son regard du côté des spéculateurs immobiliers. Aristide Saccard dont le nom évoque phonétiquement une pluie d'or monte une combine : il rachètes de vieux immeubles voués à la destruction, fait augmenter artificiellement leur valeur grâce à des contacts puis touche l'indemnité de la commune avec une plus-value.
C'est la naissance du capitalisme spéculatif moderne. Ils sont plusieurs à bâtir une fortune, mais cette fortune ne repose sur rien. L'argent de Saccard part en plaisirs éphémères ou en nouveaux coups spéculatifs. Pas de rente, pas de loyers stables, pas de terres, uniquement des achats à crédit.
Saccard fait partie d'une nouvelle race de bourgeois opportunistes et sans héritage. Ils consument tout, en plein délire spéculatif jusqu'à l'absurde. Un associé de Saccard ira jusqu'à dire qu'il a tellement d'argent qu'il pourrait faire raser Paris une seconde fois pour doubler ses bénéfices, ce qui n'a absolument aucun sens dans le monde matériel véritable.
Zola flaire ici les rudiments de la finance qui s'éloignera peu à peu de l'économie réelle et de toute réalité matérielle pour n'être plus que des actifs fictifs comme c'est le cas de nos jours.
Mais en ne disant que ça, je manque toute l'épaisseur du roman : le plaisir. Partout, de l'or, de la chair, des robes, des femmes, du vice, des soirées mondaines, des rires, des lumières, des jeux, des danses. Nous plongeons au coeur d'une bourgeoisie décadente, légère et sans profondeur.
Renée, la femme de Saccard, connaît tellement de plaisirs qu'elle en devient blasée. Elle va chercher toujours plus loin des plaisirs interdits pour se sentir vibrer. L'adultère, puis surtout l'inceste avec le fils de son mari qu'elle a élevé, Maxime.
Maxime est l'être le plus plat et le moins profond qu'on puisse imaginer. Efféminé, mou, sans volonté, il passe sa vie de salons en salons, de femmes en femmes, de soirées en soirées, sans autre intérêt que les plaisirs éphémères de la mondanité. Il ne pense qu'à s'amuser. Rien n'a d'importance. Coucher avec sa mère, ce n'est qu'un piment dans sa vie. Il n'a aucune valeur, aucun intérêt, ce n'est qu'un être de surface.
Comme la quasi totalité des personnages de ce roman. C'est pourquoi il s'agit d'un roman très poétique, très imagé, presque pictural. Zola m'enivre de tous ces plaisirs, de toutes ces couleurs, de cette fête permanente. J'ai terminé le roman comme un lendemain de soirée, tout saturé, les sens épuisés.
On peut comparer Renée à Emma Bovary, l'éternelle insatisfaite, sauf que Renée avait les moyens de ses ambitions, pouvant échapper à l'ennui grâce à la fortune immense de son mari qui lui donne accès à des plaisirs illimités. Emma imagine sa vie avec mélancolie tandis que Renée brûle jusqu'à s'éteindre.
Renée est aussi comparable au héro de La peau de chagrin chez Balzac qui par la magie pouvait tout désirer et tout obtenir. Ce roman était davantage un conte philosophique mais il montre également comment on peut se brûler dans le plaisir. Le héro de Balzac pouvait tout désirer, mais pas infiniment, et cette seule condition l'a perdu parce qu'il ne pouvait plus cesser de désirer. Renée peut désirer infiniment jusqu'à la lassitude, jusqu'à l'overdose, jusqu'au dégoût, parce que c'est là que mène inévitablement le plaisir sans frein
L'ascension de Saccard a également des équivalences : Rastignac, Bel-Ami, Julien Sorel, mais la particularité de Saccard c'est qu'il ne touche qu'à la finance. Son esprit est étroit, mais visionnaire. Par ruse, son regard devient clairvoyant, quasiment prophétique. Il y a des passages effrayant où l'avenir
semble lui parler, s'esquisser dans son crâne.
Bel Ami, c'est l'idiot charmeur qui sait passer sous les bonnes tables, Sorel, c'est l'homme brillant qui mérite grâce à son travail, Rastignac, c'est un calculateur pragmatique et prudent. Saccard n'est ni idiot, ni charmant, ni brillant, ni prudent, c'est un fou furieux animé par des visions mais incapable d'asseoir sa fortune, en équilibre permanent entre les dettes et les bons coups
Donc, de manière inattendue, Zola part du thème architectural pour dresser le portrait décadent d'une époque où toute la haute société française n'est plus qu'oisiveté, plaisir, surface, effluve dissipée, ne brûlant que pour le sexe et l'or.
Le confort des grandes avenues, l'ornement de ses façades, voilà l'unique ambition politique impériale qui transparait et qui satisfait cette société-là
#lecture
Il existe une mode sur internet qui consiste à descendre cet auteur. Je ne la comprends pas. Zola est un auteur prodigieux.
Pourtant, La Curée m'a surpris, parce qu'il n'est pas si zolien que ça. Le roman traite des grands travaux d'architecture sous le second empire, et je m'attendais alors à voir Haussmans, les plans, les ouvriers, les expropriés, dans un grand travail de naturaliste.
Rien de tout ça.
Zola tourne son regard du côté des spéculateurs immobiliers. Aristide Saccard dont le nom évoque phonétiquement une pluie d'or monte une combine : il rachètes de vieux immeubles voués à la destruction, fait augmenter artificiellement leur valeur grâce à des contacts puis touche l'indemnité de la commune avec une plus-value.
C'est la naissance du capitalisme spéculatif moderne. Ils sont plusieurs à bâtir une fortune, mais cette fortune ne repose sur rien. L'argent de Saccard part en plaisirs éphémères ou en nouveaux coups spéculatifs. Pas de rente, pas de loyers stables, pas de terres, uniquement des achats à crédit.
Saccard fait partie d'une nouvelle race de bourgeois opportunistes et sans héritage. Ils consument tout, en plein délire spéculatif jusqu'à l'absurde. Un associé de Saccard ira jusqu'à dire qu'il a tellement d'argent qu'il pourrait faire raser Paris une seconde fois pour doubler ses bénéfices, ce qui n'a absolument aucun sens dans le monde matériel véritable.
Zola flaire ici les rudiments de la finance qui s'éloignera peu à peu de l'économie réelle et de toute réalité matérielle pour n'être plus que des actifs fictifs comme c'est le cas de nos jours.
Mais en ne disant que ça, je manque toute l'épaisseur du roman : le plaisir. Partout, de l'or, de la chair, des robes, des femmes, du vice, des soirées mondaines, des rires, des lumières, des jeux, des danses. Nous plongeons au coeur d'une bourgeoisie décadente, légère et sans profondeur.
Renée, la femme de Saccard, connaît tellement de plaisirs qu'elle en devient blasée. Elle va chercher toujours plus loin des plaisirs interdits pour se sentir vibrer. L'adultère, puis surtout l'inceste avec le fils de son mari qu'elle a élevé, Maxime.
Maxime est l'être le plus plat et le moins profond qu'on puisse imaginer. Efféminé, mou, sans volonté, il passe sa vie de salons en salons, de femmes en femmes, de soirées en soirées, sans autre intérêt que les plaisirs éphémères de la mondanité. Il ne pense qu'à s'amuser. Rien n'a d'importance. Coucher avec sa mère, ce n'est qu'un piment dans sa vie. Il n'a aucune valeur, aucun intérêt, ce n'est qu'un être de surface.
Comme la quasi totalité des personnages de ce roman. C'est pourquoi il s'agit d'un roman très poétique, très imagé, presque pictural. Zola m'enivre de tous ces plaisirs, de toutes ces couleurs, de cette fête permanente. J'ai terminé le roman comme un lendemain de soirée, tout saturé, les sens épuisés.
On peut comparer Renée à Emma Bovary, l'éternelle insatisfaite, sauf que Renée avait les moyens de ses ambitions, pouvant échapper à l'ennui grâce à la fortune immense de son mari qui lui donne accès à des plaisirs illimités. Emma imagine sa vie avec mélancolie tandis que Renée brûle jusqu'à s'éteindre.
Renée est aussi comparable au héro de La peau de chagrin chez Balzac qui par la magie pouvait tout désirer et tout obtenir. Ce roman était davantage un conte philosophique mais il montre également comment on peut se brûler dans le plaisir. Le héro de Balzac pouvait tout désirer, mais pas infiniment, et cette seule condition l'a perdu parce qu'il ne pouvait plus cesser de désirer. Renée peut désirer infiniment jusqu'à la lassitude, jusqu'à l'overdose, jusqu'au dégoût, parce que c'est là que mène inévitablement le plaisir sans frein
L'ascension de Saccard a également des équivalences : Rastignac, Bel-Ami, Julien Sorel, mais la particularité de Saccard c'est qu'il ne touche qu'à la finance. Son esprit est étroit, mais visionnaire. Par ruse, son regard devient clairvoyant, quasiment prophétique. Il y a des passages effrayant où l'avenir
semble lui parler, s'esquisser dans son crâne.
Bel Ami, c'est l'idiot charmeur qui sait passer sous les bonnes tables, Sorel, c'est l'homme brillant qui mérite grâce à son travail, Rastignac, c'est un calculateur pragmatique et prudent. Saccard n'est ni idiot, ni charmant, ni brillant, ni prudent, c'est un fou furieux animé par des visions mais incapable d'asseoir sa fortune, en équilibre permanent entre les dettes et les bons coups
Donc, de manière inattendue, Zola part du thème architectural pour dresser le portrait décadent d'une époque où toute la haute société française n'est plus qu'oisiveté, plaisir, surface, effluve dissipée, ne brûlant que pour le sexe et l'or.
Le confort des grandes avenues, l'ornement de ses façades, voilà l'unique ambition politique impériale qui transparait et qui satisfait cette société-là
#lecture
Ta gueulle connard
il y a 4 heures
Moi Zola ça me fout la gerbe premier degré
C’est genial mais ses personnages font trop echo de personnes qu’on peut connaître, famille ou même soi-même ducoup ça me fait des noeuds au cerveau et je déprime
D’ailleurs petit j'appelais ma mère “la Gervaise” pour la faire cabler
C’est genial mais ses personnages font trop echo de personnes qu’on peut connaître, famille ou même soi-même ducoup ça me fait des noeuds au cerveau et je déprime
D’ailleurs petit j'appelais ma mère “la Gervaise” pour la faire cabler
il y a 4 heures
Moi Zola ça me fout la gerbe premier degré
C’est genial mais ses personnages font trop echo de personnes qu’on peut connaître, famille ou même soi-même ducoup ça me fait des noeuds au cerveau et je déprime
D’ailleurs petit j'appelais ma mère “la Gervaise” pour la faire cabler
C’est genial mais ses personnages font trop echo de personnes qu’on peut connaître, famille ou même soi-même ducoup ça me fait des noeuds au cerveau et je déprime
D’ailleurs petit j'appelais ma mère “la Gervaise” pour la faire cabler
Mais ayaaa c'est preuve de qualité
il y a 4 heures
Mais ayaaa c'est preuve de qualité
C’est des tarés à l’Education Nationale de faire lire ça en seconde, ils se disent pas que peut-être on a des darons alcooliques qui nous tabassent
La prof en mode “alors vous le sentez bien le naturalisme”
Oui on le sens bien, même pas besoin de l’Assommoir j’ai les mêmes à la maison
La prof en mode “alors vous le sentez bien le naturalisme”
Oui on le sens bien, même pas besoin de l’Assommoir j’ai les mêmes à la maison
il y a 4 heures
C’est des tarés à l’Education Nationale de faire lire ça en seconde, ils se disent pas que peut-être on a des darons alcooliques qui nous tabassent
La prof en mode “alors vous le sentez bien le naturalisme”
Oui on le sens bien, même pas besoin de l’Assommoir j’ai les mêmes à la maison
La prof en mode “alors vous le sentez bien le naturalisme”
Oui on le sens bien, même pas besoin de l’Assommoir j’ai les mêmes à la maison
Lire Zola au lycée ou au collège quelle connerie
Faites leur lire Kundera ou des auteurs du 20e accessibles
Faites leur lire Kundera ou des auteurs du 20e accessibles
il y a 4 heures
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Connectez-vous pour masquer les pubsLire Zola au lycée ou au collège quelle connerie
Faites leur lire Kundera ou des auteurs du 20e accessibles
Faites leur lire Kundera ou des auteurs du 20e accessibles
Maupassant par contre c’était chouette
il y a 4 heures
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