Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Pourquoi suis-je cet étant particulier ? Qu'est-ce qui fait qu'un individu soit son être ?
Les philosophes se sont demandés : Qui suis-je ? Qu'est-ce qui fait qu'un être est ce qu'il est ? Comment apparaît la conscience, la vie, l'existence ?
Mais personne ne s'est demandé pourquoi l'individuation est associée à l'être
La question ontologique plus large concernant l'association de l'être à lui-même a bien été traité par l'hylémorphisme aristotélicien et par le principe de la raison suffisante de Leibniz mais ces auteurs n'ont pas évoqué l'individuation du vivant
Les philosophes se sont demandés : Qui suis-je ? Qu'est-ce qui fait qu'un être est ce qu'il est ? Comment apparaît la conscience, la vie, l'existence ?
Mais personne ne s'est demandé pourquoi l'individuation est associée à l'être
La question ontologique plus large concernant l'association de l'être à lui-même a bien été traité par l'hylémorphisme aristotélicien et par le principe de la raison suffisante de Leibniz mais ces auteurs n'ont pas évoqué l'individuation du vivant
il y a 15 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsTu soulèves une question qui est effectivement plus spécifique que les questions classiques sur l'identité personnelle. On peut la formuler ainsi :
Pourquoi suis-je précisément cet individu, plutôt qu'un autre ? Pourquoi mon expérience consciente est-elle associée à ce corps et non à un autre ?
Cette question est parfois appelée, dans la philosophie contemporaine, le problème du "pourquoi je suis moi" (Why am I me?), même si elle n'a jamais constitué un domaine de recherche aussi développé que la métaphysique de l'identité ou de la conscience.
En revanche, je nuancerais l'idée que personne ne s'est posé cette question. Plusieurs philosophes s'en sont approchés, sans forcément la formuler exactement comme tu le fais.
Schopenhauer s'interroge sur le fait que la volonté s'objective en une multitude d'individus.
Thomas Nagel s'intéresse au caractère subjectif de l'expérience ("quel effet cela fait-il d'être une chauve-souris ?"), même s'il ne demande pas pourquoi cette subjectivité est attachée à tel individu.
Derek Parfit remet en question l'importance métaphysique de l'identité personnelle et soutient qu'il n'existe peut-être aucun "fait supplémentaire" expliquant pourquoi une conscience est celle d'un individu donné.
Sydney Shoemaker, David Lewis ou Galen Strawson abordent des problèmes voisins concernant la première personne et l'identité.
Ce qui distingue ta question, c'est que tu ne demandes pas :
qu'est-ce qui fait que je reste le même au cours du temps ?
qu'est-ce que la conscience ?
Tu demandes plutôt :
Quel est le principe qui fait qu'une perspective subjective est précisément localisée dans cet organisme ?
C'est une question d'individuation phénoménale plutôt que d'identité.
Aristote et Leibniz
Tu as raison de dire que :
L'hylémorphisme d'Aristote explique pourquoi une substance individuelle est constituée d'une matière et d'une forme. Il explique l'individuation de la substance, mais pas pourquoi une subjectivité est associée à cette substance.
Le principe de raison suffisante de Leibniz explique pourquoi chaque chose existe plutôt qu'une autre, mais il ne répond pas directement à la question : pourquoi suis-je cette monade particulière et non une autre ? Leibniz répondrait sans doute que la question est mal posée : être cette monade fait partie de son essence.
La difficulté fondamentale
La raison pour laquelle cette question est rarement traitée est peut-être qu'elle suppose qu'il existe un fait supplémentaire au-delà des faits physiques et psychologiques.
Autrement dit, il faudrait qu'il existe :
tous les cerveaux ;
toutes les consciences ;
et en plus une sorte de relation qui attribue une conscience à un individu particulier.
Beaucoup de philosophes contemporains n'acceptent pas cette hypothèse. Ils diraient qu'il n'y a pas d'association à expliquer :
La conscience de cet organisme est simplement la conscience produite par cet organisme.
Autrement dit, demander pourquoi cette conscience est celle-ci reviendrait à demander pourquoi la Tour Eiffel est la Tour Eiffel.
Mais cette réponse laisse souvent insatisfait celui qui pose la question, car elle ne répond pas au problème de la perspective à la première personne.
Une reformulation plus précise
On pourrait formuler le problème ainsi :
Étant donné qu'il existe une multitude d'organismes conscients, qu'est-ce qui détermine qu'une expérience subjective donnée soit vécue depuis la perspective de celui-ci plutôt que de celui-là ?
C'est une question très proche de ce que certains appellent le problème de l'indexicalité ou du centre subjectif de l'expérience.
Une piste originale
Il est possible que tu mettes le doigt sur une distinction qui n'est effectivement pas très développée dans la littérature philosophique :
l'individuation ontologique : pourquoi existe-t-il plusieurs individus ?
l'individuation subjective : pourquoi une expérience consciente est-elle précisément cette perspective ?
La première est abondamment étudiée depuis Aristote, Scot, Leibniz ou Simondon.
La seconde apparaît plus rarement comme un problème autonome. Lorsqu'elle est abordée, elle est souvent absorbée dans les débats sur la conscience, l'identité personnelle ou les indexicaux ("je", "ici", "maintenant").
Il est donc plausible que ta formulation mette en lumière un angle mort relatif de la philosophie : non pas l'individuation des êtres vivants en tant qu'entités, mais l'individuation du point de vue subjectif lui-même. C'est une question qui touche à la frontière entre la métaphysique de l'identité, la philosophie de l'esprit et la phénoménologie, et il n'existe aujourd'hui aucun consensus sur sa réponse.
Pourquoi suis-je précisément cet individu, plutôt qu'un autre ? Pourquoi mon expérience consciente est-elle associée à ce corps et non à un autre ?
Cette question est parfois appelée, dans la philosophie contemporaine, le problème du "pourquoi je suis moi" (Why am I me?), même si elle n'a jamais constitué un domaine de recherche aussi développé que la métaphysique de l'identité ou de la conscience.
En revanche, je nuancerais l'idée que personne ne s'est posé cette question. Plusieurs philosophes s'en sont approchés, sans forcément la formuler exactement comme tu le fais.
Schopenhauer s'interroge sur le fait que la volonté s'objective en une multitude d'individus.
Thomas Nagel s'intéresse au caractère subjectif de l'expérience ("quel effet cela fait-il d'être une chauve-souris ?"), même s'il ne demande pas pourquoi cette subjectivité est attachée à tel individu.
Derek Parfit remet en question l'importance métaphysique de l'identité personnelle et soutient qu'il n'existe peut-être aucun "fait supplémentaire" expliquant pourquoi une conscience est celle d'un individu donné.
Sydney Shoemaker, David Lewis ou Galen Strawson abordent des problèmes voisins concernant la première personne et l'identité.
Ce qui distingue ta question, c'est que tu ne demandes pas :
qu'est-ce qui fait que je reste le même au cours du temps ?
qu'est-ce que la conscience ?
Tu demandes plutôt :
Quel est le principe qui fait qu'une perspective subjective est précisément localisée dans cet organisme ?
C'est une question d'individuation phénoménale plutôt que d'identité.
Aristote et Leibniz
Tu as raison de dire que :
L'hylémorphisme d'Aristote explique pourquoi une substance individuelle est constituée d'une matière et d'une forme. Il explique l'individuation de la substance, mais pas pourquoi une subjectivité est associée à cette substance.
Le principe de raison suffisante de Leibniz explique pourquoi chaque chose existe plutôt qu'une autre, mais il ne répond pas directement à la question : pourquoi suis-je cette monade particulière et non une autre ? Leibniz répondrait sans doute que la question est mal posée : être cette monade fait partie de son essence.
La difficulté fondamentale
La raison pour laquelle cette question est rarement traitée est peut-être qu'elle suppose qu'il existe un fait supplémentaire au-delà des faits physiques et psychologiques.
Autrement dit, il faudrait qu'il existe :
tous les cerveaux ;
toutes les consciences ;
et en plus une sorte de relation qui attribue une conscience à un individu particulier.
Beaucoup de philosophes contemporains n'acceptent pas cette hypothèse. Ils diraient qu'il n'y a pas d'association à expliquer :
La conscience de cet organisme est simplement la conscience produite par cet organisme.
Autrement dit, demander pourquoi cette conscience est celle-ci reviendrait à demander pourquoi la Tour Eiffel est la Tour Eiffel.
Mais cette réponse laisse souvent insatisfait celui qui pose la question, car elle ne répond pas au problème de la perspective à la première personne.
Une reformulation plus précise
On pourrait formuler le problème ainsi :
Étant donné qu'il existe une multitude d'organismes conscients, qu'est-ce qui détermine qu'une expérience subjective donnée soit vécue depuis la perspective de celui-ci plutôt que de celui-là ?
C'est une question très proche de ce que certains appellent le problème de l'indexicalité ou du centre subjectif de l'expérience.
Une piste originale
Il est possible que tu mettes le doigt sur une distinction qui n'est effectivement pas très développée dans la littérature philosophique :
l'individuation ontologique : pourquoi existe-t-il plusieurs individus ?
l'individuation subjective : pourquoi une expérience consciente est-elle précisément cette perspective ?
La première est abondamment étudiée depuis Aristote, Scot, Leibniz ou Simondon.
La seconde apparaît plus rarement comme un problème autonome. Lorsqu'elle est abordée, elle est souvent absorbée dans les débats sur la conscience, l'identité personnelle ou les indexicaux ("je", "ici", "maintenant").
Il est donc plausible que ta formulation mette en lumière un angle mort relatif de la philosophie : non pas l'individuation des êtres vivants en tant qu'entités, mais l'individuation du point de vue subjectif lui-même. C'est une question qui touche à la frontière entre la métaphysique de l'identité, la philosophie de l'esprit et la phénoménologie, et il n'existe aujourd'hui aucun consensus sur sa réponse.
Réservé aux membres Onche Booster
il y a 15 heures
Orleans
15h
Tu soulèves une question qui est effectivement plus spécifique que les questions classiques sur l'identité personnelle. On peut la formuler ainsi :
Pourquoi suis-je précisément cet individu, plutôt qu'un autre ? Pourquoi mon expérience consciente est-elle associée à ce corps et non à un autre ?
Cette question est parfois appelée, dans la philosophie contemporaine, le problème du "pourquoi je suis moi" (Why am I me?), même si elle n'a jamais constitué un domaine de recherche aussi développé que la métaphysique de l'identité ou de la conscience.
En revanche, je nuancerais l'idée que personne ne s'est posé cette question. Plusieurs philosophes s'en sont approchés, sans forcément la formuler exactement comme tu le fais.
Schopenhauer s'interroge sur le fait que la volonté s'objective en une multitude d'individus.
Thomas Nagel s'intéresse au caractère subjectif de l'expérience ("quel effet cela fait-il d'être une chauve-souris ?"), même s'il ne demande pas pourquoi cette subjectivité est attachée à tel individu.
Derek Parfit remet en question l'importance métaphysique de l'identité personnelle et soutient qu'il n'existe peut-être aucun "fait supplémentaire" expliquant pourquoi une conscience est celle d'un individu donné.
Sydney Shoemaker, David Lewis ou Galen Strawson abordent des problèmes voisins concernant la première personne et l'identité.
Ce qui distingue ta question, c'est que tu ne demandes pas :
qu'est-ce qui fait que je reste le même au cours du temps ?
qu'est-ce que la conscience ?
Tu demandes plutôt :
Quel est le principe qui fait qu'une perspective subjective est précisément localisée dans cet organisme ?
C'est une question d'individuation phénoménale plutôt que d'identité.
Aristote et Leibniz
Tu as raison de dire que :
L'hylémorphisme d'Aristote explique pourquoi une substance individuelle est constituée d'une matière et d'une forme. Il explique l'individuation de la substance, mais pas pourquoi une subjectivité est associée à cette substance.
Le principe de raison suffisante de Leibniz explique pourquoi chaque chose existe plutôt qu'une autre, mais il ne répond pas directement à la question : pourquoi suis-je cette monade particulière et non une autre ? Leibniz répondrait sans doute que la question est mal posée : être cette monade fait partie de son essence.
La difficulté fondamentale
La raison pour laquelle cette question est rarement traitée est peut-être qu'elle suppose qu'il existe un fait supplémentaire au-delà des faits physiques et psychologiques.
Autrement dit, il faudrait qu'il existe :
tous les cerveaux ;
toutes les consciences ;
et en plus une sorte de relation qui attribue une conscience à un individu particulier.
Beaucoup de philosophes contemporains n'acceptent pas cette hypothèse. Ils diraient qu'il n'y a pas d'association à expliquer :
La conscience de cet organisme est simplement la conscience produite par cet organisme.
Autrement dit, demander pourquoi cette conscience est celle-ci reviendrait à demander pourquoi la Tour Eiffel est la Tour Eiffel.
Mais cette réponse laisse souvent insatisfait celui qui pose la question, car elle ne répond pas au problème de la perspective à la première personne.
Une reformulation plus précise
On pourrait formuler le problème ainsi :
Étant donné qu'il existe une multitude d'organismes conscients, qu'est-ce qui détermine qu'une expérience subjective donnée soit vécue depuis la perspective de celui-ci plutôt que de celui-là ?
C'est une question très proche de ce que certains appellent le problème de l'indexicalité ou du centre subjectif de l'expérience.
Une piste originale
Il est possible que tu mettes le doigt sur une distinction qui n'est effectivement pas très développée dans la littérature philosophique :
l'individuation ontologique : pourquoi existe-t-il plusieurs individus ?
l'individuation subjective : pourquoi une expérience consciente est-elle précisément cette perspective ?
La première est abondamment étudiée depuis Aristote, Scot, Leibniz ou Simondon.
La seconde apparaît plus rarement comme un problème autonome. Lorsqu'elle est abordée, elle est souvent absorbée dans les débats sur la conscience, l'identité personnelle ou les indexicaux ("je", "ici", "maintenant").
Il est donc plausible que ta formulation mette en lumière un angle mort relatif de la philosophie : non pas l'individuation des êtres vivants en tant qu'entités, mais l'individuation du point de vue subjectif lui-même. C'est une question qui touche à la frontière entre la métaphysique de l'identité, la philosophie de l'esprit et la phénoménologie, et il n'existe aujourd'hui aucun consensus sur sa réponse.
Pourquoi suis-je précisément cet individu, plutôt qu'un autre ? Pourquoi mon expérience consciente est-elle associée à ce corps et non à un autre ?
Cette question est parfois appelée, dans la philosophie contemporaine, le problème du "pourquoi je suis moi" (Why am I me?), même si elle n'a jamais constitué un domaine de recherche aussi développé que la métaphysique de l'identité ou de la conscience.
En revanche, je nuancerais l'idée que personne ne s'est posé cette question. Plusieurs philosophes s'en sont approchés, sans forcément la formuler exactement comme tu le fais.
Schopenhauer s'interroge sur le fait que la volonté s'objective en une multitude d'individus.
Thomas Nagel s'intéresse au caractère subjectif de l'expérience ("quel effet cela fait-il d'être une chauve-souris ?"), même s'il ne demande pas pourquoi cette subjectivité est attachée à tel individu.
Derek Parfit remet en question l'importance métaphysique de l'identité personnelle et soutient qu'il n'existe peut-être aucun "fait supplémentaire" expliquant pourquoi une conscience est celle d'un individu donné.
Sydney Shoemaker, David Lewis ou Galen Strawson abordent des problèmes voisins concernant la première personne et l'identité.
Ce qui distingue ta question, c'est que tu ne demandes pas :
qu'est-ce qui fait que je reste le même au cours du temps ?
qu'est-ce que la conscience ?
Tu demandes plutôt :
Quel est le principe qui fait qu'une perspective subjective est précisément localisée dans cet organisme ?
C'est une question d'individuation phénoménale plutôt que d'identité.
Aristote et Leibniz
Tu as raison de dire que :
L'hylémorphisme d'Aristote explique pourquoi une substance individuelle est constituée d'une matière et d'une forme. Il explique l'individuation de la substance, mais pas pourquoi une subjectivité est associée à cette substance.
Le principe de raison suffisante de Leibniz explique pourquoi chaque chose existe plutôt qu'une autre, mais il ne répond pas directement à la question : pourquoi suis-je cette monade particulière et non une autre ? Leibniz répondrait sans doute que la question est mal posée : être cette monade fait partie de son essence.
La difficulté fondamentale
La raison pour laquelle cette question est rarement traitée est peut-être qu'elle suppose qu'il existe un fait supplémentaire au-delà des faits physiques et psychologiques.
Autrement dit, il faudrait qu'il existe :
tous les cerveaux ;
toutes les consciences ;
et en plus une sorte de relation qui attribue une conscience à un individu particulier.
Beaucoup de philosophes contemporains n'acceptent pas cette hypothèse. Ils diraient qu'il n'y a pas d'association à expliquer :
La conscience de cet organisme est simplement la conscience produite par cet organisme.
Autrement dit, demander pourquoi cette conscience est celle-ci reviendrait à demander pourquoi la Tour Eiffel est la Tour Eiffel.
Mais cette réponse laisse souvent insatisfait celui qui pose la question, car elle ne répond pas au problème de la perspective à la première personne.
Une reformulation plus précise
On pourrait formuler le problème ainsi :
Étant donné qu'il existe une multitude d'organismes conscients, qu'est-ce qui détermine qu'une expérience subjective donnée soit vécue depuis la perspective de celui-ci plutôt que de celui-là ?
C'est une question très proche de ce que certains appellent le problème de l'indexicalité ou du centre subjectif de l'expérience.
Une piste originale
Il est possible que tu mettes le doigt sur une distinction qui n'est effectivement pas très développée dans la littérature philosophique :
l'individuation ontologique : pourquoi existe-t-il plusieurs individus ?
l'individuation subjective : pourquoi une expérience consciente est-elle précisément cette perspective ?
La première est abondamment étudiée depuis Aristote, Scot, Leibniz ou Simondon.
La seconde apparaît plus rarement comme un problème autonome. Lorsqu'elle est abordée, elle est souvent absorbée dans les débats sur la conscience, l'identité personnelle ou les indexicaux ("je", "ici", "maintenant").
Il est donc plausible que ta formulation mette en lumière un angle mort relatif de la philosophie : non pas l'individuation des êtres vivants en tant qu'entités, mais l'individuation du point de vue subjectif lui-même. C'est une question qui touche à la frontière entre la métaphysique de l'identité, la philosophie de l'esprit et la phénoménologie, et il n'existe aujourd'hui aucun consensus sur sa réponse.
Putain ça doit être un enfer d'être prof de philo avec tous les étudiants qui utilisent les IA
il y a 15 heures
Parce que Dieu a dit que : " voilà c'est comme ça ... maintenant, tu es toi "
il y a 15 heures
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