Océan de velours où le navire plonge,
Courbant l'onde rétive au gré de son désir,
Il s'enfonce jaloux dans le cœur de ce songe,
Pour y cueillir l'écume aux portes du plaisir.
Mais la nef est si longue et l'abîme si sombre,
Qu'au fond de cette gorge où s'éteignent les jours,
Le mât cherche le port bien au-delà de l'ombre,
Et n'en verra la fin qu'en voyageant toujours