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Venez prendre un petit coup de fouet, alors. Il faut que votre coeur atteigne cette intensité, parce qu'on veut tous VIVRE
:Frieren_lunettes:
il y a 8 heures
:Frieren_lunettes:
il y a 8 heures
:Anyacolon:
il y a 8 heures
Aie
:Chatdoliprane:
il y a 8 heures
@Crevette-Argile go atteindre cette intensité
:Triss-Chat-Spirituel:
Comment qu'a va finir Ta p'tite histoire ?
:Frieren_Ananas:
il y a 8 heures
un ressenti n'est pas une finalité en soi, s'il ne dit rien de l'absolu il ne vaut rien, vivre c'est tendre vers Dieu
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a 8 heures
Ah oui là j'ai bien ressenti
:Frieren_lunettes:
il y a 8 heures
Ah oui là j'ai bien ressenti
:Frieren_lunettes:
:malicieuse:
il y a 8 heures
un ressenti n'est pas une finalité en soi, s'il ne dit rien de l'absolu il ne vaut rien, vivre c'est tendre vers Dieu
Je suis athée donc pour moi il n'y a rien qui vient nous sauver après. C'est maintenant que tout se joue
:Frieren_lunettes:
il y a 8 heures
Je suis athée donc pour moi il n'y a rien qui vient nous sauver après. C'est maintenant que tout se joue
:Frieren_lunettes:
qu'est-ce qui se joue s'il n'y a rien qui vaille à quoi nous tendons au-delà de nous-mêmes ?
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a 8 heures
qu'est-ce qui se joue s'il n'y a rien qui vaille à quoi nous tendons au-delà de nous-mêmes ?
L'hédonisme. Parce que certes la vie et l'existence sont absurdes, tout cela n'a aucun sens, or il se trouve qu'on est jeté là tout de même. Alors soit on en termine maintenant parce que ça ne vaut pas le coup, soit on se lamente sur sa condition, soit on se dit que tant qu'à faire on va essayer de passer un bon moment en cherchant toutes les expériences, toutes les joies, tous les plaisirs, qu'ils soient d'ordre intellectuel, spirituel ou physique.
:Frieren_lunettes:
il y a 8 heures
L'hédonisme. Parce que certes la vie et l'existence sont absurdes, tout cela n'a aucun sens, or il se trouve qu'on est jeté là tout de même. Alors soit on en termine maintenant parce que ça ne vaut pas le coup, soit on se lamente sur sa condition, soit on se dit que tant qu'à faire on va essayer de passer un bon moment en cherchant toutes les expériences, toutes les joies, tous les plaisirs, qu'ils soient d'ordre intellectuel, spirituel ou physique.
:Frieren_lunettes:
je ne vois pas en quoi le plaisir rend un moment bon, il rend un moment plaisant, et si rien n'a de sens, le moment plaisant n'a pas de sens et n'est qu'une excitation absolument dispensable
je ne comprendrai jamais cette démarche qui préfère orienter l'homme vers cette condition détestable de la recherche de la jouissance plutôt que d'essayer d'envisager un seul instant que nous puissions avoir une dignité supérieure et que le sens que nous percevons soit vraiment sens réel
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a 8 heures
je ne vois pas en quoi le plaisir rend un moment bon, il rend un moment plaisant, et si rien n'a de sens, le moment plaisant n'a pas de sens et n'est qu'une excitation absolument dispensable
je ne comprendrai jamais cette démarche qui préfère orienter l'homme vers cette condition détestable de la recherche de la jouissance plutôt que d'essayer d'envisager un seul instant que nous puissions avoir une dignité supérieure et que le sens que nous percevons soit vraiment sens réel
Je ne suis pas un hédoniste classique, je ne parle pas que du plaisir. Ca manque de profondeur. Les grands baiseurs qui se font des bouffes et des vacances n'explorent que la surface du monde, ils manquent beaucoup d'autres joies. Ce sont souvent des individus vulgaires qui ne sont pas sensibles à la beauté, aux idées, aux arts, à la morale.

Toi en revanche, tu me sembles être l'idéaliste tout ce qu'il y a de plus classique, tu te perds dans la beauté des absolus et tu passes à côté du vécu, du présentement réel. Vous et les jouisseurs, vous n'êtes que les deux côtés de la médaille
:Frieren_lunettes:
il y a 7 heures
Je ne suis pas un hédoniste classique, je ne parle pas que du plaisir. Ca manque de profondeur. Les grands baiseurs qui se font des bouffes et des vacances n'explorent que la surface du monde, ils manquent beaucoup d'autres joies. Ce sont souvent des individus vulgaires qui ne sont pas sensibles à la beauté, aux idées, aux arts, à la morale.

Toi en revanche, tu me sembles être l'idéaliste tout ce qu'il y a de plus classique, tu te perds dans la beauté des absolus et tu passes à côté du vécu, du présentement réel. Vous et les jouisseurs, vous n'êtes que les deux côtés de la médaille
:Frieren_lunettes:
mon raisonnement n'en tient pas moins pour ta notion élargie de jouissance, si une jouissance (fût-elle intellectuelle ou contemplative) ne s'inscrit pas dans une structure téléologique-axiologique on ne voit pas comment elle peut valoir et l'inclination que tu as pour elle relève de la décision arbitraire

je ne cherche pas à passer à côté du monde vécu, seulement à ce qu'on n'oublie pas l'évidence que si rien ne vaut par soi à quoi nous pouvons tendre au-delà de nous, alors il n'y a rien qui puisse valoir, aucune dignité à l'homme, aucune sémanticité de l'existence, et que toutes ces conséquences vont contre le bon sens et l'évidence du vécu

le monde vécu c'est là par où Dieu se donne à connaître pour nous, et là en quoi nous agissons en vue de Lui, c'est un endroit digne que nous ne pouvons pas ne pas considérer, mais il ne peut pas non plus se constituer comme autonome puisque nous aspirons à son au-delà
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a 7 heures
mon raisonnement n'en tient pas moins pour ta notion élargie de jouissance, si une jouissance (fût-elle intellectuelle ou contemplative) ne s'inscrit pas dans une structure téléologique-axiologique on ne voit pas comment elle peut valoir et l'inclination que tu as pour elle relève de la décision arbitraire

je ne cherche pas à passer à côté du monde vécu, seulement à ce qu'on n'oublie pas l'évidence que si rien ne vaut par soi à quoi nous pouvons tendre au-delà de nous, alors il n'y a rien qui puisse valoir, aucune dignité à l'homme, aucune sémanticité de l'existence, et que toutes ces conséquences vont contre le bon sens et l'évidence du vécu

le monde vécu c'est là par où Dieu se donne à connaître pour nous, et là en quoi nous agissons en vue de Lui, c'est un endroit digne que nous ne pouvons pas ne pas considérer, mais il ne peut pas non plus se constituer comme autonome puisque nous aspirons à son au-delà
Je ne comprends pas ta volonté à tendre au-delà de nous autrement que par la volonté de puissance, c'est-à-dire étendre qui je suis. Mais toi tu veux dire, dépasser notre humanité, s'extirper de notre réalité matérielle pour tendre vers un idéal divin, et ceci n'a aucun sens pour moi.

Alors à quoi tient une jouissance ? A rien. Elle est dispensable. La vie est dispensable. C'est pourquoi régulièrement je me pose en face de la mort, le suicide au bout des doigts, et je me demande : est-ce que je m'en dispense ? Et pourtant non, je ne m'en dispense jamais. Parce que j'accepte cette absurdité, et je décide de donner du sens à ma vie. Oui, c'est un sens arbitraire, tout-à-fait, et alors ? Je l'accepte également. Ca ne rend pas la vie médiocre, sale, basse comme le disent les idéalistes bourgeois.

Au fond, je comprends les tentatives pour donner du sens absolu et objectif. Illusions, certes, mais illusions solides qui permettent de bâtir des sociétés voire des civilisations, alors je respecte l'effort religieux. Seulement, je n'ai pas la foi. On peut même dire que j'ai foi en l'inexistence de Dieu, je sens, j'ai l'intuition profonde qu'il n'y a rien, mais je comprends en théorie
:Frieren_lunettes:
il y a 7 heures
Le gros vernis cracra continental avec la formule "j'ai foi en l'inexistence de Dieu"
:h_so_disgusting:
il y a 7 heures
Le gros vernis cracra continental avec la formule "j'ai foi en l'inexistence de Dieu"
:h_so_disgusting:
Oui c'est un abus de langage pour positiver mon absence de foi, parce que j'estime que l'absence de foi n'est pas seulement un échec de la rencontre avec dieu
:Frieren_lunettes:
il y a 7 heures
Je ne comprends pas ta volonté à tendre au-delà de nous autrement que par la volonté de puissance, c'est-à-dire étendre qui je suis. Mais toi tu veux dire, dépasser notre humanité, s'extirper de notre réalité matérielle pour tendre vers un idéal divin, et ceci n'a aucun sens pour moi.

Alors à quoi tient une jouissance ? A rien. Elle est dispensable. La vie est dispensable. C'est pourquoi régulièrement je me pose en face de la mort, le suicide au bout des doigts, et je me demande : est-ce que je m'en dispense ? Et pourtant non, je ne m'en dispense jamais. Parce que j'accepte cette absurdité, et je décide de donner du sens à ma vie. Oui, c'est un sens arbitraire, tout-à-fait, et alors ? Je l'accepte également. Ca ne rend pas la vie médiocre, sale, basse comme le disent les idéalistes bourgeois.

Au fond, je comprends les tentatives pour donner du sens absolu et objectif. Illusions, certes, mais illusions solides qui permettent de bâtir des sociétés voire des civilisations, alors je respecte l'effort religieux. Seulement, je n'ai pas la foi. On peut même dire que j'ai foi en l'inexistence de Dieu, je sens, j'ai l'intuition profonde qu'il n'y a rien, mais je comprends en théorie
:Frieren_lunettes:
s'étendre soi-même en soi-même en vue de soi-même ce n'est jamais qu'étendre une finitude dans un néant, ça ne résout rien. il faut toujours un au-delà, une finalité extérieure, un absolu auquel tendre, sinon il n'y a plus de sens et ta parole même n'est que du bruit, c'est une contradiction en acte, de t'exprimer, s'il n'y a pas de sens qui soit à exprimer, et d'agir s'il n'y a absolument rien qui vaille et qui puisse donner une impulsion capable de mouvoir. tu parles de sens arbitraire, mais c'est une contradiction dans les termes, car ce qui est arbitraire est vide de sens, tu fais arbitrairement de toi-même un néant qui éprouve du bruit. ce n'est pas tenable, tu nages dans l'illusion, l'alternative est plus saine et plus vraisemblable, et même si elle trouve son absolu dans la foi, elle peut se composer même sans

tu prétends accepter l'absurdité comme si c'était la donnée initiale et fondamentale de toute réflexion sur l'existence, la vérité c'est que l'absurdité est une perspective acquise à force de dérèglement, c'est un exercice constant de négation de soi-même et de constitution d'une anti-herméneutique qui elle même ne peut finalement pas manquer d'être une herméneutique, tant il est vrai que le sens et l'interprétation du donné sont le lieu propre dans lequel la pensée se meut
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée, Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée
il y a 7 heures
s'étendre soi-même en soi-même en vue de soi-même ce n'est jamais qu'étendre une finitude dans un néant, ça ne résout rien. il faut toujours un au-delà, une finalité extérieure, un absolu auquel tendre, sinon il n'y a plus de sens et ta parole même n'est que du bruit, c'est une contradiction en acte, de t'exprimer, s'il n'y a pas de sens qui soit à exprimer, et d'agir s'il n'y a absolument rien qui vaille et qui puisse donner une impulsion capable de mouvoir. tu parles de sens arbitraire, mais c'est une contradiction dans les termes, car ce qui est arbitraire est vide de sens, tu fais arbitrairement de toi-même un néant qui éprouve du bruit. ce n'est pas tenable, tu nages dans l'illusion, l'alternative est plus saine et plus vraisemblable, et même si elle trouve son absolu dans la foi, elle peut se composer même sans

tu prétends accepter l'absurdité comme si c'était la donnée initiale et fondamentale de toute réflexion sur l'existence, la vérité c'est que l'absurdité est une perspective acquise à force de dérèglement, c'est un exercice constant de négation de soi-même et de constitution d'une anti-herméneutique qui elle même ne peut finalement pas manquer d'être une herméneutique, tant il est vrai que le sens et l'interprétation du donné sont le lieu propre dans lequel la pensée se meut
Ta comparaison n'est pas bonne, je repère immédiatement une faute : le langage n'est pas que de bruit quand il est arbitraire si nous décidons collectivement de donner le même sens à tel bruit. C'est pourquoi il existe des langues communes mais plusieurs langues. Donc non, l'arbitraire ne nous jette pas dans lé négation de toute forme de sens et ce n'est par conséquent pas une contradiction en soi.

Il faut une finalité au-delà, oui, en théorie, mais ça n'existe pas et par conséquent, étendre une finitude vers le néant est le mieux que nous puissions faire. Toi, tu fais le pari que ça existe, qu'il y aura quelque chose au delà, c'est ton choix. Je prends l'autre pari.

Enfin oui, c'est très précisément ce que je prétends, l'absurdité est ma donnée initiale. Ca ne l'empêche pas d'avoir été acquise en effet, puisque nous avons évolutivement acquis la conscience réflexive. Rien n'est absurde pour le grand singe. L'accès au savoir de l'absurdité est un cap, c'est se nier en tant qu'animal non réflexif peut-être mais à part ça je ne vois pas.

Quant à donner du sens, l'absurdité ne l'empêche pas non plus. Je ne suis pas nihiliste. Au fond l'absurde ne réfute que l'universalité des interprétations
:Frieren_lunettes:
il y a 7 heures
il y a 7 heures