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:Weee:
il y a 8 heures
Non y’a pas de poète
:jungchok:
il y a 8 heures
on entend les mouches voler
:jacques_Francois_:
do la fa# si ↓si mi
il y a 8 heures
Non mais des fous du village maudits, oui
:fdv_deprime:
il y a 7 heures
On a bien Bougnaderos mais il est incompris.
:Risitas-doute:
Nous sommes un.
:Mindflayer:
il y a 7 heures
CAMION POÈTE POÈTE
:eugneu:
il y a 7 heures
Non y’a pas de poète
:jungchok:
Dommage
:Weee:
il y a 7 heures
On a bien Bougnaderos mais il est incompris.
:Risitas-doute:
Il est plus torturé que poète peut être ?
:Weee:
il y a 7 heures
Il est plus torturé que poète peut être ?
:Weee:
Le mot est faible
:risi_celestin:
Nous sommes un.
:Mindflayer:
il y a 7 heures
Le mot est faible
:risi_celestin:
Oh vraiment ?
:Weee:
il y a 7 heures
Oui mais j'écris 10 poèmes à l'année en ce moment, et tous à la chaîne, puis plus rien
:Clope_nuit:
il y a 7 heures
Oui mais j'écris 10 poèmes à l'année en ce moment, et tous à la chaîne, puis plus rien
:Clope_nuit:
Fais voir ce que tu écris
:Weee:
Envoie tes poèmes les plus torturés si tu en as
il y a 7 heures
Fais voir ce que tu écris
:Weee:
Envoie tes poèmes les plus torturés si tu en as
Ce n'est pas vraiment torturé

La neige se retire comme une marée lente. Hier encore, l’hiver était absolu, en deux couleurs. Mais le chant des merles a triomphé pour la première fois. Quelque chose d’immense approche. Il est dans l’air, dans les germes, dans le relâchement d’une tension invisible. Un effort négatif a cessé. Ce qui approche agit sur nos âmes comme une grande hormone. Quelle est cette énergie qui énerve ma patience et amollit mes sens ? Dans la plaine et les vallées, l’évènement partout s’est déjà produit, et tous fêtent la grande vie qui foisonne. Mais perchés sur notre ilot, nous vivons quelque chose d’inouï. Et nos corps languissent, languissent – hé ! Lutte sentimentale. Le nain sous le portique, l’Eternel Retour, la pensée la plus lourde me remonte à la gorge. Une joie mâtinée de mélancolie que je noie jusqu’au soir dans des cocktails lascifs. La seconde est une fin reprise par la suivante. Et la grande chose arrive, la grande chose arrive…

:Clope_nuit:
il y a 7 heures
Non que des tortues poétiques
Ave Maria
il y a 7 heures
Ce n'est pas vraiment torturé

La neige se retire comme une marée lente. Hier encore, l’hiver était absolu, en deux couleurs. Mais le chant des merles a triomphé pour la première fois. Quelque chose d’immense approche. Il est dans l’air, dans les germes, dans le relâchement d’une tension invisible. Un effort négatif a cessé. Ce qui approche agit sur nos âmes comme une grande hormone. Quelle est cette énergie qui énerve ma patience et amollit mes sens ? Dans la plaine et les vallées, l’évènement partout s’est déjà produit, et tous fêtent la grande vie qui foisonne. Mais perchés sur notre ilot, nous vivons quelque chose d’inouï. Et nos corps languissent, languissent – hé ! Lutte sentimentale. Le nain sous le portique, l’Eternel Retour, la pensée la plus lourde me remonte à la gorge. Une joie mâtinée de mélancolie que je noie jusqu’au soir dans des cocktails lascifs. La seconde est une fin reprise par la suivante. Et la grande chose arrive, la grande chose arrive…

:Clope_nuit:
Très joli presque sensuel c'est pas vraiment le style que je préfère mais ça m'a fait penser à du Gide
:Weee:


Tu ressens intensément la nature ?
il y a 7 heures
Très joli presque sensuel c'est pas vraiment le style que je préfère mais ça m'a fait penser à du Gide
:Weee:


Tu ressens intensément la nature ?
Merci khey, j'aime beaucoup Gide, les nourritures terrestre ça a été un choc dans ma vie.

Ouais, je passe l'hiver à bosser à la montagne, et l'été à me perdre sur les crêtes parfois plusieurs semaines. C'est un de mes grands thèmes. Tu écris sur quoi ?
:Clope_nuit:
il y a 7 heures