Au contraire, ils poussent à la solitude pour mieux manipuler :
« L’essentiel est d’isoler l’homme de sa famille, de lui en faire perdre les moeurs.
Il est disposé, par la pente de son caractère, à fuir les soins du ménage, à courir après les plaisirs faciles et les joies défendues. Il aime les grandes causeries du café, l’oisiveté des spectacles.
Entraînez-le, soutirez-le, donnez-lui une importance quelconque. Apprenez-lui discrètement à s’ennuyer de ses travaux journaliers, et par ce manège, après l’avoir séparé de sa femme et de ses enfants, et lui avoir montré combien sont pénibles tous les devoirs, vous lui inculquerez le désir d’une autre existence.
L’homme est né rebelle. Attisez ce désir de rébellion jusqu’à l’incendie, mais que l’incendie n’éclate pas.
C’est une préparation à la grande oeuvre que vous devez commencer. Quand vous aurez insinué dans quelques âmes le dégoût de la famille et de la religion (l’un va presque toujours à la suite de l’autre), laissez tomber certains mots qui provoqueront le désir d’être affilié à la Loge la plus voisine. «'
Piccolo Tigre – Lettre à la Haute-Vente franc-maçonne – 1822