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Le Tour de France à la télé, ce n’est pas juste du vélo. C’est une scène de théâtre populaire, une messe païenne de l’été français, avec ses rites, ses personnages, ses odeurs, ses répliques qui reviennent chaque année comme les cigales.

La télé est allumée depuis le déjeuner. Il fait lourd, les volets sont tirés à moitié, et dans le salon flotte ce mélange très français de chaleur, de café, de rosé tiède et de rôti froid.

Sur l’écran, le peloton serpente dans une départementale écrasée de soleil. À la télé, ça parle de bordures, d’échappées, de pourcentages de pente… mais dans le salon, le vrai spectacle est ailleurs.

Il y a Tonton René, affalé dans le fauteuil, marcel sur le dos et ventre à l’air, qui regarde le peloton passer dans les Alpes en lâchant ses commentaires d’expert de comptoir :
— “Y en a pas un qui est propre là-dedans, ils sont chargés comme des mules.”

À côté, t’as le beau-frère, déjà bien entamé au rosé depuis midi, qui renchérit avec sa lucidité d’ivrogne :
— “Tous dopés ouais ! Moi aussi avec leurs produits j’te monte l’Alpe d’Huez !”
Alors qu’il est essoufflé quand il monte trois marches.

Et puis il y a toujours celui qui refait la course depuis le canapé, le cousin qui n’a jamais fait dix kilomètres à vélo de sa vie mais qui sait mieux que les coureurs :
— “Mais pourquoi il attaque pas là ?! Putain mais vas-y bon sang ! Moi à sa place j’attaquerais direct !”
Comme si les mecs devant n’étaient pas en train de grimper une montagne à 25 km/h avec les jambes en feu.

Et au milieu de ça, Tonton René repart dans ses tirades douteuses, les glaçons qui tintent dans son verre, persuadé de détenir la vérité sur tout : le vélo, la France, le monde, et probablement la météo des cinq prochains jours.

Tout le monde lève les yeux au ciel, tout le monde sait qu’il raconte n’importe quoi, mais personne ne l’interrompt vraiment. Parce que ça fait partie du décor. Comme la voix des commentateurs. Comme l’hélicoptère au-dessus du peloton. Comme la chaleur de juillet.

Et malgré les râleurs, malgré les “ils sont tous dopés”, malgré les experts en charentaises qui jurent qu’ils feraient mieux, tout le monde reste là.
Parce qu’au fond, le Tour à la télé, ce n’est pas la course qu’on regarde.

C’est le moment.
C’est cette France en pause, un peu beauf, un peu bordélique, un peu excessive, mais étrangement attachante. Le Tour passe sur l’écran, les paysages défilent, les anciens râlent, les autres somnolent, et l’après-midi s’étire doucement dans une espèce de torpeur sacrée.

On critique, on se moque, on dit que c’est toujours pareil…
Mais que France Télé coupe le Tour un été, et tout le monde gueule.

Parce que ces étapes interminables, ces débats absurdes dans le salon, ces phrases répétées chaque année, c’est l’été. C’est les vacances chez les grands-parents. C’est les tablées qui finissent en sieste générale. C’est les voix familières qui résonnent pendant que le soleil tape dehors.

Le Tour, c’est la France qui râle devant des mecs à vélo tout en ne ratant pas une étape.
Une tradition absurde, bruyante, caricaturale… mais profondément tendre.

Et quand Tonton René s’endort en plein milieu de l’étape, la bouche ouverte devant le peloton qui grimpe, il y a quelque chose d’étrangement beau là-dedans.
Parce que c’est ça aussi, l’été français :
des mecs qui disent que c’est nul, mais qui seraient perdus si ça disparaissait.

:chat_lunettes_golemvelo:
il y a 5 jours
J’ai pas lu
il y a 5 jours
Le Tour de France à la télé, ce n’est pas juste du vélo. C’est une scène de théâtre populaire, une messe païenne de l’été français, avec ses rites, ses personnages, ses odeurs, ses répliques qui reviennent chaque année comme les cigales.

La télé est allumée depuis le déjeuner. Il fait lourd, les volets sont tirés à moitié, et dans le salon flotte ce mélange très français de chaleur, de café, de rosé tiède et de rôti froid.

Sur l’écran, le peloton serpente dans une départementale écrasée de soleil. À la télé, ça parle de bordures, d’échappées, de pourcentages de pente… mais dans le salon, le vrai spectacle est ailleurs.

Il y a Tonton René, affalé dans le fauteuil, marcel sur le dos et ventre à l’air, qui regarde le peloton passer dans les Alpes en lâchant ses commentaires d’expert de comptoir :
— “Y en a pas un qui est propre là-dedans, ils sont chargés comme des mules.”

À côté, t’as le beau-frère, déjà bien entamé au rosé depuis midi, qui renchérit avec sa lucidité d’ivrogne :
— “Tous dopés ouais ! Moi aussi avec leurs produits j’te monte l’Alpe d’Huez !”
Alors qu’il est essoufflé quand il monte trois marches.

Et puis il y a toujours celui qui refait la course depuis le canapé, le cousin qui n’a jamais fait dix kilomètres à vélo de sa vie mais qui sait mieux que les coureurs :
— “Mais pourquoi il attaque pas là ?! Putain mais vas-y bon sang ! Moi à sa place j’attaquerais direct !”
Comme si les mecs devant n’étaient pas en train de grimper une montagne à 25 km/h avec les jambes en feu.

Et au milieu de ça, Tonton René repart dans ses tirades douteuses, les glaçons qui tintent dans son verre, persuadé de détenir la vérité sur tout : le vélo, la France, le monde, et probablement la météo des cinq prochains jours.

Tout le monde lève les yeux au ciel, tout le monde sait qu’il raconte n’importe quoi, mais personne ne l’interrompt vraiment. Parce que ça fait partie du décor. Comme la voix des commentateurs. Comme l’hélicoptère au-dessus du peloton. Comme la chaleur de juillet.

Et malgré les râleurs, malgré les “ils sont tous dopés”, malgré les experts en charentaises qui jurent qu’ils feraient mieux, tout le monde reste là.
Parce qu’au fond, le Tour à la télé, ce n’est pas la course qu’on regarde.

C’est le moment.
C’est cette France en pause, un peu beauf, un peu bordélique, un peu excessive, mais étrangement attachante. Le Tour passe sur l’écran, les paysages défilent, les anciens râlent, les autres somnolent, et l’après-midi s’étire doucement dans une espèce de torpeur sacrée.

On critique, on se moque, on dit que c’est toujours pareil…
Mais que France Télé coupe le Tour un été, et tout le monde gueule.

Parce que ces étapes interminables, ces débats absurdes dans le salon, ces phrases répétées chaque année, c’est l’été. C’est les vacances chez les grands-parents. C’est les tablées qui finissent en sieste générale. C’est les voix familières qui résonnent pendant que le soleil tape dehors.

Le Tour, c’est la France qui râle devant des mecs à vélo tout en ne ratant pas une étape.
Une tradition absurde, bruyante, caricaturale… mais profondément tendre.

Et quand Tonton René s’endort en plein milieu de l’étape, la bouche ouverte devant le peloton qui grimpe, il y a quelque chose d’étrangement beau là-dedans.
Parce que c’est ça aussi, l’été français :
des mecs qui disent que c’est nul, mais qui seraient perdus si ça disparaissait.

:chat_lunettes_golemvelo:
Image
:moustachu:
il y a 5 jours
pour moi cest comme Roland Garros

cest ambiance de l'été/printemps, en slibar devant la télé à mater les paysages, j'aime bien
il y a 5 jours


Qu'ils ont l'air con avec leurs collant de PD , sport de merde .
:jesus_vieux:
Conscience ,charité,éthique, intégrité,moralité prudence , discrétion. Telle est ma signature
il y a 5 jours
Presque aussi répugnant que le foot
:Chut_frieren_arrive:
:logocadillac:
Best of all, it's a Cadillac
:Cadillac:
il y a 5 jours
+ j'ai pleuré à ton pavé, il est trés beau et décrit tout à fait ce qu'on ressent, l'âme française
il y a 5 jours
C'est mega chiant à regarder, et dieu sait que j'aime le vélo pourtant
:oomf:
il y a 5 jours
Presque aussi répugnant que le foot
:Chut_frieren_arrive:
Parle bien du saint balompié stp
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 5 jours
C'est un énorme ramassis de beaufs et de french dreamers qui se croient vivants et sportifs avec leur bide à bière en adulant des plumeaux dopés de 40kg tout mouillés.

:Costard:
il y a 5 jours
C'est un énorme ramassis de beaufs et de french dreamers qui se croient vivants et sportifs avec leur bide à bière en adulant des plumeaux dopés de 40kg tout mouillés.

:Costard:
:Choent:
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 5 jours
C'est mega chiant à regarder, et dieu sait que j'aime le vélo pourtant
:oomf:
C'est la tradition Kay
:risibo:
il y a 5 jours
Le Tour de France à la télé, ce n’est pas juste du vélo. C’est une scène de théâtre populaire, une messe païenne de l’été français, avec ses rites, ses personnages, ses odeurs, ses répliques qui reviennent chaque année comme les cigales.

La télé est allumée depuis le déjeuner. Il fait lourd, les volets sont tirés à moitié, et dans le salon flotte ce mélange très français de chaleur, de café, de rosé tiède et de rôti froid.

Sur l’écran, le peloton serpente dans une départementale écrasée de soleil. À la télé, ça parle de bordures, d’échappées, de pourcentages de pente… mais dans le salon, le vrai spectacle est ailleurs.

Il y a Tonton René, affalé dans le fauteuil, marcel sur le dos et ventre à l’air, qui regarde le peloton passer dans les Alpes en lâchant ses commentaires d’expert de comptoir :
— “Y en a pas un qui est propre là-dedans, ils sont chargés comme des mules.”

À côté, t’as le beau-frère, déjà bien entamé au rosé depuis midi, qui renchérit avec sa lucidité d’ivrogne :
— “Tous dopés ouais ! Moi aussi avec leurs produits j’te monte l’Alpe d’Huez !”
Alors qu’il est essoufflé quand il monte trois marches.

Et puis il y a toujours celui qui refait la course depuis le canapé, le cousin qui n’a jamais fait dix kilomètres à vélo de sa vie mais qui sait mieux que les coureurs :
— “Mais pourquoi il attaque pas là ?! Putain mais vas-y bon sang ! Moi à sa place j’attaquerais direct !”
Comme si les mecs devant n’étaient pas en train de grimper une montagne à 25 km/h avec les jambes en feu.

Et au milieu de ça, Tonton René repart dans ses tirades douteuses, les glaçons qui tintent dans son verre, persuadé de détenir la vérité sur tout : le vélo, la France, le monde, et probablement la météo des cinq prochains jours.

Tout le monde lève les yeux au ciel, tout le monde sait qu’il raconte n’importe quoi, mais personne ne l’interrompt vraiment. Parce que ça fait partie du décor. Comme la voix des commentateurs. Comme l’hélicoptère au-dessus du peloton. Comme la chaleur de juillet.

Et malgré les râleurs, malgré les “ils sont tous dopés”, malgré les experts en charentaises qui jurent qu’ils feraient mieux, tout le monde reste là.
Parce qu’au fond, le Tour à la télé, ce n’est pas la course qu’on regarde.

C’est le moment.
C’est cette France en pause, un peu beauf, un peu bordélique, un peu excessive, mais étrangement attachante. Le Tour passe sur l’écran, les paysages défilent, les anciens râlent, les autres somnolent, et l’après-midi s’étire doucement dans une espèce de torpeur sacrée.

On critique, on se moque, on dit que c’est toujours pareil…
Mais que France Télé coupe le Tour un été, et tout le monde gueule.

Parce que ces étapes interminables, ces débats absurdes dans le salon, ces phrases répétées chaque année, c’est l’été. C’est les vacances chez les grands-parents. C’est les tablées qui finissent en sieste générale. C’est les voix familières qui résonnent pendant que le soleil tape dehors.

Le Tour, c’est la France qui râle devant des mecs à vélo tout en ne ratant pas une étape.
Une tradition absurde, bruyante, caricaturale… mais profondément tendre.

Et quand Tonton René s’endort en plein milieu de l’étape, la bouche ouverte devant le peloton qui grimpe, il y a quelque chose d’étrangement beau là-dedans.
Parce que c’est ça aussi, l’été français :
des mecs qui disent que c’est nul, mais qui seraient perdus si ça disparaissait.

:chat_lunettes_golemvelo:
L'oncle beauf qui fait 120kg qui va dire "de toutes façons ils sont tous sous piqouse
:boomer:
"
:face_risitas_inverse:
il y a 4 jours