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Dans les campagnes de Galicie, par une belle journée d'été, Jean III avait organisé un banquet prodigieux.
Les tables, les plateaux et les tonneaux débordaient de vivres. Viandes de cerf, de sanglier, d'oiseaux des forêts, saumon de Baltique, pâté de Gènes, légumes farcis. Sans compter le vin, l'eau-de-vie, la vodka, le café d'Orient...
L'opulence régnait, on pouvait manger jusqu'à en vomir, et boire jusqu'à ce que les dents baignent.

Mais malgré tout ce faste et cette profusion, parmi les nombreux invités, il n'y avait qu'un homme qui en profitait, qui savourait vraiment cette fête.

"À LA SANTÉ DE TOUS ! À LA RICHESSE DE LA RÉPUBLIQUE !!" s'exclama le roi Jean.

Il but sa coupe d'un trait, avant de la reposer bruyamment sur la table.

"ET CE N’EST PAS FINI ! renchérit-il d'un air joyeux
, Je compte poursuivre les mesures et autres édits concernant l'économie du pays !
Si Dieu le veut, dans deux ans, le pays sera l'un des plus prospères du continent ! voire du monde ! "
lança-t-il avant de manger son repas à pleines dents.

Pourtant, une ambiance étrange planait sur la table. Personne ne voulait réagir à la parole du suzerain.

"Je me demande ce qui pourrait se mettre en travers de ce si bon chemin ! " lança-t-il comme une bravade au reste du banquet.

Là encore, personne n'osa parler. À croire qu'une malédiction attendait celui qui prononcerait un mot.

"Eh bien, finit par reprendre Jean en fronçant ses sourcils, En bon prince, je dois avouer que le Suédois peut poser problème.
Il nous concurrence déjà dans le commerce sur la Baltique,
expliqua-t-il en reprenant une cuisse d'oiseau,
J'avais pour idée de monter une compagnie commerciale, sur le modèle prussien.
Vu la situation, je crois qu'il est trop tard ; nous avons raté le coche,
continua-t-il en se servant un verre de vin,
Après j'espère me tromper, mais je crois que le roi Charles mijote un coup pour la Poméranie. Avec la Prusse qui passe pour la plus faible de notre Coalition, je vois déjà ces scandidaves se ruer sur le margrave.
À partir de là, je ne sais pas si nous arriverons à Berlin avant qu'elle ne soit..."


Lorsqu'il vit le źupan lithuanien chuchoter quelque chose au voïvode à côté de lui, le roi Jean s'arrêta net, comme si on l'avait poignardé.
Une ombre recouvre son visage.

"HOLÀ VOUS DEUX !! QU'EST-CE QUI VOUS PREND !? PAS DE MURMURES AVEC MOI !"

Il n'y eut que le jeune źupan pour faire face à son fracas, sans se démonter, en portant ses yeux dans les siens.

"Nous parlions à propos des Turcs, messire.

- Quoi !? Encore eux !
s'exclama son seigneur, Bon sang mais vous n'êtes pas fatigués à force ?

- Non, pas du tout,
répliqua le vassal, Et surtout pas depuis votre annonce, qu'ils prendront comme un acte de guerre. Nous sommes menacés, sire.

- Foutaises et balivernes !
reprit Jean de plus belle, Je n'ai annoncé qu'une aide financière au pape, pour la défense de Rome. Ce n'est pas déclarer la guerre aux turcs !

- Ils prendront cette aide comme une provocation et agiront contre nous ! C'est évident !
persista le źupan.

- Mais ils ne sont même pas en Italie ! lui riposta le Grand-Duc, J'aide le pape car les armées françaises menacent directement Rome.
Si leur roi aurait piétinné devant Turin ou Milan, je n'aurais pas pris cette décision.

- Mais enfin seigneur ! Pourquoi voulez-vous soutenir Rome la Lointaine plutôt que le voisin Habsbourg qui plie face aux turcs ? Votre décision n'a pas de sens !"
rebondit le jeune.

À ces mots, le roi Jean poussa un long soupir, avant de jeter un regard morne sur son verre.

"J'ai refusé d'aider l'Autrichien car sa guerre avec l'Ottoman est politique. Elle ne nous concerne pas, pas assez pour l'instant, dit-il avant de boire son vin sans entrain,
Vienne, Prague ou Venise ne sont pas des lieux saints, contrairement à Rome.
Je soutient le petit père car je ne veux pas voir cette cité, à la fois ville sacrée et site de pélerinage, se faire envahir et violenter comme Avignon.
Vous comprenez maintenant ?"


Cette fois le źupan ne répondit pas. Il cherchait à saisir l'idée du roi.

"Et si les mahométans attaquent en dépit de votre logique ? fit alors le voïvode de la Vistule.

Son suzerain, frappé par le dégoût, repoussa sa coupe et son assiette.

"Tête-Dieu que vous me fatiguez !
Demain, demain je ferai envoyer trente-mille hommes dans les régions frontalières avec le sultan.
Ils auront pour consigne de rester en défense, de prévenir tout pillage ou agression.
J'espère que cela vous convient,
lâcha-t-il en proie à la tristesse.

Le voilà qui se lève de sa chaise, et s'éloigne lentement de la table, en traînant des pieds.

"Bon banquet messieurs.
J'ai perdu l'appétit."



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@Armouare

- Organisation d'une foire. - Octroi d'une charte

- Envoi d'une ambassade au pape @Porsenna qui contient 15 k d'or pour aider à défendre Rome.

- Envoi d'une armée de 30k hommes dans le Sud-Est, aux frontières de l'empire Ottoman pour prévenir toute attaque.
il y a 2 heures
Comme d hab personne post et on va attendre les gens après la deadline, j en ai marre de poster tout le temps en premier, mes adversaires s adaptent ensuite à mes brillantes stratégies sans effet de surprise
:DanceParty:
il y a 2 heures