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il y a 2 mois
il y a 2 mois
il y a 2 mois
“tu veux aller au monde les mains vides, en prêchant aux hommes une liberté que leur sottise et leur ignominie naturelles les empêchent de comprendre, une liberté qui leur fait peur, car il n'y a rien et il n'y a jamais rien eu de plus intolérable pour l'homme et la société ! Tu vois ces pierres dans ce désert aride ? Change-les en pains, et l'humanité accourra sur tes pas, tel qu'un troupeau docile et reconnaissant, tremblant pourtant que ta main se retire et qu'ils n'aient plus de pain.
Mais tu n'as pas voulu priver l'homme de la liberté, et tu as refusé, estimant qu'elle était incompatible avec l'obéissance achetée par des pains. Tu as répliqué que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais sais-tu qu'au nom de ce pain terrestre, l'Esprit de la terre s'insurgera contre toi, luttera et te vaincra, que tous le suivront en s'écriant. « Qui est semblable à cette bête, elle nous a donné le feu du ciel ? » Des siècles passeront et l'humanité proclamera par la bouche de ses savants et ses sages qu'il n'y a pas de crimes, et, par conséquent, pas de péché ; qu'il n'y a que des affamés. Nourris-les, et alors exige d'eux qu'ils soient « vertueux » ! Voilà ce qu'on inscrira sur l'étendard de la révolte qui abattra ton temple. À sa place un nouvel édifice s'élèvera, une seconde tour de Babel, qui restera sans doute inachevée, comme la première ; mais tu aurais pu épargner aux hommes cette nouvelle tentative et mille ans de souffrance. Car ils viendront nous trouver, après avoir peiné mille ans à bâtir leur tour ! Ils nous chercheront sous terre comme jadis, dans les catacombes où nous serons cachés (on nous persécutera de nouveau) et ils clameront : « Donnez-nous à manger, car ceux qui nous avaient promis le feu du ciel ne nous l'ont pas donné. » Alors, nous achèverons leur tour, car il ne faut pour cela que la nourriture, et nous les nourrirons, soi-disant en ton nom, nous le ferons accroire. Sans nous, ils seront toujours affamés. Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu'ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : « Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous. » Ils comprendront enfin que la liberté est inconciliable avec le pain de la terre à discrétion, parce que jamais ils ne sauront le répartir entre eux ! Ils se convaincront aussi de leur impuissance à se faire libres, étant faibles, dépravés, nuls et révoltés. Tu leur promettais le pain du ciel ; encore un coup, est-il comparable à celui de la terre aux yeux de la faible race humaine, éternellement ingrate et dépravée ? Des milliers et des dizaines de milliers d'âmes te suivront à cause de ce pain, mais que deviendront les millions et les milliards qui n'auront pas le courage de préférer le pain du ciel à celui de la terre ? Ne chérirais-tu que les grands et les forts, à qui les autre, la multitude innombrable, qui est faible mais qui t'aime, ne servirait que de matière exploitable ? Ils nous sont chers aussi, les êtres faibles. Quoique dépravés et révoltés, ils deviendront finalement dociles. Ils s'étonneront et nous croiront des dieux pour avoir consenti, en nous mettant à à leur tête, à assurer la liberté qui les effrayait et à régner sur eux, tellement à la fin ils auront peur d'être libres. Mais nous leur dirons que nous sommes tes disciples, que nous régnons en ton nom. Nous les tromperons de nouveau, car alors nous ne te laisserons pas approcher de nous. Et c’est cette imposture qui constituera notre souffrance, car il nous faudra mentir. Tel est le sens de la première question qui t’a été posée dans le désert, et voilà ce que tu as repoussé au nom de la liberté, que tu mettais au-dessus de tout. Pourtant elle recelait le secret du monde.”
La meilleure façon de châtier les hommes est de toujours donner ce qu'ils réclament.
il y a 2 mois
Yoneda
Yoneda
2 mois
“tu veux aller au monde les mains vides, en prêchant aux hommes une liberté que leur sottise et leur ignominie naturelles les empêchent de comprendre, une liberté qui leur fait peur, car il n'y a rien et il n'y a jamais rien eu de plus intolérable pour l'homme et la société ! Tu vois ces pierres dans ce désert aride ? Change-les en pains, et l'humanité accourra sur tes pas, tel qu'un troupeau docile et reconnaissant, tremblant pourtant que ta main se retire et qu'ils n'aient plus de pain.
Mais tu n'as pas voulu priver l'homme de la liberté, et tu as refusé, estimant qu'elle était incompatible avec l'obéissance achetée par des pains. Tu as répliqué que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais sais-tu qu'au nom de ce pain terrestre, l'Esprit de la terre s'insurgera contre toi, luttera et te vaincra, que tous le suivront en s'écriant. « Qui est semblable à cette bête, elle nous a donné le feu du ciel ? » Des siècles passeront et l'humanité proclamera par la bouche de ses savants et ses sages qu'il n'y a pas de crimes, et, par conséquent, pas de péché ; qu'il n'y a que des affamés. Nourris-les, et alors exige d'eux qu'ils soient « vertueux » ! Voilà ce qu'on inscrira sur l'étendard de la révolte qui abattra ton temple. À sa place un nouvel édifice s'élèvera, une seconde tour de Babel, qui restera sans doute inachevée, comme la première ; mais tu aurais pu épargner aux hommes cette nouvelle tentative et mille ans de souffrance. Car ils viendront nous trouver, après avoir peiné mille ans à bâtir leur tour ! Ils nous chercheront sous terre comme jadis, dans les catacombes où nous serons cachés (on nous persécutera de nouveau) et ils clameront : « Donnez-nous à manger, car ceux qui nous avaient promis le feu du ciel ne nous l'ont pas donné. » Alors, nous achèverons leur tour, car il ne faut pour cela que la nourriture, et nous les nourrirons, soi-disant en ton nom, nous le ferons accroire. Sans nous, ils seront toujours affamés. Aucune science ne leur donnera du pain, tant qu'ils demeureront libres, mais ils finiront par la déposer à nos pieds, cette liberté, en disant : « Réduisez-nous plutôt en servitude, mais nourrissez-nous. » Ils comprendront enfin que la liberté est inconciliable avec le pain de la terre à discrétion, parce que jamais ils ne sauront le répartir entre eux ! Ils se convaincront aussi de leur impuissance à se faire libres, étant faibles, dépravés, nuls et révoltés. Tu leur promettais le pain du ciel ; encore un coup, est-il comparable à celui de la terre aux yeux de la faible race humaine, éternellement ingrate et dépravée ? Des milliers et des dizaines de milliers d'âmes te suivront à cause de ce pain, mais que deviendront les millions et les milliards qui n'auront pas le courage de préférer le pain du ciel à celui de la terre ? Ne chérirais-tu que les grands et les forts, à qui les autre, la multitude innombrable, qui est faible mais qui t'aime, ne servirait que de matière exploitable ? Ils nous sont chers aussi, les êtres faibles. Quoique dépravés et révoltés, ils deviendront finalement dociles. Ils s'étonneront et nous croiront des dieux pour avoir consenti, en nous mettant à à leur tête, à assurer la liberté qui les effrayait et à régner sur eux, tellement à la fin ils auront peur d'être libres. Mais nous leur dirons que nous sommes tes disciples, que nous régnons en ton nom. Nous les tromperons de nouveau, car alors nous ne te laisserons pas approcher de nous. Et c’est cette imposture qui constituera notre souffrance, car il nous faudra mentir. Tel est le sens de la première question qui t’a été posée dans le désert, et voilà ce que tu as repoussé au nom de la liberté, que tu mettais au-dessus de tout. Pourtant elle recelait le secret du monde.”
Les frêres Karmazov, ceci dit, voir les carnets du sous sol
:yasratcha10:
il y a 2 mois
il y a 2 mois
Les frêres Karmazov, ceci dit, voir les carnets du sous sol
:yasratcha10:
"ceci dit" pas par hasard
il y a 2 mois
Les frêres Karmazov, ceci dit, voir les carnets du sous sol
:yasratcha10:
Je l'ai déjà lu, ça m'était presque insupportable de trouver des ressemblances entre moi et l'auteur
:descartes:
La meilleure façon de châtier les hommes est de toujours donner ce qu'ils réclament.
il y a 2 mois
Yoneda
Yoneda
2 mois
Je l'ai déjà lu, ça m'était presque insupportable de trouver des ressemblances entre moi et l'auteur
:descartes:
Pour moi ça l'était
il y a 2 mois
Deux voies s'offrent à toi : La mélancolie :

Ou la frénésie :
il y a 2 mois
Personne ne juge, choisissez.
il y a 2 mois
Qu'allez vous faire de vos âmes les mortels ?
:mahito5:
Il dit toujours dans 6 jours
:Triss-Chat-Spirituel:
Comment qu'a va finir Ta p'tite histoire ?
:Frieren_Ananas:
il y a 2 mois
il y a 2 mois
Il dit toujours dans 6 jours
:Triss-Chat-Spirituel:
Comment ça ?
:mahito5:
il y a 2 mois
Personne ne juge, choisissez.
Le choix véritable est entre l'orgueil et le désir
:dodochatbleu2:
La meilleure façon de châtier les hommes est de toujours donner ce qu'ils réclament.
il y a 2 mois
Comment ça ?
:mahito5:
Il y a 2 jours il a dit dans 6 jours et il vient encore de dire 6 jours. Ça arrivera jamais comme ca
:Triss-Chat-Spirituel:
Comment qu'a va finir Ta p'tite histoire ?
:Frieren_Ananas:
il y a 2 mois-PEMT
il y a 2 mois-PEMT
Yoneda
Yoneda
2 mois
Le choix véritable est entre l'orgueil et le désir
:dodochatbleu2:
Et tu n'as déduis ni l'un ni l'autre de ce que j'ai mis ?
J'ai mal choisi alors
il y a 2 mois
Et tu n'as déduis ni l'un ni l'autre de ce que j'ai mis ?
J'ai mal choisi alors
Je choisir l'orgueil, donc la frénésie
:dodochatbleu2:
La meilleure façon de châtier les hommes est de toujours donner ce qu'ils réclament.
il y a 2 mois
Yoneda
Yoneda
2 mois
Je choisir l'orgueil, donc la frénésie
:dodochatbleu2:
Voilà ma suite alors
il y a 2 mois