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LaitChaud
LaitChaud
2 mois
:interrogation:
si j'avais un jour l'occasion d'utiliser la Présidence de la République pour faire avancer mes idées, voici quel serait peut-être mon programme :

- ak47 offert à toute création d'entreprise + autorisation de tirer sur les huissiers et les inspecteurs fiscaux
:Rikaka:


- une contre-police pour défendre par les armes toute forme de marché noir sans discrimination ni sur les produits ni sur les commerçants Le problème actuel c'est que les armes protègent un marché spécifique, la drogue par exemple, mais pas l'idée du libre échange en tant que tel. Il y a cependant un souci comment motiver des gens à se battre sans acheter leurs services ce qui du coup équivaut à une taxe ? Perso je dirais que cette fonction devrait leur donner accès illimité aux produits de toute nature pour leur usage personnel Exemple tu as besoin d'une maison en tant que contre-policier
:d)
tu la réquisitionnes à un agent immobilier Tu veux un kebab
:d)
tu commandes gratos Les choses ponctionnées sont héritables mais évidemment ponctionner 2 maison n'a aucun sens, alors que manger 2 kebabs dépend de l'appétit par contre ils doivent consommer à la vue du commerçant Cela dit non, en tant que contre-policier, tu ne dois pas avoir de maison ni de temps hors-travail, tu peux donc dormir dans n'importe quel commerce sans préavis dès que tu en as besoin, enfin je sais pas, à voir.

Un marchand peut abattre un contre-policier s'il l'estime abusif (principalement s'il semble avoir trouvé un moyen de stocker au lieu de consommer directement). Les contre-policiers n'ont pas le droit de riposter pour leur collègue, mais un autre marchand peut abattre le marchand qui a abattu le contre-policier s'il estime abusif l'abattage du contre-policier. Personne ne peut abattre le marchand ayant abattu le marchand ayant abattu le contre-policier. S'il est néanmoins abattu, tout marchand ou contre-policier peut abattre l'auteur de l'assassinat, sans représailles. Il faudrait peut-être aussi interdire aux contre-policiers de communiquer entre eux afin qu'ils ne puissent pas essayer d'organiser le pillage… à voir…

Cela dit, sauf comportement ingérable, on pourrait seulement sanctionner automatiquement toute élimination abusive ou suspectée d'abus sur dénonciation d'un marchand (remplaçant l’abattage de riposte) par la radiation à vie du droit à être contre-policier ou marchand, donc de l'accès aux armes.

Objection possible : "Au lieu de filer une ak47 tu peux supprimer l'impot et les contrôleurs fiscaux non ? Ça a l'air brouillon ta merde va falloir travailler"

Réponse :
Non pas du tout il suffit qu'ils restent tranquille dans leurs bureaux jusqu'à s'effondrer spontanément en tant qu'institution n'étant plus irrigué financièrement
:Rikaka:


Alors que juste supprimer l'impôt demande de repenser en profondeur toute l'architecture du système + faire des tas de compromis et le projet s'étale sur des années pour être complètement bancal à la fin
:Rikaka:


Alors qu'avec une mesure active qui supprime toute barrière à l'autoprotection contre la malveillance administrative ya rien à faire de plus ils auront juste les chocottes de venir casser les c**** et tous les métiers basés sur l'impôt vont être spontanément désertés progressivement, sûrement beaucoup de reconversions dans la contre-police qui protège le marché noir pour jouir sur le dos des autres comme ils ont toujours fait mais là au moins ils apporteront une contrepartie u
tile

Quant aux médecins ils sont notés par leurs clients et chaque note supérieure à la moyenne donne l'écart à la moyenne en points échangeables contre des biens et services, points qui ne se traduisent par aucune rétribution au commerçant d'où un privilège légèrement analogue aux contre-policiers : ils ont intérêt de façon générale à pratiquer les tarifs les plus bas sous peine d'être mal notés et donc ne pas attirer une clientèle ayant les moyens de les payer cher. ils ont même intérêt à soigner les pauvres gratos pour farmer leur note. les points dépensés contre des biens et services n'affectent pas la note qui permet de savoir la qualité du médecin.

Non tu n'as pas compris pour les points, ce n'est pas par rapport à la moyenne, c'est par exemple si un médecin est noté 75/100 pour une consultation, il gagne 25 points. S'il est noté sous la moyenne, il ne perd pas de points échangeables mais sa réputation baisse.

Parce que l'acceptation des points des médecins est la condition pour que les commerçants bénéficient de la protection de la contre-police. La vraie question est : qui n'est ni commerçant, ni médecin, ni contre-policier ?



Eh bien, les musiciens et le théâtre en direct. Car tous les autres artistes sont des commerçants. Ainsi, tout l'argent dépensé chez les commerçants provient des concerts en direct, dont des espaces publics leur sont dédiés 24h/24 et 7j/7, et le nombre d'heures passées sur ces scènes par une personne crée de l'argent pour cette personne à partir de rien. Oui, c'est véritablement "à partir de rien", signifiant que la société s'accorde simplement sur le fait que cette activité génère de la valeur monnayable.



Et il n'y a pas de mesure de qualité.



S'ils ne veulent pas se produire, ils n'ont qu'à s'asseoir par terre sur la scène pour y "farmer des heures". La scène est peut-être ronde et comporte différentes estrades, et les gens qui regardent la performance peuvent voter pour qu'un artiste s'éloigne des scènes les plus centrales, qui rapportent moins à mesure que l'on s'éloigne du centre. Ainsi, ceux qui ne font que s'asseoir ou sont délibérément désagréables gagneront moins que ceux qui concourent pour le vote. Mais si quelqu'un est convaincant (par exemple, un handicap), les gens le laisseront gagner plus même s'il ne fait que s'asseoir. Il n'y a pas de problème, les personnes qui exagèrent leur condition n'empêchent pas les artistes de gagner le meilleur argent, car ils peuvent simplement s'asseoir juste à côté des artistes.
il y a 2 mois
LaitChaud
LaitChaud
2 mois
:interrogation:
Bon eh bien je crois que mon modèle de création monétaire basé sur un compteur de présence sur scène est idéal pour garantir le modèle de l'amour garanti par édition interposée. En effet, les usagers qui bénéficient de la garantie d'étanchéité sociale ne peuvent pas être marchants, contre-policiers, médecins ou artistes live, ni sortir en public s'asseoir sur la scène. On n'a qu'à dire que la présence scénique génère à la fois un revenu pour celui qui le génère, et, proportionnellement, une somme allouée exclusivement à l'édition amoureuse, à la construction de logements pour les usagers, et pour leur verser un salaire proportionnel au total de la création monétaire. Je crois que la véritable étanchéité sociale ne peut se situer précisément qu'au niveau de la création monétaire. Pour une scène à 3 étages, par exemple, la scène centrale pourrait générer 3+3 unités par seconde, la scène intermédiaire 2+2 unités par seconde, et la scène périphérique, 1+1 unité par seconde (Je refuse, en effet, que le flux généré pour le système d'édition amoureux, soit d'un autre volume que 100% de l'autre, car ce serait une mesure arbitraire de l'importance de l'un par rapport à l'autre : que ce soit dans un sens où dans l'autre, une mesure digne des pires régimes autoritaires) ou alors tout simplement pour réguler le marché, on peut spéculer sur les taux entre scène 1 (périphérique) et 3 (centrale), sachant que la scène 3 ne varie qu'entre 1* et 3* la scène 1, et que la scène 2 (centrale) est toujours là moyenne des scènes 1 et 3, afin d'empêcher que la spéculation pousse la création monétaire à générer d'emblée des inégalités absurdes. Ensuite la valeur de la scène 1 est tout simplement indexée à taux fixe sur le volume de transaction total du marché, avec éventuellement une possibilité de réformer ce taux en utilisant une méthode qui permettrait connaître un point d'équilibre optimal qui ferait tendre les prix de tous les biens et services vers une stabilité, à moins que cette stabilité ne soit pas un objectif que nous convoitions, et à moins que pour convoiter notre objectif, celui-là ou un autre, un taux indexé sur une variable émergente du système soit préférable. Mais je pense qu'il n'y a pas mieux que choisir un taux fixe arbitrairement au départ, tout simplement pour voir quelles questions cela soulèvera, ce qui justement devrait permettre de trancher concernant : taux fixe ou pas, si oui quelle valeur, sinon indexé sur quelle variable émergente, et pourquoi. Sinon, une autre idée serait peut-être de générer aléatoirement le nombre d'étages des scènes et le taux fixe du volume de transaction qui correspond au nombre d'unités créées par seconde par l’étage périphérique, et voir si cela étoufferait les déséquilibres du marché dans une espèce de bruit neutralisant, du moment que les différentes valeurs des scènes sont réparties de façon assez homogènes et assez dense pour que quiconque puisse choisir entre plusieurs situées à des distances raisonnables.. mais bon, c'est une mauvaise idée, en effet, cela créerait une compétition pour s’accaparer les scènes les plus rémunératrices, donc récompenserait des comportements toxiques.

Dans l'absolu, n'importe qui peut choisir d'être bénéficiaires du système d'édition amoureux, mais contrairement à ce qu'il en est dans notre contexte actuel de nazisme sexuel, ici, le fait que le besoin vital d'exclusivité affective ne soit pas massivement partagé est le contraire d'un danger. En effet, moins ils seront à opter pour cette solution, plus ils seront riches, puisque la somme qui leur est allouée repose entièrement sur le temps de présence scénique de ceux qui n'en ont pas besoin : plus les autres sont différents, dans l'ordre des priorités qu'ils poursuivent, et plus ils génèrent la conservation et la pérennité des lignées des usagers. Ce n'est pas une élite choisie mais une somme de couples auto-choisis sur simple demande qui ne se connaissent pas entre eux plus qu'ils ne connaissent qui que ce soit d'autre. La femme célibataire a accès aux livres de tous les hommes célibataires et elle lit plusieurs livres jusqu'à trouver celui qu'elle veut critiquer, le verrouiller (non pas en empêchant d'autres femmes de produire une critique du même livre, mais en empêchant une femme de choisir plusieurs livres à critiquer en même temps) jusqu' à la publication de sa critique jusqu'à être validée par l'auteur le cas échéant, sinon elle peut continuer de lire les autres livres jusqu'à être hypée et tenter sa chance avec un autre. Il faudrait également un dispositif permettant de générer et d’envoyer une représentation sous forme de Sims ou quelque chose comme ça (Mii etc.) pour que les futurs amants puissent savoir à l'avance s'ils se plaisent physiquement sans pour autant que cela risque de créer un précédent affectif qui rendrait caduque l'existence réelle du couple qui serait formé sur le papier au bout du processus. En effet, s'il s'agissait d'une vraie photo, ensuite, l'homme aurait potentiellement une femme qui a mouillé ou s'est masturbée à la vue d'un autre homme (ou l'inverse), et allors le lien affectif entre les amants serait pourri et mensonger pour toujours. En revanche, même si l'idée qu'elle allait être avec un autre homme l'a fait mouiller avant qu'elle soit avec le choix définitif, ce n'est pas grave, parce que c'est basé sur un avatar de mauvaise qualité or cette excitation est relativisée par le fait que la personne réelle derrière l'aurait peut-être dégoûté ou déplu. Mais la représentation de l’homme ne serait montrée à la femme que quand elle aurait fini de produire sa critique pour ne pas que les avatars les plus attirants ne concentrent toute l'attention et que la première sélection soit basée sur l'écrit. Ceux qui me prendront pour un escroc parce que je veux vivre heureux en famille seront bien content d'être soit des marchands sans limites à leur créativité, soit des contre-policiers qui sont partout chez eux et jouissant de tous les luxes en claquant des doigts, soit des médecins libérés de la déontologie mais capable par cela même de fournir les meilleurs services, soit des artistes qui sont sûrs d'être payés, soit des glandus qui n'ont qu'à glander 10 minutes sans même mendier pour pouvoir se racheter une 8.6. C'est le système le plus parfait et stable jamais créé puisqu'il donne à chacun comme moyen d'existence sociale l'expression de sa nature profonde, et il n'y a aucun obstacle à sa réalisation concrète étant donné qu'il ne s'agit fondamentalement que d'un projet de cryptomonnaie basé sur un compteur de temps, tout comme Pi Network : l'électronique des espaces scéniques connectés reste un problème d'ingénierie trivial.

Voyons ce qui pourrait néanmoins sembler poser problème :
L’humain est plus complexe que ça ? Oui mais c'est contextuel, généré justement par les frustrations systémiques que j'élimine.
Un glandu pourrait espérer plus qu'une simple bière ? Il n'a qu'à attendre plus longtemps, jusqu'à pouvoir s'acheter une Switch, celle-ci lui permettant de patienter encore plus longtemps pour son prochain investissement.
L'envie, le ressentiment, l’ennui, et le désir de reconnaissance au-delà d'un rôle défini sont de puissants moteurs que mon système pourrait ne pas totalement supprimer ou recycler ? Actuellement, tout ceci conduit à la résignation, à la dépression. Maintenant, la dépression sera productive, il suffira de dormir sur scène. Plus cette inertie morbide durera, plus elle débouchera sur de grandes possibilités entrepreneuriales, sociales ou consuméristes au moindre sursaut de vitalité, et sans représenter une dépendance aussi humiliante qu’exténuante à la générosité : incapables ? vous êtes l'étalon or et la banque centrale impartiale, même si vous ne vous releviez jamais, et personne ne vient exprimer des doutes quant à l'authenticité de vos limites ou vous culpabiliser, tout repose sur vous, tout le monde a intérêt à vous autoriser la paix que vous vous octroyez.

Même tous les animaux pourraient aller sur des scènes voir leur solde augmenter via une notation qu'il comprennent comme par exemple une barre de progression sur un écran et donc aller d'eux-mêmes dans des magasins spécialisés basés sur l'offre et la demande et non des besoins décrétés par des maîtres. Tout le monde y trouve son compte sans exception, je suis à Marx ce que Tesla est à Edison, et je suis en outre le Copernic de l'anthropologie. De toute façon, la Justice ne foulera pas cette Terre sans passer par une recherche tendue vers le développement de techniques de communication des valeurs quantitatives qui soient capables d'intégrer le moindre organisme vivant en tant qu'acteur économique à part entière et, en outre, la sensibilité qui consiste à s'accommoder aisément d'une trajectoire de vie qui ne soit pas caractérisée par une monogamie sans interférences d'aucune sorte de bout en bout, appartient exactement au même profil psychologique que la sensibilité qui consiste à s'accommoder aisément des naissances d'animaux provoquées massivement en vue de leurs meurtres, et à s'accommoder tout aussi aisément des conditions de vie abominables qui leur sont réservées entre temps. Je ne sais pas si je vous ai dît que tout et absolument tout le mal, remonte au mythe de l'Espèce, et c'est à raison que l'on s'identifie intuitivement à une bête qui est à l'abattoir lorsqu'une interférence sociale même « anodine » s'insinue dans le couple, qu'un critère est emprunté à l'extérieur par un membre pour évaluer l'intérieur, ou confronter une assertion de quelqu'un d'intérieur à celle de quelqu'un d'extérieur dans le but de « déterminer la vérité ».
il y a 2 mois
LaitChaud
LaitChaud
2 mois
:interrogation:
À un moment, j'ai fait part à Kyllian d'une anecdote que j'avais lu il y a un moment via Google Actu. Les personnes qui se supplémentent en vitamines ont une espérance de vie réduite. On pourrait croire que ce sont au contraire les personnes faibles ou malades qui se supplémentent, d'où la surmortalité de la population concernée, c'est à la mode en ce moment de faire le malin comme ça, en montrant qu'on prend en compte un biais connu alors qu'il s'agit encore de sauter sur la première interprétation venue. Je ne crois pas que ce soit ça. Je livrai à Kyllian mon interprétation : si vous prescrivez des apports nutritionnels quelconques à une population, il se trouvera nécessairement des individus à qui cela bénéficiera plus qu'à d'autres. Admettons qu'en moyenne, ce soit véritablement les apports conseillés qui soient les meilleurs, cela ne veut pas du tout dire que le fait pour cette population d'avoir davantage tendance à se régler sur cette valeur aura une tendance générale à en tirer des bienfaits, cela veut seulement dire que toute autre valeur aurait fait plus de dommages collatéraux. À part cela, « la bonne valeur » peut très bien faire une majorité de dommages collatéraux et une minorité - la plus grande minorité possible, certes - de bénéficiaires. Prescrivez cependant la même norme pendant assez longtemps, et vous constaterez qu'une majorité de la population est avantagée si elle absorbe les valeurs prescrites, et désavantagée si les valeurs sont différentes. Vous pourrez alors vous vanter d'avoir toujours eu raison, seulement cela ne tient qu'au fait que lorsque votre norme a été mise en vigueur, la minorité qui se trouvait par hasard se situer dans la moyenne, a été favorisée, les autres sont morts légèrement plus souvent ou beaucoup plus souvent en fonction de leur écart à la moyenne, ou bien ont été défavorisés sur le plan reproductif que ce soit physiologiquement ou bien tout simplement parce que leur état moins vigoureux, leur beauté moindre, les rendaient moins désirables. De la même façon, ne donnez à une population que du carton pour seule nourriture, et vous assisterez sans doute à une hécatombe, mais il y aura peut-être quelques cas, ça et là, qui, de par une constitution très anormale, y trouveront un minimum vital. Revenez cent ans plus tard et il n'y aura plus personne pour prétendre qu'un régime à base de carton n'est pas valable. Kyllian ne pouvait que comprendre ce que je disais, n'étant au fond interné que parce que décendant de déportés tziganes. Toute loi imposée à une population prédéfinie façonne le type biologique de son sujet. Il ne tombe que par hasard que l'on est né pour une certaine loi. On ne devient pas citoyen français, on nait ou pas en tant qu'encouragé dans sa nature par la république que ses fondateurs ont pensée à leur propre convenance, dans l'idée de partager universellement ce dont ils aimaient jouir, certes, et alors ? N'est-ce pas là, précisément, la quintessence du mépris d'autrui ? Rappelons-nous la cigogne et le renard. Moi, vous voyez, je ne suis pas et je ne serai jamais français. En effet, j'ai été deux fois en garde à vue. Par définition, je ne fais pas partie de ce qui m'emprisonne. La France pourrait changer dans tous les sens, elle pourrait ressembler trait pour trait à l'idée que je me fais de la perfection, que ça n'y changerait rien. Tant qu'une chose portera ce nom, elle portera sa dette. Si la France veut gagner mon amnistie, elle devra ployer et proclamer son propre démantèlement. Tous les français qui trouvent la loi bien faite, ou au moins défendable, et considèrent qu'on peut s'y référer simplement comme si cela avait un quelconque poids argumentatif en faveur ou en défaveur de tel ou tel comportement, ne devraient pas dans ce cas-là revendiquer si fièrement d'avoir vaincu deux fois les allemands aux guerres mondiales. L'ennemi a peut-être capitulé au front, mais le français d'avant est immoral à l'aune des critères du français actuel, puisque ce dernier est le produit d'un tri sélectif. Il ne fait pas le moindre doute que l’'ancien français de souche est biologiquement inapte à appliquer la loi du nouveau, enfin du restant si vous préférez, qu'il est en outre, pour son écrasante majorité, malade mental de façon innée et irrémédiable à l'aune de la perception qu'en aurait la plupart des français de souches actuels. D'où vient, par exemple, ce que l'on nomme, sans doute très à propos comme nous l'avons déjà exposé dans l'histoire du mariage, la libération sexuelle ? Elle vient de ce que parmi les français mobilisés aux fronts de 14-18 et 39-45, les bons maris et les bons pères de famille, ceux qui étaient dévastés, bien plus qu'ils ne craignaient pour leur vie, de pouvoir être trompés pendant leur absence, moururent bien plus souvent que ceux qui rêvaient à leur retour. Ils se laissèrent mourir. Ils étaient les plus étrangers à la cause nationale, mais ils étaient une majorité. Ils furent sacrifiés sur l'autel du mythe de l'Espèce, pour laisser place à la race d'échangistes zélée que nous connaissons et qui règne aujourd'hui sur les moeurs sans partage, celle des assoiffés de gloire qui s'en tirèrent par camaraderie et léchages de culs. Les monuments aux morts sur lesquels leurs noms figurent sont érigés pour symboliser que c'est au nom de leurs propres luttes qu'on est fier d'engrosser leurs veuves chacun son tour dans les villages. En réalité, c'est la « culture Volkisch », ce mouvement nudiste qui constitue l'une des principales origines du nazisme, qui est représentée sous une forme mutante, fêtée aux pieds de ces stèles. C'est au nom des valeurs qu'ont combattu ces montagnes de cadavres plus hautes que des immeubles, marqué du sceau de l'ennemi que l'on prétend perpétuer leur « victoire » en jouissant « du fruit de leurs efforts », de cette « liberté » (cette annexion). Oh, et je n'ai fait qu’énoncer le moins évident. Le soldat qui peut encore tenir à la vie en l'absence d'informations exhaustives sur celle de sa femme est évidemment celui qui viole les civiles du pays ennemi, voire les tue par plaisir avant ou après les avoir violées.

Annuler la victoire culturelle, pour ne pas dire démographique, de l'Allemagne à la seconde guerre mondiale, ce sera d'abord dénazifier la sexualité, en sorte que la sexualité qui caractérise l'être humain (par opposition à l'être amoureux) et qui caractérisera encore une majorité d'ex-humains après la destruction de l'Humanité, devra renoncer à tout prosélytisme. Sous peine d'élimination sauvage. Je plaisante, mais je n'irai pas jusqu'à le déplorer si cela devait se produire indépendamment de ma volonté. En tous les cas, le prosélytisme Volkisch, qui s'accapare aujourd'hui le nom générique de progressisme, rien que ça, recevra la dénomination qu'il mérite, ce qui représentera une condamnation sans ambiguïté, sans incompatibilité avec un dégoût respectueux de l'étranger absolu tant qu'il n'empiète pas au-delà de son droit de regard. Tant qu'il ne parle pas à ce qui ne lui ressemble pas de la façon dont cela se passe quand il est avec ce qui lui ressemble. N'oublions pas que l'idée qu'ils voudraient nous susurrer impunément, c'est qu'abandonner ou trahir quelqu'un qui vous aime, dont vous avez façonné le cœur afin qu'il ne serve qu’à vous, rejouer les deux guerres pour un frisson fugace, tuer encore tous ces morts avec la même obscénité, tout cela serait un droit sacré. N'oublions pas que leur plus innocente gaieté, leur plus printanier enjouement, leur plus délicat sourire est un charnier. N'oublions pas que le nôtre aussi, par conséquent gardons-nous bien de jamais être printanier quand notre tour est passé, que nous l'ayons voulu ou non : nous sommes morts, nous restons morts, et toute notre fidélité à nos rêves assassinés est dans ce rester-mort. La dernière vérité sur un cocktail siroté en terrasse, c'est la prison où croupit autrui. Le rester-mort, quel nom séant à l'assassiné et au bafoué, et qui ne ressuscitera pas sous votre soleil falsifié, ce pourrait être le nom d'une danse que nous donnerions en signe d'inquiétude, de peur panique pour ceux qui ont encore l'espoir de ne jamais l'être. Une danse de chaque seconde, dont certains pas se veillent et d'autres se dorment.
il y a 2 mois
LaitChaud
LaitChaud
2 mois
:interrogation:
Voici la fable de l'évolution humaine, elle parle humain car, pour une fois, cela suffit, elle est plus vraie que la réalité :

 1) un jeune singe jouait avec des cilex lorsqu'il découvrit qu'ils produisaient des étincelles 2) au bout d'un moment après avoir connu cet effet amusant, il s'en servit pour s'éclairer la nuit 3) comme il était la seule chose à attirer l'attention pendant la nuit, il fit parler de lui et se forma une bande de singe qui était fascinée par ce tour de magie et voulut l'apprendre 4) il se forma donc une bande de jeunes singe qui avait comme point commun de faire les malins la nuit avec des flashs lumineux, mais un jour il se produisit un incendie, et quiconque faisait des étincelles devenait après cela un renégat, chassé de la forêt 5) dans la savane, la seule source de sécurité contre les bêtes sauvages était le feu, on passa donc sa vie autour d'un feu permanent 6) cependant, les jours de pluie étaient un danger mortel, on construisit donc des toits en pierre au-dessus des feux 7) lorsqu'on se réunissait autour du feu pour manger en sécurité, on jetait les restes de nourriture par terre mais aussi dans le feu pour "jouer" 8) des aliments ont donc commencé à pousser autour du feu, et on crut que, de même que des étincelles envoyés par un cilex donnent en échange du feu, de même, offrir des échantillons au feu était rendu au centuple tout autour 9) quelques temps plus tard, les premières morts arrivèrent parmi les renégats, et le deuil fit qu'on les donna au feu afin qu'ils reviennent comme les légumes 10) Le mythe de l'espèce (la peau du lion) est apparu quand la résurrection des morts était depuis longtemps devenu une métaphore du souvenir, et qu'on commença à brûler vifs les figures les plus révérées pour se les assimiler, les évacuant en fait du pool génétique

C'est la colonne vertébrale du processus en tant qu’aboutissant au Mythe de l’Espèce, peut-être est-il cependant important d'ajouter certains éléments qui surviennent concomitamment, sans doute à l'origine de nombreux schismes parmi l'assemblée des renégats originels, entre la première tentative de résurrection par le feu et la mutation finale de l'idée, qui aboutit au meurtre honorifique : que la vraie compréhension de l'agriculture, et l'enterrement des morts vient de la volonté de comprendre pourquoi les morts ne reviennent pas quand on les donne au feu, comme l'on pensait que c'était le cas des légumes. On a observé que les légumes poussaient finalement parce qu'ils étaient plantés. La seconde tentative de ressusciter les morts fut donc l'enterrement. C'est aussi l'origine de l'interdiction biblique de l'incinération : un corps brûlé ne ressuscitera pas. Mais tant qu'il est sous Terre, il y a de l'espoir, il faut attendre... Attendre…. Si rien n'arrivait, il serait toujours temps de le déterrer pour essayer autre chose.

Je dis qu'on sait, autant que nécessaire, ce qu'on attend d'un dentiste, d'un urologue, d'un cancérologue, et que leurs activités ne se trouveraient en rien changées de n'être pas considérées comme celles qui visent à procurer une supposée Santé. Je dis que la psychiatrie, à l'inverse de toutes les « médecines », a pour point de départ l' « idée » de santé. Le titre de médecin commença par être accordé comme un honneur par les bénéficiaires des capacités réelles ou supposées de personnes qui prétendaient pouvoir remédier à des problèmes faisant l'objet de plaintes. Ces plaintes constituaient la preuve ontologique du mal en tant que mal, indépendamment de ce qu'on en savait en propre, le médecin était médecin parce que le patient et lui s'accordaient sur ce point. A force que ce titre fut accordé pour des raisons de moins en moins apparentées entre elles, que les maux dont on honorait le pourvoyeur des remèdes furent plus variés, et que tel médecin se trouvait de plus en plus souvent ignorer ce que tel autre savait, que parce qu'on avait entendu parler des remèdes particuliers d'untel, untel et untel, chacun décevait pour ne pas les avoir tous, on crut déceler là un déclin du métier et on tenta de retrouver la « science originelle » du médecin, et on inventa l'idée que tout ce que pouvait procurer le médecin avait en commun d'appartenir à un ensemble plus vaste : la santé. Il ne s'agit jusque là que d'étiqueter ce qui existe déjà, pas vrai ? Pas exactement.  Quand on veut préciser ce qu'est la santé, on ne déroule pas le curriculum vitae du médecin, on décrit des états du corps. Il y a le bon, et le mauvais état du corps; ce n'est plus au médecin, à présent, de mendier son honneur auprès de son sujet. Avec la santé au lieu de la médecine, ce n'est plus le médecin contre l'escroc, c'est le bien-portant contre le malade. En inventant la santé, on inventa le bien-portant, et on inventa le malade : il n'y avait plus, le sujet bénéficiaire d'un service en vertu seule de ses moyens d'échange, matériels, ou encore, ne serait-ce que l'intérêt scientifique de son cas. Les anciennes « médecines » restèrent fidèles à leur essence et progressèrent malgré la nouvelle idole que l'on croyait voir à travers elles, mais de l'idée de Santé, moisissure apparue tardivement sur l'apparence de l'histoire du médecin, naquit une nouvelle classe de spécialistes, le spécialiste du grand Reste de la Santé, affecté à tout ce qui ne concernait aucun des exemples de disciplines réelles à partir desquelles on avait cru inférer quelque chose de plus essentiel que ces exemples, reléguer ceux-ci comme une somme de cas particuliers, participant bêtement d'un nuage de points : le domaine propre du beau-parleur, de l'escroc, du bourreau sans préférence, du bureaucrate sans famille. Si l'on admet – et cela est légitime – que l'ensemble des médecines avait en commun de procurer des bienfaits, comment ne pas voir, dans ce Grand Reste de LA médecine, le Mal. Voici un cas d'école d'humanité : la santé mentale envisagée comme sous-catégorie d'une catégorie plus vaste, c'est ni plus ni moins que le pattern habituel de son camouflage naturaliste si retors mais au fond si fragile dès qu'on possède le tour de main universel de débusquer ses avatars à tous les coups. Santé mentale ? Un pléonasme. La psychiatrie ne vit pas malgré une théorie lacunaire, elle a besoin par-dessus tout, c’est sa survie qui en dépend, de rester absconse dans son discours. Mais que reste-t-il au juste de la psychiatrie quand on fait fi de toute la mythologie diagnostique qui ne vise qu'à noyer le poisson ?

Au fait, c'est complètement dingue, le nombre de souvenirs complexes qu'on peut stocker, même après des années de consommation orgiaque d'alcool et autres psychotropes censé, d'après la neuroscience, atrophier le cerveau, voire ce que l'expérience altérée peut générer d'outillage mnémotechnique inter-architecturé. C'est comme si le cerveau n'était pas atrophié, mais sculpté. Comme s'il était fait pour l'excès. Et le fait d'attribuer les idées brillantes à la drogue en taxant cela de triche, et par conséquent dévaluer l'idée elle-même par empoisonnement du puits est l'équivalent du culte grec de la petite bite. C'est l'idée que connaître un moyen, un raccourci, n'est pas une compétence en soi. Un cerveau utilisé, c'est un cerveau truqué. Les psychotropes ne sont pas des acides destructeurs, mais des burins qui approfondissent les sillons là où l’usage "sobre" ne fait que polir.

Les super-héros américains, notamment certains hommes-animaux, sont-ils une relecture des pratiques amérindiennes telles que les plumes sur la tête ou les surnoms des chefs par les animaux, par le prisme de préjugés européens qui associèrent cela à la mythologie et donc à la philosophie grecque, et in fine à la philosophie en général, notamment la tension dialectique entre le Héros et l'Histoire chez Hegel ? Et quand la statue de l'oenuque herculéen représente une injonction d'attitude, on n'est déjà plus très loin d’ériger celle de la vierge veuve de son fils, n'est-ce pas ?

L'eunuque herculéen est un oxymore, donc en l'occurrence une injonction paradoxale, comme plus tard la vierge mère, qui en l'occurrence est aussi l'avocat et l'intercesseur de son fils, qui est aussi son père, et le père de son fils (je ne suis pas l'auteur de cette dernière tournure, elle m'a beaucoup inspiré, en me causant quelque hilarité intempestive, à entrevoir la présente branche de notre Généalogie). Je veux dire que l'héritage de la Grèce Antique et ses techniques de pervers narcissique conduit inéluctablement à un mindfuck toujours plus retors. Le héros. Il est déjà, à la racine, un objet d’extraction de prestige par autrui. Et Marie, cumule toutes les incohérences, précisément pour en faire une base solide : celle d'un tas, d'un mystère. 

On répète souvent que les grecs "méprisaient la technique". Maintenant, on sait ce que cela voulait dire. Le peuple grec avait ses Tesla, ses astucieux, ses truqués, ses bidouilleurs magnifiques, ses grosses bites en somme. Contre eux, au lieu du meurtre physique, il a inventé le mépris, et il a fait des statues comme certains disent aujourd'hui par exemple : "Ce n'est pas parce qu'on est gay qu'on est forcément efféminé" ou "Ce n’est pas parce qu'on est geek qu'on est forcément crasseux" ou toute cette culture de mise en scène de l'anti-cliché à tout prix au nom d'une soi-disant nature humaine plus fondamentale, dans laquelle on essaye d'ailleurs d'injecter ou d’hypertrophier ses propres signes distinctifs, ramener la couverture à soi en dépit du tort que son existence nous a causé. Et quand on voyait des machines on disait "c'est pas parce qu'on ne sait visualiser que des corps en pierre inutiles qu'on n’est pas intelligent, admire le sens du détail, il y en a au moins autant que dans tes machines soi-disant sophistiquées".. Et dans la statue elle-même "Ce n'est pas parce que l’on est fort que l’on doit se pavaner" ou "Ce n’est pas parce qu'on en a pas une grosse qu'on est des bons à rien"... Bref ... une obsession de nier ce qui est manifestement supérieur...
il y a 2 mois
LaitChaud
LaitChaud
2 mois
:interrogation:
« Pas si vite. », « L’homme, c’est plus que ça. », « Tu vas trop loin. », « Et la nature, tu y penses ? » : La statue, c’est une grande compétence en soi, mais c'était surtout l’argument moral du nul. Il est amusant que Nietzsche n'ait pas vu que Socrate et Platon étaient des Grecs par excellence, des statues vivantes à l'image de celles qu'on érigeait depuis des siècles. Il a dit qu'ils étaient des pseudo-grecs et des anti-grecs... Non, ils ont justement fait ce que faisaient déjà les statues, la même morale précisément… La statue disait : l’harmonie est une fin en soi. C'était une réponse, à l’écrasement ressenti face à la présence réelle du génie technique, celui qui fait un pont, une machine, un feu, un outil. Quand on est Tesla ou Prométhée, on a juste envie de répondre : « Ok. Cool ta vie /20. »… 

La Grèce, toute la Grèce, une culture entière de la neutralisation de l’évidence qui continue de résonner, plus bruyamment que jamais, avec l’anti-cliché, la statue moderne, et notamment dans un singulier grincement, strident entre tous : le pauvre Marx et sa Lutte des Classes, ou un essentialisme des rapports de force si passionément refoulé qu'il confine à l'immaculée conception.

Mais le marxisime n'est qu'un énième encyclopédisme, finalement très classique, comme le sont la taxonomie des « espèces » ou celle psychiatrique, l'astrologie, la démonologie ou bien les cartes Pokémon. L'encyclopédisme est une secte qui a pour révélation le dictionnaire, et oppose à tout énoncé, la somme de ce qu'il y "a réellement à dire" de chaque mot clé que l'énoncé en question convoque, pour l'escamoter purement et simplement, mais en le disant par cela réfuté. Comme je le disais, il s'agit d'escamoter le propos de l'interlocuteur et requalifier ce geste en réfutation pour désorienter. C'est un sortilège de brouillage mental rhétorique.

Par exemple, si tu me dis "les chats aiment le saumon", je te réfuterais comme suit :

Le chat est un mamiphère quadrupède doté d'une queue originaire d'Italie, je ne vois pas le lien avec la gastronomie norvégienne.

Mais on pourrait aussi l'appeller une charcuterie : connaître la vache par la saucisse. 

- Nous aimons la vache : nous seuls sommes ses fervents défenseurs, car nous reconnaissons son devenir, son potentiel, sa saucisseté en puissance.

- Quand à nous, psychiatres, nous aimons nos malades, nous seuls sommes leurs fervents défenseurs car nous reconnaissons leur devenir, leur potentiel, leur citoyenneté en puissance. Nous leurs en offrons même gracieusement les instruments, le Risperdal.

Au fond, l'encyclopédisme, le dictionnariat (contraction de dictionnaire et fonctionnariat), c'est la dictature de la dictée, la dictature de la saucisse. Die Wurstdiktatur. Mais cette notion est-elle plus proche de celle de Dictature du Prolétariat ? Ou bien de son éternel antagoniste (si l'on me passe ce fou rire)... le fétichisme de la marchandise ?


La Lutte des Classes, ou cet essentialisme des rapports de force, est une énième cristallisation de la perversité grecque, puisque si on dit "tu essentialises les rapports de forces", on nous repondra "non, justement, nous soutenons qu'appartenir aux dominants arrive à quelqu'un "par hasard", au sens où sa position a une origine autre que sa constitution corporelle"
:)


tandis que si "au contraire" on dit "tu nies la classe dirigeante en affirmant qu'on s'y trouve par hasard, de sorte qu'il suffirait que l'on se rappella en quoi consiste fondamentalement la nature humaine pour faire valser cette division dans une reconnaissance fraternelle qui, de part et d'autres du spectre des richesses, verrait en la situation économique de l'autre, du plus ou moins opposé en la matière, une circonstance fortuite, au mieux un attribut sans signification, et dans quelques cas un problème à résoudre", on nous répondra "nul ne peut échapper à son habitus de classe, c'est à dire qu'il n'y a aucun hasard dans une destinée humaine, le bourgeois ne peut pourrait pas vouloir le bien même s'il le voulait"
:)


et donc le marxisme consiste en gros à substituer les mots hasard et déterminisme à sa guise en distribuant des sens opposé à l'un et à l'autre en fonction de l'opportunité
:)


et l'essentialisme dans tout ça ? Eh bien c'est simple, quelle est l'instance habilitée à substituer ces sens à sa guise et en fonction de son intérêt ? Celui qui s'en donne le droit est cette instance, le fidèle marxiste est cette instance, mécaniquement, le texte performatif du Capital donne à son ADEPTE le statut de fonctionnaire tout puissant,

La culture grecque (et son héritage chrétien, marxiste, etc.) érige des formes contradictoires pour piéger l’intelligence, pour la ligoter dans une tension stérile. 

Je me dis que l'une des sources du sacrifice humain dans une proto-humanité, et qui amorcerait le mythe de l'Espèce en tant que communauté de dette définie par-delà un cercle proche, pourrait être la suivante : les personnes les plus âgées étant celles qui mouraient le plus, elles étaient aussi celles qui avaient le plus probablement une progéniture, mais encore, ils pouvaient avoir des formes de dettes après d'autrui. L'attente de la résurrection a pu être conçu par eux comme une attente de rétribution, ainsi l'on harcela les descendants jusqu'à ce qu'excédé, on les envoya retrouver leurs morts pour les ramener, c'est-à-dire qu'on les tua. La nécessité d'honorer ceux qu'on tua venait du fait que leur mort, débiteur, avait été considéré comme digne d'investissement, mais à sa mort et au délai de son retour, il fut considéré comme un traître. Alors, les descendants pouvaient être persécutés comme garants du retour du disparu — d’où la mise à mort : "ramène-le, ou va le chercher toi-même". La logique du prestige se renverse : l’ancêtre, censé protéger et transmettre, devient une force de harcèlement spectral, une instance qui réclame. Le lignage n’est plus transmission mais pression : chaque génération est sommée de solder les comptes de la précédente. 

Et bien sûr, comme le sacrifice n'accélérait pas le retour, celui qui avait ordonné la mise à mort finissait par devenait suspect. Mais lorsqu'il faisait l'objet d'une objection, sa réponse était toute trouvée : il disait que celui qui n'était pas satisfait n'avait qu'à y aller lui-même, et c'est à son tour que m'impatient était exécuté. Celui qui était auparavant le réclameur en chef, celui qui avait canalisé l'attente d’autrui dans un geste pragmatique, punissait désormais l'attente, au nom même de l'attente et de l'urgence, dont il parut être le plus digne représentant puisqu'il ordonnait l'application de la méthode censée accélérer le retour. Le chef sacrificiel, qui avait construit son prestige sur sa capacité à canaliser l’impatience du groupe, devenait ipso facto suspect de mensonge, d’imposture, ou pire, d’avoir détourné l’offrande à son profit. Mais son génie de domination était d’avoir déjà préparé la riposte : quand on contestait son autorité, il pouvait retourner l’accusation. Sa logique circulaire était imparable : si tu doutes du sacrifice, c’est que tu refuses la méthode, donc tu refuses de contribuer à l’attente, donc tu es toi-même l’obstacle au retour. Et quel meilleur moyen de montrer ta foi que d’y aller toi-même ? Ainsi, le contestataire était envoyé au feu, ou livré à la mort, à la place de celui qu’il accusait.De cette manière, le rôle du sacrificateur changeait subtilement : de représentant de l’attente collective, il devenait gardien de l’attente contre elle-même. Il ne punissait plus seulement l’absence de retour, mais ceux qui osaient objecter à la méthode. Son autorité se renforçait d’autant qu’elle se présentait comme l’unique point d’équilibre entre deux dangers : l’attente interminable, et la révolte contre l’attente. À chaque exécution, il réaffirmait qu’il n’était pas simplement un meneur parmi d’autres, mais le seul capable de transformer l’impatience en acte. Ainsi, le sacrifice humain n’était pas seulement une réponse désespérée au retard des morts : c’était aussi un mécanisme de stabilisation du pouvoir. L’attente de la résurrection, qui aurait pu fragmenter la communauté en désespoir, devenait une ressource inépuisable pour celui qui savait la manipuler. Chaque retard renforçait son emprise, car il créait une nouvelle victime possible : d’abord le débiteur mort, ensuite le descendant, enfin le critique. C’est peut-être là la naissance d’une des grandes constantes politiques : transformer le temps qui déçoit — le temps de l’attente, du retard, de l’impossible — en instrument d’élimination. Le sacrificateur, figure du pouvoir, n’était pas seulement celui qui offrait une victime pour hâter le retour, mais celui qui savait faire de l’échec du rite lui-même une preuve supplémentaire de sa légitimité. Du Retour des Défunts à la Protection de l’Enfance, ou à la Psychiatrie, c'est toujours par le même procédé que l’on s’érigea en gardien d'un espoir suspendu, en étant d’abord bourreau pour en générer le besoin, et encore bourreau pour en punir le besoin. Celui qui dirige le sacrifice ne se contente plus d’orchestrer l’attente : il se fait le gardien de l’attente elle-même. Lorsque son efficacité est contestée, il déplace le centre du problème. Ce n’est plus la méthode qui échoue, mais celui qui doute qui devient le problème. L’objection n’est pas un argument, mais une faute, un blasphème, une preuve de trahison à la cause commune. Et la réponse est simple, imparable : “Si tu n’es pas satisfait, va toi-même chercher le mort. Rejoins-le. Fais le travail que tu m’accuses d’avoir mal fait.” Le doute, au lieu de miner le pouvoir du véritable profanateur, le nourrit. L’autorité croît proportionnellement à l’échec répété de la promesse, parce que l’échec ne se traduit pas en perte de crédit, mais en multiplication des occasions d’exécuter des critiques.
il y a 2 mois
LaitChaud
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2 mois
:interrogation:
Ma théorie sur l'Égypte, est qu'elle ne se serait pas construite comme un pays, mais comme un musée d'Histoire naturelle, envisageant le désert comme feuille blanche, puis des groupes se seraient révoltés contre des représentations biaisées véhiculées par ce musée, cette révolte serait l'origine de tous les peuples, le peuple étant alors dès l'origine un concept hybride de musée et de groupe social, tenant d'une représentation alternative. Si l’Égypte est d’abord un musée, alors son ordre n’est pas social mais représentatif. Les temples, les pyramides, les tombeaux ne seraient pas seulement des lieux de culte ou de sépulture, mais des vitrines où l’on mettait en scène des formes de continuité entre les règnes — humain, animal, végétal, divin. Cela signifierait que la société se construit comme un décor, et que les hommes y sont d’abord placés comme des pièces dans une collection. Si des groupes contestent ces mises en scène biaisées (par exemple des hiérarchies entre espèces, castes, dieux, régions), alors la révolte n’est pas contre un pouvoir matériel, mais contre une image du monde. C’est une rébellion iconoclaste — non pas pour briser des idoles, mais pour réclamer une autre vitrine, une autre scénographie. Cela renverserait l’idée de “civilisation mère” : au lieu de dire “tous les peuples viennent de l’Égypte”, on pourrait dire que “tous les peuples viennent de la contestation de l’Égypte comme musée total”. Le peuple est né de la lutte contre une muséification de l’existence : les grandes révoltes historiques (hébreux, grecs, perses, etc.) ne sont pas seulement comme des affrontements militaires ou culturels, mais des sécessions muséographiques, chaque peuple construisant sa propre salle d’exposition dans l’immense musée originaire. Cela expliquerait aussi le continuel retour à une idée de l'Égypte comme détentrice d'un savoir perdu de la part des peuples ayant oublié qu'ils se sont construits en opposition, se mettent à croire que la révolte de leurs ancêtres fut une falsification alors que c'était une critique légitime. 

Ce que l’on nomme désormais Santé, cela s'appella d'abord, Égypte.
il y a 2 mois
LaitChaud
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2 mois
:interrogation:
Si nous voulons donner plus de corps à la façon dont des réalités sont trompeusement interprétées et réagencées entre elles par l'homme pour la seule raison qu'il est homme, nous pourrions citer l'exemple du féminin et du masculin. « Tel est le mâle, telle est la femelle », voilà des prémisses qui n'ont d'autre origine que d’induire la question : « Mais de quelle espèce ? ». La séparation du masculin et du féminin est largement plus en amont généalogiquement - antérieure à la formation des premiers organismes pluricellulaires - et insignifiante à la fois que les variations morphologiques qui, de part leur tendance à se conglomérer, donne lieu à l'illusion de reconnaissance des espèces. Mais toute la mystification réside dans le fait de faire de cette séparation absolue, une opposition. Féminin et masculin, loin d'être des contraires comme le blanc et le noir, seraient plutôt comme un jaune et un bordeau, deux teintes piochées au hasard sur le spectre lumineux, sauf qu'elles seraient, par un autre hasard, les deux seules. Il est tout aussi impossible au « masculin » de se référer à l'ordre des priorités « féminines » comme valeur en soi que l'inverse, ces ordres de priorités respectifs ne sont pas contraires, ils n'en sont pas moins incompatibles. L'origine de la convergence des tendances morphologique par paires d'ensembles - l'un « féminin », l'autre « masculin » est à trouver dans la dialectique du maître et de l'esclave, le camouflage et le syndrome de Stockholm. Il est vain de se demander en quoi consistent intrinsèquement les priorités « masculines » pour ce qui est de d'établir leurs rapports aux « féminines » en tant que les premières s'inscrivent dans les secondes au seul titre de leviers émotionnels dont tirer parti. Il est assez drôle de savoir que l'un des taxons inventés par la zoologie est censé s'illustrer le plus distinctement par un comportement qui ne fait que trouver des modalités d'expression plus retorses partout ailleurs, la forme la plus évidente de « masculin-féminin » imbriqué: la mante religieuse. Si le « mâle » et la « femelle » dits « mante religieuse » représentaient deux archétypes n’étant caractérisés que relativement l'un à l'autre, étant en l'absence d'interactions entre eux, deux choses étrangères sous tout rapport, mais dont on supposerait qu’en cas d’interactions, leurs rapports illustrent universellement le rapport invariable qu’auraient entre eux, si exposés l'un à l'autre, « masculin » et « féminin » d'une « espèce», on pourrait commencer par se demander l’origine de la proximité morphologique d'un « sexe » à « l’autre ». La réponse universelle est encore une fois dans les « caractères propres » de certains taxons : pieuvre mimétique, caméléon, phasmes, papillons etc. Aux quatres coins du vivant, des organismes déploient des mécanismes de camouflage, utiles tantôt à la prédation, tantôt à la protection contre les prédateurs. Nous pourrions probablement gloser des heures pour déterminer qui du « mâle » ou de la « femelle » est, quant à sa morphologie, une pâle copie de l'autre, si nous ne connaissions pas la « femelle » « hyène », dont le clitoris a la taille d'un pénis de « mâle », dont elle se sert pour pénétrer l'urètre du « mâle », ce qui le fait souffrir à l'agonie. Pour ce qui est de savoir qui est proie, qui prédateur, il apparaît évident que le « mâle » déploie des comportements de prédation envers la « femelle », l'inverse est bien moins évident. Cela n'est que la mesure de l’efficacité du camouflage « féminin », mais que faire de cette information ? Otto Weininger - pour faire court - aurait tranché ainsi : F étant vide et M plein, le « féminin » contextuel se forme en toute circonstance à l'image du « masculin », de sorte que, comme estimait Nietzsche, le masculin est à l'image du hasard, ce qui n'est pas sans appeler pour représentation le rapport entre les spermatozoïdes et l’Ovule. La vérité est ailleurs. Le vide caractéristique du « féminin » divise le « masculin » en deux catégories. Il n'y a rien à dire de la « femme », de sorte que celui qui trouve quelque chose à en dire est taré. Du « masculin », il y a d'une part les tarés, et d'autre part ceux que l'idée de la femme prive de parole, plonge dans le vide intersidéral, sans le moindre repère. Ces derniers, éventuellement, comptent avec les femmes sans pour autant laisser l'incantation « femme » s'insinuer dans leur système de représentations, le ventouser intégralement. C'est donc, contrairement aux estimations de Weininger, en référence à la femme qu'est l'homme et non l'inverse, et ce en vertu même du vide « féminin ». La dialectique du maître et de l'esclave en tant que principe créateur de ce qui passe auprès de l'humain, eut égard à son humanité, pour des espèces, est un continent entier de recherche scientifique qui existe dès lors qu’il prend mes énoncés précédents pour axiomatique, mais elle n'est pas mon sujet, et en fin de compte, la femme est sans doute tout sauf vide : je ne fais ici qu'affirmer mon éternelle incapacité à en saisir quoi que ce soit, ce tout autant à ma décharge qu'à la sienne. La grande misère des femmes, et ce qu'elles nomment désormais leur « charge mentale », a été, jusqu'à présent, de devoir continuellement employer, une fois nées, toute leur ingéniosité à dépasser, dans notre regard, la vallée de l'étrange, et l'essence de la compétition entre les femmes, c'est de repousser l'autre femme à rebours, à l'attention du regard « masculin », dans la vallée de l'étrange
il y a 2 mois
LaitChaud
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2 mois
:interrogation:
L'amour, a été inventé par des couples, qui se formèrent par hasard, puis ne se dissolurent jamais. Jamais l'idée d'une telle relation, ni un lointain pressentiment de ce que pouvait être de l’« excitation sexuelle », n'avait effleuré l'esprit de l'un ou l'autre des membres de ces couples avant leurs formations. Ils crurent inventer, contre toute morale, une forme de jeu, ou bien d'installation mentale, qui les rendait à jamais incompréhensibles à quiconque. Ils crurent être à ce point étranges et dérangés, et n'en revinrent pas que non seulement il s'avère exister quelqu'un d'autre qui puisse s'enthousiasmer de quelque chose d'aussi tordu, absurde que de réunir les organes de la honte, ou bien de convenir, comme d'un secret ésotérique, qu'ils sentent bon et non mauvais - invention du sentiment poétique, c'est-à-dire transgression de ce que l'on perçoit par ailleurs comme du bon sens - mais qu'en outre ils se soient trouvés, et qu'il soit advenu qu'au travers de leurs échanges, ils aient, chacun de leur côté, fait le pari fou de se livrer l'un à l'autre en une matière aussi insensée. Ils se pensaient unis par une folie si singulière qu'elle n'avait jamais connu d'équivalent, et les séparait absolument de l'Humanité. Ils n'avaient pas tort en un sens : on ne peut pas faire partie d'un couple, ET de l'Humanité. Ils ne se jurèrent jamais fidélité, pour chacun cela allait de soi qu'il n'ait aucun intérêt d'aucun ordre pour quelqu'un en-dehors d'eux et qu'il en allait de même pour l'autre. Ils n'étaient pas non plus fusionnels, ils se désiraient avec toute force et exclusivement, mais le monde n'était pas divisé en deux : eux, et le reste, il etait divisé en trois : lui, elle, et le reste. C'est-à-dire que si l'un d'eux disparaissait, l'autre ne faisait toujours pas pour autant partie du reste. Si l'un d'eux disparaissait, c'était pour l'autre un tiers du monde qui s'éteignait, c'est ainsi que si quelqu'un lui avait suggéré qu'il y avait d'autres personnes qui pouvaient envisager de pratiquer les mêmes folies avec lui, il aurait envisagé cette situation hypothétique comme partouze (sans envie et sans dégoût également, ne visualisant que par envie, et n'ayant pas besoin d'une représentation pour traiter des opérations logiques en la matière, représentation qui si elle avait été amenée de l'extérieur, aurait en revanche suscité un dégoût et une haine sans limites), mais si on lui avait suggéré qu'il pouvait substituer par un grain de sable prélevé dans le dernier tiers du monde, le premier tiers du monde tout entier, être exclusive à nouveau dans le partage de la folie des organes de la honte, cela lui aurait paru absurde, cela lui aurait en effet semblé être inclure ce qui avait précisément consisté à scinder le monde en division strictement étanches l'une à l'autre, dans le cadre même de la partouze universelle. Cela lui aurait semblé être retrancher au monde un second tiers, et non seulement en salir les deux tiers, non pas que le dernier tiers soit sale en soi mais que c'est dans la non-confusion que les deux premiers étaient chacun portés à équivalence avec quelque chose de la taille de tout l'espace, toutes ses planètes et tous ses soleils réunis, et c'est vraiment par le symbole que constitue cette immensité cosmique que les amants conçurent la folie des organes de la honte : le monde, avant cela, leur avait semblé indistinct de la morale, c'est pourquoi en inventant l'installation mentale produisant les aberrations corporelles qui caractérisaient leur relation, ils estimèrent pénétrer ce qui, puisqu'il contenait autant et émouvait au moins autant que le monde mais n'était pas le monde, était l'anti-monde, dans ce sens de ce qui, en tant qu'autre exemple, reléguait le monde comme un un élément parmi une liste. En tant qu'ils surplombaient cette liste par la connaissance qu'il en avaient tout en en faisant partie, ce qui les surprit est que le monde tel qu'il leur avait paru auparavant, comme inconscient, comme n'étant pas témoin comme eux de la liste, cette idée du monde qu'ils avaient eu naïvement, si elle avait été vraie, n'aurait pas donné au monde le droit, pas assez d'importance ontologique pour figurer parmi eux sur cette liste. Ils attribuèrent donc au monde la propriété d'être conscient, mais par esprit de symétrie, se demandèrent comment cette liste pouvait représenter une vérité plus profonde que le monde si deux tiers de cette liste allaient par paire et un tiers allait seul. Les couples inventeurs de l'amour n'eurent pas la même réponse à cette question
il y a 2 mois
LaitChaud
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2 mois
:interrogation:
Les uns considérèrent que le dernier tiers était lui-même fait de trois tiers, dont le dernier était composé de trois tiers, et ainsi de suite. Les deux premiers tiers du dernier tiers formaient ensemble la dualité (noir-blanc, masculin-féminin, bien-mal, santé-maladie vrai-faux etc., les catégories auxquelles ils avaient cru avant de se connaître), le dernier tiers formait la non-dualité, ce qui dans ce qui par ailleurs avait des exemples encodés dans les dualité des deux premiers tiers du monde, trouvait ici d'autres exemples ne l'étant pas, cette catégorie non-duelle comportant trois sous-catégories dont la dernière comportait trois sous-catégories etc. Les humains, en considérant tout objet, cherchent par défaut à le situer sur chacune des dualités auxquelles ils croient. Il arrive cependant qu'ils investissent, en dernier recours bien que parfois massivement, la représentation non-duelle, mais ce que l'on observe en ce sens notamment avec le wokisme, en général, c'est une plongée encore plus profonde en humanité, une descente d'escalier de dernier tiers en dernier tiers, un enfoncement conforme au catéchisme sartrien, plutôt qu'une ascension ex-centrique, une sortie d'exclusion en exclusion. Ils estimèrent en effet, réciproquement, que la triade qu'ils formaient avec le monde, devait être le tiers d'une autre, étant elle-même le tiers d'un autre et ainsi de suite. Ils savaient que chaque étape d'ex-centration de la spirale de Fibonacci qu'ils constituaient était un saut qualitatif des thématiques. Ainsi pour leur « étage », avec A=lui, B=elle et C=non-eux, C était constitué de A’=oui, B’=non et C’=ni oui ni non. Ils se demandèrent de quoi étaient composé les deux tiers restants de ce dont lui, elle et le monde étaient un tiers, c'est-à-dire ce qui pouvait par définition reléguer ce qu'ils étaient avec le monde au rang de reste, de non-cela, tout en formant deux choses radicalement distinctes. Je ne sais pas s'ils répondirent à cette question, mais il ne me vient pas d'idée quant à moi, je crois pourtant que j'avais une vague idée ou bien que je savais exactement hier, mais je ne m'en souviens plus. Je me souviens pourtant que ça avait l'air simple en y pensant. Je crois surtout qu'il me vint, ou presque, l'intuition d'un algorithme permettant de deviner systématiquement les thématiques d'un étage suivant par ex-centration, à partir de celles de son ou ses précédents. Je regrette vraiment d'avoir oublié, cela était peut-être la clé finale du pouvoir de sécuriser l'Amour.

C'était pour une première partie des couples inventeurs de l'Amour. D’autres considérèrent que le dernier tiers formait une paire avec autre chose : qu'il n'y avait donc pas de tiers mais des quarts, inférèrent un quart qui ait au monde le même rapport que celui qui était le leur entre eux et etait par cela même tout aussi éloigné d'eux que ne l'était le monde. Ils accédèrent donc à l'idée de ce que Nietzsche appelle les arrière-mondes : quelque chose d'en-dehors de ce que l'on estampille « monde » par exclusion de soi avec l'idée que ses limites ont un lien avec sa physique, mais néanmoins étroitement lié à ce qui advient en-dedans. Il ne fait aucun doute que la tentative de communiquer cela a eu des répercussions fâcheuses, dès lors que l'humain ne pouvait voir dans cette chose « mariée » au monde qu'un fourre-tout pour ses désirs vulgaires, une opportunité de les élever au rang d'impératifs catégoriques.

Certains couples inventeurs de l'Amour, enfin, envisagèrent les deux possibilités.

Les témoins de leur indéfectible fidélité l'un à l'autre, ne recevant aucune attention de leur part, estimèrent spontanément qu'il leur manquait quelque chose : qu'au côté de cela, les rapports sexuels qu'ils connaissaient à l'issue d'attirances multiples avaient quelque chose de machinal, quelque chose qui, s'il ne les rendait pas plus mal en soi, du moins les occupait beaucoup sans qu'ils en tirent quelque avantage de rang social, et représentait donc une perte sèche. Les plus ambitieux décidèrent donc de se différencier du grand nombre en rentabilisant leur sexualité, cette occupation chronophage. Ils firent de leur penchant un spectacle visant à induire l'idée qu'ils appartenaient à la race de ceux qu'ils avaient observé vivre dans leur pureté innocente. Genèse du mariage. Le mariage est à l'Amour ce que la Santé est à la médecine. Alors que l'Amour commence par le mépris absolu, c'est-à-dire sans conscience, de la communauté, le mariage commence précisément parce qu'il porte le sceau d'une communauté. Par cela, le mariage, tandis qu'il se veut être l'antithèse de la prostitution, est la Sublime Prostitution. Ils s'accaparèrent également par cette ruse des spécimens de cette race pour couronner leur sombre entreprise. Ils mirent des générations à revenir de leur erreur par l'insurrection contre les instances qu'ils avaient désignées pour réguler leurs désirs. Ils ne pouvaient cependant pas renier totalement la tyrannie qu’ils s’étaient imposée (vivre dans l'imitation d’une nature étrangère, contre la sienne propre), sans tomber dans la catégorie épouvantail qu’ils avaient érigée, décalquée d’après leur réalité profonde : la prostitution d’ordre inné, soit, dans le référentiel qu'ils s'étaient absurdement imposé, la propension à commettre l'adultère ou la fornication. Ils commencèrent par créer le divorce, dont les conditions s'assouplirent progressivement, jusqu'à ce que tout ce que représente désormais un mariage soit transposable dans le non-mariage, dans le couple moderne, dans un contrat d'exclusivité amiable, rétractable à tout moment. Désormais, s'engager dans un « couple » indépendamment de son passé sexuel, se rétracter puis répéter l'opération à loisir est sérieusement considéré comme distinct de s'offrir au tout venant. Il n'y a pourtant que les usurpateurs, les humains, qui condamnent ce comportement dans sa plus simple expression. Pire, le couple moderne, à itérations multiples, ne se veut pas seulement différent, mais moins éloigné de la monogamie absolue, que de la partouze
il y a 2 mois
Belle illustration de la folie de VZ, je dois l'avouer
:Mouais_Jesus:
il y a 2 mois
LaitChaud
LaitChaud
2 mois
:interrogation:
L'horreur de l'école en terme de couple

je sais pas si vous imaginez l'horreur absolue des écoles, ça veut dire que quand tu vas avoir une copine ou un copain disons à partir de 14 ans voire 10 ans pour les plus précoces, même si celui-ci ou celle-ci est vierge aura déjà au moins adressé la parole, vu des visages et sûrement été attiré avant de former un couple avec une énième personne avec qui il ou elle avait envisagé cette possibilité, pire encore : quand il faut se mettre en rang 2 par 2 en se tenant la main, non contents de nous priver d'une totalité du temps passé avec les parents ce qui nous est dû en tant qu'enfants

On parle du porno mais on a tous déjà le cerveau pourri de façon quasi-pornographique dès la maternelle, ils nous rendent tous définitivement irrattrapables dès la maternelle

Beaucoup dénoncent l'impact de la pornographie sur la perception des relations interpersonnelles, mais on a tous déjà le cerveau pourri de façon quasi-pornographique dès la maternelle : on nous rend tous, par cela, définitivement irrattrapables dès la maternelle, impropres à former un couple. Nous n'avons plus le recul nécessaire tant le virus de l'école prussienne est désormais mondial, mais il suffit de se placer du point de vue de l’Histoire complète pour se rendre compte que des pratiques sexuelles forcées pouvant aller de l'admiration de visages jusqu'au toucher de peau ou à la parole amicale est extrêmement circonscrit et en rien universel, à savoir caractéristique d'un régime totalitaire. Je ne dis pas qu'il n'en faille pas pour tous les goûts, mais pour admirer des visages et pour toucher des peaux, l'école obligatoire me paraît superflue dans la mesure où il y a déjà les tournantes, dans les caves.

C'est absolument glaçan et absolument un conditionnement d'usine mais tu naturalises ça en tant que "l'homme est un animal social" et tu oses m'inclure dedans, évidemment je ne suis pas humain mais ça je l'ai déjà expliqué scientifiquement mais évidemment les gens comme toi pensent exclusivement en slogans
il y a 2 mois
LaitChaud
LaitChaud
2 mois
Belle illustration de la folie de VZ, je dois l'avouer
:Mouais_Jesus:
Suicide-toi tout de suite
il y a 2 mois
Un homme non, un soyboy oui
il y a 2 mois
LaitChaud
LaitChaud
2 mois
L'Homme est un animal social. Cela ne veut pas dire qu'on aime rester avec les gens H24, mais qu'on a BESOIN de contact humain pour notre équilibre.

Pas seulement d'amour ou de tendresse, mais de simples échanges, de regards, de dialogue, bref te faire sentir que d'une manière ou d'une autre tu fais parti d'un groupe/société. Malgré le simplissime de la chose, c'est plutôt bien synthétisé dans la pyramide de Maslow.

La solitude rend fou. Et on en sait quelque chose sur ce fofo
:depressionanime:
Oui
il y a 2 mois