Ce sujet a été résolu
Je vous avais déjà montré la partie II, j'ai réussi à chier la partie I en deux heures après l'avoir fait murir pendant plus d'une semaine
@clefserrure @ceinturion @glock
I
Seul dans un long désert que la vie m’a placé
Sur le seuil de l’enfance où les nuits sont glacées
Tout le sable s’avance et ma course est si vaine
Que je veux m’enterrer pour tuer ma déveine.
Je marche et je marche comme par habitude
Sans plus rien attendre de ce climat trop rude
Que tout se noie sans arche avec moi dans la mort
Mourir ! Ô le mot tendre ! Oui, partagez mon sort !
Mon cœur n’a jamais soif, mon âme est déjà sèche
Les mirages m’angoissent en me jetant leurs flèches
Je marche sans raison dans leur direction
Le grand reg a moins chaud et revêt ses buissons.
Chaque arbuste est très riche en idées, en beautés
Comme les bustes antiques ou les anciens papiers
Je veux m’en abreuver jusqu’à tous les connaître
Devenir érudit, mériter de renaître.
Alors je cours, je bois, de Platon jusqu’à moi
Camus, Houellebecq, Kafka, les morts, de mois en mois
Deviennent mes amis, ma seule compagnie
Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.
J’ai sacrifié l’amour car il n’était pas haut
Comme il l’est tous les jours dans les mots de Rousseau
Je méprise les sots en croyant ne pas l’être
Je me rêve en buisson loin du reg ; le paraître.
Mais les morts ne sont rien face à cette oasis
Mirage puis réelle, une fin des supplices
C’est le bout de ma vie, son nom est Noémie
Je ne serai plus seul, je resterai ici…
Mais…mais une oasis, c’est toujours le désert.
II
Dormir sur une aire d’autoroute le premier soir d’un long voyage au début de l’été.
Se retrouver seul à mains nues sur une paroi rocheuse que chatouillent les nuages.
L’envol des merles à Nantes le 28 juin dans un ciel de feu.
Paris, transit. Paris, transit.
Marcher sans but le long du littoral breton, et s’émerveiller.
Parfois, la pluie violente lève une jolie vapeur au-dessus des herbes.
Les collines rondes et nues du Pays basque sont la promesse d’une immensité effroyable.
Ecouter le vent sous la tente, ainsi que la moindre particule de son nocturne.
La solitude me plaît, mais j’aimerais m’entourer d’amis modelés selon ma convenance.
Franchir le ciel bas et lourd, et découvrir le renouveau de la belle saison.
Deux jolies filles de mon âge font du stop sur l’autre côté de la route ; adieu.
Le silence des alpages est plus grand que tous les autres silences.
Lire Hermann Hesse sous l’orage en hurlant la sagesse d’Hermine.
Se mettre en danseuse à l’approche du col.
Revenir à la maison, et ne plus rien comprendre.
La chênaie des Vosges brûle de mille feuilles.
En Norvège, il existe une route qui monte jusqu’au bout du monde : elle m’intrigue sur la carte.
Merveilleux tintement du bétail qui pâture sur le plateau.
L’adrénaline à tous les départs.
S’effondrer à la fin de la journée, les jambes qui tremblent, la tête en toupie mais l’âme sereine.
Le son de ma guitare étouffé dans la taïga norvégienne.
Il m’arrive d’avoir des bouffées d’existence, durant lesquelles tout me paraît plus sensible et plus réel.
Les Pyrénées françaises sont marquées par quatre visages distincts.
Depuis le ferry, les villes côtières scintillent puis s’éloignent.
Seul, tout apparaît plus profondément qu’à plusieurs.
Je peux aller partout, faire n’importe quoi et la mesure de ma liberté m’angoisse.
L’intensité d’un repas simple après huit heures d’effort.
Est-ce que tous mes souvenirs se perdront ?
Il paraît que ces forêts sont enchantées et abritent de vieilles créatures armoricaines.
Les falaises tristes et belles s’arrêtent soudainement à Ault.
Faire du stop pendant trois jours avant de s’endormir dans les rues de Toulon.
L’orage a trempé mes affaires, alors je marche torse nu dans la boue et la fatigue.
Je fréquente des clochards, mais des bourgeois m’invitent à dormir chez eux.
Pédaler face au vent sur une longue ligne droite.
Les bouquetins s’approchent avec indifférence.
Errant la nuit, je regarde avec envie la lumière des salons où des familles mangent ensemble à l’abri du vent et du froid.
La cathédrale de Strasbourg.
Le pic du Midi d’Ossau.
Un rat est venu grignoter dans mon sac.
La beauté de l’art m’émeut jusque dans mes souvenirs.
En France, il est très facile de longer les fleuves, les rivières et les canaux sans croiser une seule voiture.
Beaucoup de personnes vivent dans leur véhicule : ils ont la belle vie.
Noémie n’est pas là, mais elle est partout avec moi.
La montagne est beaucoup plus jolie sous la brume, ainsi nimbée d’un grand mystère qu’il faut deviner.
Seul et sans but, l’incertitude rend tout possible, et la connaître me libère.
Je déteste l’automne : il annonce les hivers où je n’aurais plus que la force de rentrer chez ma mère, et que faire, que faire de ma vie ?
III
@clefserrure @ceinturion @glock
I
Seul dans un long désert que la vie m’a placé
Sur le seuil de l’enfance où les nuits sont glacées
Tout le sable s’avance et ma course est si vaine
Que je veux m’enterrer pour tuer ma déveine.
Je marche et je marche comme par habitude
Sans plus rien attendre de ce climat trop rude
Que tout se noie sans arche avec moi dans la mort
Mourir ! Ô le mot tendre ! Oui, partagez mon sort !
Mon cœur n’a jamais soif, mon âme est déjà sèche
Les mirages m’angoissent en me jetant leurs flèches
Je marche sans raison dans leur direction
Le grand reg a moins chaud et revêt ses buissons.
Chaque arbuste est très riche en idées, en beautés
Comme les bustes antiques ou les anciens papiers
Je veux m’en abreuver jusqu’à tous les connaître
Devenir érudit, mériter de renaître.
Alors je cours, je bois, de Platon jusqu’à moi
Camus, Houellebecq, Kafka, les morts, de mois en mois
Deviennent mes amis, ma seule compagnie
Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.
J’ai sacrifié l’amour car il n’était pas haut
Comme il l’est tous les jours dans les mots de Rousseau
Je méprise les sots en croyant ne pas l’être
Je me rêve en buisson loin du reg ; le paraître.
Mais les morts ne sont rien face à cette oasis
Mirage puis réelle, une fin des supplices
C’est le bout de ma vie, son nom est Noémie
Je ne serai plus seul, je resterai ici…
Mais…mais une oasis, c’est toujours le désert.
II
Dormir sur une aire d’autoroute le premier soir d’un long voyage au début de l’été.
Se retrouver seul à mains nues sur une paroi rocheuse que chatouillent les nuages.
L’envol des merles à Nantes le 28 juin dans un ciel de feu.
Paris, transit. Paris, transit.
Marcher sans but le long du littoral breton, et s’émerveiller.
Parfois, la pluie violente lève une jolie vapeur au-dessus des herbes.
Les collines rondes et nues du Pays basque sont la promesse d’une immensité effroyable.
Ecouter le vent sous la tente, ainsi que la moindre particule de son nocturne.
La solitude me plaît, mais j’aimerais m’entourer d’amis modelés selon ma convenance.
Franchir le ciel bas et lourd, et découvrir le renouveau de la belle saison.
Deux jolies filles de mon âge font du stop sur l’autre côté de la route ; adieu.
Le silence des alpages est plus grand que tous les autres silences.
Lire Hermann Hesse sous l’orage en hurlant la sagesse d’Hermine.
Se mettre en danseuse à l’approche du col.
Revenir à la maison, et ne plus rien comprendre.
La chênaie des Vosges brûle de mille feuilles.
En Norvège, il existe une route qui monte jusqu’au bout du monde : elle m’intrigue sur la carte.
Merveilleux tintement du bétail qui pâture sur le plateau.
L’adrénaline à tous les départs.
S’effondrer à la fin de la journée, les jambes qui tremblent, la tête en toupie mais l’âme sereine.
Le son de ma guitare étouffé dans la taïga norvégienne.
Il m’arrive d’avoir des bouffées d’existence, durant lesquelles tout me paraît plus sensible et plus réel.
Les Pyrénées françaises sont marquées par quatre visages distincts.
Depuis le ferry, les villes côtières scintillent puis s’éloignent.
Seul, tout apparaît plus profondément qu’à plusieurs.
Je peux aller partout, faire n’importe quoi et la mesure de ma liberté m’angoisse.
L’intensité d’un repas simple après huit heures d’effort.
Est-ce que tous mes souvenirs se perdront ?
Il paraît que ces forêts sont enchantées et abritent de vieilles créatures armoricaines.
Les falaises tristes et belles s’arrêtent soudainement à Ault.
Faire du stop pendant trois jours avant de s’endormir dans les rues de Toulon.
L’orage a trempé mes affaires, alors je marche torse nu dans la boue et la fatigue.
Je fréquente des clochards, mais des bourgeois m’invitent à dormir chez eux.
Pédaler face au vent sur une longue ligne droite.
Les bouquetins s’approchent avec indifférence.
Errant la nuit, je regarde avec envie la lumière des salons où des familles mangent ensemble à l’abri du vent et du froid.
La cathédrale de Strasbourg.
Le pic du Midi d’Ossau.
Un rat est venu grignoter dans mon sac.
La beauté de l’art m’émeut jusque dans mes souvenirs.
En France, il est très facile de longer les fleuves, les rivières et les canaux sans croiser une seule voiture.
Beaucoup de personnes vivent dans leur véhicule : ils ont la belle vie.
Noémie n’est pas là, mais elle est partout avec moi.
La montagne est beaucoup plus jolie sous la brume, ainsi nimbée d’un grand mystère qu’il faut deviner.
Seul et sans but, l’incertitude rend tout possible, et la connaître me libère.
Je déteste l’automne : il annonce les hivers où je n’aurais plus que la force de rentrer chez ma mère, et que faire, que faire de ma vie ?
III
il y a 3 mois
J'ai montré le texte à mon coloc et lui tout ce qu'il retient c'est la phrase " L'intensité d'un repas simple après huit heures d'effort "
il y a 3 mois
Tié un dragon du Komodo en période de reproduction le sang
La partie 3 faut encore que je la vomisse
La partie 3 faut encore que je la vomisse
il y a 3 mois
Tu aurais du vivre à l'époque de la Beat Generation. Tu aurais été pote avec Jack Kerouac.
C'est que de l'amour putain !
il y a 3 mois
PatrickSebasti1
3 mois
Tu aurais du vivre à l'époque de la Beat Generation. Tu aurais été pote avec Jack Kerouac.
Très clairement
il y a 3 mois
Correction de certains vers peu harmonieux
Seul dans un long désert que la vie m’a placé
Sur le seuil de l’enfance où les nuits sont glacées
Tout le sable s’avance et ma course est si vaine
Que je veux m’enterrer pour tuer ma déveine.
Je marche et je marche comme par habitude
Sans plus rien attendre de ce climat trop rude
Que tout se noie sans arche avec moi dans la mort
Mourir ! Ô le mot tendre ! Oui, partagez mon sort !
Mon cœur n’a jamais soif, mon âme est déjà sèche
Les mirages m’angoissent en me jetant leurs flèches
Je marche sans raison dans leur direction
Le grand reg a moins chaud et revêt ses buissons.
Chaque arbuste est un maître où passe la beauté
Comme les bustes antiques et les anciens papiers
Je veux m’en abreuver jusqu’à n’en plus pouvoir
Qu’ils me fassent pleurer le sel de leur savoir.
Alors je cours au nord chercher un espoir vert
Les grands morts en légion, tous rongés par le ver
Deviennent mes amis, ma seule compagnie
Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.
J’ai sacrifié l’amour car il n’était pas haut
Il trahissait toujours tous les mots de Rousseau
Je méprise les sots en croyant ne pas l’être
Je me rêve en buisson pour au moins le paraître.
Mais les morts ne sont rien face à cette oasis
Mirage puis réelle, une eau bleue de calice
C’est le bout de ma vie, enchantée Noémie
Je ne serai plus seul, je resterai ici…
Mais…mais une oasis, c’est toujours le désert.
Seul dans un long désert que la vie m’a placé
Sur le seuil de l’enfance où les nuits sont glacées
Tout le sable s’avance et ma course est si vaine
Que je veux m’enterrer pour tuer ma déveine.
Je marche et je marche comme par habitude
Sans plus rien attendre de ce climat trop rude
Que tout se noie sans arche avec moi dans la mort
Mourir ! Ô le mot tendre ! Oui, partagez mon sort !
Mon cœur n’a jamais soif, mon âme est déjà sèche
Les mirages m’angoissent en me jetant leurs flèches
Je marche sans raison dans leur direction
Le grand reg a moins chaud et revêt ses buissons.
Chaque arbuste est un maître où passe la beauté
Comme les bustes antiques et les anciens papiers
Je veux m’en abreuver jusqu’à n’en plus pouvoir
Qu’ils me fassent pleurer le sel de leur savoir.
Alors je cours au nord chercher un espoir vert
Les grands morts en légion, tous rongés par le ver
Deviennent mes amis, ma seule compagnie
Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.
J’ai sacrifié l’amour car il n’était pas haut
Il trahissait toujours tous les mots de Rousseau
Je méprise les sots en croyant ne pas l’être
Je me rêve en buisson pour au moins le paraître.
Mais les morts ne sont rien face à cette oasis
Mirage puis réelle, une eau bleue de calice
C’est le bout de ma vie, enchantée Noémie
Je ne serai plus seul, je resterai ici…
Mais…mais une oasis, c’est toujours le désert.
il y a 3 mois
Ce ne sont pas des vers libres mais des alexandrins classiques. J'avoue ne pas comprendre ton message. San-plu-rien-a-tendre-euh / de-ce-cli-ma-tro-rude 6/6
De plus, les arbustes ne sont pas des périphrases mais des personnification, et les anciens papiers pour le coup une périphrases pour dire les vieux livres
De plus, les arbustes ne sont pas des périphrases mais des personnification, et les anciens papiers pour le coup une périphrases pour dire les vieux livres
il y a 3 mois
Pascimerisitas
3 mois
Je vous avais déjà montré la partie II, j'ai réussi à chier la partie I en deux heures après l'avoir fait murir pendant plus d'une semaine
@clefserrure @ceinturion @glock
I
Seul dans un long désert que la vie m’a placé
Sur le seuil de l’enfance où les nuits sont glacées
Tout le sable s’avance et ma course est si vaine
Que je veux m’enterrer pour tuer ma déveine.
Je marche et je marche comme par habitude
Sans plus rien attendre de ce climat trop rude
Que tout se noie sans arche avec moi dans la mort
Mourir ! Ô le mot tendre ! Oui, partagez mon sort !
Mon cœur n’a jamais soif, mon âme est déjà sèche
Les mirages m’angoissent en me jetant leurs flèches
Je marche sans raison dans leur direction
Le grand reg a moins chaud et revêt ses buissons.
Chaque arbuste est très riche en idées, en beautés
Comme les bustes antiques ou les anciens papiers
Je veux m’en abreuver jusqu’à tous les connaître
Devenir érudit, mériter de renaître.
Alors je cours, je bois, de Platon jusqu’à moi
Camus, Houellebecq, Kafka, les morts, de mois en mois
Deviennent mes amis, ma seule compagnie
Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.
J’ai sacrifié l’amour car il n’était pas haut
Comme il l’est tous les jours dans les mots de Rousseau
Je méprise les sots en croyant ne pas l’être
Je me rêve en buisson loin du reg ; le paraître.
Mais les morts ne sont rien face à cette oasis
Mirage puis réelle, une fin des supplices
C’est le bout de ma vie, son nom est Noémie
Je ne serai plus seul, je resterai ici…
Mais…mais une oasis, c’est toujours le désert.
II
Dormir sur une aire d’autoroute le premier soir d’un long voyage au début de l’été.
Se retrouver seul à mains nues sur une paroi rocheuse que chatouillent les nuages.
L’envol des merles à Nantes le 28 juin dans un ciel de feu.
Paris, transit. Paris, transit.
Marcher sans but le long du littoral breton, et s’émerveiller.
Parfois, la pluie violente lève une jolie vapeur au-dessus des herbes.
Les collines rondes et nues du Pays basque sont la promesse d’une immensité effroyable.
Ecouter le vent sous la tente, ainsi que la moindre particule de son nocturne.
La solitude me plaît, mais j’aimerais m’entourer d’amis modelés selon ma convenance.
Franchir le ciel bas et lourd, et découvrir le renouveau de la belle saison.
Deux jolies filles de mon âge font du stop sur l’autre côté de la route ; adieu.
Le silence des alpages est plus grand que tous les autres silences.
Lire Hermann Hesse sous l’orage en hurlant la sagesse d’Hermine.
Se mettre en danseuse à l’approche du col.
Revenir à la maison, et ne plus rien comprendre.
La chênaie des Vosges brûle de mille feuilles.
En Norvège, il existe une route qui monte jusqu’au bout du monde : elle m’intrigue sur la carte.
Merveilleux tintement du bétail qui pâture sur le plateau.
L’adrénaline à tous les départs.
S’effondrer à la fin de la journée, les jambes qui tremblent, la tête en toupie mais l’âme sereine.
Le son de ma guitare étouffé dans la taïga norvégienne.
Il m’arrive d’avoir des bouffées d’existence, durant lesquelles tout me paraît plus sensible et plus réel.
Les Pyrénées françaises sont marquées par quatre visages distincts.
Depuis le ferry, les villes côtières scintillent puis s’éloignent.
Seul, tout apparaît plus profondément qu’à plusieurs.
Je peux aller partout, faire n’importe quoi et la mesure de ma liberté m’angoisse.
L’intensité d’un repas simple après huit heures d’effort.
Est-ce que tous mes souvenirs se perdront ?
Il paraît que ces forêts sont enchantées et abritent de vieilles créatures armoricaines.
Les falaises tristes et belles s’arrêtent soudainement à Ault.
Faire du stop pendant trois jours avant de s’endormir dans les rues de Toulon.
L’orage a trempé mes affaires, alors je marche torse nu dans la boue et la fatigue.
Je fréquente des clochards, mais des bourgeois m’invitent à dormir chez eux.
Pédaler face au vent sur une longue ligne droite.
Les bouquetins s’approchent avec indifférence.
Errant la nuit, je regarde avec envie la lumière des salons où des familles mangent ensemble à l’abri du vent et du froid.
La cathédrale de Strasbourg.
Le pic du Midi d’Ossau.
Un rat est venu grignoter dans mon sac.
La beauté de l’art m’émeut jusque dans mes souvenirs.
En France, il est très facile de longer les fleuves, les rivières et les canaux sans croiser une seule voiture.
Beaucoup de personnes vivent dans leur véhicule : ils ont la belle vie.
Noémie n’est pas là, mais elle est partout avec moi.
La montagne est beaucoup plus jolie sous la brume, ainsi nimbée d’un grand mystère qu’il faut deviner.
Seul et sans but, l’incertitude rend tout possible, et la connaître me libère.
Je déteste l’automne : il annonce les hivers où je n’aurais plus que la force de rentrer chez ma mère, et que faire, que faire de ma vie ?
III
@clefserrure @ceinturion @glock
I
Seul dans un long désert que la vie m’a placé
Sur le seuil de l’enfance où les nuits sont glacées
Tout le sable s’avance et ma course est si vaine
Que je veux m’enterrer pour tuer ma déveine.
Je marche et je marche comme par habitude
Sans plus rien attendre de ce climat trop rude
Que tout se noie sans arche avec moi dans la mort
Mourir ! Ô le mot tendre ! Oui, partagez mon sort !
Mon cœur n’a jamais soif, mon âme est déjà sèche
Les mirages m’angoissent en me jetant leurs flèches
Je marche sans raison dans leur direction
Le grand reg a moins chaud et revêt ses buissons.
Chaque arbuste est très riche en idées, en beautés
Comme les bustes antiques ou les anciens papiers
Je veux m’en abreuver jusqu’à tous les connaître
Devenir érudit, mériter de renaître.
Alors je cours, je bois, de Platon jusqu’à moi
Camus, Houellebecq, Kafka, les morts, de mois en mois
Deviennent mes amis, ma seule compagnie
Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.
J’ai sacrifié l’amour car il n’était pas haut
Comme il l’est tous les jours dans les mots de Rousseau
Je méprise les sots en croyant ne pas l’être
Je me rêve en buisson loin du reg ; le paraître.
Mais les morts ne sont rien face à cette oasis
Mirage puis réelle, une fin des supplices
C’est le bout de ma vie, son nom est Noémie
Je ne serai plus seul, je resterai ici…
Mais…mais une oasis, c’est toujours le désert.
II
Dormir sur une aire d’autoroute le premier soir d’un long voyage au début de l’été.
Se retrouver seul à mains nues sur une paroi rocheuse que chatouillent les nuages.
L’envol des merles à Nantes le 28 juin dans un ciel de feu.
Paris, transit. Paris, transit.
Marcher sans but le long du littoral breton, et s’émerveiller.
Parfois, la pluie violente lève une jolie vapeur au-dessus des herbes.
Les collines rondes et nues du Pays basque sont la promesse d’une immensité effroyable.
Ecouter le vent sous la tente, ainsi que la moindre particule de son nocturne.
La solitude me plaît, mais j’aimerais m’entourer d’amis modelés selon ma convenance.
Franchir le ciel bas et lourd, et découvrir le renouveau de la belle saison.
Deux jolies filles de mon âge font du stop sur l’autre côté de la route ; adieu.
Le silence des alpages est plus grand que tous les autres silences.
Lire Hermann Hesse sous l’orage en hurlant la sagesse d’Hermine.
Se mettre en danseuse à l’approche du col.
Revenir à la maison, et ne plus rien comprendre.
La chênaie des Vosges brûle de mille feuilles.
En Norvège, il existe une route qui monte jusqu’au bout du monde : elle m’intrigue sur la carte.
Merveilleux tintement du bétail qui pâture sur le plateau.
L’adrénaline à tous les départs.
S’effondrer à la fin de la journée, les jambes qui tremblent, la tête en toupie mais l’âme sereine.
Le son de ma guitare étouffé dans la taïga norvégienne.
Il m’arrive d’avoir des bouffées d’existence, durant lesquelles tout me paraît plus sensible et plus réel.
Les Pyrénées françaises sont marquées par quatre visages distincts.
Depuis le ferry, les villes côtières scintillent puis s’éloignent.
Seul, tout apparaît plus profondément qu’à plusieurs.
Je peux aller partout, faire n’importe quoi et la mesure de ma liberté m’angoisse.
L’intensité d’un repas simple après huit heures d’effort.
Est-ce que tous mes souvenirs se perdront ?
Il paraît que ces forêts sont enchantées et abritent de vieilles créatures armoricaines.
Les falaises tristes et belles s’arrêtent soudainement à Ault.
Faire du stop pendant trois jours avant de s’endormir dans les rues de Toulon.
L’orage a trempé mes affaires, alors je marche torse nu dans la boue et la fatigue.
Je fréquente des clochards, mais des bourgeois m’invitent à dormir chez eux.
Pédaler face au vent sur une longue ligne droite.
Les bouquetins s’approchent avec indifférence.
Errant la nuit, je regarde avec envie la lumière des salons où des familles mangent ensemble à l’abri du vent et du froid.
La cathédrale de Strasbourg.
Le pic du Midi d’Ossau.
Un rat est venu grignoter dans mon sac.
La beauté de l’art m’émeut jusque dans mes souvenirs.
En France, il est très facile de longer les fleuves, les rivières et les canaux sans croiser une seule voiture.
Beaucoup de personnes vivent dans leur véhicule : ils ont la belle vie.
Noémie n’est pas là, mais elle est partout avec moi.
La montagne est beaucoup plus jolie sous la brume, ainsi nimbée d’un grand mystère qu’il faut deviner.
Seul et sans but, l’incertitude rend tout possible, et la connaître me libère.
Je déteste l’automne : il annonce les hivers où je n’aurais plus que la force de rentrer chez ma mère, et que faire, que faire de ma vie ?
III
Partie I : le désert, la solitude, les livres… et l’ego qui déborde
Là, c’est du lyrisme ado-première-terminale en mode :
“Je suis seul… donc je suis profond… donc je suis poète…”
Il y a des images qui marchent bien :
“les nuits sont glacées”
“mon âme est déjà sèche”
l’idée du désert = solitude existentielle, classique mais efficace
Mais globalement ça sent fort le :
📌 copié-collé du romantisme + existentialisme de bac
Platon, Camus, Houellebecq, Kafka… le name-dropping est presque comique.
“Regardez comme je lis des grands auteurs, donc je souffre intelligemment.”
Et le passage :
“Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.”
Là c’est carrément un meme onch :
le khey qui sacrifie les meufs pour lire Rousseau
C’est involontairement drôle.
Le problème principal : c’est pas vécu, c’est joué
Il écrit comme quelqu’un qui veut qu’on dise :
“Waouh t’es trop sensible et cultivé”
Pas comme quelqu’un qui a un truc urgent à cracher.
Ça fait poseur.
Partie II : liste de souvenirs façon carnet Instagram
Alors là, c’est très différent.
C’est une suite de phrases, un peu comme un moodboard :
aire d’autoroute
stop
orage
merles à Nantes
cathédrale de Strasbourg
rat dans le sac
C’est pas désagréable, même parfois joli.
Mais ça ressemble à :
📌 un journal de voyage écrit sous café filtre + spleen
Le procédé “phrase courte contemplative” marche… une dizaine de lignes.
Mais sur 50, ça devient :
“Regardez ma sensibilité en randonnée”
C’est répétitif.
Ce qu’il a :
✅ un vrai sens de l’image
✅ une ambiance mélancolique
✅ une sincérité probable
✅ un style déjà au-dessus du PMU moyen
Ce qu’il n’a pas encore :
❌ une voix personnelle
❌ de la concision
❌ du relief (ça reste monochrome : solitude + beauté + angoisse)
❌ de l’ironie ou du recul (tout est premier degré)
Verdict honnête
Ton pote n’est pas nul.
Mais il écrit comme un mec qui découvre qu’il a une âme, et qui en fait des tartines.
C’est prometteur, mais c’est pas maîtrisé.
C’est du “poète de 19 ans en surchauffe”.
Si tu veux une punchline onch :
“C’est pas mauvais, c’est juste un peu trop amoureux de lui-même en train d’être triste.”
Là, c’est du lyrisme ado-première-terminale en mode :
“Je suis seul… donc je suis profond… donc je suis poète…”
Il y a des images qui marchent bien :
“les nuits sont glacées”
“mon âme est déjà sèche”
l’idée du désert = solitude existentielle, classique mais efficace
Mais globalement ça sent fort le :
📌 copié-collé du romantisme + existentialisme de bac
Platon, Camus, Houellebecq, Kafka… le name-dropping est presque comique.
“Regardez comme je lis des grands auteurs, donc je souffre intelligemment.”
Et le passage :
“Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.”
Là c’est carrément un meme onch :
le khey qui sacrifie les meufs pour lire Rousseau
C’est involontairement drôle.
Le problème principal : c’est pas vécu, c’est joué
Il écrit comme quelqu’un qui veut qu’on dise :
“Waouh t’es trop sensible et cultivé”
Pas comme quelqu’un qui a un truc urgent à cracher.
Ça fait poseur.
Partie II : liste de souvenirs façon carnet Instagram
Alors là, c’est très différent.
C’est une suite de phrases, un peu comme un moodboard :
aire d’autoroute
stop
orage
merles à Nantes
cathédrale de Strasbourg
rat dans le sac
C’est pas désagréable, même parfois joli.
Mais ça ressemble à :
📌 un journal de voyage écrit sous café filtre + spleen
Le procédé “phrase courte contemplative” marche… une dizaine de lignes.
Mais sur 50, ça devient :
“Regardez ma sensibilité en randonnée”
C’est répétitif.
Ce qu’il a :
✅ un vrai sens de l’image
✅ une ambiance mélancolique
✅ une sincérité probable
✅ un style déjà au-dessus du PMU moyen
Ce qu’il n’a pas encore :
❌ une voix personnelle
❌ de la concision
❌ du relief (ça reste monochrome : solitude + beauté + angoisse)
❌ de l’ironie ou du recul (tout est premier degré)
Verdict honnête
Ton pote n’est pas nul.
Mais il écrit comme un mec qui découvre qu’il a une âme, et qui en fait des tartines.
C’est prometteur, mais c’est pas maîtrisé.
C’est du “poète de 19 ans en surchauffe”.
Si tu veux une punchline onch :
“C’est pas mauvais, c’est juste un peu trop amoureux de lui-même en train d’être triste.”
il y a 3 mois
Ah ouii mais tu me parles de l'alexandrin original je n'ai jamais voulu ce niveau de rigueur ! J'applique simplement la métrique et la césure en laissant libre le nombre, le genre et les ellisions
il y a 3 mois
Partie I : le désert, la solitude, les livres… et l’ego qui déborde
Là, c’est du lyrisme ado-première-terminale en mode :
“Je suis seul… donc je suis profond… donc je suis poète…”
Il y a des images qui marchent bien :
“les nuits sont glacées”
“mon âme est déjà sèche”
l’idée du désert = solitude existentielle, classique mais efficace
Mais globalement ça sent fort le :
📌 copié-collé du romantisme + existentialisme de bac
Platon, Camus, Houellebecq, Kafka… le name-dropping est presque comique.
“Regardez comme je lis des grands auteurs, donc je souffre intelligemment.”
Et le passage :
“Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.”
Là c’est carrément un meme onch :
le khey qui sacrifie les meufs pour lire Rousseau
C’est involontairement drôle.
Le problème principal : c’est pas vécu, c’est joué
Il écrit comme quelqu’un qui veut qu’on dise :
“Waouh t’es trop sensible et cultivé”
Pas comme quelqu’un qui a un truc urgent à cracher.
Ça fait poseur.
Partie II : liste de souvenirs façon carnet Instagram
Alors là, c’est très différent.
C’est une suite de phrases, un peu comme un moodboard :
aire d’autoroute
stop
orage
merles à Nantes
cathédrale de Strasbourg
rat dans le sac
C’est pas désagréable, même parfois joli.
Mais ça ressemble à :
📌 un journal de voyage écrit sous café filtre + spleen
Le procédé “phrase courte contemplative” marche… une dizaine de lignes.
Mais sur 50, ça devient :
“Regardez ma sensibilité en randonnée”
C’est répétitif.
Ce qu’il a :
✅ un vrai sens de l’image
✅ une ambiance mélancolique
✅ une sincérité probable
✅ un style déjà au-dessus du PMU moyen
Ce qu’il n’a pas encore :
❌ une voix personnelle
❌ de la concision
❌ du relief (ça reste monochrome : solitude + beauté + angoisse)
❌ de l’ironie ou du recul (tout est premier degré)
Verdict honnête
Ton pote n’est pas nul.
Mais il écrit comme un mec qui découvre qu’il a une âme, et qui en fait des tartines.
C’est prometteur, mais c’est pas maîtrisé.
C’est du “poète de 19 ans en surchauffe”.
Si tu veux une punchline onch :
“C’est pas mauvais, c’est juste un peu trop amoureux de lui-même en train d’être triste.”
Là, c’est du lyrisme ado-première-terminale en mode :
“Je suis seul… donc je suis profond… donc je suis poète…”
Il y a des images qui marchent bien :
“les nuits sont glacées”
“mon âme est déjà sèche”
l’idée du désert = solitude existentielle, classique mais efficace
Mais globalement ça sent fort le :
📌 copié-collé du romantisme + existentialisme de bac
Platon, Camus, Houellebecq, Kafka… le name-dropping est presque comique.
“Regardez comme je lis des grands auteurs, donc je souffre intelligemment.”
Et le passage :
“Pour eux, dans mon lycée, je repousse des filles.”
Là c’est carrément un meme onch :
le khey qui sacrifie les meufs pour lire Rousseau
C’est involontairement drôle.
Le problème principal : c’est pas vécu, c’est joué
Il écrit comme quelqu’un qui veut qu’on dise :
“Waouh t’es trop sensible et cultivé”
Pas comme quelqu’un qui a un truc urgent à cracher.
Ça fait poseur.
Partie II : liste de souvenirs façon carnet Instagram
Alors là, c’est très différent.
C’est une suite de phrases, un peu comme un moodboard :
aire d’autoroute
stop
orage
merles à Nantes
cathédrale de Strasbourg
rat dans le sac
C’est pas désagréable, même parfois joli.
Mais ça ressemble à :
📌 un journal de voyage écrit sous café filtre + spleen
Le procédé “phrase courte contemplative” marche… une dizaine de lignes.
Mais sur 50, ça devient :
“Regardez ma sensibilité en randonnée”
C’est répétitif.
Ce qu’il a :
✅ un vrai sens de l’image
✅ une ambiance mélancolique
✅ une sincérité probable
✅ un style déjà au-dessus du PMU moyen
Ce qu’il n’a pas encore :
❌ une voix personnelle
❌ de la concision
❌ du relief (ça reste monochrome : solitude + beauté + angoisse)
❌ de l’ironie ou du recul (tout est premier degré)
Verdict honnête
Ton pote n’est pas nul.
Mais il écrit comme un mec qui découvre qu’il a une âme, et qui en fait des tartines.
C’est prometteur, mais c’est pas maîtrisé.
C’est du “poète de 19 ans en surchauffe”.
Si tu veux une punchline onch :
“C’est pas mauvais, c’est juste un peu trop amoureux de lui-même en train d’être triste.”
Gpt
il y a 3 mois
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