Ce sujet a été résolu
J'ai eu beaucoup de mal à terminer ce roman, parce qu'il était si dur qu'il affectait mon moral. Mais ce matin, j'en termine avec lui, tout-à-fait vidé.
Il s'agit des Noces Barbares de Queffélec, Goncourt 1985.
Rapidement, le roman peut se décomposer en quatre partie :
- La viol d'une jeune française mineure par trois soldats américains
- La haine de la mère pour son fils issu du viol qu'elle enferme dans le grenier
- L'hospitalisation de l'enfant devenu ado dans un centre pour aliénés
- La fugue du jeune homme qui finit par vivre sur une épave au gré des marées
J'ai rarement lu un livre aussi noir et désespéré, peut-être jamais, d'ailleurs. Je suis vraiment sous le choc. Le roman est splendide. Queffélec est un psychologue virtuose qui a su traiter des émotions et des relations incroyablement complexes, humiliant de la sorte la totalité des spécialistes freudien qui ne comprennent rien à l'esprit humain.
Donc, Nicole, violée, accouche malgré elle d'un enfant qu'elle déteste, pour des raison évidentes. Elle n'arrive pas à l'aimer, car il lui rappelle sans traumatisme. Pire, elle le maltraite physiquement puis psychologiquement pour se venger de ce qu'elle a subi. A Noël, elle lui fait des cadeaux piégés, elle l'enferme dans le grenier en lui promettant de passer le voir avant d'aller au lit mais sans jamais venir, se moque de lui à tout moment.
Mais Nicole en tant que mère n'est pas une femme méchante, prenant plaisir à faire souffrir l'enfant haï Quefellec n'est pas aussi vulgaire que Grimm, Perrault ou Disney. En faisant souffrir, elle souffre elle-même, et elle essaie sincèrement de l'aimer, ce fils, seulement, c'est une entreprise qui échoue. Plusieurs tentatives avortent : les deux ne parviennent pas à communiquer, à se comprendre, les mots sont comme étouffés à l'intérieur.
Ludo de son côté, souffre d'une légère déficience intellectuelle, l'éducation n'aidant pas, d'autant que tout le monde le prend simplement pour un fou. Ses pensées en italiques sont d'abord entêtantes, déstructurées, presque incohérentes et on se dit avec les autres qu'en effet, il est fou. Surtout qu'il ne parle quasiment jamais, comme s'il avait honte d'exister, qu'il voulait s'effacer. Mais en grandissant, ses pensées murissent et il parvient à formuler en lui ce qu'il ressent, ce qu'il désire, comme n'importe quel individu autonome, finalement. On voit bien qu'il est simplet, mais il commence à avoir des aspirations dans la vie, il adore la mécanique, la nature, le plein air, et il aimerait être aimé par quelqu'un, arrêté d'être rejeté partout. Seulement, il est incapable d'exprimer tout ça. Il le pense, il l'écrit, mais ça ne sort pas, et il reste muet à l'extérieur, comme s'il était bête
Ludo se fait maltraiter par sa mère, par son demi-frère, et par la suite par la directrice du centre d'aliénés ainsi que par quelques pensionnaires, le psychiatre et le personnel. Il n'est nulle part à sa place. Son unique soutien a longtemps été la sœur de sa mère, qui est malheureusement décédée. Ensuite, le mari de Nicole essayait de défendre Ludo, parce que c'était un homme gentil et juste. Mais il est mou, impuissant, et il cède sous la pression du collectif. Il soutient Ludo en cachette, à l'abri des regards, et c'est d'un faible réconfort.
Le dernier soutien de Ludo est le propriétaire de l'épave, un marginal misanthrope qui vit dans une caravane. Lui, il comprend le gosse, il voit bien qu'il est socialement exclu, harcelé, il reconnaît son potentiel manuel et il l'aide à survivre sur l'épave. C'est également le seul à s'opposer au maires, à la mère, aux psychiatres, qui veulent réintégrer Ludo dans le centre.
Le centre, pour en parler rapidement, c'est un genre d'institut catholique dans tout ce que le christianisme apporte de pire : rigidité du quotidien, moraline, tabou et hypocrisie autour de la sexualité, non mixité, conformisme, femme gourou qui décide d'un classement moral entre les pensionnaires et qui prône un amour factice et universel au sein du centre alors qu'il n'y a que de l'autorité malsaine et du respect servile
Le roman peut se lire de deux manières :
- La trajectoire de Ludo, détesté, rejeté, enfermé, qui parvient petit à petit à se libérer d'abord intérieurement puis factuellement en vivant durant quelques mois une vie de bohème sur son épave, vivant de pèche, d'eau salée et de bricoles apportées par le propriétaire du navire. Ce n'est pas une vie qui a du sens, mais pour la première fois, c'est la sienne, de vie, il l'a choisi, et il se prend à rêver de devenir marin ou mécano. Les passages à contempler l'océan sont proprement sublimes.
- La trajectoire de Nicole, traumatisée, à qui tout désir sexuel a été volé, à qui son viol est continuellement rappelé par la présence du fils qui en est issue. Elle se flétrit prématurément, ne connaît aucune jeunesse, elle est également rejetée par la société qui lui reproche sa mauvaise vertu du fait d'être enceinte hors mariage. Son mari la prend par défaut car ils sont tous les deux parents solo. La mère non plus n'a de soutien nulle part, ses parents la bannissent et elle sombre dans l'alcoolisme pour noyer sa vie de misère.
Jamais Nicole et Ludo ne parviendront à communiquer, à être solidaire dans leur malheur. Même lorsqu'ils se retrouvent sur l'épave une dernière fois, et qu'enfin, Ludo arrive à prononcer le mot " maman " devant elle, même lorsqu'il parvient à lui dire qu'il ne s'est jamais senti aimé, les plaintes et les reproches incessants de Nicole provoquent un accès de folie chez son fils : il l'étrangle puis se jette avec contre les brisants du haut-fond, emportés par le jusant vers la fin de toutes leurs souffrances
On peut noter une opposition entre les deux personnages dans l'expression de leur souffrance :
- Ludo intériorise tout, s'efface et n'arrive pas à sortir ce qui se trame en lui
- Nicole en contraire extériorise en permanence, au point d'être agressive, violente, et d'oublier son interlocuteur lorsqu'elle se plaint.
C'est pourquoi leur relation est voué à l'échec permanent. Chaque tentative de Nicole pour se rapprocher de son fils se termine par un monologue mélancolique, comme si elle se parlait à elle-même plutôt qu'à Ludo, et ce dernier est absorbé dans un état contemplatif, ne disant et ne faisant rien pour manifester son existence, pour entrer en communication. C'est comme deux fantômes misérables séparés par un mur de glace
Et ce dont nous parle Quéféllec, c'est de ça, précisément : l'incompréhension de l'esprit humain, l'impossibilité de se comprendre et de communiquer.
Sous fond d'un christianisme décadent et mortifère, les êtres humains se jugent et chacun s'abandonne dans son idéal sans comprendre les aspirations et le fonctionnement d'autrui. La directrice fantasme une communauté chrétienne uniforme et soudée par l'amour, solidaire comme un seul homme, en employant l'autorité et des règles strictes pour y parvenir, à la manière dont elle conditionnerait des chiens. Chaque manquement à l'autorité est sincèrement perçu par elle comme un manquement à l'amour, donc comme une ingratitude, sans chercher à comprendre pourquoi la règle a été brisée.
Les psychiatres freudiens interviennent avec leur fumisterie dégueulasse pour fixer et définir un être humain avec leurs notions floues
Les habitants du village jugent les comportements moraux et la marginalité par conformisme structurel. Ludo sur l'épave reçoit par défaut de la haine simplement parce qu'il est perçu comme un vagabond, donc comme un être dangereux par essence. Personne ne cherche sa sympathie ni même à comprendre qui il est : le jugement est posé et le comportement à adopter est choisi.
Les autres nous échappent, nous ne parvenons pas à comprendre comment ils fonctionnent, qui ils sont profondément et donc se lier sincèrement est presque impossible. Cette immense difficulté à sympathiser avec l'esprit d'autrui constitue le plus grand drame de nos relations humaine et c'est la source de ce déchirement permanent qui nous pousse à la haine, continuellement à la haine, au rejet et au mépris
@ceinturion @glock @esclavotaf @bouclador @albinus @palance
Il s'agit des Noces Barbares de Queffélec, Goncourt 1985.
Rapidement, le roman peut se décomposer en quatre partie :
- La viol d'une jeune française mineure par trois soldats américains
- La haine de la mère pour son fils issu du viol qu'elle enferme dans le grenier
- L'hospitalisation de l'enfant devenu ado dans un centre pour aliénés
- La fugue du jeune homme qui finit par vivre sur une épave au gré des marées
J'ai rarement lu un livre aussi noir et désespéré, peut-être jamais, d'ailleurs. Je suis vraiment sous le choc. Le roman est splendide. Queffélec est un psychologue virtuose qui a su traiter des émotions et des relations incroyablement complexes, humiliant de la sorte la totalité des spécialistes freudien qui ne comprennent rien à l'esprit humain.
Donc, Nicole, violée, accouche malgré elle d'un enfant qu'elle déteste, pour des raison évidentes. Elle n'arrive pas à l'aimer, car il lui rappelle sans traumatisme. Pire, elle le maltraite physiquement puis psychologiquement pour se venger de ce qu'elle a subi. A Noël, elle lui fait des cadeaux piégés, elle l'enferme dans le grenier en lui promettant de passer le voir avant d'aller au lit mais sans jamais venir, se moque de lui à tout moment.
Mais Nicole en tant que mère n'est pas une femme méchante, prenant plaisir à faire souffrir l'enfant haï Quefellec n'est pas aussi vulgaire que Grimm, Perrault ou Disney. En faisant souffrir, elle souffre elle-même, et elle essaie sincèrement de l'aimer, ce fils, seulement, c'est une entreprise qui échoue. Plusieurs tentatives avortent : les deux ne parviennent pas à communiquer, à se comprendre, les mots sont comme étouffés à l'intérieur.
Ludo de son côté, souffre d'une légère déficience intellectuelle, l'éducation n'aidant pas, d'autant que tout le monde le prend simplement pour un fou. Ses pensées en italiques sont d'abord entêtantes, déstructurées, presque incohérentes et on se dit avec les autres qu'en effet, il est fou. Surtout qu'il ne parle quasiment jamais, comme s'il avait honte d'exister, qu'il voulait s'effacer. Mais en grandissant, ses pensées murissent et il parvient à formuler en lui ce qu'il ressent, ce qu'il désire, comme n'importe quel individu autonome, finalement. On voit bien qu'il est simplet, mais il commence à avoir des aspirations dans la vie, il adore la mécanique, la nature, le plein air, et il aimerait être aimé par quelqu'un, arrêté d'être rejeté partout. Seulement, il est incapable d'exprimer tout ça. Il le pense, il l'écrit, mais ça ne sort pas, et il reste muet à l'extérieur, comme s'il était bête
Ludo se fait maltraiter par sa mère, par son demi-frère, et par la suite par la directrice du centre d'aliénés ainsi que par quelques pensionnaires, le psychiatre et le personnel. Il n'est nulle part à sa place. Son unique soutien a longtemps été la sœur de sa mère, qui est malheureusement décédée. Ensuite, le mari de Nicole essayait de défendre Ludo, parce que c'était un homme gentil et juste. Mais il est mou, impuissant, et il cède sous la pression du collectif. Il soutient Ludo en cachette, à l'abri des regards, et c'est d'un faible réconfort.
Le dernier soutien de Ludo est le propriétaire de l'épave, un marginal misanthrope qui vit dans une caravane. Lui, il comprend le gosse, il voit bien qu'il est socialement exclu, harcelé, il reconnaît son potentiel manuel et il l'aide à survivre sur l'épave. C'est également le seul à s'opposer au maires, à la mère, aux psychiatres, qui veulent réintégrer Ludo dans le centre.
Le centre, pour en parler rapidement, c'est un genre d'institut catholique dans tout ce que le christianisme apporte de pire : rigidité du quotidien, moraline, tabou et hypocrisie autour de la sexualité, non mixité, conformisme, femme gourou qui décide d'un classement moral entre les pensionnaires et qui prône un amour factice et universel au sein du centre alors qu'il n'y a que de l'autorité malsaine et du respect servile
Le roman peut se lire de deux manières :
- La trajectoire de Ludo, détesté, rejeté, enfermé, qui parvient petit à petit à se libérer d'abord intérieurement puis factuellement en vivant durant quelques mois une vie de bohème sur son épave, vivant de pèche, d'eau salée et de bricoles apportées par le propriétaire du navire. Ce n'est pas une vie qui a du sens, mais pour la première fois, c'est la sienne, de vie, il l'a choisi, et il se prend à rêver de devenir marin ou mécano. Les passages à contempler l'océan sont proprement sublimes.
- La trajectoire de Nicole, traumatisée, à qui tout désir sexuel a été volé, à qui son viol est continuellement rappelé par la présence du fils qui en est issue. Elle se flétrit prématurément, ne connaît aucune jeunesse, elle est également rejetée par la société qui lui reproche sa mauvaise vertu du fait d'être enceinte hors mariage. Son mari la prend par défaut car ils sont tous les deux parents solo. La mère non plus n'a de soutien nulle part, ses parents la bannissent et elle sombre dans l'alcoolisme pour noyer sa vie de misère.
Jamais Nicole et Ludo ne parviendront à communiquer, à être solidaire dans leur malheur. Même lorsqu'ils se retrouvent sur l'épave une dernière fois, et qu'enfin, Ludo arrive à prononcer le mot " maman " devant elle, même lorsqu'il parvient à lui dire qu'il ne s'est jamais senti aimé, les plaintes et les reproches incessants de Nicole provoquent un accès de folie chez son fils : il l'étrangle puis se jette avec contre les brisants du haut-fond, emportés par le jusant vers la fin de toutes leurs souffrances
On peut noter une opposition entre les deux personnages dans l'expression de leur souffrance :
- Ludo intériorise tout, s'efface et n'arrive pas à sortir ce qui se trame en lui
- Nicole en contraire extériorise en permanence, au point d'être agressive, violente, et d'oublier son interlocuteur lorsqu'elle se plaint.
C'est pourquoi leur relation est voué à l'échec permanent. Chaque tentative de Nicole pour se rapprocher de son fils se termine par un monologue mélancolique, comme si elle se parlait à elle-même plutôt qu'à Ludo, et ce dernier est absorbé dans un état contemplatif, ne disant et ne faisant rien pour manifester son existence, pour entrer en communication. C'est comme deux fantômes misérables séparés par un mur de glace
Et ce dont nous parle Quéféllec, c'est de ça, précisément : l'incompréhension de l'esprit humain, l'impossibilité de se comprendre et de communiquer.
Sous fond d'un christianisme décadent et mortifère, les êtres humains se jugent et chacun s'abandonne dans son idéal sans comprendre les aspirations et le fonctionnement d'autrui. La directrice fantasme une communauté chrétienne uniforme et soudée par l'amour, solidaire comme un seul homme, en employant l'autorité et des règles strictes pour y parvenir, à la manière dont elle conditionnerait des chiens. Chaque manquement à l'autorité est sincèrement perçu par elle comme un manquement à l'amour, donc comme une ingratitude, sans chercher à comprendre pourquoi la règle a été brisée.
Les psychiatres freudiens interviennent avec leur fumisterie dégueulasse pour fixer et définir un être humain avec leurs notions floues
Les habitants du village jugent les comportements moraux et la marginalité par conformisme structurel. Ludo sur l'épave reçoit par défaut de la haine simplement parce qu'il est perçu comme un vagabond, donc comme un être dangereux par essence. Personne ne cherche sa sympathie ni même à comprendre qui il est : le jugement est posé et le comportement à adopter est choisi.
Les autres nous échappent, nous ne parvenons pas à comprendre comment ils fonctionnent, qui ils sont profondément et donc se lier sincèrement est presque impossible. Cette immense difficulté à sympathiser avec l'esprit d'autrui constitue le plus grand drame de nos relations humaine et c'est la source de ce déchirement permanent qui nous pousse à la haine, continuellement à la haine, au rejet et au mépris
@ceinturion @glock @esclavotaf @bouclador @albinus @palance
il y a 2 jours
wow.... je ne sais pas que dire khey, ton resumé est tres tres bon, tu regales, par contre le livre... rien que ton résumé fout le cafard; je comprends que ca a du être pénible a lire:
des tragedies; peut etre pas aussi completes, mais il y a du en avoir tellement !
apres heureusement l'instinct fait que parfois les meres surmontent les drames et s'occupent de leurs enfants.
et il est scientifiquement prouvé que grandir dénué d'amour est extremement destructeur pour un enfant.
bref, merci pour ton resumé, mais celui la je le met dans la liste des "à ne pas lire".
Si je peux me permettre une derniere remarque, pourrais tu mettre des balises spoil ? car la tu racontes tout le livre, donc si on avait voulu le lire c'etait baisé on avait toute l'intrigue
des tragedies; peut etre pas aussi completes, mais il y a du en avoir tellement !
apres heureusement l'instinct fait que parfois les meres surmontent les drames et s'occupent de leurs enfants.
et il est scientifiquement prouvé que grandir dénué d'amour est extremement destructeur pour un enfant.
bref, merci pour ton resumé, mais celui la je le met dans la liste des "à ne pas lire".
Si je peux me permettre une derniere remarque, pourrais tu mettre des balises spoil ? car la tu racontes tout le livre, donc si on avait voulu le lire c'etait baisé on avait toute l'intrigue
- IVDEA DELENDA EST - PROPTER METVM IVDAEORVM -
il y a 2 jours
wow.... je ne sais pas que dire khey, ton resumé est tres tres bon, tu regales, par contre le livre... rien que ton résumé fout le cafard; je comprends que ca a du être pénible a lire:
des tragedies; peut etre pas aussi completes, mais il y a du en avoir tellement !
apres heureusement l'instinct fait que parfois les meres surmontent les drames et s'occupent de leurs enfants.
et il est scientifiquement prouvé que grandir dénué d'amour est extremement destructeur pour un enfant.
bref, merci pour ton resumé, mais celui la je le met dans la liste des "à ne pas lire".
Si je peux me permettre une derniere remarque, pourrais tu mettre des balises spoil ? car la tu racontes tout le livre, donc si on avait voulu le lire c'etait baisé on avait toute l'intrigue
des tragedies; peut etre pas aussi completes, mais il y a du en avoir tellement !
apres heureusement l'instinct fait que parfois les meres surmontent les drames et s'occupent de leurs enfants.
et il est scientifiquement prouvé que grandir dénué d'amour est extremement destructeur pour un enfant.
bref, merci pour ton resumé, mais celui la je le met dans la liste des "à ne pas lire".
Si je peux me permettre une derniere remarque, pourrais tu mettre des balises spoil ? car la tu racontes tout le livre, donc si on avait voulu le lire c'etait baisé on avait toute l'intrigue
Cimer le sang tié un dragon du Komodo.
Pour les balises c'est un peu chiant car partout je parle de ce qui se passe dans le livre, faudrait tout baliser
Pour les balises c'est un peu chiant car partout je parle de ce qui se passe dans le livre, faudrait tout baliser
il y a un jour




