Sujet résolu
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Il est 23 heures. Je suis tout seul dans la cuisine à terminer la plonge du soir. Pogo Car Cash Control dans une JBL, mon corps remue en rythme. Mais quand même, une lassitude vient me prendre le moral. Ça fait tout de même 8 heures que je me casse le cul au boulot. La pièce est presque enterrée, mais une petite fenêtre latérale barre le mur près du plafond. Il n’y a qu’à la plonge qu’on voit cette lumière naturelle, c’est très agréable.
La nuit, je distingue mal les gens qui passent car la lumière de l’intérieur m’aveugle. Mais cette nuit-là, je reconnais immédiatement Chappie, toute bariolée, qui toque à la vite en me présentant un joint. Je lâche immédiatement la plonge, et je retrouve mon amie à la sortie du skiroom. Elle me prend dans ses bras puis me secoue en criant. J’ai l’habitue de la voir euphorique, mais pas à ce point ! Elle en a le souffle coupé. Elle arrive enfin à me dire qu’elles sont dans le bosquet avec Mayna et qu’elles ont appliqué une ouverture au couteau dans les filets de l’acrobranche fermé pour l’hiver. Ça me botte, évidemment. On termine le joint rapidement. Mais je veux partir l’esprit tranquille, et ne plus revenir. Alors je fais descendre Chappie à la plonge avec moi, je sors des bières du stock et on s’ambiance à crever sur ce groupe de punk assez mélodieux. Je termine le charriot de vaisselle dans un état second.
Aussitôt, on court dans les bois rejoindre Mayna. On se faufile à travers l’entaille étroite, et on avance sur les filets qui prennent de la hauteur. Tout au bout, ils sont à 4 mètres du sol. Mayna nous attend avec une fille que j’ai déjà vu dans la station mais à qui je n’ai jamais parlé. Elles fumaient un joint qu’on termine avec Chappie. Celui-ci me tourne la tête.
Je commence à bondir et rebondir sur les filets, en propulsant les trois filles qui roulent en se marrant. Tour à tour puis tous ensemble, on se catapulte à distance. Soudainement, les filets craquent sous Mayna. Non, je déconne ! Mais on se plaît à l’imaginer. L’amour du risque nous encourage. Un jour, je monterai sur les arbres pour faire de l’acrobranche bourré, que je leur lance. Belle idée de merde, pas vrai ? On me réplique par un vol plané, le plus beau vol, sur presque deux mètres. J’étais comme en suspension dans l’espace-temps. La JBL ricoche de part en part en nous jetant le thème hypnotisant de Timewind. On a l’air dans un espace étrange, à toute allure, mais sans bouger, comme si c’est le temps qui s’écoulait autour. On ne sait plus où est l’enceinte, ni nos bières, ni quoi que ce soit, et on s’en fiche. On est en apesanteur, nos objets peuvent bien attendre. Je percute Chappie à toute volée, car la gravité est variable en ces lieux. Quelle chute ! On rigole douloureusement. Il commence à neiger, et nos bières sont vides. Alors on descend de nos arbres par petits bonds lunaires.
@clefserrure
La nuit, je distingue mal les gens qui passent car la lumière de l’intérieur m’aveugle. Mais cette nuit-là, je reconnais immédiatement Chappie, toute bariolée, qui toque à la vite en me présentant un joint. Je lâche immédiatement la plonge, et je retrouve mon amie à la sortie du skiroom. Elle me prend dans ses bras puis me secoue en criant. J’ai l’habitue de la voir euphorique, mais pas à ce point ! Elle en a le souffle coupé. Elle arrive enfin à me dire qu’elles sont dans le bosquet avec Mayna et qu’elles ont appliqué une ouverture au couteau dans les filets de l’acrobranche fermé pour l’hiver. Ça me botte, évidemment. On termine le joint rapidement. Mais je veux partir l’esprit tranquille, et ne plus revenir. Alors je fais descendre Chappie à la plonge avec moi, je sors des bières du stock et on s’ambiance à crever sur ce groupe de punk assez mélodieux. Je termine le charriot de vaisselle dans un état second.
Aussitôt, on court dans les bois rejoindre Mayna. On se faufile à travers l’entaille étroite, et on avance sur les filets qui prennent de la hauteur. Tout au bout, ils sont à 4 mètres du sol. Mayna nous attend avec une fille que j’ai déjà vu dans la station mais à qui je n’ai jamais parlé. Elles fumaient un joint qu’on termine avec Chappie. Celui-ci me tourne la tête.
Je commence à bondir et rebondir sur les filets, en propulsant les trois filles qui roulent en se marrant. Tour à tour puis tous ensemble, on se catapulte à distance. Soudainement, les filets craquent sous Mayna. Non, je déconne ! Mais on se plaît à l’imaginer. L’amour du risque nous encourage. Un jour, je monterai sur les arbres pour faire de l’acrobranche bourré, que je leur lance. Belle idée de merde, pas vrai ? On me réplique par un vol plané, le plus beau vol, sur presque deux mètres. J’étais comme en suspension dans l’espace-temps. La JBL ricoche de part en part en nous jetant le thème hypnotisant de Timewind. On a l’air dans un espace étrange, à toute allure, mais sans bouger, comme si c’est le temps qui s’écoulait autour. On ne sait plus où est l’enceinte, ni nos bières, ni quoi que ce soit, et on s’en fiche. On est en apesanteur, nos objets peuvent bien attendre. Je percute Chappie à toute volée, car la gravité est variable en ces lieux. Quelle chute ! On rigole douloureusement. Il commence à neiger, et nos bières sont vides. Alors on descend de nos arbres par petits bonds lunaires.
@clefserrure
il y a 8 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsIl est 23 heures. Je suis tout seul dans la cuisine à terminer la plonge du soir. Pogo Car Cash Control dans une JBL, mon corps remue en rythme. Mais quand même, une lassitude vient me prendre le moral. Ça fait tout de même 8 heures que je me casse le cul au boulot. La pièce est presque enterrée, mais une petite fenêtre latérale barre le mur près du plafond. Il n’y a qu’à la plonge qu’on voit cette lumière naturelle, c’est très agréable.
La nuit, je distingue mal les gens qui passent car la lumière de l’intérieur m’aveugle. Mais cette nuit-là, je reconnais immédiatement Chappie, toute bariolée, qui toque à la vite en me présentant un joint. Je lâche immédiatement la plonge, et je retrouve mon amie à la sortie du skiroom. Elle me prend dans ses bras puis me secoue en criant. J’ai l’habitue de la voir euphorique, mais pas à ce point ! Elle en a le souffle coupé. Elle arrive enfin à me dire qu’elles sont dans le bosquet avec Mayna et qu’elles ont appliqué une ouverture au couteau dans les filets de l’acrobranche fermé pour l’hiver. Ça me botte, évidemment. On termine le joint rapidement. Mais je veux partir l’esprit tranquille, et ne plus revenir. Alors je fais descendre Chappie à la plonge avec moi, je sors des bières du stock et on s’ambiance à crever sur ce groupe de punk assez mélodieux. Je termine le charriot de vaisselle dans un état second.
Aussitôt, on court dans les bois rejoindre Mayna. On se faufile à travers l’entaille étroite, et on avance sur les filets qui prennent de la hauteur. Tout au bout, ils sont à 4 mètres du sol. Mayna nous attend avec une fille que j’ai déjà vu dans la station mais à qui je n’ai jamais parlé. Elles fumaient un joint qu’on termine avec Chappie. Celui-ci me tourne la tête.
Je commence à bondir et rebondir sur les filets, en propulsant les trois filles qui roulent en se marrant. Tour à tour puis tous ensemble, on se catapulte à distance. Soudainement, les filets craquent sous Mayna. Non, je déconne ! Mais on se plaît à l’imaginer. L’amour du risque nous encourage. Un jour, je monterai sur les arbres pour faire de l’acrobranche bourré, que je leur lance. Belle idée de merde, pas vrai ? On me réplique par un vol plané, le plus beau vol, sur presque deux mètres. J’étais comme en suspension dans l’espace-temps. La JBL ricoche de part en part en nous jetant le thème hypnotisant de Timewind. On a l’air dans un espace étrange, à toute allure, mais sans bouger, comme si c’est le temps qui s’écoulait autour. On ne sait plus où est l’enceinte, ni nos bières, ni quoi que ce soit, et on s’en fiche. On est en apesanteur, nos objets peuvent bien attendre. Je percute Chappie à toute volée, car la gravité est variable en ces lieux. Quelle chute ! On rigole douloureusement. Il commence à neiger, et nos bières sont vides. Alors on descend de nos arbres par petits bonds lunaires.
@clefserrure
La nuit, je distingue mal les gens qui passent car la lumière de l’intérieur m’aveugle. Mais cette nuit-là, je reconnais immédiatement Chappie, toute bariolée, qui toque à la vite en me présentant un joint. Je lâche immédiatement la plonge, et je retrouve mon amie à la sortie du skiroom. Elle me prend dans ses bras puis me secoue en criant. J’ai l’habitue de la voir euphorique, mais pas à ce point ! Elle en a le souffle coupé. Elle arrive enfin à me dire qu’elles sont dans le bosquet avec Mayna et qu’elles ont appliqué une ouverture au couteau dans les filets de l’acrobranche fermé pour l’hiver. Ça me botte, évidemment. On termine le joint rapidement. Mais je veux partir l’esprit tranquille, et ne plus revenir. Alors je fais descendre Chappie à la plonge avec moi, je sors des bières du stock et on s’ambiance à crever sur ce groupe de punk assez mélodieux. Je termine le charriot de vaisselle dans un état second.
Aussitôt, on court dans les bois rejoindre Mayna. On se faufile à travers l’entaille étroite, et on avance sur les filets qui prennent de la hauteur. Tout au bout, ils sont à 4 mètres du sol. Mayna nous attend avec une fille que j’ai déjà vu dans la station mais à qui je n’ai jamais parlé. Elles fumaient un joint qu’on termine avec Chappie. Celui-ci me tourne la tête.
Je commence à bondir et rebondir sur les filets, en propulsant les trois filles qui roulent en se marrant. Tour à tour puis tous ensemble, on se catapulte à distance. Soudainement, les filets craquent sous Mayna. Non, je déconne ! Mais on se plaît à l’imaginer. L’amour du risque nous encourage. Un jour, je monterai sur les arbres pour faire de l’acrobranche bourré, que je leur lance. Belle idée de merde, pas vrai ? On me réplique par un vol plané, le plus beau vol, sur presque deux mètres. J’étais comme en suspension dans l’espace-temps. La JBL ricoche de part en part en nous jetant le thème hypnotisant de Timewind. On a l’air dans un espace étrange, à toute allure, mais sans bouger, comme si c’est le temps qui s’écoulait autour. On ne sait plus où est l’enceinte, ni nos bières, ni quoi que ce soit, et on s’en fiche. On est en apesanteur, nos objets peuvent bien attendre. Je percute Chappie à toute volée, car la gravité est variable en ces lieux. Quelle chute ! On rigole douloureusement. Il commence à neiger, et nos bières sont vides. Alors on descend de nos arbres par petits bonds lunaires.
@clefserrure
C'est cool les filles qui pétillent comme ça
j'en ai une qui m'a abandonnée l'année dernière
il y a 8 mois
C'est cool les filles qui pétillent comme ça
j'en ai une qui m'a abandonnée l'année dernière
Je te réfère à ton message sur la nostalgie ayaaa, ça s'est passé comment ?
il y a 8 mois
Je te réfère à ton message sur la nostalgie ayaaa, ça s'est passé comment ?
Ayaaaa
Bien vue cailloux.
Mal.
Mais elle a raison, c'est de ma faute, j'aurais dû tout envoyer valser pour elle mais il aura fallut qu'elle parte pour que je constate ça.
En bonus nostalgie j'ai perdu ma mère le mois dernier donc je suis plongé dans tout ce qui est enfance là
T'as quel âge cailloux si c'est pas indiscret?
Bien vue cailloux.
Mal.
Mais elle a raison, c'est de ma faute, j'aurais dû tout envoyer valser pour elle mais il aura fallut qu'elle parte pour que je constate ça.
En bonus nostalgie j'ai perdu ma mère le mois dernier donc je suis plongé dans tout ce qui est enfance là
T'as quel âge cailloux si c'est pas indiscret?
il y a 8 mois
Ayaaaa
Bien vue cailloux.
Mal.
Mais elle a raison, c'est de ma faute, j'aurais dû tout envoyer valser pour elle mais il aura fallut qu'elle parte pour que je constate ça.
En bonus nostalgie j'ai perdu ma mère le mois dernier donc je suis plongé dans tout ce qui est enfance là
T'as quel âge cailloux si c'est pas indiscret?
Bien vue cailloux.
Mal.
Mais elle a raison, c'est de ma faute, j'aurais dû tout envoyer valser pour elle mais il aura fallut qu'elle parte pour que je constate ça.
En bonus nostalgie j'ai perdu ma mère le mois dernier donc je suis plongé dans tout ce qui est enfance là
T'as quel âge cailloux si c'est pas indiscret?
Ah putain c'est la merde j'espère que t'en entouré quand même, force. J'ai 27 et toi ?
il y a 8 mois
Ah putain c'est la merde j'espère que t'en entouré quand même, force. J'ai 27 et toi ?
35 ans, road to 36 cette année.
27 ans c'était bien.
Je vois dans le cycle de la vie celui des saisons, l'enfance au printemps, la jeunesse en l'été, le monde adulte serait l'automne et enfin la vieillesse, l'hiver.
J'ai poussé autant que possible la période jeunesse mais là a 35 ans ça commence a être compliqué
Je sais pas si j'aurais encore la chance d'avoir un amour adolescent, ça me semble réservé au printemps, et l'automne est là, je ne peux plus me cacher, les traits de mon visage ont changé, le monde change, ma génération est entrée dans le french dream en vaste majorité, parmis ceux que j'ai vu rester hors des clous peu me semblent aller bien dans la vie
27 ans c'était bien.
Je vois dans le cycle de la vie celui des saisons, l'enfance au printemps, la jeunesse en l'été, le monde adulte serait l'automne et enfin la vieillesse, l'hiver.
J'ai poussé autant que possible la période jeunesse mais là a 35 ans ça commence a être compliqué
Je sais pas si j'aurais encore la chance d'avoir un amour adolescent, ça me semble réservé au printemps, et l'automne est là, je ne peux plus me cacher, les traits de mon visage ont changé, le monde change, ma génération est entrée dans le french dream en vaste majorité, parmis ceux que j'ai vu rester hors des clous peu me semblent aller bien dans la vie
il y a 8 mois
35 ans, road to 36 cette année.
27 ans c'était bien.
Je vois dans le cycle de la vie celui des saisons, l'enfance au printemps, la jeunesse en l'été, le monde adulte serait l'automne et enfin la vieillesse, l'hiver.
J'ai poussé autant que possible la période jeunesse mais là a 35 ans ça commence a être compliqué
Je sais pas si j'aurais encore la chance d'avoir un amour adolescent, ça me semble réservé au printemps, et l'automne est là, je ne peux plus me cacher, les traits de mon visage ont changé, le monde change, ma génération est entrée dans le french dream en vaste majorité, parmis ceux que j'ai vu rester hors des clous peu me semblent aller bien dans la vie
27 ans c'était bien.
Je vois dans le cycle de la vie celui des saisons, l'enfance au printemps, la jeunesse en l'été, le monde adulte serait l'automne et enfin la vieillesse, l'hiver.
J'ai poussé autant que possible la période jeunesse mais là a 35 ans ça commence a être compliqué
Je sais pas si j'aurais encore la chance d'avoir un amour adolescent, ça me semble réservé au printemps, et l'automne est là, je ne peux plus me cacher, les traits de mon visage ont changé, le monde change, ma génération est entrée dans le french dream en vaste majorité, parmis ceux que j'ai vu rester hors des clous peu me semblent aller bien dans la vie
J'aime pas trop l'analogie qui a été saignée par les arts picturaux et la littérature. Ca me semble trop lisse et linéaire. Perso j'ai fait une dépression clinique à l'âge de 7 ans de sorte que je n'ai connu que l'hiver à l'âge du printemps, et maintenant je suis comme un gamin convalescent qui s'émerveille de tout, une machine dépareillée qui vit ses périodes à l'envers.
J'ai vu des adultes moroses redevenir des enfants en rencontrant la bonne personne. Les vieux carcans linéaires, faut les envoyer vadrouiller, tout est possible.
En plus, ta génération est en premier celle qui a brisé la boucle du carrièrisme avec vos erasmus, vos tours du monde et vos petits boulots improbables. Vous vous habillez vraiment très mal putain mais vous avez rendu l'existence moins horrible. Bien sûr, beaucoup se rangent mais en proportion y a beaucoup de trentenaire qui rodent encore dans la vie et qui cherchent quelque chose. C'est encore vous qu'on trouve dans les éco-lieux et dans la plupart des porjets alternatifs
J'ai vu des adultes moroses redevenir des enfants en rencontrant la bonne personne. Les vieux carcans linéaires, faut les envoyer vadrouiller, tout est possible.
En plus, ta génération est en premier celle qui a brisé la boucle du carrièrisme avec vos erasmus, vos tours du monde et vos petits boulots improbables. Vous vous habillez vraiment très mal putain mais vous avez rendu l'existence moins horrible. Bien sûr, beaucoup se rangent mais en proportion y a beaucoup de trentenaire qui rodent encore dans la vie et qui cherchent quelque chose. C'est encore vous qu'on trouve dans les éco-lieux et dans la plupart des porjets alternatifs
il y a 8 mois
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Connectez-vous pour masquer les pubsJ'aime pas trop l'analogie qui a été saignée par les arts picturaux et la littérature. Ca me semble trop lisse et linéaire. Perso j'ai fait une dépression clinique à l'âge de 7 ans de sorte que je n'ai connu que l'hiver à l'âge du printemps, et maintenant je suis comme un gamin convalescent qui s'émerveille de tout, une machine dépareillée qui vit ses périodes à l'envers.
J'ai vu des adultes moroses redevenir des enfants en rencontrant la bonne personne. Les vieux carcans linéaires, faut les envoyer vadrouiller, tout est possible.
En plus, ta génération est en premier celle qui a brisé la boucle du carrièrisme avec vos erasmus, vos tours du monde et vos petits boulots improbables. Vous vous habillez vraiment très mal putain mais vous avez rendu l'existence moins horrible. Bien sûr, beaucoup se rangent mais en proportion y a beaucoup de trentenaire qui rodent encore dans la vie et qui cherchent quelque chose. C'est encore vous qu'on trouve dans les éco-lieux et dans la plupart des porjets alternatifs
J'ai vu des adultes moroses redevenir des enfants en rencontrant la bonne personne. Les vieux carcans linéaires, faut les envoyer vadrouiller, tout est possible.
En plus, ta génération est en premier celle qui a brisé la boucle du carrièrisme avec vos erasmus, vos tours du monde et vos petits boulots improbables. Vous vous habillez vraiment très mal putain mais vous avez rendu l'existence moins horrible. Bien sûr, beaucoup se rangent mais en proportion y a beaucoup de trentenaire qui rodent encore dans la vie et qui cherchent quelque chose. C'est encore vous qu'on trouve dans les éco-lieux et dans la plupart des porjets alternatifs
Je savais pas que c'était une analogie si répandu mais oui avec du recule elle est assez facile à faire
Je pense pas que ça invalide l'analogie ce que tu dis, par exemple me concernant j'ai essayé de rentrer dans le monde du travail bien rangé le plus tard possible, j'y suis entré à 33 ans et je songe déjà à une année sabbatique pour aller faire du woofing.
Nonobstant pour étirer la métaphore je dirais que même si l'automne arrive inéluctablement j'ai décidé de faire du camping sauvage et de continuer à vivre comme si on était encore en été.
Maintenant oui ce genre de métaphore ça devient toujours foireux si on essaye d'en faire des vérités absolues.
C'est chaud une dépression à 7 ans, je sais pas ce qui a provoqué ça mais il en faut quand même beaucoup pour tuer la joie d'un enfant sur le long terme
Ma soeur elle est un peu dans les milieux alternatifs, j'aime bien les gens et l'ambiance mais j'ai un peu de mal avec leurs zèle politique
Je pense pas que ça invalide l'analogie ce que tu dis, par exemple me concernant j'ai essayé de rentrer dans le monde du travail bien rangé le plus tard possible, j'y suis entré à 33 ans et je songe déjà à une année sabbatique pour aller faire du woofing.
Nonobstant pour étirer la métaphore je dirais que même si l'automne arrive inéluctablement j'ai décidé de faire du camping sauvage et de continuer à vivre comme si on était encore en été.
Maintenant oui ce genre de métaphore ça devient toujours foireux si on essaye d'en faire des vérités absolues.
C'est chaud une dépression à 7 ans, je sais pas ce qui a provoqué ça mais il en faut quand même beaucoup pour tuer la joie d'un enfant sur le long terme
Ma soeur elle est un peu dans les milieux alternatifs, j'aime bien les gens et l'ambiance mais j'ai un peu de mal avec leurs zèle politique
il y a 8 mois
il y a 8 mois
Il est 23 heures. Je suis tout seul dans la cuisine à terminer la plonge du soir. Pogo Car Cash Control dans une JBL, mon corps remue en rythme. Mais quand même, une lassitude vient me prendre le moral. Ça fait tout de même 8 heures que je me casse le cul au boulot. La pièce est presque enterrée, mais une petite fenêtre latérale barre le mur près du plafond. Il n’y a qu’à la plonge qu’on voit cette lumière naturelle, c’est très agréable.
La nuit, je distingue mal les gens qui passent car la lumière de l’intérieur m’aveugle. Mais cette nuit-là, je reconnais immédiatement Chappie, toute bariolée, qui toque à la vite en me présentant un joint. Je lâche immédiatement la plonge, et je retrouve mon amie à la sortie du skiroom. Elle me prend dans ses bras puis me secoue en criant. J’ai l’habitue de la voir euphorique, mais pas à ce point ! Elle en a le souffle coupé. Elle arrive enfin à me dire qu’elles sont dans le bosquet avec Mayna et qu’elles ont appliqué une ouverture au couteau dans les filets de l’acrobranche fermé pour l’hiver. Ça me botte, évidemment. On termine le joint rapidement. Mais je veux partir l’esprit tranquille, et ne plus revenir. Alors je fais descendre Chappie à la plonge avec moi, je sors des bières du stock et on s’ambiance à crever sur ce groupe de punk assez mélodieux. Je termine le charriot de vaisselle dans un état second.
Aussitôt, on court dans les bois rejoindre Mayna. On se faufile à travers l’entaille étroite, et on avance sur les filets qui prennent de la hauteur. Tout au bout, ils sont à 4 mètres du sol. Mayna nous attend avec une fille que j’ai déjà vu dans la station mais à qui je n’ai jamais parlé. Elles fumaient un joint qu’on termine avec Chappie. Celui-ci me tourne la tête.
Je commence à bondir et rebondir sur les filets, en propulsant les trois filles qui roulent en se marrant. Tour à tour puis tous ensemble, on se catapulte à distance. Soudainement, les filets craquent sous Mayna. Non, je déconne ! Mais on se plaît à l’imaginer. L’amour du risque nous encourage. Un jour, je monterai sur les arbres pour faire de l’acrobranche bourré, que je leur lance. Belle idée de merde, pas vrai ? On me réplique par un vol plané, le plus beau vol, sur presque deux mètres. J’étais comme en suspension dans l’espace-temps. La JBL ricoche de part en part en nous jetant le thème hypnotisant de Timewind. On a l’air dans un espace étrange, à toute allure, mais sans bouger, comme si c’est le temps qui s’écoulait autour. On ne sait plus où est l’enceinte, ni nos bières, ni quoi que ce soit, et on s’en fiche. On est en apesanteur, nos objets peuvent bien attendre. Je percute Chappie à toute volée, car la gravité est variable en ces lieux. Quelle chute ! On rigole douloureusement. Il commence à neiger, et nos bières sont vides. Alors on descend de nos arbres par petits bonds lunaires.
@clefserrure
La nuit, je distingue mal les gens qui passent car la lumière de l’intérieur m’aveugle. Mais cette nuit-là, je reconnais immédiatement Chappie, toute bariolée, qui toque à la vite en me présentant un joint. Je lâche immédiatement la plonge, et je retrouve mon amie à la sortie du skiroom. Elle me prend dans ses bras puis me secoue en criant. J’ai l’habitue de la voir euphorique, mais pas à ce point ! Elle en a le souffle coupé. Elle arrive enfin à me dire qu’elles sont dans le bosquet avec Mayna et qu’elles ont appliqué une ouverture au couteau dans les filets de l’acrobranche fermé pour l’hiver. Ça me botte, évidemment. On termine le joint rapidement. Mais je veux partir l’esprit tranquille, et ne plus revenir. Alors je fais descendre Chappie à la plonge avec moi, je sors des bières du stock et on s’ambiance à crever sur ce groupe de punk assez mélodieux. Je termine le charriot de vaisselle dans un état second.
Aussitôt, on court dans les bois rejoindre Mayna. On se faufile à travers l’entaille étroite, et on avance sur les filets qui prennent de la hauteur. Tout au bout, ils sont à 4 mètres du sol. Mayna nous attend avec une fille que j’ai déjà vu dans la station mais à qui je n’ai jamais parlé. Elles fumaient un joint qu’on termine avec Chappie. Celui-ci me tourne la tête.
Je commence à bondir et rebondir sur les filets, en propulsant les trois filles qui roulent en se marrant. Tour à tour puis tous ensemble, on se catapulte à distance. Soudainement, les filets craquent sous Mayna. Non, je déconne ! Mais on se plaît à l’imaginer. L’amour du risque nous encourage. Un jour, je monterai sur les arbres pour faire de l’acrobranche bourré, que je leur lance. Belle idée de merde, pas vrai ? On me réplique par un vol plané, le plus beau vol, sur presque deux mètres. J’étais comme en suspension dans l’espace-temps. La JBL ricoche de part en part en nous jetant le thème hypnotisant de Timewind. On a l’air dans un espace étrange, à toute allure, mais sans bouger, comme si c’est le temps qui s’écoulait autour. On ne sait plus où est l’enceinte, ni nos bières, ni quoi que ce soit, et on s’en fiche. On est en apesanteur, nos objets peuvent bien attendre. Je percute Chappie à toute volée, car la gravité est variable en ces lieux. Quelle chute ! On rigole douloureusement. Il commence à neiger, et nos bières sont vides. Alors on descend de nos arbres par petits bonds lunaires.
@clefserrure
Je dois admettre que je préfère en tout point l'autre texte, il m'inspire beaucoup plus de choses tout en en disant moins. En lisant l'autre texte j'étais transporté avec vous dans la cabine, étourdi par le mille feuille d'émotions que tu laissais s'étaler habilement à travers ton style sec et libre. Ici je me trouve comme un spectateur absent, car je suis moins pris par cette narration sans éclat, sans mystère. Je ne dis pas tout ça pour enfoncer ce texte mais plutôt pour t'inciter à persévérer dans l'autre style que je trouve plus aboutit !
Au-delà de ça, on voit que tu as une collection fourmillante de souvenirs de fraîche insouciance, c'est beau ! Tu auras sans doute moins de regret quant à tes choix de vie de jeunesse que la plupart des gens je pense !
Au-delà de ça, on voit que tu as une collection fourmillante de souvenirs de fraîche insouciance, c'est beau ! Tu auras sans doute moins de regret quant à tes choix de vie de jeunesse que la plupart des gens je pense !
il y a 8 mois
Je dois admettre que je préfère en tout point l'autre texte, il m'inspire beaucoup plus de choses tout en en disant moins. En lisant l'autre texte j'étais transporté avec vous dans la cabine, étourdi par le mille feuille d'émotions que tu laissais s'étaler habilement à travers ton style sec et libre. Ici je me trouve comme un spectateur absent, car je suis moins pris par cette narration sans éclat, sans mystère. Je ne dis pas tout ça pour enfoncer ce texte mais plutôt pour t'inciter à persévérer dans l'autre style que je trouve plus aboutit !
Au-delà de ça, on voit que tu as une collection fourmillante de souvenirs de fraîche insouciance, c'est beau ! Tu auras sans doute moins de regret quant à tes choix de vie de jeunesse que la plupart des gens je pense !
Au-delà de ça, on voit que tu as une collection fourmillante de souvenirs de fraîche insouciance, c'est beau ! Tu auras sans doute moins de regret quant à tes choix de vie de jeunesse que la plupart des gens je pense !
C'est parce que l'autre était un poème tandis que celui-ci ne l'est pas. Il faut le lire comme un extrait de roman, comme un petit récit en prose. Moi aussi je préfère l'autre évidemment, la poésie est toujours plus forte. Mais ça vient comme ça vient !
C'est clair. En ce moment, les souvenirs me débordent et et me forcent à écrire sur l'année dernière
C'est clair. En ce moment, les souvenirs me débordent et et me forcent à écrire sur l'année dernière
il y a 8 mois
C'est parce que l'autre était un poème tandis que celui-ci ne l'est pas. Il faut le lire comme un extrait de roman, comme un petit récit en prose. Moi aussi je préfère l'autre évidemment, la poésie est toujours plus forte. Mais ça vient comme ça vient !
C'est clair. En ce moment, les souvenirs me débordent et et me forcent à écrire sur l'année dernière
C'est clair. En ce moment, les souvenirs me débordent et et me forcent à écrire sur l'année dernière
C'est sans doute pour contraster avec ta frustration actuelle
il y a 8 mois
Tu feras des textes contre le masculinisme ? C'est un grave problème de société après tout 

Je suis le donut du forum
il y a 8 mois
Bien chié, bien vidé
Tant la solitude me comble que le moindre rendez-vous m'est une crucifixion. - Emil Cioran
il y a 8 mois
C'est sans doute pour contraster avec ta frustration actuelle
Bien évidemment
Gros il est 8h30, tous mes colocs partent bosser, je suis le seul à avoir de l'énergie dans la voix, à chanter Ave Maria, à avoir la joie de vivre. J'ai l'impression d'être devenu hyperactif alors que je suis normal
Ils ont tous l'air épuisé alors qu'ils font 8h30 - 15h30 ayaaa parfois je tourne en 6h - 16h je pète le feu
Gros il est 8h30, tous mes colocs partent bosser, je suis le seul à avoir de l'énergie dans la voix, à chanter Ave Maria, à avoir la joie de vivre. J'ai l'impression d'être devenu hyperactif alors que je suis normal
Ils ont tous l'air épuisé alors qu'ils font 8h30 - 15h30 ayaaa parfois je tourne en 6h - 16h je pète le feu
il y a 8 mois
Tu feras des textes contre le masculinisme ? C'est un grave problème de société après tout 

C'est probable. Peut-être pas frontalement, mais je critiquerais les hommes qui m'ont déçus
il y a 8 mois

























