Ce sujet a été résolu
Suite de la série consacrée à l'histoire romaine ; nous poursuivons après l'héroïsme de Mucius Scaevola
https://onche.org/topic/1[...]la-militant-anti-porsenna
Musique d'ambiance :
I. La guerre continue
Nous sommes toujours en l'an 507 av. J.-C. et Rome est toujours sous le siège de Porsenna, roi étrusque mignon dont les courbes délicates faisaient chavirer le cœur de plus d'un éphè... pardon je m'égare
Cette fois, ça y est : pas de blabla, pas d'infiltration, ça va se taper sur la gueule à l'ancienne
Glaive contre glaive, vie contre vie, scrutum contre scrutum
II. Rome roupille à pont fermé
Le truc, comme vous l'avez vu sur le plan, c'est que Rome n'est plus protégée que par un pont
Les Étrusques commencent à se geler le cul sur les bords du Tibre, à tout moment l'assaut va partir
Mais bon, aucune crainte côté romanus, le pont est protégé par une escouade qualifiée
Parmi les défenseurs se trouve le petit jeune Horace Coclès, « le Borgne », espoir du legion game
On l'appelle Cocles parce qu'il va justement perdre un œil durant la bataille contre les Étrusques, inutile de vous dire que s'il chope un de ces fils de pute, il n'y aura pas de conventions de Genève
Bon bref, ce qui devait arriver arriva :
Je vous laisse un instant méditer sur ce qui est en train de se passer
Coclès sort des chiottes, les haricots carthaginois de la veille lui pèsent encore sur le bide
Il se retourne en lâchant une caisse et là il voit une myriade de sarrasins dévaler sur sa gueule
Bon... au moins c'est l'heure de tout donner, EN AVANT LES MECS
... Les mecs ?
... Les......
...
III. Ainsi meurent les immortels
Sauf que Cucklès on lui fait pas les poches comme ça
Ah ouais quand même
Pardon de t'avoir mésestimé Horace, je n'étais pas familier avec ton jeu
Il faut imaginer cet Achille lyncher de l'envahisseur à la chaîne en invoquant Pluton
Je peux vous dire qu'il était pas près d'avaler une capsule de cyanure dans son bunker comme une salope
Eeeh sur le codex de Massilia vous êtes des putes les étrusques wallah
Pendant ce temps les PNJ :
Bon, je crois qu'on touche au terme, merci pour tout légende
Et j'espère que, quelque part, nous nous reverrons ; salut mon pote
IV. Le saut de l'ange
Le bon Coclès termina sa vie riche, célèbre, aimé des siens et entouré de putes
Merci chef putain, tous les héros ne portent pas de trap
Ainsi se termine l'histoire d'Horatius Coclès, sauveur de Rome.

Musique d'ambiance :
I. La guerre continue
Nous sommes toujours en l'an 507 av. J.-C. et Rome est toujours sous le siège de Porsenna, roi étrusque mignon dont les courbes délicates faisaient chavirer le cœur de plus d'un éphè... pardon je m'égare
Cette fois, ça y est : pas de blabla, pas d'infiltration, ça va se taper sur la gueule à l'ancienne
Glaive contre glaive, vie contre vie, scrutum contre scrutum
II. Rome roupille à pont fermé
Le truc, comme vous l'avez vu sur le plan, c'est que Rome n'est plus protégée que par un pont
Les Étrusques commencent à se geler le cul sur les bords du Tibre, à tout moment l'assaut va partir
Mais bon, aucune crainte côté romanus, le pont est protégé par une escouade qualifiée
Parmi les défenseurs se trouve le petit jeune Horace Coclès, « le Borgne », espoir du legion game
On l'appelle Cocles parce qu'il va justement perdre un œil durant la bataille contre les Étrusques, inutile de vous dire que s'il chope un de ces fils de pute, il n'y aura pas de conventions de Genève
Bon bref, ce qui devait arriver arriva :
Tite-Live, Ab Urbe condita, II, X
Horatius Cocles se trouvait par hasard chargé de la garde du pont ; lorsqu'il s'aperçoit que le Janicule avait été emporté par surprise, que les ennemis accouraient à pas précipités, et que ses compagnons effrayés quittaient leurs rangs et leurs armes, il en arrête quelques-uns, s'oppose à leur retraite, et, attestant les dieux et les hommes, leur représente que « c'est en vain qu'ils abandonnent leur poste ; que la fuite ne peut les sauver. »
Coclès sort des chiottes, les haricots carthaginois de la veille lui pèsent encore sur le bide
Il se retourne en lâchant une caisse et là il voit une myriade de sarrasins dévaler sur sa gueule
Bon... au moins c'est l'heure de tout donner, EN AVANT LES MECS
... Les mecs ?
... Les......
...
III. Ainsi meurent les immortels
Sauf que Cucklès on lui fait pas les poches comme ça
[Coclès ordonne aux fuyards] de mettre en usage le fer, le feu et tous les moyens possibles pour couper le pont. Quant à lui, autant que peut le faire un seul homme, il soutiendra le choc des ennemis. Il s'élance aussitôt à la tête du pont, et d'autant plus remarquable qu'on le voyait, au milieu des siens qui tournaient le dos et abandonnaient le combat, se présenter, les armes en avant, pour résister aux Étrusques, il frappe les ennemis de stupeur par ce prodige d'audace.
Pardon de t'avoir mésestimé Horace, je n'étais pas familier avec ton jeu
Il faut imaginer cet Achille lyncher de l'envahisseur à la chaîne en invoquant Pluton
Je peux vous dire qu'il était pas près d'avaler une capsule de cyanure dans son bunker comme une salope
Ensuite, jetant sur les chefs des Étrusques des regards menaçants et terribles, tantôt il les provoque l'un après l'autre, tantôt il les accuse tous ensemble de lâcheté, leur reprochant « d'être les esclaves d'orgueilleux tyrans, et d'oublier le soin de leur propre liberté pour venir attaquer la liberté d'autrui. »
Pendant ce temps les PNJ :
La honte s'empare de la troupe entière; ils poussent un grand cri et font pleuvoir sur un seul homme une nuée de javelots : tous les traits demeurent attachés au bouclier dont il se couvre. Quand ils voient qu'inébranlable dans ses résolutions et ferme dans sa résistance, il demeure maître du pont qu'il parcourt à grands pas, les ennemis cherchent, en se jetant sur lui, à le précipiter dans le fleuve.
Et j'espère que, quelque part, nous nous reverrons ; salut mon pote
IV. Le saut de l'ange
Alors Coclès : « Dieu du Tibre, s'écrie-t-il, père de Rome, je t'implore. Reçois avec bonté dans tes flots ces armes et ce soldat. » Il dit, se précipite tout armé dans le fleuve...
...et, le traversant à la nage, au milieu d'une grêle de flèches qu'on lui lance de l'autre rive sans pouvoir l'atteindre, il rejoint ses concitoyens, après avoir osé un exploit qui trouvera dans la postérité plus d'admiration que de croyance.
Rome se montra reconnaissante d'une aussi haute valeur. Elle lui fit ériger une statue sur le Comitium, et on lui donna autant de terres que put en renfermer un cercle tracé par une charrue dans l'espace d'un jour. À ces honneurs publics les particuliers voulurent ajouter un témoignage de leur gratitude, et, dans la disette générale, chacun retrancha sur sa propre nourriture, pour contribuer, en proportion de ses ressources, à la subsistance de ce héros.
Le bon Coclès termina sa vie riche, célèbre, aimé des siens et entouré de putes
Merci chef putain, tous les héros ne portent pas de trap
Ainsi se termine l'histoire d'Horatius Coclès, sauveur de Rome.
il y a 14 jours
Veuillez, Monsieur ColRoulin, dont j'ai le plus grand respect à son égard, cesser céans de me mentionner dans vos titres de topic, dans le cas contraire je me verrais dans l'obligation de mentionner les modérateurs et demander la fermeture des surnommés topics pour le motif " topic nomi "
Bien à vous,
Porsenna
Bien à vous,
Porsenna
Continue pitié pitié
SEDES VACANTE, NON SERVIAM MODERATOR
il y a 14 jours
ColRoulin
14j
La légende raconte qu'il y aura 4 faux Porsenna, tout comme il y a eu 4 faux Dimitri de la dynastie des Riourikides
SEDES VACANTE, NON SERVIAM MODERATOR
il y a 14 jours
Sympa l'OP, merci
T'as des infos sur les orgies romaines ?
♦ Haut Émissaire et Fondateur de l'Ordre de la Shemalerie ♦
T'as des infos sur les orgies romaines ?
il y a 14 jours
Je up car c'est excellent
les épopées gréco-romaine sont vraiment incroyable même 2000ans après
les épopées gréco-romaine sont vraiment incroyable même 2000ans après
PAYSAN-chan
qui pompe 200k€ de PAC, mieux que ton RSA
il y a 14 jours
Servitia regum superborum, suae libertatis immemores alienam oppugnatum veniunt
Asservis à des princes orgueilleux, amnésiques de leur liberté, ils viennent attaquer celle d'autrui.
@Libertin je n'ai pas étudié le sujet
Asservis à des princes orgueilleux, amnésiques de leur liberté, ils viennent attaquer celle d'autrui.
@Libertin je n'ai pas étudié le sujet
il y a 14 jours
Je up car c'est excellent
les épopées gréco-romaine sont vraiment incroyable même 2000ans après
les épopées gréco-romaine sont vraiment incroyable même 2000ans après
Tant que tu ne meurs pas comme Eschyle (un gypaète barbu l'a confondu avec un rocher car il était chauve, le piaf lui balance une tortue depuis les airs pour briser la carapace de la tortue, Eschyle meurt), c'est généralement épique
SEDES VACANTE, NON SERVIAM MODERATOR
il y a 14 jours
Tant que tu ne meurs pas comme Eschyle (un gypaète barbu l'a confondu avec un rocher car il était chauve, le piaf lui balance une tortue depuis les airs pour briser la carapace de la tortue, Eschyle meurt), c'est généralement épique
yep les récits grecs en regorge, c'est souvent drôlement ironique
PAYSAN-chan
qui pompe 200k€ de PAC, mieux que ton RSA
il y a 14 jours
yep les récits grecs en regorge, c'est souvent drôlement ironique
Pour un dramaturge grec (Eschyle), mourir avec une mort digne d'une comédie, ça en devient tragique et ironique
SEDES VACANTE, NON SERVIAM MODERATOR
il y a 14 jours
Pour un dramaturge grec (Eschyle), mourir avec une mort digne d'une comédie, ça en devient tragique et ironique
et ont savait rire a l'époque
Chrysippe serait mort d'un fou rire en regardant un âne lui manger ses figues après avoir dit à la vieille femme qui possédait l'âne : « Donne maintenant à cet âne un peu de vin pur pour faire passer les figues à ton âne ». Il s'agissait vraisemblablement d'un jeu de mots entre âne (ὄνος) et vin (οἶνος).
un bon marlou
Chrysippe serait mort d'un fou rire en regardant un âne lui manger ses figues après avoir dit à la vieille femme qui possédait l'âne : « Donne maintenant à cet âne un peu de vin pur pour faire passer les figues à ton âne ». Il s'agissait vraisemblablement d'un jeu de mots entre âne (ὄνος) et vin (οἶνος).
un bon marlou
PAYSAN-chan
qui pompe 200k€ de PAC, mieux que ton RSA
il y a 14 jours
et ont savait rire a l'époque
Chrysippe serait mort d'un fou rire en regardant un âne lui manger ses figues après avoir dit à la vieille femme qui possédait l'âne : « Donne maintenant à cet âne un peu de vin pur pour faire passer les figues à ton âne ». Il s'agissait vraisemblablement d'un jeu de mots entre âne (ὄνος) et vin (οἶνος).
un bon marlou
Chrysippe serait mort d'un fou rire en regardant un âne lui manger ses figues après avoir dit à la vieille femme qui possédait l'âne : « Donne maintenant à cet âne un peu de vin pur pour faire passer les figues à ton âne ». Il s'agissait vraisemblablement d'un jeu de mots entre âne (ὄνος) et vin (οἶνος).
un bon marlou
Plus le droit de rire sous peine de décès, chaud
SEDES VACANTE, NON SERVIAM MODERATOR
il y a 14 jours
Plus le droit de rire sous peine de décès, chaud
tu as midas aussi c'est pas mal
Aujourd'hui les seules histoires c'est comment le RN est devenue ironiquement d'un repère de nazi a une boite a folasse homo
Aujourd'hui les seules histoires c'est comment le RN est devenue ironiquement d'un repère de nazi a une boite a folasse homo
PAYSAN-chan
qui pompe 200k€ de PAC, mieux que ton RSA
il y a 14 jours
@ColRoulin
voilà une des légendes romaines les plus badass et sanglantes : l'histoire de Gaius Mucius Scaevola et son brasier improvisé ! 🔥
On est en 508 av. J.-C., juste après la naissance de la République romaine. Les rois Tarquins ont été virés, mais Tarquin le Superbe appelle à l'aide son pote Lars Porsenna, roi étrusque de Clusium. Porsenna arrive avec une grosse armée, assiège Rome et menace de tout ravager pour remettre Tarquin sur le trône.
Les Romains sont coincés, affamés, et l'ambiance est tendue. Un jeune noble, Gaius Mucius (ou Mucius Cordus), se porte volontaire pour une mission suicide : infiltrer le camp ennemi et buter Porsenna en personne. Le Sénat approuve, il parle un peu étrusque, parfait pour se fondre dans la masse.
Il se glisse dans le camp (c'est jour de paie, tout le monde est richement habillé). Il voit deux mecs sur une estrade qui ressemblent à des VIP : l'un est le roi, l'autre son secrétaire/scribe habillé pareil. Mucius, pas sûr à 100%, plante son poignard dans... le mauvais ! Il tue le secrétaire. Oups. Immédiatement capturé par les gardes.
Amené devant Porsenna furax, qui le menace de torture pour qu'il crache le morceau sur d'éventuels complices. Mucius, ultra-cool, balance :
« Je suis Gaius Mucius, citoyen romain. Je suis venu comme ennemi pour tuer un ennemi, et j'ai autant de courage pour mourir que pour tuer. C'est la façon romaine : agir et souffrir avec bravoure. Et je ne suis pas seul – il y a 300 jeunes Romains comme moi qui ont juré de t'avoir ! »
Pour prouver qu'il rigole pas et que la torture ne lui fait ni chaud ni froid, il voit un autel avec un feu sacrificiel allumé. Sans hésiter, il y plonge sa main droite (celle qui a raté le coup de poignard) et la laisse brûler vive, sans un cri, sans une grimace, en fixant Porsenna droit dans les yeux. La chair grille, l'odeur de barbecue humain emplit la tente... et Mucius reste stoïque.
Porsenna est bluffé, terrifié même : "Mais quel peuple de fous ces Romains ! Si un seul est capable de ça, imaginez les 300 autres..." Impressionné par ce courage surhumain, il libère Mucius, envoie des ambassadeurs pour négocier la paix et finit par lever le siège sans restaurer Tarquin.
De retour à Rome, Mucius est acclamé héros. Comme sa main droite est carbonisée (il ne peut plus s'en servir), on lui donne le surnom Scaevola ("le gaucher"). Il reçoit des terres au bord du Tibre, et sa famille devient célèbre (plein de juristes illustres plus tard).
Ironie romaine classique : un échec total (il tue le mauvais gars) se transforme en victoire stratégique grâce à un acte de folie héroïque. Et cette légende (racontée par Tite-Live, Plutarque, etc.) fait partie d'une série d'histoires propagandistes sur le siège de Porsenna (avec Horatius Coclès défendant le pont, Cloelia la nageuse, etc.) pour montrer la "virtus" romaine invincible.
voilà une des légendes romaines les plus badass et sanglantes : l'histoire de Gaius Mucius Scaevola et son brasier improvisé ! 🔥
On est en 508 av. J.-C., juste après la naissance de la République romaine. Les rois Tarquins ont été virés, mais Tarquin le Superbe appelle à l'aide son pote Lars Porsenna, roi étrusque de Clusium. Porsenna arrive avec une grosse armée, assiège Rome et menace de tout ravager pour remettre Tarquin sur le trône.
Les Romains sont coincés, affamés, et l'ambiance est tendue. Un jeune noble, Gaius Mucius (ou Mucius Cordus), se porte volontaire pour une mission suicide : infiltrer le camp ennemi et buter Porsenna en personne. Le Sénat approuve, il parle un peu étrusque, parfait pour se fondre dans la masse.
Il se glisse dans le camp (c'est jour de paie, tout le monde est richement habillé). Il voit deux mecs sur une estrade qui ressemblent à des VIP : l'un est le roi, l'autre son secrétaire/scribe habillé pareil. Mucius, pas sûr à 100%, plante son poignard dans... le mauvais ! Il tue le secrétaire. Oups. Immédiatement capturé par les gardes.
Amené devant Porsenna furax, qui le menace de torture pour qu'il crache le morceau sur d'éventuels complices. Mucius, ultra-cool, balance :
« Je suis Gaius Mucius, citoyen romain. Je suis venu comme ennemi pour tuer un ennemi, et j'ai autant de courage pour mourir que pour tuer. C'est la façon romaine : agir et souffrir avec bravoure. Et je ne suis pas seul – il y a 300 jeunes Romains comme moi qui ont juré de t'avoir ! »
Pour prouver qu'il rigole pas et que la torture ne lui fait ni chaud ni froid, il voit un autel avec un feu sacrificiel allumé. Sans hésiter, il y plonge sa main droite (celle qui a raté le coup de poignard) et la laisse brûler vive, sans un cri, sans une grimace, en fixant Porsenna droit dans les yeux. La chair grille, l'odeur de barbecue humain emplit la tente... et Mucius reste stoïque.
Porsenna est bluffé, terrifié même : "Mais quel peuple de fous ces Romains ! Si un seul est capable de ça, imaginez les 300 autres..." Impressionné par ce courage surhumain, il libère Mucius, envoie des ambassadeurs pour négocier la paix et finit par lever le siège sans restaurer Tarquin.
De retour à Rome, Mucius est acclamé héros. Comme sa main droite est carbonisée (il ne peut plus s'en servir), on lui donne le surnom Scaevola ("le gaucher"). Il reçoit des terres au bord du Tibre, et sa famille devient célèbre (plein de juristes illustres plus tard).
Ironie romaine classique : un échec total (il tue le mauvais gars) se transforme en victoire stratégique grâce à un acte de folie héroïque. Et cette légende (racontée par Tite-Live, Plutarque, etc.) fait partie d'une série d'histoires propagandistes sur le siège de Porsenna (avec Horatius Coclès défendant le pont, Cloelia la nageuse, etc.) pour montrer la "virtus" romaine invincible.
PAYSAN-chan
qui pompe 200k€ de PAC, mieux que ton RSA
il y a 14 jours
@ColRoulin
voilà une des légendes romaines les plus badass et sanglantes : l'histoire de Gaius Mucius Scaevola et son brasier improvisé ! 🔥
On est en 508 av. J.-C., juste après la naissance de la République romaine. Les rois Tarquins ont été virés, mais Tarquin le Superbe appelle à l'aide son pote Lars Porsenna, roi étrusque de Clusium. Porsenna arrive avec une grosse armée, assiège Rome et menace de tout ravager pour remettre Tarquin sur le trône.
Les Romains sont coincés, affamés, et l'ambiance est tendue. Un jeune noble, Gaius Mucius (ou Mucius Cordus), se porte volontaire pour une mission suicide : infiltrer le camp ennemi et buter Porsenna en personne. Le Sénat approuve, il parle un peu étrusque, parfait pour se fondre dans la masse.
Il se glisse dans le camp (c'est jour de paie, tout le monde est richement habillé). Il voit deux mecs sur une estrade qui ressemblent à des VIP : l'un est le roi, l'autre son secrétaire/scribe habillé pareil. Mucius, pas sûr à 100%, plante son poignard dans... le mauvais ! Il tue le secrétaire. Oups. Immédiatement capturé par les gardes.
Amené devant Porsenna furax, qui le menace de torture pour qu'il crache le morceau sur d'éventuels complices. Mucius, ultra-cool, balance :
« Je suis Gaius Mucius, citoyen romain. Je suis venu comme ennemi pour tuer un ennemi, et j'ai autant de courage pour mourir que pour tuer. C'est la façon romaine : agir et souffrir avec bravoure. Et je ne suis pas seul – il y a 300 jeunes Romains comme moi qui ont juré de t'avoir ! »
Pour prouver qu'il rigole pas et que la torture ne lui fait ni chaud ni froid, il voit un autel avec un feu sacrificiel allumé. Sans hésiter, il y plonge sa main droite (celle qui a raté le coup de poignard) et la laisse brûler vive, sans un cri, sans une grimace, en fixant Porsenna droit dans les yeux. La chair grille, l'odeur de barbecue humain emplit la tente... et Mucius reste stoïque.
Porsenna est bluffé, terrifié même : "Mais quel peuple de fous ces Romains ! Si un seul est capable de ça, imaginez les 300 autres..." Impressionné par ce courage surhumain, il libère Mucius, envoie des ambassadeurs pour négocier la paix et finit par lever le siège sans restaurer Tarquin.
De retour à Rome, Mucius est acclamé héros. Comme sa main droite est carbonisée (il ne peut plus s'en servir), on lui donne le surnom Scaevola ("le gaucher"). Il reçoit des terres au bord du Tibre, et sa famille devient célèbre (plein de juristes illustres plus tard).
Ironie romaine classique : un échec total (il tue le mauvais gars) se transforme en victoire stratégique grâce à un acte de folie héroïque. Et cette légende (racontée par Tite-Live, Plutarque, etc.) fait partie d'une série d'histoires propagandistes sur le siège de Porsenna (avec Horatius Coclès défendant le pont, Cloelia la nageuse, etc.) pour montrer la "virtus" romaine invincible.
voilà une des légendes romaines les plus badass et sanglantes : l'histoire de Gaius Mucius Scaevola et son brasier improvisé ! 🔥
On est en 508 av. J.-C., juste après la naissance de la République romaine. Les rois Tarquins ont été virés, mais Tarquin le Superbe appelle à l'aide son pote Lars Porsenna, roi étrusque de Clusium. Porsenna arrive avec une grosse armée, assiège Rome et menace de tout ravager pour remettre Tarquin sur le trône.
Les Romains sont coincés, affamés, et l'ambiance est tendue. Un jeune noble, Gaius Mucius (ou Mucius Cordus), se porte volontaire pour une mission suicide : infiltrer le camp ennemi et buter Porsenna en personne. Le Sénat approuve, il parle un peu étrusque, parfait pour se fondre dans la masse.
Il se glisse dans le camp (c'est jour de paie, tout le monde est richement habillé). Il voit deux mecs sur une estrade qui ressemblent à des VIP : l'un est le roi, l'autre son secrétaire/scribe habillé pareil. Mucius, pas sûr à 100%, plante son poignard dans... le mauvais ! Il tue le secrétaire. Oups. Immédiatement capturé par les gardes.
Amené devant Porsenna furax, qui le menace de torture pour qu'il crache le morceau sur d'éventuels complices. Mucius, ultra-cool, balance :
« Je suis Gaius Mucius, citoyen romain. Je suis venu comme ennemi pour tuer un ennemi, et j'ai autant de courage pour mourir que pour tuer. C'est la façon romaine : agir et souffrir avec bravoure. Et je ne suis pas seul – il y a 300 jeunes Romains comme moi qui ont juré de t'avoir ! »
Pour prouver qu'il rigole pas et que la torture ne lui fait ni chaud ni froid, il voit un autel avec un feu sacrificiel allumé. Sans hésiter, il y plonge sa main droite (celle qui a raté le coup de poignard) et la laisse brûler vive, sans un cri, sans une grimace, en fixant Porsenna droit dans les yeux. La chair grille, l'odeur de barbecue humain emplit la tente... et Mucius reste stoïque.
Porsenna est bluffé, terrifié même : "Mais quel peuple de fous ces Romains ! Si un seul est capable de ça, imaginez les 300 autres..." Impressionné par ce courage surhumain, il libère Mucius, envoie des ambassadeurs pour négocier la paix et finit par lever le siège sans restaurer Tarquin.
De retour à Rome, Mucius est acclamé héros. Comme sa main droite est carbonisée (il ne peut plus s'en servir), on lui donne le surnom Scaevola ("le gaucher"). Il reçoit des terres au bord du Tibre, et sa famille devient célèbre (plein de juristes illustres plus tard).
Ironie romaine classique : un échec total (il tue le mauvais gars) se transforme en victoire stratégique grâce à un acte de folie héroïque. Et cette légende (racontée par Tite-Live, Plutarque, etc.) fait partie d'une série d'histoires propagandistes sur le siège de Porsenna (avec Horatius Coclès défendant le pont, Cloelia la nageuse, etc.) pour montrer la "virtus" romaine invincible.
il y a 14 jours
La phrase de fin du film de SF Oblivion avec Tom Cruise a une ref à Horatius Coclès !
Mon propos est imaginaire et fictif, il n'implique donc aucun fait ou élément réel et toute ressemblance serait fortuite
il y a 14 jours



















